Walkira Zurita : “Avant nous étions invisibles pour l’État”

04/03/12.- Pour Walkira Zurita pouvoir exprimer le mécontentement populaire il y 25 ans était difficile car les institutions fermaient leurs portes à la communauté. Cependant les personnes cherchaient le moyen de faire connaître leur rejet des politiques existantes; sa voie à elle fut le théâtre populaire.

Elle se souvient. Par cet art les habitants de La Vega montraient les carences des services affectant la zone, d’un point de vue insurrectionnel.

“Le secteur avait des problèmes d’eau, le gaz n’arrivait pas aux zones élevées hautes et le transport était déficient. Avec le théâtre nous nous moquions de ces situations et en même temps nous exigions des réponses”.

Walkira a participé avec trente de ses voisins au groupe théâtral Casco Obrero, qui réalisait des pièces-protestations dans les rues du quartier El Carmen. Ils ont aussi mis en scène un chemin de croix révolutionnaire contre Carlos Andrés Pérez.

Mais la méthode de travail de cette militante sociale a changé il y a six ans, quand elle a déménagé dans la zone « Cota 905 », du secteur « El Paraíso », et qu’elle a commencé à remonter les rues.

“Maintenant j`ai plus de contact avec les voisins parce que pour pouvoir les aider il faut connaìtre les problèmes qui les affectent. Dans le secteur El Paraíso, avec le parti socialiste unifié du Venezuela, nous parcourons les rues pour diagnostiquer les réalités”.

—    Quelle est la différence avec le travail mené il y a 25 ans ?

—    « L’objectif est le même, travailler pour la communauté. La grande différence est qu’avant nous luttions parce que les personnes subissaient de nombreuses privations et que nos secteurs étaient très pauvres, avant nous étions invisibles pour les institutions de l’État. Aujourd’hui les secteurs sont recensés et nous, les habitants, construisons des solutions avec l’appui du gouvernement. Ceux qui ne croient pas dans la construction du socialisme, ne savent pas qu’il se construit à travers la solidarité et que nous pouvons avoir un logement décent, renforcer la souveraineté alimentaire, plus d’emplois et faire que les écoles forment réellement les enfants et les jeunes. Aujourd’hui il y a une possibilité de vivre mieux. »

“LE CONTRÒLE SOCIAL EST NÉCESSAIRE”

Actuellement, Walkira est membre du Coneil Communal Cristo de los Milagros, actif dans l’ensemble résidentiel « 21 de Julio ».

Elle raconte que l’organisation populaire a réussi à concrétiser plusieurs projets. Parmi eux la construction d’un écran, la formation d’une route de transport comunal et l’asphaltage de l’aire de stationnement. Mais tout n’a pas été parfait à cause de nombreux obstacles subis par le conseil communal de la part de certaines personnes que Walkira appelle des “ennemis de la Révolution”, des gens qui ne voient pas les changements et font des critiques sans faire de propositions.

Elle rapporte que pour le projet de construction de l’écran certains ont diffamé le conseil comunal au sujet de la gestion des ressources, de sorte que les porte-parole communaux ont commencé à rendre leurs comptes auprès de toutes les institutions pour démentir ces allégations.

« Le contrôle social est nécessaire dans tout conseil communal. A présent nous sommes conscients de l’importance de l’organisation dès le diagnostic des besoins, l’élaboration du projet, la réception des ressources de l’État et la licitation de l’entreprise. Même s’il est également nécessaire que les institutions publiques accompagnent les porte-paroles dans l’exécution des projets, dans la partie technique comme dans la partie légale ».

VOIX DU SECTEUR “EL PARAÍSO”

Pour disposer d’ un moyen d’expression, Walkira a impulsé, avec d’autres porte-paroles du conseil communal, un programme de radio appelé « Voix du secteur El Paraíso » transmis par la radio communautaire « Voix Libertaires ». « Par cette initiative nous avons pu informer sur les progrès accomplis grâce à la révolution mais aussi relayer les crtiques. Aujourd’hui avec les médias alternatifs le peuple a le pouvoir de s’exprimer et de se rendre compte ainsi qu’ il y a une révolution au Venezuela”.

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Brève biographie

Walkira Zurita est née à Caracas el 25 novembre 1971. A grandi dans le secteur « El Carmen” du quartier populaire “La Vega” où elle a vécu jusqu’à l’âge de 35 ans. A étudié l´Education Spéciale à l’Université Pédagogique Expérimentale Libertador. Actuellement elle travaille à l’École Bolivarienne « Los Naranjos » du quartier La Vega. Elle y développe le Programme d’Orientation Intégrale de Vocation, pour les élèves de 5ème et 6ème. Elle offre aussi des ateliers de formation aux parents de diverses institutions éducatives.

KATIUSKA SERRANO/ CIUDAD CCS
PHOTO : ENDER CURBELO

Source : http://www.ciudadccs.info/?p=267347#more-267347

Traduction : Thierry Deronne pour www.venezuelainfos.wordpress.com


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