"Nous t’écoutons, Claudia"

C’est sans doute la phase la plus importante de la révolution bolivarienne : la mise en pratique du “gouvernement dans la rue” que le président Chavez avait souvent demandé de réaliser, sans guère de résultats, à ses ministres (1). Les médias privés (hégémoniques au Venezuela) et internationaux ne s’y trompent pas en l’occultant totalement…Gobierno-de-calle-Miranda3

La caméra balaie les barrios, on dirait que la pluie leur a pris leurs couleurs. Le président Maduro interroge les citoyens assemblés.

- Comment êtes-vous arrivés ici ? Qui fut le premier a construire ici ?

- Lucero !

- Et d’où venait Lucero ?

- De la campagne.

- Voilà :  vous avez été expulsés de la campagne par le libéralisme. En plus dans les  années 70 les vallées du Tuy étaient devenus non seulement la cité-dortoir de Caracas mais aussi, pardon du mot, le dépotoir des pauvres de Caracas.

- C’est vrai, je l’ai vécu président, on nous a déportés ici dans les années 70, on nous amenait dans des autobus à deux heures du matin quand la pluie avait rasé nos maisons, et puis.. débrouillez-vous ! Et ce que dit la compagne sur nos hôpitaux, c’est vrai : l’autre jour un travailleur a failli mourir, on a trouvé de justesse une ambulance parce qu’il fallait l’emmener jusqu’à Caracas.

Assise parmi les habitants, la nouvelle ministre de la santé Isabel Iturria, fondatrice de l’Hôpital latino-américain de Cardiologie Infantile, confirme : «nous avons inspecté aujourd’hui deux hôpitaux publics : ils n’ont pas assez de lits».

Une porte-parole communale se lève : «Il nous faut plus que ces deux hôpitaux parce qu’on nous renvoie de l’un à l’autre et il ne nous reste qu’à mourir ou à accoucher dans la rue».

Maduro à la ministre : «réunissez-vous dans l’heure, il faut remettre sur pied tous ces hôpitaux, comme nous l’avons fait pour l’hôpital de Coche quand les gens ont dénoncé, nous, nous assumons nos erreurs et nous agissons rapidement».

Depuis deux semaines le gouvernement bolivarien se déploie dans les lieux de travail, les quartiers populaires, inspectant les chantiers publics et cherchant des solutions aux problèmes posés par les organisations sociales – pour la plupart des conseils communaux, au rythme de quatre à cinq assemblées par jour. Certains ministres y gagnent des cernes ou perdent du poids, ou la voix. D’autres en reviennent couverts de pluie et de ciment. Après les États du Zulia et de Miranda, la mobilisation sur le terrain promise par le président Maduro dès sa prise de fonctions, touchera les 21 états restants.noti1_3413

image_previewJohanna, porte-parole de l’économie informelle de la municipalité de Guaicaipuro, prend la parole.

- Président, nous sommes dans la rue sous la pluie, sous le soleil depuis des années, les passants se prennent les pieds dans nos kiosques. On ne nous brutalise plus comme le faisait la police avant, mais plutôt qu’un problème nous voulons être une solution. Nous avons besoin d’un marché couvert,  le dossier n’avance pas.

- Quel est l’organisme chargé du projet ?

- Fundapropatria.

- Appelez-moi le président de Fundapropatria.

- Président je suis Teresa Lopez, je suis fière de mon quartier de Guarimar, notre principal problème, ce sont les voies d’accès. La route alternative est dangereuse, la nuit il y a des accidents, beaucoup n’ont pas été voter parce qu’ils se sentent abandonnés, et Capriles quand il est passé, il nous a offert 25 mille Bolivars… (NdT : ex-candidat néo-libéral aux présidentielles, Henrique Capriles est l’actuel gouverneur de l’État de Miranda). La route c’est le plus important pour nous, nous ne nous vendons pas mais avec nos rues de terre, quand il pleut les enfants ne peuvent pas aller à l’école.

- Le ministre du transport doit s’en charger. Et je viens de parler au président de Fundapropatria, Mr. Tascon, qui viendra au plus tard dans deux semaines pour commencer avec vous la construction du marché populaire (applaudisssements).

- Président, nous avons de grands problèmes avec la collecte des immondices… Avec une dotation de camions, d’autres conseils communaux ont pu pallier l’irresponsabilité du maire….

- Oui nous avons reçu pas mal de dénonciations à ce sujet… (le nouveau ministre de l’environnement Dante Rivas promet de se réunir avec les conseils communaux concernés.)

- Il y a la distribution du gaz dans les quartiers, parfois les gens courent derrière les camions, les forcent à s’arrêter pour se fournir eux-mêmes…

- De qui dépend cela ?

- De PDVSA-Gaz. Et il y a le problème de l’Université Bolivarienne, j’y ai étudié moi-même à mes cinquante ans… (applaudissements) et elle n’a toujours pas de siège propre… nous proposons l’immeuble de Fetramiranda..

- Bien d’accord, nous allons transférer l’ancien siège de FetraMiranda, à l’Université Bolivarienne. Et toutes ces écoles primaires qui ne fonctionnent pas, qu’elles passent sous la responsabilité des communautés !

- Bonsoir Président, je suis Yanoares, porte-parole du secteur de la Matica. Nous avons 186 conseils communaux pour 38000 habitants, nous sommes très nombreux. Nous n’avons reçu aucune aide du gouverneur Capriles, par contre nous avons eu l’appui de mairies, de communes, du conseil fédéral de gouvernement mais les solutions manquent, nous n’avons pas encore l’eau, nous avons besoin de plus d’appui pour la sécurité.. Nous avons des projets de logements mais depuis des années nous n’avons obtenu aucun titre de propriété. A l’école nous prenons soin des pupitres, nous comptons 500 élèves mais la majorité des étudiants doit descendre jusqu’au centre, parce que dans notre communauté il n’y a pas de lycée, pas de Mission Ribas, pas de Mission Robinson. Nous avons une maison d’accueil pour les jeunes victimes de la drogue mais nous avons besoin d’appui, parce que nos permanents ne perçoivent aucun type de ressources.
Gobierno-de-calle-Miranda4- Maduro : Pardonne-moi de t’interrompre un instant, je sens en toi une grande capacité de lutte, je le vois dans ce le dossier que tu as dans les mains et je lis aussi en toi une grande impatience. Si nous faisons la liste des tous les problèmes de ta communauté, nous passerons ici plusieurs jours. Pour ne pas nous laisser submerger, nous devons intégrer les solutions à travers un plan comme le Barrio Tricolor, qui va rénover, reconstruire les quartiers et dont nous avons décidé qu’il allait se mettre en marche ici rapidement, ce qui comprend ton quartier. Nous avons faits nos calculs : 800.0000 sympathisants chavistes n’ont pas été voter le 14 avril, certains ont sombré dans la tristesse qui a suivi la mort du président Chavez et les médias privés les ont bombardés tous les jours : « Maduro n’est pas Chavez, Maduro n’est pas Chavez… ». En plus de cela, reconnaissons-le, nous n’avons pas fait le travail nécessaire, le porte-à-porte pendant la campagne, nous ne l’avons pas fait. Malgré tout, alors que je n’ai eu droit qu’à trois semaines de campagne pour parcourir tout le pays, nous avons gagné avec près de 300.000 voix d’avance, ce fut une victoire héroïque. Mais je vous demande, si deux pour cent de plus des nôtres n’étaient pas allés voter ? Que se serait-il passé avec l’éducation, la santé, le logement si le néo-libéral avait été élu ? Et avec l’ALBA, l’UNASUR, PetroCaribe ? Maintenant, croyez-vous qu’il est possible d’atteindre le socialisme en 2019 ? Je vous pose toutes ces questions pour que nous, le « Venezuela pensant » – avant la bourgeoise se croyait la seule à penser – nous tous réfléchissions aujourd’hui sur les moyens d’atteindre la pauvreté zéro. Certains d’entre nous, quand ils obtiennent enfin l’appartement construit par la révolution, quand ils sortent du chômage et reçoivent un salaire digne, oublient tout, se croient des « Rockefeller », c’est la misère spirituelle du capitalisme. Nous devons nous sentir fiers de nos quartiers populaires, les embellir chaque jour et c’est pouquoi ici dans l’État de Miranda, nous allons relancer le programme Barrio Tricolor.

noticias1116Quand un délégué de prévention d’accidents du travail prend la parole, Maduro parle «des travailleurs de l’électricité, ceux des lignes à haute tension, qui souffrent souvent des articulations, des vertèbres cervicales, évidemment la bourgeoisie n’en est même pas consciente alors qu’elle en est la responsable.»

Lorsque deux jeunes qui ont décidé de renoncer à la délinquance racontent leur vie, remettent leur projet socio-culturel à Maduro et parlent de la difficulté de la réinsertion, le nouveau ministre de la Commune, le sociologue Reinaldo Iturizza et la Ministre du Service Pénitenciaire Iris Varela prennent rendez-vous. Nicolas Maduro qui a lancé ce plan national de désarmement et d’action culturelle avec pour acteurs principaux les jeunes des quartiers populaires, leur demande s’ils connaissent la vie de Malcolm X, et comme ils répondent que non, il leur parle de lui, de l’importance d’étudier l’Histoire, sans laquelle un peuple perd tout horizon, et demande à la chaîne publique VTV de diffuser le film de Spike Lee. Il leur montre l’image qu’il a publiée sur son compte twitter @NicolasMaduro :

Dibujo
Si vous n’y prenez garde, les médias vous feront aimer l’oppresseur et haïr l’opprimé. Malcolm X.

Puis le président annonce des rectifications comme « le contrôle ouvrier qui n’a pas fonctionné dans nos entreprises de base comme SIDOR, parce qu’il s’est mué en bureaucratie. Est-ce pour cela que nous allons renoncer au contrôle ouvrier ? Non, nous allons le renforcer car notre économie est encore essentiellement capitaliste ». Et d’évoquer le corps d’inspecteurs qui se déploie aujourd’hui dans le pays pour la bataille contre la corruption. « Il y aura des surprises dans les prochains jours. La corruption dans nos rangs, de ceux qui se déguisent en révolutionnaires, doit cesser totalement, comme celle de la bourgeoisie, peu importe le camp. Il y a deux siècles Bolivar avait décrété de fusiller les fonctionnaires corrompus. Nous, nous ne tuons personne mais la loi et la constitution s’appliquent à tous, même à ceux qui se diront ensuite avec l’appui des médias, « persécutés politiquement ».

-       Quand les ministres venaient-ils ici dans les vallées du fleuve Tuy ?

-       Jamais ! répond l’assemblée.

Gobierno-de-calle-Miranda2Routes alternatives, grand marché d’alimentation « Bicentenario », Centres de Diagnostic Intégral, lycées, canalisations d’eau potable, construction d’espaces culturels, crédits pour les producteurs agricoles, voies ferrées, extensions du métro de Caracas, création d’une université polytechnique régionale… Au bout de trois mois, les ministres et le président reviendront sur place pour l’inspection. Ces réunions sont cruciales pour le moral des bolivarien(ne)s. Les médias privés hégémoniques du Venezuela, ne s’y trompent pas : pas une news, pas un article, pas un bulletin radio ne mentionnent ce « gouvernement dans la rue».

Au même moment, alors que Barack Obama reste le seul gouvernant à refuser de reconnaître le verdict des électeurs vénézuéliens, un sommet extraordinaire de PetroCaribe et de l’ALBA se réunit à Caracas. 18 chefs d’État des Caraïbes et d’Amérique Latine rendent hommage au président Chavez en ratifiant l’alliance des deux organismes pour les éloigner un peu plus du chaos capitaliste, par la création d’une zone économique interne qui fortifiera l’industrie, le tourisme, l’agriculture, les liaisons aériennes, entre autres.Petrocaribe5Les médias internationaux, eux aussi, censurent ce sommet qui concerne des millions de latino-américains, de même qu’ils invisibilisent le « gouvernement dans la rue » et, depuis quatorze ans, l’ensemble des réalisations de la démocratie participative vénézuélienne. Ils occultent les sabotages et les assassinats commis par une droite sur orbite états-unienne, relaient avec sympathie le refus de reconnaître le scrutin par son leader Capriles et face aux plans de déstabilisation, personnalisent et réduisent la révolution bolivarienne à Nicolas Maduro, brossé en tribun fantasque, agressif comme ils l’ont fait avec Hugo Chavez.

Huit heures du soir. L’assemblée-fleuve déborde presque la sécurité. Tous veulent parler, saluer, montrer leurs banderoles, remettre leurs messages. Maduro : «Je le vois dans vos yeux, nous saurons répondre en travaillant, en exigeant le respect à l’empire, aux transnationales médiatiques. Tôt ou tard nous reviendrons travailler avec vous. Nous devons rester ce peuple plein d’énergie, invincible, sans jamais nous laisser emporter par l’indifférence, le populisme, le clientélisme. Si nous voulons une école pour nos enfants, pourquoi ne pas commencer en donnant un sac de ciment, toi les briques, toi le pot de peinture, pourquoi ne pas organiser une ou deux journées de travail volontaire ?»

- Président, il reste cinq porte–paroles de conseils communaux qui doivent prendre la parole, c’est le tour de Claudia.

- Nous t’écoutons, Claudia.

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Thierry Deronne, Caracas, le 6 mai 2013.

(1) Voir"Le président Chavez exige au gouvernement d’avancer vers une communication plus profonde et plus populairehttp://venezuelainfos.wordpress.com/2012/10/21/le-president-chavez-exige-davancer-vers-une-communication-plus-profonde-et-plus-populaire-avec-les-travailleurs-depuis-les-usines/

URL de cet article: http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/05/06/nous-tecoutons-claudia/

«Gouvernement dans la rue» et «révolutions dans la révolution» : Nicolas Maduro commence à gouverner

Alors que les médias occidentaux prennent leurs désirs pour la réalité («chavisme affaibli, divisé, fragilisé», etc…), la remobilisation populaire – pacifique – et l’unification diplomatique de l’Amérique Latine face à la tentative de coup d’État ont accompagné le président Nicolas Maduro pour sa prise de fonctions, ce 19 avril 2013.

Lors de la session spéciale de l’Assemblée Nationale, en présence de chefs d’État, musiciens et  mouvements sociaux venus du Venezuela, d’Amérique Latine et du monde entier, Maduro a dénoncé le black-out médiatique sur les victimes des commandos de l’opposition, et rappelé leurs noms : José Luis Ponce, Rosiris Reyes, Ender Agreda, Henry Manuel Rangel, Keler Enrique Guevara, Luis García Polanco, Rey David Sánchez, Jonathan Antonio Hernández Acosta, Johny Pacheco, en demandant que ces meurtres ne restent pas impunis.

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La mère de Luis García (24 ans) assassiné le 15 avril à Maracaibo.

Le gouvernement bolivarien et plusieurs députés dissidents de l’opposition avaient, dans les semaines précédant l’élection, dénoncé les préparatifs de la déstabilisation violente et notamment l’infiltration de paramilitaires et les réunions à l’ambassade des États-Unis. Les médias privés, radios, télévisions et journaux d’opposition, majoritaires au Venezuela, gardent aujourd’hui le silence sur ces victimes, comme si elles n’avaient jamais existé. L’ONG de «défense des droits de l’homme» PROVEA, puisant ses informations dans le journal d’opposition "el Nacional", les attribue… à la pègre.

"Comme les nazis dans les années trente"

Le président a rappelé que «toute proportion gardée, la haine de la droite contre les centres de santé intégraux installés dans les quartiers populaires et contre les médecins cubains qui y travaillent avec les nouveaux médecins intégraux vénézuéliens, rappelle celle des nazis dans les années trente en Allemagne. Ce sont les mêmes prémisses qui consistent à exclure, à nier le droit de vivre de l’Autre, à l’époque celui du peuple juif, qui ont justifié l’Holocauste. C’est le même visage qui pointe derrière le racime social d’aujourd’hui.

«Peu m’importe la haine de l’oligarchie. A cette oligarchie, à ces médias qui haïssent le peuple, qui réactivent la haine du coup d’État de 2002, qui ont poussé à l’assassinat de huit des nôtres, qui me traitent de «chien colombien» parce que ma mère est d’origine colombienne, je leur crie du fond de mon coeur : Chávez est vivant, la lutte continue et vivra pour toujours ! Il y a parmi nous trois millions de colombiens qui avant la révolution se faisaient exploiter faute de papiers, et nous les avons régularisés, nous sommes historiquement un même et seul peuple : les peuples colombien et vénézuélien !

«Nous n’avons jamais appartenu et nous n’appartiendrons jamais à une élite.

«Aujourd’hui notre capacité d’agir et notre force se sont multipliées : un peuple et un État ont su faire face à une campagne de déstabilisation organisée de longue date. Nos forces armées sont loyales au peuple et ne sont plus l’instrument répressif d’il y a 15 ans. Le peuple s’est organisé en conseils communaux. 20 gouverneurs bolivariens sur 23 ont été élus en décembre dernier et nous voyons grandir chaque jour un puissant mouvement culturel, le monde des artistes, des musiciens, des cinéastes, il faut continuer à revitaliser la culture populaire.

«Nos racines spirituelles plongent dans la rébellions des lutteurs de la première indépendance d’il y a deux siècles, Miranda, Bolívar, Rodríguez, et la lutte pour l’indépendance est la même aujourd’hui, nous venons de la révolution sandiniste, de la révolution salvadorienne des année 80, de la révolution cubaine et de toutes les alternatives de la gauche actuelle. Aujourd’hui, tout autour de nous, nous comptons sur des forces unitaires comme celle de l’UNASUR (3) qui dans sa diversité idéologique – droite, gauche, centre-droit, centre-gauche, réussit à trouver un terrain d’entente commune pour défendre la démocratie, et au fil des épreuves qui ont eu lieu ces dernières années, au fil des tentatives de déstabilisation, a su réagir, réaffirmer, construire, ce que j’appellerais un patrimoine démocratique.

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"révolutions dans la révolution"

«Je vous invite à mener plusieurs révolutions dans la révolution. Nous allons d’abord réaliser et approfondir le "Plan Patria" 2013-2019 en cinq objectifs, qui est l’héritage que nous a apporté le président Chavez (1). Entre 2005 et 2006 quand j’étais député j’ai participé au lancement du «parlementarisme de rue», un phénomène important, suivi de l’étape du «peuple législateur» grâce auquel les citoyen(ne)s présentent leurs propres projets de lois (2). Aujourd’hui nous allons amplifier ce mouvement de participation à travers "le gouvernement dans la rue".

«Dès lundi, je vais parcourir le pays avec les ministres, nous allons écouter tout le monde, écouter les critiques, les critiques et les solutions car la population dans les quartiers, les travailleurs dans les centres de production, sont les premiers experts de la réalité. Pour que l’économie fonctionne, pour que les aliments ne soient plus accaparés, pour faire face à la guerre économique, aux sabotages, à la mafia du dollar parallèle, nous allons viser l’efficacité socialiste à tout prix, combattre la corruption, la bureaucratie, l’indifférence, le travail mal fait de personnes qui se déguisent en révolutionnaires, se coiffent d’un béret rouge «chaviste» pour mieux se moquer du peuple. Nous allons renforcer toutes les missions, et créer les micro-missions, collectifs locaux chargés de résoudre chaque problème local des missions nationales. Contre la corruption, nous allons aussi créer un corps secret d’enquêteurs.

«80 % des vénézueliens considèrent à juste titre – et c’est un fait constant en Amérique Latine – que le problème principal est l’insécurité. Après les premiers pas déjà accomplis – la création de la nouvelle police nationale bolivarienne, et d’une université intégrale pour la former en permanence, il nous faut travailler avec le «mouvement pour la vie et pour la paix» (3) dans les quartiers et la main dans la main avec les secteurs populaires.

«Nous allons relancer la mission «Barrio tricolor» (quartier tricolore), accélérer la construction de logements dans les quartiers pour qu’ils deviennent les plus beaux, pour une qualité de vie maximale. Cet effort sera complémentaire de la Grande Mission Logement (4) avec un objectif de 3 millions de logements. Dès lundi, notre système national d’électricité deviendra stratégique avec un niveau maximal de sécurité, pour mettre fin aux coupures et aux sabotages qui ont eu lieu dans tout le pays. Nous allons multiplier la construction de centres de diagnostic intégraux, il y aura plus de santé gratuite pour l’ensemble de la population, partout. Ici comme ailleurs, je vais demander aux forces armées de s’intégrer davantage, d’apporter toute leur aide dans ces projets sociaux. De même que les travailleurs doivent être plus présents dans la planification des objectifs de l’économie.

«Notre objectif pour 2019, c’est zéro pauvreté, zéro misère. Mais augmenter la puissance des facteurs productifs de tout le pays, notamment en multipliant les investissements Sud-Sud, surmonter la misère, n’est possible que dans le socialisme. Si nous ne dépassions pas le capitalisme, nous retomberions dans la fosse. C’est la grande révolution sociale de la démocratie, du pouvoir populaire, du mode de vie socialiste, car bien sûr tout est lié, la construction des conseils communaux, des communes, la vie syndicale et les organisations de travailleurs,  nous voulons le respect de la vie, de la solidarité, de la coopération, poursuivre une formation socio-politique critique, car si tout cet effort de conscientisation s’étiolait, la révolution mourrait. Tout cela ne sera possible qu’avec le peuple, à partir de lui.»

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Nicolas Maduro lors de sa prise de fonctions salue quelques uns des chefs d’État présents : Dilma Roussef, Raul Castro et Cristina Fernandez. Pour la présidente argentine, “c’est le premier président chaviste, ouvrier. Dieu, quel continent que le nôtre ! c’est ça, l’Amérique Latine. J’ai vu à Caracas de nombreux logements en construction. Nous devons stopper la haine, la xénophobie des minorités violentes.»

Depuis Brasilia, le Mouvement des Travailleurs Sans Terre qui a organisé le "campement national Hugo Chavez" pour exiger la reprise de la réforme agraire au Brésil, a déclaré par la voix du membre de la Coordination Nationale Alexandre Conceiçao : «la démocratie vénézuélienne a choisi Maduro pour présider le pays. Les actes contraires à cette reconnaissance sont un attentat contre la souveraineté du peuple vénézuélien et concernent toute l’Amérique Latine et les Caraïbes.»

Campement "Hugo Chavez" organisé par le Mouvement des Sans Terre, Brasilia.

CCS-200413-024

Thierry Deronne, Caracas, 20 avril 2013,

avec AVN, Ciudad Caracas Info, Correo del Orinoco.

Notes :
  1. "Ce que va faire la révolution bolivarienne de 2013 à 2019" , http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/15/ce-que-va-faire-la-revolution-bolivarienne-de-2013-a-2019/
  2. Sur les lois d’initiative populaire, http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/04/au-venezuela-la-marche-vers-la-democratisation-des-medias/
  3. Sur la création du Mouvement pour la Paix et pour la Vie, voir http://www.avn.info.ve/contenido/maduro-exhort%C3%B3-grupos-armados-pasarse-al-movimiento-paz-y-vida
  4. "Quand s’éloigne le bruit de la pluie sur les toits de carton", http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/12/17/quand-seloigne-le-bruit-de-la-pluie-sur-les-toits-de-carton/
  5. "A Brasilia, le campement national Hugo Chavez exige la reprise de la réforme agraire", http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/23/a-brasilia-le-campement-paysan-national-hugo-chavez-exige-la-reprise-de-la-reforme-agraire/

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/20/gouvernement-dans-la-rue-et-revolutions-dans-la-revolution-nicolas-maduro-commence-a-gouverner/

Ce que va faire la révolution bolivarienne de 2013 à 2019

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Célébration de la victoire, 14 avril 2013, Caracas.

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Le programme révolutionnaire (socialiste, écologique, participatif, basé sur les concepts de souveraineté et de politique étrangère multipolaire) proposé par Nicolas Maduro a été approuvé par 50,7 % des électeurs ce 14 avril 2013, contre 48,9 % au programme néo-libéral du candidat Henrique Capriles Radonski. La victoire de ce programme inconnu des citoyens occidentaux frappe d’autant plus que les médias privés du Venezuela et leurs relais internationaux ont fabriqué depuis quatorze ans l’image du “dictateur Chavez”. Pourtant, en l’absence de celui-ci et malgré l’usure de quatorze ans de pouvoir, la majorité des citoyens s’est mobilisée pour confirmer dans les urnes le programme débattu publiquement depuis juillet 2012, qui avait valu sa victoire à Hugo Chavez en octobre 2013 et qui a constitué le coeur de la campagne présidentielle de Nicolas Maduro. Alors que le candidat de la droite appuyé par les médias privés fait campagne depuis trois scrutins et a disposé de plus de temps pour construire son plancher électoral, Nicolas Maduro n’a eu que quelques semaines pour mener sa première campagne au contact de la population.

Près de 19 millions d’électeurs pouvaient voter et, bien que le vote ne soit pas obligatoire, la participation a été massive (79,8 %). Ce scrutin, comme les 16 autres qui l’ont précédé depuis le début du processus révolutionnaire, a été suivi par 173 observateurs internationaux accrédités par le Conseil National Électoral (CNE) : l’Union des douze Nations Sud-américaines (UNASUR), l’Union Interaméricaine des Organismes Électoraux (UNIORE), le MERCOSUR et le Centre Carter, notamment. Nicolas Maduro a été proclamé officiellement président de la république ce lundi 15 avril par le Centre National Électoral. Les résultats définitifs sont publiés sur le site du CNE :  http://resultados.cne.gob.ve/resultado_presidencial_2013/r/1/reg_000000.html

Du côté de la droite, le scénario se répète : le candidat Capriles Radonski, qui avait participé activement au coup d’État du patronat et de généraux made in CIA contre Chavez en avril 2002, refuse de reconnaître le verdict des urnes et appelle au coup d’État, allumant ici et là des foyers de violence avec l’aide des mêmes  "puissances étrangères" et des mêmes médias. Des centres de santé populaire, un siège du Parti Socialiste Uni du Venezuela ont été détruits, plusieurs personnes ont été assassinées par des commandos d’extrême-droite. Le gouvernement bolivarien, sans tomber dans la provocation,  s’est attelé dès ce lundi à défendre la constitution, à empêcher la violence d’interrompre le cours de la démocratie, et à réaliser son programme pour résoudre les problèmes économiques, sociaux définis durant la campagne, avec l’appui de 20 sur 23 gouverneurs, une majorité de maires et de députés, et de nombreux espaces de démocratie participative.

Comme le dit José Roberto Duque, "Si l’état communal que nous sommes à peine en train de formuler, de discuter et de construire maladroitement à travers des processus et des expériences locales et pour l’heure isolées, se convertit en forme de vie et de participation citoyenne, là oui ce sera la révolution. Cela sera, oui, l’héritage de Chavez, ce sera aussi notre fierté. Nous, formés, moulés par les codes bourgeois, dans des écoles bourgeoises et dans une manière de nous relier absolument bourgeoises, nous aurons démontré que nous pouvons nous faire violence, faire échouer notre être égoïste, individualiste, consommateur et médiocre, pour mériter l’épithète de génération révolutionnaire. La mauvaise nouvelle est que nous, les vénézuéliens vivants, ne saurons jamais si on se souviendra de nous de cette manière. Je le regrette. L’histoire est pleine de personnes qui n’ont pas mesuré la taille de leur contribution à l’humanité". (1)

Pajarito

"J’ai voté pour Maduro ! Mission accomplie". Face au dénigrement de Maduro par les médias comme "simple chauffeur d’autobus" (allusion à sa trajectoire de syndicaliste du transport), l’humour populaire a rendu la politesse.

morales_evoParmi les félicitations des présidents du monde entier, celle du président Evo Morales : "cette victoire montre que face à la soumission, face au pillage du capitalisme et de l’impérialisme, les peuples se manifestent démocratiquement".

Depuis l’Équateur Rafael Correa a déclaré : “Gloire au peuple courageux qui a vaincu le joug ! Félicitations Président imagesMaduro. Commandant Chávez : le Venezuela ne retournera jamais au passé !"

L’ensemble des présidents latino-américains seront présents à la prise de fonctions de Maduro, ce vendredi 19 avril 2013.

Le seul fait que le Venezuela bolivarien, système “excessivement démocratique” selon l’ex-président Lula, avec sa surdose de processus électoraux et la participation citoyenne aux dizaines de milliers de conseils communaux, puisse être dépeint comme un régime autoritaire démontre que les médias privés et leurs copies publiques ne défendent plus le droit des citoyens à l’information. Certes, cette propagande prend de moins en moins dans les secteurs populaires en Occident, et éveille des soupçons grandissants chez ceux qui ont compris le rôle des médias dans le maintien de l’ordre néo-libéral mondial.

Mais ni Facebook, ni les blogs ne suffiront à contrebalancer l’image du monde transmise par les médias de masse. Par exemple, la gauche occidentale ferme les yeux sur des guerres coloniales, sur des bombardements humanitaires ou laïcs de populations civiles ou sur des coups d’Etat téléguidés, parce qu’elle n’ose pas affronter les justifications démocratiques diffusées par ces médias et qu’elle préfère y soigner son image de marque. Les citoyens occidentaux ont devant eux une tâche urgente : démocratiser et répartir les ondes de radio et de télévision pour garantir la libre expression des mouvements sociaux, pour briser la colonisation du service public par la logique des médias privés et par le dogme du libre marché et pour que les citoyens puissent comprendre ce qui se passe dans le reste du monde.

L’Argentine l’a déjà fait en légiférant pour offrir un tiers des ondes radiophoniques et télévisées au service public, un tiers aux entreprises privées, un tiers aux associations citoyennes. En Equateur, en Bolivie, ou au Venezuela, la démocratisation des ondes avance plus lentement – ces pays vivent encore sous la domination médiatique de grands groupes économiques privés anti-État, anti-mouvements sociaux (2). Alors que ce thème était jusqu’ici tabou au Brésil, le Parti des Travailleurs et la principale centrale syndicale du pays, la CUT, évoquent pour la première fois publiquement la nécessité d’en finir avec la dictature du monopole privé incarné par TV Globo et toute sa chaîne de journaux, livres, revues, etc.. (3). Quelque chose s’est mis en mouvement en Amérique Latine. Mais démocratiser les ondes dans une seule partie du monde ne suffira pas s’ils restent monopolisés par de grands groupes privés ailleurs.

En Occident, il ne s’agit pas seulement de légaliser et de multiplier les médias citoyens et de refinancer le service public, mais aussi de revenir à une formation intégrale, universelle et critique des journalistes, qui les libèrera de la Fin de l’Histoire, leur rendra le sens original d’un métier qui passe par une véritable rencontre avec l’Autre, par le respect de son Histoire, de son droit d’élire qui il veut, et d’être entendu dans ses propositions. Ce qui implique de restaurer une logique de production où le temps est premier : le temps de voyager, de sortir des hôtels et des conférences de presse, le temps d’écouter, de se former, de comprendre et de découvrir tout qu’on ne savait pas, tout ce qu’on ne comprenait pas.

Sans cela, comment un journaliste européen pourra-t-il comprendre la rébellion vivante dans les gènes des vénézuéliens, ces métis qui n’ont jamais obéi à aucune capitainerie générale du royaume d’Espagne, et qui ne sont plus prisonniers du présent médiatique, mais ont un pied dans le passé et l’autre dans le futur ? Ou que la révolution au lieu de se militariser comme l’annonçaient les médias il y cinq ou dix ans, vient d’élire un président civil et que les médias privés, majoritaires, font librement campagne contre lui ? Ou ce qui pousse des voyageurs du monde entier à chercher à Caracas un sens aux mots démocratie, socialisme, politique ?

Nous publions une synthèse des 70 pages du programme choisi par les électeurs.

Dans beaucoup de pays la “gauche” gouvernementale s’est vidée de tout programme pour se muer en agence de casting et fournir des “évènements” quotidiens aux médias. Les bolivariens, eux, tiennent leurs promesses et ont ouvert le chantier infini de la transformation de la vie. “Ne nous y trompons pas : la formation socio-économique qui prévaut encore au Venezuela est de caractère capitaliste et rentier. Le socialisme commence à peine à imposer sa propre dynamique interne parmi nous. Ce programme est fait pour le fortifier et l’approfondir, en radicalisant la démocratie participative. Nous partons du principe qu’accélérer la transition au socialisme bolivarien du XXIème siècle passe nécessairement par l’accélération de la restitution du pouvoir au peuple. C’est sa condition indispensable. Le présent programme s’efforce d’exprimer la volonté des majorités populaires, mais nous avons beau vouloir figer celle-ci dans des mots, nous savons que cela est totalement insuffisant. C’est pourquoi, à partir de ce jour, nous voulons que ce texte soit le sujet du débat le plus large et le plus libre pour qu’il soit prolongé, biffé, amendé, corrigé, complété et enrichi, pour que ce deuxième Plan Socialiste de la Nation soit une oeuvre éminemment collective, comme il se doit en temps de révolution.” (Introduction du programme par Hugo Chavez, juin 2012).

Thierry Deronne, Caracas, avril 2013.

Programme de gouvernement pour 2013-2019.

Premier objectif :Défendre, étendre et consolider le bien le plus précieux que nous ayons reconquis depuis 200 ans : l’indépendance Nationale.”

INFOGRAFÍA obj 1Exemples de quelques mesures prévues :

Renforcement et expansion du Pouvoir Populaire pour que le peuple soit le pouvoir. Préserver, récupérer et avancer dans les espaces de gouvernement régional et local pour approfondir la restitution du pouvoir au peuple. Continuer à construire l’hégémonie en matière de communications, pour qu’au Venezuela, on écoute toutes les voix. Maintenir et garantir le contrôle de l’Etat sur Pétroles de Venezuela S.A. Garantir l’hégémonie de la production nationale de pétrole. S’assurer une participation majoritaire dans les entreprises mixtes. Maintenir et garantir le contrôle de l’Etat sur les entreprises d’état qui exploitent les ressources minières sur le territoire national.
Promouvoir et stimuler la recherche scientifique et le développement technologique dans le but d’assurer les opérations intermédiaires de l’industrie pétrolière. Renforcer la coordination des politiques pétrolières au sein de l’OPEP. Impulser des mécanismes pour la juste valorisation du gaz. Elever la conscience politique et idéologique du peuple et des travailleurs du pétrole et du secteur minier , ainsi que sa participation active dans la défense des ressources naturelles de la nation. Impulser la participation des travailleurs dans la planification des activités de l’industrie pétrolière. Consolider et approfondir les instances de participation politique du peuple et des travailleurs du pétrole et des mines. Impulser et promouvoir une initiative de coordination entre les grands pays pétroliers.
Garantir l’utilisation des ressources naturelles du pays, souverainement, pour la satisfaction des demandes internes ainsi que son utilisation en fonction des plus hauts intérêts nationaux. Etablir et développer un régime fiscal minier, comme mécanisme de récupération efficace de recouvrement des revenus de l’activité minière.
Projets de développement social, notamment via la convention Chine-Vénézuéla : logements, hôpitaux et centres médicaux. Projets de développement énergétique tels que raffineries, usines de production de gaz naturel, de pipelines et de gazoducs, usines de gaz liquide, projets d’extraction, transport et commercialisation du charbon, etc.. Cette politique a permis de nous rendre indépendants des organismes financiers multilatéraux comme le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM) et la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Fortifier et amplifier les accords de coopération énergétique. Renforcement des accords dans le cadre de Petrocaribe pour contribuer à la sécurité énergétique, au développement socio-économique et à l’intégration des pays des Caraïbes et de l’Amérique Centrale par l’emploi souverain des ressources énergétiques. Renforcement de l’ALBA.
Souveraineté alimentaire pour garantir le droit sacré de notre peuple à l’alimentation. Développer notre potentiel de production agricole. Augmenter la surface agricole irriguée de 178 000 ha jusqu’à 538000 ha irrigués en 2019, ce qui représente une augmentation de 202%. Accélérer la démocratisation de l’accès , pour les paysans, les producteurs et les différentes collectivités et entreprises socialistes, aux ressources nécessaires (terres, eau, arrosage, semences et capitaux) pour la production, en encourageant leur utilisation rationnelle et soutenable. Commencer la construction de 14 Maisons de Pêcheurs au niveau national dans les états de Carabobo, Aragua, Apure, Falcon, Nueva Esparta, Sucre, Miranda et Portuguesa. Créer et consolider les centres de distribution et de vente locale dans les grandes villes, vente et distribution directe de produits de consommation directe dont l’accès sera garanti à la population avec une rémunération juste du travail du paysan dans le but de développer le commerce d’exportation. Multiplication des réseaux de distribution socialiste Mercal, PDVAL, BICENTENARIO, marchés communaux et programmes de distribution gratuite. Renforcer et moderniser le système de régulation sociale d’état pour combattre l’usure et la spéculation dans l’achat et la distribution des aliments, étant donné son caractère de bien essentiel pour la vie humaine.
Mettre en place une politique d’exportation dans les pays des Caraïbes et au nord du Brésil. Donner un coup de pouce au développement et à l’utilisation de technologies pour les matières premières, réduisant les émissions nocives dans le milieu environnemental. Consolidation des espaces de participation citoyenne dans la gestion publique des aires thématiques et territoriales en rapport avec les sciences, la technologie et l’innovation. Consolider le déploiement des infrastructures éducatives du pays dans les centres universitaires, techniques, des médias et pour la formation pour le travail libérateur. Accroître la capacité défensive du pays avec la consolidation de la redistribution territoriale des Forces Armées Nationales Bolivariennes. Accroître la participation active du peuple pour consolider l’union civique et militaire. Renforcer et accroître le système de renseignements et de contre-espionnage militaire pour la défense intégrale de la patrie.

Deuxième objectif :Continuer à construire le socialisme bolivarien du XXIème siècle comme alternative au système destructeur et sauvage du capitalisme et ainsi, assurer la «plus grande sécurité sociale possible, la plus grande stabilité politique et le plus grand bonheur possibles» (Simón Bolívar) pour notre peuple.

INFOGRAFÍA obj 2Exemples de quelques mesures prévues :

Favoriser la démocratisation des moyens de production et impulser de nouvelles formes d’articulation de formes de propriété, en les plaçant au service de la société. Fortifier l ‘appareil productif national, en le modernisant technologiquement pour fournir la base matérielle en l’orientant vers le nouveau modèle du socialisme. Développer des modèles de gestion des unités de production basés sur l’inclusion, la participation des travailleurs et travailleuses, alignés sur les politiques nationales ainsi que sur une culture du travail qui s’oppose au rentisme du pétrole, en démontrant la structure d’ oligopole et de monopole existante. Assurer la formation collective dans les centres de travail en assurant son incorporation dans le travail productif, solidaire et libérateur. Augmenter durablement la production et la distribution de biens culturels au niveau national, à travers la production de 15.000.000 d’exemplaires du système massif de revues, et avec l’augmentation de 200% de la production de livres. Augmenter les infrastructures culturelles mises à la disposition du peuple avec la construction de 336 salles de bibliothèques, une par municipalité, avec le mobilier nécessaire à la lecture. Universaliser la sécurité sociale pour les artistes, les employés du secteur de la culture et les créateurs.
Rendre plus puissantes les expressions culturelles libératrices. Rendre visible l’identité historique et communautaire (Mision Cultura Corazon Adentro). Améliorer l’habitat et les infrastructures pour les peuples indigènes. Accélérer la délimitation territoriale de leurs espaces, à travers la remise de titres de propriété de terres aux communautés indigènes et de dotation de logements dignes à chaque famille indigène en situation de vulnérabilité, dans le respect de leurs choix culturels. Encourager la formation et le financement pour des unités socioproductives, avec le renforcement de 2345 conseils communaux et communes socialistes indigènes au moyen du financement de projets, dans le respect de leurs pratiques et de leurs formes d’organisation traditionnelles. Approfondir la participation politique et active des femmes dans le Pouvoir Populaire. Améliorer et construire des infrastructures pour les communautés pénitentiaires. Développer une politique intégrale de protection et de divulgation scientifique en relation avec la diversité biologique de notre pays, et en particulier en ce qui concerne nos Parcs, ainsi que les réservoirs d’eau de notre pays et ce qu’ils représentent pour la planète.
Renforcer la lutte contre ce qui détermine les conditions d’inégalité qui doivent être supprimées pour éradiquer l’extrême pauvreté. Etendre la couverture de l’inscription scolaire à toute la population. Développer l’éducation interculturelle bilingüe avec la participation des populations indigènes. Consolidation de la transformation universitaire autour de la formation intégrale, de la production intellectuelle et des liens sociaux qui garantissent le développement des capacités créatives et des capacités qui permettent de résoudre les problèmes prioritaires du pays. Renforcer le droit constitutionnel à l’éducation universitaire pour tous et toutes en augmentant les investissements, la poursuite et la dépense, au moyen de l’augmentation de 90% de l’inclusion des jeunes bacheliers au système d’éducation universitaire. Assurer la santé de la population à travers la consolidation du système public national de santé, sur la base de l’approfondissement de Barrio Adentro, du pouvoir populaire et de l’articulation de tous les niveaux du système de protection, de promotion, de prévention et de soin intégrala u service de la santé individuelle et collective. Assurer une alimentation saine et adéquate tout au long de la vie, en concordance avec les demandes de la Constitution concernant la Santé, la Souveraineté et la Sécurité Alimentaire, avec l’augmentation de la prédominance de l’allaitement Maternel Exclusif  jusqu’à 70%.
Renforcer 4500 magasins d’alimentation pour en faire des centres de formation et de soins nutritionnels. Consolider et agrandir le Réseau de Pharmacies Populaires sur tout le territoire national. Développer le Système Economique Communal avec les différentes formes d’organisation socio-productive : entreprises de propriété sociale, unités familiales, groupes d’échange solidaires et d’autres formes associatives pour le travail. Fortifier la base sociale du système d’économie communale. Développer le Pouvoir Populaire dans les entreprises de propriété sociale indirecte. Constitution de Conseils de Travailleurs et Travailleuses dans les entreprises de propriété sociale indirecte. Créer de nouvelles Grandes Missions dans des zones et sur des thèmes ou des problèmes prioritaires. Développer à partir des Grandes Missions, les systèmes d’accompagnement territoriaux pour transformer la vie des familles et des communautés en situation de pauvreté. Garantir la participation active du peuple organisé en ce qui concerne la formation, la transformation du modèle économique de production, la prévention et la protection sociale par les nouvelles instances de participation populaire comme les Conseils Communaux, les organisations de femmes, de jeunes , d’adolescents, d’indigènes, d’afro-descendants, d’étudiants, d’ouvriers et d’ouvrières, de paysans et de paysannes,  de travailleurs du transport, de professionnels, de petits et moyens producteurs et commerçants, associations de la diversité sexuelle, employés de la culture, écologistes, mouvements de villageois parmi beaucoup d’autres dans les sphères de la formation.
Accélérer la participation du peuple aux conseils communaux, groupes de bataille sociale, communes socialistes, cités communales, fédérations et confédérations communales pour le renforcement des possibilités d’action locales dans une perspective territoriale , politique, économique, sociale, culturelle, écologique,et de défense de la souveraineté nationale . De 2013 à 2016 : on développera l’organisation des 21 004 Conseils Communaux qui relieront 8.821.296 personnes (couverture totale de la population vénézuélienne). Le renforcement et l’accompagnement du Pouvoir Populaire dans la période 2013-2019 permettront la mise en conformité de 3 000 Communes Socialistes, selon des prévisions approximatives de 450 Communes, conformément à la démographie des axes de développement territorial. Ces Communes regrouperont 39 000 Conseils Communaux où vivront 4 680 000 familles , ce qui représente 21 060 000 citoyens. Garantir le transfert de compétences en ce qui concerne la gestion et l’administration de la chose publique à partir des instances institutionnelles régionales et locales vers les communautés organisées , les organisations de base et autres instances du Pouvoir Populaire comme stratégie de restitution totale du pouvoir au peuple souverain. Création de 3 000 Banques Communales qui serviront à consolider la nouvelle architecture financière du Pouvoir Populaire. Supprimer toutes les démarches inutiles demandées aux citoyens et aux citoyennes, pour réaliser des opérations légales avec l’Etat, ou pour obtenir des licences, des enregistrements, des diplômes, des certifications, etc…
Elaborer à partir de l’Etat une profonde et définitive révolution dans le système d’administration de la justice pour que cesse l’impunité, pour l’égalité et pour supprimer le caractère de classe et le caractère raciste dans son application. Poursuivre la transformation du Système Pénitentiaire. Activer le Système National de Soins aux Victimes. Garantir le droit et l’accès au libre exercice de l’information et de la communication véritable. Consolider la régulation sociale des moyens de communication en tant qu’outils pour le renforcement du Pouvoir Populaire en promouvant le Système National de Communication Populaire (radios, télévisions communales, journaux communautaires, environnementaux, personnels de l’environnement, ouvriers, jeunes, membres des partis, syndicalistes, paysans,entre autres) en tant qu’espace pour l’articulation de signifiants et de relations produites par la pratique de la communication sociale et humaine dans le but de transformer la réalité à partir du Pouvoir Populaire organisé. Actualiser et développer les plate-formes technologiques des moyens de communication en profitant du développement que représente la mise en arche de la Télévision Digitale Ouverte (TDA) qui permettra d’améliorer la qualité des transmissions.

Troisième objectif :Transformer le Venezuela en une puissance du point de vue social, économique et politique, à l’intérieur de la grande puissance naissante de l’Amérique Latine et des Caraïbes qui garantisse la création d’une zone de paix dans Notre Amérique.

INFOGRAFÍA obj 3Exemples de quelques mesures prévues :

Développer la capacité de production du pays en rapport avec les immenses réserves d’hydrocarbures conformément au principe d’exploitation nationale et de la politique de conservation des ressources naturelles épuisables et non renouvelables. Développer des projets pétrochimiques pour l’exploitation du gaz naturel, la production de carburants et dérivés de raffinage en les transformant en produits d’une plus grande valeur ajoutée. Renforcer et étendre la souveraineté technologique. Approfondir les stratégies de diversification des marchés du pétrole brut et des produits dérivés, avec l’objectif, pour 2019, de 2.200 MBD destinés aux pays asiatiques, 1.250 MBD vers l’Amérique Latine et les Caraïbes, 550 MBD vers l’Europe et 1,150 MBD vers l’Amérique du Nord. Renforcer et élargir le réseau électrique national. Diversifier les sources de production électrique en favorisant le recours au gaz naturel, au coke, et aux autres sources d’énergie. Développer l’utilisation efficace de l’électricité, en ayant recours à des sources alternatives et en développant le recours à la ressource éolienne. Approfondir les alliances politiques et économiques avec les pays qui ont un positionnement géostratégique favorable et dont les intérêts convergent avec ceux de notre nation, ce qui encouragera la construction d’un monde multipolaire.
Développer et adapter les Forces Armées pour le défense de notre Patrie. Consolider la coopération avec les pays frères en accord avec les exigences de la Défense Intégrale de la Patrie. Conserver et préserver les milieux naturels. Incorporer la reconnaissance de la Culture propre à chaque Peuple dans les processus de planification et de mise en valeur des territoires. Entretenir et étendre le réseau de routes, autoroutes et voies de raccordement qui relient les agglomérations grandes et moyennes sur toute l’étendue du territoire national et pour relier les zones industrielles aux zones d’exploitation des ressources. Améliorer l’état des routes dans les zones rurales et agricoles. Développer la seconde phase de la Grande Mission Logement Venezuela pour en finir définitivement avec la pénurie de logements récurrente. Renforcer la construction de logements dans les zones rurales pour améliorer les conditions de vie des familles paysannes. Poursuivre la construction de réseaux de distribution d’eau potable et d’assainissement des eaux usées dans les agglomérations encore dépourvues de ces services. Accélérer le Plan de distribution de gaz domestique. Développer l’usage des transports collectifs pour qu’ils l’emportent sur les transports privés.

Quatrième objectif :Contribuer au développement d’une nouvelle géopolitique internationale incarnant un monde multipolaire pour atteindre l’équilibre de l’univers (Simón Bolívar)et garantir la paix mondiale.

4Exemples de quelques mesures prévues :

Promouvoir le rôle d’avant-garde de l’ALBA dans le processus des changements en cours en Amérique Latine et les Caraïbes et dynamiser les nouveaux espaces tels que l’UNASUR et la CELAC. Renforcer le rôle du Système Unitaire de Compensation Régionale (SUCRE) et celui de la Banque de l’Alba dans la stratégie de complémentarité économique, financière, productive et commerciale de la zone. Renforcer le mécanisme de PETROCARIBE comme schéma de coopération énergétique et sociale solidaire. Assurer la participation active dans chacun des Conseils de UNASUR pour impulser des politiques et des actions bénéfiques pour les peuples de Notre Amérique. Impulser et renforcer la Communauté des États Latino-Américains et des Caraïbes (CELAC) comme mécanisme d’union de l’Amérique Latine et les Caraïbes. Développer les projets nationaux d’union économique avec les pays de l’ALBA et de complémentarité productive avec les pays du MERCOSUR. Renforcer la Banque du Sud en tant qu’institution visant l’intégration financière régionale. Consolider le rôle du Venezuela en tant qu’acteur d’une coopération solidaire, sans prétensions hégémoniques, et respectueux du principe de l’autodétermination de chaque peuple.
Développer le nouvel ordre latino-américain dans le domaine des communications en insistant sur les nouveaux systèmes et les nouvelles technologies de l’information et en développant de nouveaux outils de communication. Renforcer Telesur et lui assurer une plus grande présence régionale et mondiale. Développer les émissions de Radio du Sud comme outil de communication pour faire connaître les processus politiques en cours dans la région. Développer les réseaux de chaînes d’information alternatives et communautaires dans la région de même que les réseaux sociaux. Diffuser de façon permanente l’information véridique émise par les pays de l’ALBA et les pays alliés du Sud. Défendre la présence des miminorités ethniques et des peuples autochtones dans les organes décisionnels “notre-américains”. Développer le rapprochement et la coordination entre les nouveaux mécanismes de l’union latino-américaine et Caraïbes (ALBA, UNASUR, CEPALC) et le groupe BRICS pour donner plus de force à la voix des peuples du Sud dans l’arène mondiale. Nouer des alliances avec des chaînes de communication et d’information des pôles émergents du monde pour améliorer la compréhension mutuelle et l’information authentique sur nos réalités à l’abri du filtre déformant des grandes entreprises de la communication propriétés des puissances impérialistes.
Promouvoir la diplomatie des peuples et la participation active des mouvements populaires organisés dans la construction d’un monde multipolaire et équilibré.Promouvoir la participation des réseaux mondiaux des mouvements sociaux dans les grands Forums et Sommets internationaux. Poursuivre une politique active et entreprenante en partenariat avec les pays progressistes de notre zone en appelant à une urgente et indispensable réforme du Système Inter-américain de Défense des Droits de l’Homme et de la Justice étant donné que celui-ci est un bastion hautement politisé de l’impérialisme nord-américain. Dénoncer les traités et les accords bilatéraux pouvant limiter la souveraineté nationale face aux intérêts des puissances néocoloniales (promotion et défense des investisements). Porter à un niveau non vital les échanges commerciaux avec les puissances néocoloniales. Porter à un niveau non vital la connexion du Venezuela avec les réseaux de communication dominés par les puissances néocoloniales. Augmenter la part des devises des pays émergents dans les réserves et le commerce international du Venezuela. Réaliser la majeure partie des échanges économiques et commerciaux avec les pôles émergents du monde nouveau.

Cinquième objectif :Contribuer à préserver la vie sur la planète et au sauvetage de l’espèce humaine”.

5Exemples de quelques mesures prévues :

Développer l’action aux niveaux national et international pour la protection et la conservation des zones stratégiques, entre autres les sources et plans d’eau (eaux de surface et nappes phréatiques) pour une gestion globale des bassins hydrographiques, la biodiversité, la gestion soutenable des mers, des océans et des forêts. Continuer à militer pour la reconnaissance du droit à l’accès à l’eau comme un des Droits Humains supplémentaire dans tous les forums et toutes les enceintes. Combattre les chémas internationaux qui prônent la marchandisation de la nature, des services environnementaux et des écosystèmes. Rechercher des alliances stratégiques dans tous les forums internationaux pour lutter contre la marchandisation de la nature. Redynamiser la coopération avec les pays frontaliers sur les questions concernant la gestion respectueuse de l’environnement et les zones écologiques d’intérêt commun sur la base des principes du droit international. Défendre les droits territoriaux et la souveraineté de l’État du Venezuela dans les négociations concernant l’administration des espaces marins et océaniques de même que la diversité biologique marine au-delà de la juridiction nationale.
Elever le niveau des débats de fond sur les questions économiques, sociales et environnementales dans les instances pertinentes au niveau régional et international pour que les décisions y soient prises de façon inclusive et transparente, hors de toute orientation de type paternaliste et néocolonial de la part des pays développés.  Impliquer les institutions publiques dans la production d’une critique percutante des formes culturelles et des reconstructions historiques imposées par la culture jusqu’à présent dominante. Faire circuler la critique à travers les médias publics (magazines, télévision, manifestations événementielles, etc.). Développer l’édition de manuels scolaires pour faire naître une conscience nouvelle et former l’esprit critique des nouvelles générations. Créer des lieux d’expression et des mécanismes d’enregistrement et de conservation des cultures populaires et de la mémoire historique des groupes sociaux et ethniques tenus jusqu’à présent pour secondaires. Aux niveaux national et régional, recenser les lieux d’expression et les formes populaires de conservation de la mémoire historique (par exemple, les conteurs). Organiser, au sein de chaque Conseil de Communauté et dans chaque Commune en Création, des groupes de travail pour la conservation de la mémoire historique et pour la diffusion des acquis de la culture populaire ou ethnique (par exemple, s’agissant, des Afro-Vénézueliens, les travaux réalisés par les Comités “Tierras Urbanas”, “Mesas de Agua” et autres…).
Former des experts issus de ces populations pour la sauvegarde de leur patrimoine culturel et de leur mémoire historique. Accorder une attention toute particulière aux rapports entre les sexes. Dans ce sens, développer des groupes de travail constitués de femmes pour réfléchir sur leur vie familiale et professionnelle et mettre au point des stratégies de résistance et de libération, car les femmes sont les principales victimes des cultures dominantes, cultures qui lesrelèguent dans des rôles secondaires et qui font d’elles, souvent, les victimes de formesexplicites de violence. La même chose peut s’appliquer aux groupes dont l’orientation sexuelle est diverse (gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels), contraints de vivre dans un état de répression et d’humiliation permanentes et dont la seule issue est la frivolité offerte par le monde capitaliste. Élaborer des stratégies pour que soit conservée et diffusée, dans l’actuelle société“mondialisée”, la mémoire culturelle et historique du peuple de Venezuela. Contribuer à la constitution d’un mouvement mondial visant à enrayer les causes et à remédier aux effets du changement climatique conséquence du modèle capitaliste prédateur. Poursuivre la lutte pour la préservation, le respect et la stabilisation du régime climatique conformément à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique et son Protocole de Kyoto.
Faire abolir les schémas de marchés internationaux du carbone qui légalisent l’achat de droits à polluer et la destruction de la planète en toute impunité. Développer et renforcer le régime juridique actuel concernant le climat en insistantsur les responsabilités historiques des pays développés. Impulser et soutenir toutes les actions qui visent à porter devant la justice internationale tous les manquements des pays développés à leurs obligations dans le cadre du Protocole de Kyoto. Concevoir, au niveau national, un Plan National de Modération qui concerne les secteurs productifs émetteurs de gaz à effet de serre, comme une contribution nationale volontaire aux efforts pour sauver la planète. Promouvoir, au niveau national, la transformation des secteurs productifs selon la ligne tracée par l’éthique transformatrice du modèle économique socialiste, en insistant en particulier sur les secteurs de l’energie, de l’agriculture et de l’élevage, de la gestion des déchets solides et celui de la forêt. Mettre au point un ambitieux Plan National d’Adaptation, conforme à l’engagement éthique bolivarien éco-socialiste, en vue de préparer notre pays à affronter les scénarios et impacts climatiques à venir en raison de l’irresponsabilité des pays industrialisés et pollueurs du monde.

Notes :

  1. "Hacia un nuevo ciclo de uestra historia", http://www.tracciondesangre.blogspot.com/2013/04/hacia-un-nuevo-ciclo-de-nuestra-historia.html
  2. http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/04/au-venezuela-la-marche-vers-la-democratisation-des-medias/
  3. http://www.cut.org.br/destaques/23103/comunicacao-publica-e-debatida-por-cutistas-e-parceiros-da-luta-pela-libertacao-da-palavra

Illustrations : Collectif d’artistes “Crea y combate

Traduction du programme : Manuel Colinas, Gaston Lopez et Françoise Lopez. Texte intégral : http://venezuelainfos.files.wordpress.com/2012/10/programme-de-chavez-2013-2019-texte-integral1.pdf

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/15/ce-que-va-faire-la-revolution-bolivarienne-de-2013-a-2019/

"Afro-descendants du Venezuela… en avant toute !" par Jesús Chucho García

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Un Odu de Ifa dit : "Ne préfère pas le sentier au chemin"

Le mouvement social afro-vénézuélien (MSA) (1) s’est jeté dans la bataille électorale pour appuyer le Plan Patria 2013-2019 légué par le président Chavez et pour mobiliser le vote en faveur du candidat bolivarien à la présidence Nicolás Maduro. Celui-ci incarne cet engagement d’approfondir la participation populaire dans la prise des décisions qui  transformeront notre société, vers un socialisme comme inclusion sociale, sans distinction de race, visant l’égalité pleine de toutes et tous les vénézuéliens. L’opposition de droite exprime, une fois de plus, sa nature raciste (2) et son adhésion aux politiques impériales, avec sa menace arrogante de supprimer la plupart des acquis sociaux de quatorze ans de révolution et dont bénéficient quatre-vingt pour cent des vénézuéliens. L’enjeu de l’élection présidentielle du 14 avril 2013, au-delà d’un suffrage en faveur des déshérités, est un modèle de coexistence sociale, souverain, antiraciste.

Les cinq objectifs du "Plan Patria 2013-2019" et la participation du mouvement afro-descendant.

Avant le départ physique du président Hugo Chavez, s’est ouvert dès 2012 un débat citoyen parmi tous les secteurs du peuple vénézuélien pour construire le plan socialiste 2013-2019, qu’on peut lire in extenso ici : http://venezuelainfos.files.wordpress.com/2012/10/programme-de-chavez-2013-2019-texte-integral1.pdf

Ce plan, repris intégralement et soumis aux électeurs par le candidat Nicolas Maduro pour les présidentielles du 14 avril 2013, repose sur cinq objectifs stratégiques :

  1. La consolidation de notre indépendance, liée à l’irréversibilité de notre souveraineté.
  2. La construction du socialisme du XXIe siècle pour atteindre « le plus grand bonheur possible, la plus grande quantité de sécurité sociale et le plus haut niveau de stabilité politique » (Simón Bolívar).
  3. Transformer le Venezuela en puissance sociale, économique et politique au sein de la grande nation latino-américaine et caraïbe.
  4. Contribuer au développement d’une nouvelle géopolitique internationale multipolaire (le monde n’appartient plus à l’unipolarité: USA-Europe de l’Ouest) pour assurer la paix mondiale.
  5. La préservation de la vie humaine sur la planète et le sauvetage de l’espèce humaine.

    Jesus Chucho garcía

    Jesús Chucho García

Ces cinq objectifs ont été discutés ouvertement par le mouvement afro-descendant. Nous avons pu insérer nos propositions dans plusieurs de ces objectifs. Jamais jusqu’ici notre participation n’avait été prise en compte dans les douze plans stratégiques élaborés dans l’histoire de notre pays.

Dans l’objectif stratégique 1, sont à présent reconnues «les contributions morale et politique des afro-descendants tels que le héros José Leonardo Chirino, dans la construction de l’indépendance et de la souveraineté de notre pays. »

Dans l’objectif 2, est soulignée «l’émergence définitive du nouvel État démocratique et social, de droit et de justice, avec la participation des personnes afro-descendantes dans le développement du système fédéral de gouvernement.»

Dans l’objectif 4 – celui de «la construction d’un monde multipolaire» – l’intégration de notre Amérique Latine et dans les Caraïbes va au-delà d’une intégration économique, et vise l’intégration ethnique et l’inclusion de plus de 150 millions de personnes afro-descendantes historiquement exclues des vieux projets d’intégration néo-libérale.

A présent, des organismes comme l’ALBA, la CELAC, le MERCOSUR et l’UNASUR, contribueront à éliminer la pauvreté, à en apprendre davantage sur notre histoire commune, comme en ont convenu récemment les ministres de l’Éducation de la CELAC réunis à La Havane.

En ce qui concerne l’Afrique, ces projets et la «Lettre à l’Afrique», une des dernières lettres publiques du président Chavez, insistent sur la nécessité de créer des liens avec «la Mère-Patrie» et reconnaissent sa contribution à notre identité. Cette lettre doit être étudiée tant par nous comme afro-descendants que par les peuples d’Afrique et la diaspora africaine dans le monde. Son texte intégral est lisible ici : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/02/24/lettre-dhugo-chavez-a-lafrique-21-fevrier-2013-formons-un-seul-peuple-un-seul-continent-nous-ne-pouvons-rien-attendre-sinon-de-nous-memes/

L’agenda électoral des afro-vénézuéliens en 2013.

Redisons d’abord que jamais nos communautés n’avaient reçu un appui de l’Etat vénézuélien tel qu’il s’est manifesté au cours des quatorze années de la révolution bolivarienne.

Aujourd’hui, au sein des plus de deux millions d’étudiants dans nos universités publiques, un grand pourcentage est afro-descendant. Nous avons aujourd’hui plus de terres agricoles pour notre consommation, avec des soutiens sous forme de prêts financiers et de dotations de machines. Nos pêcheurs artisanaux sont également soutenus, et dans de nombreuses communautés l’exploitation sociale et la destruction écologique causées par la pêche industrielle ont disparu. Le système de santé publique parvient à nos communautés rurales et urbaines. Les femmes afro-vénézuéliennes bénéficient des programmes de soutien socio-productif tels que «Mères de quartiers» et «Banque de la Femme». (3)

L’agenda électoral du mouvement afro-descendant vise à défendre des points spécifiques du Plan Patria 2013-2019. Le mouvement a déjà organisé une série de débats et de forums à Caracas, Osma, Barlovento et continuera cette semaine ces activités à Ocumare del Tuy, Valencia, San Juan de los Morros, Yaracuy, dans le sud du lac de Maracaibo et dans toute l’afro-géographie nationale.

Tâches futures du processus bolivarien vis-à-vis des afro-descendants.

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Créer l’Institut national contre la discrimination raciale. Rédiger le règlement de la Loi déjà approuvée contre la discrimination raciale. Créer la figure du médiateur et défenseur public des droits des communautés afro-descendantes. Redimensionner la Commission présidentielle contre la discrimination dans l’éducation. Favoriser la diffusion de textes scolaires sur les thèmes afro-vénézuéliens et africains. Inclure dans la Loi du Culte de la reconnaissance de la spiritualité afro-descendante. Reprendre la discussion de la Loi de la Culture avec les propositions des afro-descendants. Repenser les politiques culturelles avec une plus grande inclusion de la diversité culturelle afro-vénézuélienne. Créer au niveau des politiques publiques des espaces pour recevoir et traiter les revendications des communautés afro-descendantes, au sein des ministères et des institutions suivantes : Ministère des Communes, de la Santé, de la Femme, de la Jeunesse, de l’Agriculture, de l’Environnement, Institut National de la Statistique, Ministère de la Communication (soutien aux radios et Tvs communautaires afro-vénézuéliennes), INAPYMI (petites et moyennes entreprises), Corporation du Cacao, INAPESCA (pêche), pour que ces demandes servent de base contraignante aux politiques de développement soutenable de nos communautés.

Sur le plan international, concrétiser les accords de la quatrième réunion « afro-descendants et transformations révolutionnaires »: création du fonds afro de l’ALBA,  du Fonds de solidarité avec Haïti, création du Comité Afro-descendant de la CELAC, participation au Forum de Sao Paulo, conception d’un plan d’action dans le cadre de la « Décennie des peuples afro-descendants » (2012-2022),

Jesús Chucho García (4)

VENEZUELA  AFRODESCENDIENTE

Notes :

  1. Blog du Mouvement Social Afro-vénézuélien : http://movimientosocialafrovenezolano.blogspot.com/p/quienes-somos.html
  2. Sur le racisme de l’opposition vénézuélienne et de ses médias (majoritaires) : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/26/afrique-mere-patiente-de-la-revolution-bolivarienne/
  3. "Banco de la Mujer" (Banque de la Femme) : http://www.minmujer.gob.ve/banmujer/
  4. Jesús “Chucho” Garcíaintellectuel, diplomate et fondateur/activiste du mouvement afro-descendant vénézuélien, auteur de nombreux ouvrages sur ce thème (http://www.globalcult.org.ve/pub/Clacso2/garcia.pdf )

Articles liés :

  1.  « Le jour où le Burkina Faso fabriqua son drapeau bolivarien »http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/20/video-esp-fr-le-jour-ou-le-burkina-faso-fabriqua-son-drapeau-bolivarien-el-dia-que-burkina-faso-tejio-su-bandera-bolivariana/
  2.  « Pourquoi l’Afrique doit impérativement s’inspirer de Hugo Chavez »http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/23/pourquoi-lafrique-doit-imperativement-sinspirer-dhugo-chavez-libre-opinion/
  3.  « Afrique, mère patiente de la révolution bolivarienne », http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/26/afrique-mere-patiente-de-la-revolution-bolivarienne/
  4.   "Il est temps pour nous, intellectuels d’Amérique Latine, d’Asie, d’Afrique, de montrer que nous vivons dans un monde d’apparences", http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/31/boubacar-boris-diop-il-est-temps-pour-nous-intellectuels-damerique-latine-dasie-dafrique-de-montrer-que-nous-vivons-dans-un-monde-dapparences/

Source (espagnol) : http://www.alainet.org/active/63054&lang=es

Traduction : Thierry Deronne

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/07/afro-descendants-du-venezuela-en-avant-toute-par-jesus-chucho-garcia/

Samuel Pinheiro Guimarães : "La participation populaire sous Chavez fut beaucoup plus grande que dans les autres pays d’Amérique Latine"

Le Forum de Sao Paulo, organisation qui réunit les 96 principaux partis de la gauche latino-américaine et des Caraïbes vient d’organiser au Venezuela une réunion spéciale.

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Le chancelier Elías Jaua et le Président par intérim Nicolas Maduro reçoivent l’hommage du Forum de Sao Paulo à Hugo Chavez. Caracas, avril 2013.

Comme l’explique son secrétaire exécutif, le brésilien Valter Pomar (Parti des Travailleurs) il s’agit de «rendre hommage à Hugo Chavez que nous considérons comme un héros de toute l’Amérique Latine, et de manifester l’appui de la gauche latino-américaine et des Caraïbes à la candidature présidentielle de Nicolas Maduro.

Premièrement parce que le Venezuela joue un rôle essentiel dans l’intégration latino-américaine et que ce serait un désastre s’il y avait un changement de direction du Venezuela, un désastre pour nous, les autres pays d’Amérique Latine et des Caraïbes. Il est erroné, par exemple, de croire que le Brésil est un pays tellement grand qu’il peut survivre tout seul. La position du gouvernement brésilien depuis l’élection de Lula en 2003 est que le Brésil a un potentiel international dans la mesure où il agit de manière unitaire avec le reste du continent, et c’est pourquoi le gouvernement de Dilma Roussef, comme celui de Lula, apporte sa totale solidarité au Venezuela bolivarien.

Deuxièmement il s’agit de dire clairement, en tant qu’organisation de la gauche latino-américaine et caraïbe, que nous nous identifions au programme politique, social et économique de la révolution bolivarienne initié par Hugo Chavez et que continuera Nicolas Maduro, que nous comprenons, nous nous solidarisons avec ce programme qui nous est commun. (1)

L’erreur de la droite est de penser que l’histoire est faite par les princes, les héros, par les individus et que dans le cas du Venezuela la disparition physique d’un grand leader comme Chavez va interrompre le processus. Ce processus ne va pas s’arrêter, ni au Venezuela ni dans le reste du continent, parce qu’il est porté par des millions de personnes.»

L’ex-président Lula a envoyé un message vidéo diffusé lors de la réunion du Forum de Sao Paulo à Caracas:

«Amies, amis, je fus un grand ami de Hugo Chavez. Ensemble nous avons lutté en faveur des opprimés de l’Amérique Latine. Dans cette lutte j’ai connu Nicolas Maduro qui m’a surpris dès le premier instant par sa compétence, par son amour de son peuple et principalement pour sa grande affinité avec la pensée de Hugo Chavez. Particulièrement en ce qui concerne la défense des pauvres. Sans vouloir intervenir dans les affaires intérieures du Venezuela je ne peux  m’empêcher d’offrir mon témoignage sincère : Maduro président incarnera le Venezuela dont Chavez a rêvé.» (2)

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Pour le diplomate et professeur universitaire brésilien Samuel Pinheiro Guimarães, Secrétaire Général des Relations Extérieures du Brésil (2003-2009), Ministre des Affaires Stratégiques de Lula (2009-2010), Haut Représentant du Marché Commun du Sud  (Mercosur) (2011-2012), «le président Chavez a réussi une véritable transformation du Venezuela. C’était un pays traditionnellement lié aux États-Unis, extrêmement dépendant de leur économie et de leur politique et le président Chavez a transformé cette situation dans différents secteurs. A commencer par la réalisation d’un gouvernement extrêmement démocratique – au point que Lula a parlé d’un excès de démocratie.

«Chavez s’est soumis à 16 scrutins et en a perdu un, il a respecté tous les résultats, ces scrutins furent suivis par des dizaines d’observateurs internationaux, européens, états-uniens, sans preuve de la moindre fraude. Deuxièmement, sous son mandat, il y a eu une grande liberté critique pour les journaux, les télévisions, etc.. et beaucoup d’espace pour critiquer le gouvernement. Jamais un journaliste n’a été emprisonné pour avoir exercé le droit d’informer. (3)

«Dans le domaine politique, on observe une augmentation et un approfondissement de la participation du peuple vénézuélien, notamment par l’introduction dans la Constitution, ratifiée par un référendum populaire, d’un dispositif d’une grande importance: le référendum révocatoire. Chavez s’y est soumis lui-même et a remporté ce scrutin. On n’observe pas un tel degré de démocratie dans les autres pays. Dans la plupart d’entre eux, une fois élus, les hommes politiques sont libres de faire ce qu’ils veulent, pendant toute la durée de son mandat. Alors qu’ici, avec ce système, la population est en mesure de révoquer le mandat de l’exécutif, d’un président, d’un gouverneur, d’un maire etc… Ces transformations ont conduit à une plus grande participation populaire que dans les autres pays d’Amérique Latine.» (4)

Traduction : Thierry Deronne

Notes :

(1) Hugo Chávez Frías, « Plan Patria 2013-2019″ : programme repris et soumis aux électeurs par le candidat bolivarien Nicolas Maduro pour les présidentielles du 14 avril 2013. Texte complet : http://venezuelainfos.files.wordpress.com/2012/10/programme-de-chavez-2013-2019-texte-integral1.pdf

(2) Lire "L’Amérique Latine après Chavez" de Luiz Inácio Lula da Silva : http://www.legrandsoir.info/l-amerique-latine-apres-chavez.html

(3) Lire http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-12-14-Medias-et-Venezuela

(4) Lire l’interview complète (portugais) de Samuel Pinheiro Guimarães : ‘Participação do povo sob Chávez foi muito maior que nos demais países da América Latina’ : http://www.correiocidadania.com.br/index.php?option=com_content&view=article&id=8228:manchete290313&catid=34:manchete . Du même Samuel Pinheiro Guimaraes, on peut lire aussi "États-Unis, Venezuela, Paraguay et médias mondiaux : 26 notes pour comprendre la bataille actuelle" :  http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/07/17/samuel-pinheiro-guimaraes-etats-unis-venezuela-paraguay-et-medias-mondiaux-26-notes-pour-comprendre-la-bataille-actuelle/

Membres du Forum de São Paulo, ordonnés par pays :

Argentine
1. Frente Grande - www.frentegrande.org.ar
2. Frente Transversal Nacional y Popular - www.frentetransversal.org.ar
3. Movimiento Evita - www.movimiento-evita.org.ar
4. Movimiento Libres del Sur - www.libresdelsur.org.ar
5. Partido Comunista
6. Partido Comunista – Congreso Extraordinario
7. Partido Humanista
8. Partido Intransigente
9. Partido Obrero Revolucionario-Posadista
10. Partido Socialista
11. Partido Solidario - www.partidosolidario.org.ar
12. Unión de Militantes por el Socialismo - www.uniondemilitantes.org.ar
Aruba
1. Partido Red Democrática
Bolivie
1. Movimiento al Socialismo
2. Movimiento Bolivia Libre
3. Partido Comunista de Bolivia
Brésil
1. Partido Democrático Trabalhista - www.pdt.org.br
2. Partido Comunista del Brasil - www.pcdob.org.br
3. Partido Comunista Brasileiro - www.pcb.org.br
4. Partido Patria Libre - www.partidopatrialivre.org.br
5. Partido Popular Socialista - www.pps.org.br
6. Partido Socialista Brasileiro - www.psb.org.br
7. Partido de los Trabajadores - www.pt.org.br
Chili
1. Izquierda Cristiana
2. Movimiento Amplio Social
3. Movimiento de Izquierda Revolucionaria
4. Partido Comunista - www.pcchile.cl
5. Partido Humanista - www.partidohumanista.cl
6. Partido Socialista
Colombie
1. Polo Democrático Alternativo - www.polodemocratico.org
2. Presentes por el Socialismo
3. Partido Comunista Colombiano - www.pacocol.org
Costa Rica
1. Partido Frente Amplio - www.frenteamplio.org
2. Partido Vanguardia Popular – Partido Comunista
Cuba
1. Partido Comunista de Cuba - www.pcc.cu
Curazao
1. Partido Pueblo Soberano
Equateur
1. Movimiento de Unidad Plurinacional Pachakutik – Nuevo País
2. Movimiento Alianza PAIS - www.movimientoalianzapais.com.ec
3. Movimiento Popular Democrático
4. Partido Comunista del Ecuador
5. Partido Comunista Marxista-Leninista del Ecuador
6. Partido Socialista-Frente Amplio
El Salvador
1. Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional - www.fmln.org.sv
Guatemala
1. Alianza Nueva Nación
2. Movimiento Político Winaq
3. Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca - www.urng-maiz.org.gt
Haïti
1. Organización del Pueblo en Lucha
Honduras
1. Frente Nacional de Resistencia Popular - www.resistenciahonduras.net
Martinique
1. Partido Comunista por la Independencia y el Socialismo
2. Consejo Nacional de Comités Populares - www.m-apal.com
Mexique
1. Partido de los Comunistas Mexicanos
2. Partido Comunista de México
3. Partido de la Revolución Democrática
4. Partido del Trabajo
Nicaragua
1. Frente Sandinista de Liberación Nacional
Panama
1. Partido del Pueblo
2. Partido Revolucionario Democrático
Paraguay
1. Partido Popular Tekojoja
2. Partido Convergencia Popular Socialista - www.convergenciapopular.blogspot.com.br
3. Partido Comunista Paraguayo
4. Partido del Movimiento al Socialismo - www.pmas.org.py
5. Partido País Solidario
Pérou
1. Partido Comunista del Perú-Patria Roja
2. Partido Comunista Peruano
3. Partido Nacionalista del Perú
4. Partido Socialista del Perú
Puerto Rico
1. Frente Socialista - www.frentesocialistapr.org
2. Movimiento Independentista Nacional Hostosiano - www .minhpuertorico.org
3. Partido Nacionalista de Puerto Rico - www.partidonacionalistapuertorico.blogspot.com.br
République Dominicaine
1. Alianza por la Democracia
2. Fuerza de la Revolución
3. Movimiento Izquierda Unida
4. Partido Comunista del Trabajo
5. Partido de la Liberación Dominicana
6. Partido de los Trabajadores Dominicanos
7. Partido Revolucionario Dominicano
Trinidad et Tobago
1. Movimiento por la Justicia Social
Uruguay
1. Asamblea Uruguay
2. Compromiso Frenteamplista
3. Frente Amplio
4. Movimiento 26 de marzo
5. Movimiento de Liberación Nacional Tupamaros
6. Movimiento de Participación Popular
7. Movimiento Popular Frenteamplista
8. Partido Comunista del Uruguay
9. Partido Obrero Revolucionario Troskista-Posadista
10. Partido por la Victoria del Pueblo
11. Partido Socialista de los Trabajadores
12. Partido Socialista del Uruguay
13. Vertiente Artiguista
Venezuela
1. Liga Socialista
2. Movimiento Electoral del Pueblo
3. Partido Comunista de Venezuela
4. Partido Socialista Unificado de Venezuela www.psuv.org.ve
5. Patria para Todos http://www.patriaparatodos.com.ve/

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URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/03/la-participation-populaire-sous-chavez-fut-beaucoup-plus-grande-que-dans-les-autres-pays-damerique-latine/

Le centre de Tunis célèbre le message d’avenir de Hugo Chavez

La nuit du 29 mars 2013, le centre de Tunis en liesse a célébré le message d’avenir de Hugo Chavez, un événement marqué par une forte présence de la jeunesse et organisé par le Front Populaire Tunisien. Comme on le voit sur ces images de nombreux citoyens associent le président vénézuélien au leader de gauche Chorkri Belaid, assassiné en février de cette année.

L’ambassadeur du Venezuela, Afif Tajeldine, a rappelé les principales conquêtes du processus révolutionnaire en cours qui, grâce à la forte mobilisation populaire autour du candidat Nicolas Maduro, s’achemine probablement vers une nouvelle victoire aux élections présidentielles du 14 avril 2013.

La Via Campesina a également organisé à Tunis un hommage au dirigeant révolutionnaire latino-américain qui fut non seulement un champion de la réforme agraire, de la défense de l’environnement ou de l’agro-écologie mais aussi un militant attentif aux propositions des premiers forums sociaux mondiaux, dès l’édition de Porto Alegre en 2003.

Pour Douglas Mansur, militant de la Via Campesina Brésil, "de multiples symboles relient Chavez à l’histoire du Forum Social Mondial comme la première défaite des Traités de Libre Commerce impulsés par les États-Unis et la création d’une alternative concrète comme l’ALBA. Avec Evo Morales, il est de ceux qui ont compris le rôle central des mouvements sociaux dans cette lutte permanente pour dépasser le capitalisme, sans jamais se substituer à eux, en les écoutant, en créant le conseil des mouvements sociaux au sein de l’ALBA".

Vidéo réalisée par l’équipe de ZIN TV et d’ALBA TV au Forum Social Mondial à Tunis  http://www.zintv.org/Hommage-Tunisien-a-Hugo-Chavez

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Des citoyens palestiniens déploient un portrait de Hugo Chavez face aux soldats israéliens (mars 2013)

Les bolivariens en campagne ne croient pas aux larmes (I)

Qui connaît le peuple vénézuélien sait que son arme la plus redoutable est le grand rire rabelaisien qui se moque des humiliations du patron, le rire souterrain qui libère l’énergie des retruques, ces revanches contre l’Histoire que voudraient écrire à sa place les grands médias ou les "experts en politique". Le candidat bolivarien Nicolas Maduro en campagne, c’est d’abord cet humour populaire, à rebours des faire-parts occidentaux de fin de la révolution ou de luttes fratricides entre chavistes.

Issu des quartiers populaires de Caracas et des luttes étudiantes contre les régimes répressifs (1) d’avant l’élection de Chavez en 1998, l’ex-syndicaliste du transport public Maduro a aussitôt été dénigré par les médias dominants au Venezuela (2) comme le chauffeur d’autobus, c’est-à-dire comme indigne de la fonction présidentielle. Ministre des Affaires Étrangères (2006-2013), Vice-président de la République (2012-2013), actuel président constitutionnel, Nicolas Maduro n’a pas répondu en brandissant son CV mais en prenant le volant d’un autobus pour conduire 61 familles pauvres jusqu’au seuil de leurs appartements construits dans le cadre de la Grande Mission Logement.

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Chaque agression de la droite offre au candidat des révolutionnaires l’occasion d’inventer un bon mot qui ravit et galvanise ses millions de supporters : la hora loca de la oposición, el baile de la obsesión, el Frente de Sifrinos Bolivarianos ou La Guerra de los sesos, expressions intraduisibles en français, tirées de la culture urbaine, de la télénovéla ou du jargon des DJ, et qui ôtent le peu de vernis qui restait au candidat de la droite Capriles Radonski (3), el señorito de los apellidos.

Par contraste, le discours insipide et agressif de Capriles symbolise la droite médiatique latino-américaine piégée par l’avènement de démocraties où le peuple peut enfin voter (4). Selon l’entreprise de sondages états-unienne International Consulting Services (ICS), plus de 63% des vénézuéliens rejettent le programme néo-libéral de Capriles Radonski, et donnent 17 points d’avance au programme socialiste, écologique et participatif du candidat bolivarien.

"Notre mission est de donner tout le pouvoir au peuple" : Nicolas Maduro base sa campagne sur l’accélération de la révolution (notamment par la poursuite et le renforcement des missions sociales, de la formation, du financement des conseils communaux et des communes, du développement général de la démocratie participative). Le programme soumis aux électeurs reprend les cinq objectifs du Plan Patria 2013-2019 qui ont valu la victoire à Hugo Chavez aux présidentielles d’octobre 2012 (5). Maduro y ajoute des mesures comme la remise urgente sur pied des hôpitaux publics qui sombraient dans la bureaucratie, la corruption et l’inefficacité, ou un plan de désarmement et une offensive générale contre le trafic de drogue, source principale de l’insécurité. Rendez-vous dans les urnes le 14 avril pour le dix-septième scrutin en quatorze ans de révolution.

Thierry Deronne, Caracas, 23 mars 2013.

(Seconde partie de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/26/les-bolivariens-en-campagne-ne-croient-pas-aux-larmes-ii/)

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Le probable futur populiste, dictateur, antisémite, ami de l’Iran, ennemi de la liberté d’expression, etc.. c’est lui (à gauche) : Nicolas Maduro, ici lors de la remise des diplômes à 6000 nouveaux médecins intégraux communautaires, le 23 mars 2013, à Maracaibo (État du Zulia)

Notes :

  1. La jeunesse d’aujourd’hui ne sait pas encore ce qui s’est passé au Venezuela il y a trente ou quarante anshttp://venezuelainfos.wordpress.com/2013/01/19/la-jeunesse-daujourdhui-ne-sait-encre-rien-de-ce-qui-sest-passe-au-venezuela-il-y-a-trente-ou-quarante-ans/
  2. Voir http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-12-14-Medias-et-Venezuela
  3. 50 vérités sur Henrique Capriles Radonsky, candidat à la présidence du Venezuela de Salim LAMRANI, http://www.legrandsoir.info/50-verites-sur-henrique-capriles-radonsky-candidat-a-la-presidence-du-venezuela.html
  4. Le Brésil, le Venezuela et la déshydratation de la droite médiatique en Amérique Latine, de

    Eduardo Guimaraes, http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/10/le-bresil-le-venezuela-et-le-deshydratation-de-la-droite-mediatique-en-amerique-latine/

  5. Plan Patria 2013-2019 - programme présenté par Nicolas Maduro,  http://venezuelainfos.files.wordpress.com/2012/10/programme-de-chavez-2013-2019-texte-integral1.pdf

Pourquoi l’Afrique doit impérativement s’inspirer d’Hugo Chavez (Libre opinion)

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Comme il sied en pareille occasion, je voudrais avant tout, saluer la mémoire du Président Chavez décédé le 05 mars 2013 à Caracas au Venezuela. Un immense phare s’est éteint. Hugo Chavez Frias a donc définitivement succombé au mystérieux cancer qui le rongeait depuis plusieurs mois. Il avait 58 ans et venait d’être réélu pour un troisième mandat.

Une perte incommensurable.

D’extraction modeste, Hugo Chavez, le « Zambo », métis indo-africain, n’appartenait pas à la caste des élus, celle des descendants des colons espagnols qui ont longtemps trusté le pouvoir d’Etat au détriment des petites gens, en instaura un bipartisme corrompu, oligarchique, et totalement inféodé aux Etats-Unis.
Ces dernières décennies, l’Amérique latine n’a eu de cesse d’offrir au monde entier un champ inouï d’imaginaires et d’innovations politiques dont le noyau essentiel reste la conquête de la souveraineté pleine et entière.

Depuis son accession au pouvoir en 1999, Hugo Chavez fut l’inspirateur, le moteur et le centre de gravité politique de toutes les mutations politiques majeures dans cette partie du monde. L’objectif de cette tribune libre, est de s’inspirer des enseignements d’Hugo Chavez, pour formuler à l’adresse de l’Afrique, un message d’optimisme afin qu’à son tour, celle-ci s’affranchisse totalement du joug néocolonial.

1. Le socialisme révolutionnaire est un humanisme toujours d’actualité…

Face à l’atomisation croissante de nos sociétés, à l’exclusion sociale et à la misère grandissante dans les villes africaines, il urge de redéfinir un nouveau contrat social basé sur un socialisme révolutionnaire. Une sorte de « socialisme de 21è siècle » comme aimait à l’appeler Hugo Chavez lui-même. Chavez l’appelait également « révolution bolivarienne » du nom de Simon Bolivar, héros des luttes d’indépendances en Amérique Latine, parvenu à ses fins grâce à l’apport politique et logistique de la République noire d’Haïti en 1824.

Qu’importe la dénomination qu’on voudra, le primordial restera l’extirpation de la pieuvre néocoloniale et de ses tentacules partout en Afrique. Or cela n’est possible que dans le cadre d’un mouvement politique révolutionnaire qui entrainerait une mutation radicale des institutions, des hommes et des idées dans nos pays.

Par ailleurs, depuis les indépendances nominales de 1960 qui ont surtout consacré la contractualisation asymétrique (post-colonie/métropole) des rapports de domination, la France exerce, plus que de raison, un droit de propriété sur le sol, sous-sol, espace aérien de son ancien pré-carré. Il faudra y mettre un terme ! Cela ne sera possible que dans un paradigme totalement révolutionnaire, loin du cadre institutionnel émasculateur actuel qui a cours dans nos Etats francophones.

Dans les pays africains, l’impression globale qui se dégage est celle d’une histoire finie, figée, écrite pour nous par autrui. Nous devons être les propres acteurs de notre histoire et non des contemplateurs passifs voire des sujets totalement inertes. La révolution bolivarienne socialiste d’Hugo Chavez nous montre la voie malgré ses défauts inhérents à toute œuvre humaine. L’Afrique doit s’affranchir de la logique des Etats néo-patrimoniaux où sévit néocolonialisme, corruption, crimes, misère, enkystement démocratique et racket institutionnel afin d’édifier de véritables Etats souverains, démocratiques et progressistes.

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2. Le peuple comme ultime gardien du temple démocratique…

Le bilan politique des années Chavez est celle d’une véritable leçon de démocratie participative contre l’oligarchie des classes possédantes inféodées à Washington.
Lors du pronunciamiento (coup d’Etat) avorté d’avril 2002, ce sont les modestes populations des ranchitos (bidonvilles) qui marchèrent sur le palais présidentiel de Miraflorès pour exiger le retour immédiat de leur président.

En Afrique, nos formes de « démocratie » manquent cruellement d’assises populaires.

Les Chefs d’Etats africains doivent souvent leur pouvoir à l’imposante garde prétorienne qui leur sert de cache-sexe démocratique. La démocratie sous nos cieux, se résume à une kyrielle de zombies institutionnelles à la légitimité souvent douteuse. Ces institutions pourries, oligarchiques, sont centrées principalement autour du Chef de l’Etat, son clan, ses obligés et son parti-Etat au pouvoir. A cela s’ajoute une ritualisation électorale vide de sens, sans symbolique, et plus grave, sans incidence aucune, sur la vie des petites gens.

Or l’Afrique gagnerait à s’inspirer aussi du modèle démocratique populaire du Venezuela qui n’est certes pas parfait, mais au moins, a le mérite de vivifier la vie politique de ce pays. Depuis 1999 sur toutes les questions essentielles ou accessoires (limitation du mandat, nationalisations du pétrole, révocation du président, élection de conseils communaux et de provinces,…), le peuple vénézuélien est fortement impliqué au quotidien et a toujours porté massivement ses préférences sur celles de son président Hugo Chavez.

Par ailleurs, ces consultations électorales ont aussi l’intérêt d’élever le niveau de conscience politique de la population qui devient la véritable gardienne de sa souveraineté démocratique. En dernière analyse, il est à noter que sur une quinzaine d’élections démocratiques, Chavez en a remporté quatorze à plus de 10 points d’écarts de ses principaux rivaux politiques en treize années de présidence ! Un record mondial !

3. Constitutionnaliser la protection vitale de secteurs stratégiques africains…

Les économies africaines sont structurellement désorganisées depuis la période coloniale.

Cette déstructuration s’est fortement accentuée durant les décennies des Programmes d’Ajustements Structurels (PAS) du début des années 80 jusqu’aujourd’hui.

Ces vagues de privatisations et libéralisation économiques ont affaibli nos capacités à conserver nos secteurs stratégiques dans le giron de l’Etat central.

Ce qui entraine comme conséquence que notre souveraineté économique se trouve aux mains des multinationales étrangères. Une dépendance économique qui obère fortement nos politiques de développement dans la mesure où des secteurs aussi vitaux que l’eau, l’électricité, les télécommunications, les voies portuaires, ferroviaires et aéroportuaires sont détenus par des capitaux privés dont l’objectif ultime est l’accumulation de profits à court terme au détriment des missions de service public. Un rapide bilan des secteurs économiques privatisés (eau, électricité, télécoms, ports, chemins de fer…) montre grosso modo une indigence de la qualité de service, des prix trop élevés et une dégradation très avancée du patrimoine cédé aux intérêts privés. Il faut en finir avec cette prédation inadmissible des biens communs à la Collectivité.

A ce niveau, la révolution bolivarienne du Venezuela nous enseigne que l’urgence pour nos Etats, demeure d’abord la protection constitutionnelle des secteurs stratégiques (Sol, sous-sol, ciel et terres arables…) de nos économies africaines par un arsenal législatif très contraignant logé dans un nouveau dispositif constitutionnel.

Quand Chavez arriva au pouvoir en 1999, il organise dans la foulée, un référendum portant sur la nationalisation de l’or noir vénézuélien. Pourquoi? Parce que Hugo Chavez comprend tôt l’importance vitale que revêt le pétrole pour son pays dans les nécessaires reformes sociales qu’il entend mettre en œuvre durant son mandat. Referendum qui sera d’ailleurs, approuvé à plus de 60% par les électeurs vénézuéliens.

Dans ce corpus législatif, les articles 302 et 303 de la Constitution vénézuélienne de 1999 stipulent que d’une part l’Etat se réserve la primauté pour des questions d’intérêt national, de nationaliser les secteurs économiques stratégiques vitaux pour des besoins de développement économique national et d’autre part, ces articles renforcent aussi la mission de contrôle du gouvernement dans tous les entreprises et leurs filiales ayant un caractère stratégique pour le Venezuela. L’Afrique doit aller impérativement à cette école!

Il est révoltant de voir nombre de pays africains brader leurs mines, ports, aéroports, et voies ferroviaires sans aucune consultation populaire ni parlementaire !

A ce titre, l’exemple des Ports Autonomes de Lomé, Conakry et Cotonou bradés à l’homme d’affaires français Vincent Bolloré est assez édifiant sur l’incurie de nos dirigeants africains actuels. Au demeurant, une étude récente montre que la multinationale Bolloré Africa Logistics dégage plus de 80% de son chiffre d’affaires en Afrique francophone, soit 2,5 milliards de d’euros ! Or ce droit d’exploiter les ports africains a été acquis souvent en violation du code des marchés publics des pays en africains comme en Guinée-Conakry, au Bénin et au Togo. Inutile de dire que les parlements des pays précités n’ont pas accès aux clauses contractuelles de ces transactions commerciales !

4. Vaincre la malédiction des richesses minières en Afrique…

Si le Venezuela joua une part active à la création de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) lors de la Conférence de Bagdad le 14 septembre 1960, il n’a pas su toujours tirer meilleure partie de la manne pétrolière. Alfonzo Adolfo Perez alors ministre vénézuélien du Pétrole, parla même du pétrole comme étant « l’excrément du diable »!

Tant l’exploitation du pétrole est souvent porteuse d’une charge particulièrement déstabilisatrice (guerres civiles, putschs, insurrections, corruption…) pour les Etats qui en détiennent d’importantes réserves. Hugo Chavez a su inverser la tendance au péril de sa vie et de son pouvoir. Depuis lors, l’importante manne financière issue des recettes pétrolières a permis en 14 ans, de construire plus de 700.000 logements sociaux depuis 1999, d’abattre l’extrême pauvreté de plus de 50%, de rendre l’éducation et la santé gratuites, de permettre à plus de 83% des jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur, d’instaurer un salaire minimum et in fine, de favoriser l’augmentation du standard de vie des vénézuéliens.

Une révolution sociale inédite! Si Hugo Chavez a ainsi permis une véritable extension du rôle social de l’Etat vénézuélien, en Afrique globalement, l’Etat social a entièrement disparu.

Par ailleurs, en Afrique, les richesses minières de façon générale, n’ont jamais réellement servi les couches sociales marginales. Seule une infime minorité inféodée aux multinationales impérialistes pillent abusivement les recettes issues des industries extractives.

Le Gabon fut appauvri par une classe dirigeante qui s’est longtemps partagée l’argent du pétrole avec les politiques français toutes tendances confondus. Ainsi, le pétrole gabonais avec des réserves prouvées de 3,7 milliards de barils pour une population de 1, 5 millions d’habitants n’a jamais réellement profité à la population qui croupit dans une misère révoltante. Quant au pétrole du Congo-Brazzaville depuis sa découverte dans les années 1970, il n’échappe, pas non plus à cette triste réalité. La découverte en 1992/1993 des gisements prometteurs de N’kossa évalués à 500 millions de barils au large de Pointe-Noire, a exacerbé les tensions politiques entre le président d’alors, Pascal Lissouba, et Denis Sassou Nguesso, l’obligé de Paris et de la compagnie pétrolière Elf. La conséquence logique de cette polarisation politique entre Lissouba et Sassou fut une guerre civile par milices tribales interposées; Cobras (Sassou Nguesso), Cocoyes (Lissouba) épaulées les Ninjas de Bernard Kolélas et leurs différents alliés régionaux (Tchad, Gabon, Angola, Congo RDC, Rwanda,…). Plus de 200.000 morts furent comptabilités durant cette tragédie politique dont la toile de fond reste la maitrise de l’or noir congolais par la France.

Par ailleurs, ce qui est vrai pour le pétrole dans certains pays africains, l’est aussi, mutatis mutandis, pour les autres ressources minières. L’Afrique est abondamment pillé et c’est un secret de polichinelle que de l’affirmer. Un pays comme le Niger, qui connait une pauvreté endémique avec des indicateurs sociaux parmi les plus faibles au monde, nous renseigne sur l’absence de souveraineté économique en Afrique francophone.

L’uranium nigérien est abondamment pillé par la multinationale française AREVA depuis plus de cinquante ans et tous les régimes qui se sont succédés au pouvoir ont été incapables de changer cette donne. L’Etat du Niger aurait perdu pas moins de 20 milliards d’euros depuis 1960 pour un Produit Intérieur Brut (PIB) estimé à 2 milliards d’euros « gracieusement » alimenté par l’Aide Publique au Développement (APD) qui vient principalement du trésor français. Or, une politique volontariste de nationalisation des sites uranifères et une gestion parcimonieuse et des recettes issues d’une revalorisation du prix au kilo permettraient au Niger de relever le standard de vie des couches les plus précaires. Le Niger peut inverser radicalement la malédiction de l’uranium pour édifier une société prospère et apaisée socialement. Hugo Chavez lui a montré la voie, à elle de s’en inspirer pour s’affranchir définitivement du joug impérialiste français.

En guise d’épilogue, Hugo Chavez est parti à jamais mais ce qu’il a incarné, illuminera encore longtemps l’Amérique latine et toute l’Afrique. Le chavisme continuera d’éclairer tous ceux qui aspirent à un nouvel ordre politique basé sur la justice sociale, le progrès émancipateur et la solidarité envers les plus pauvres. Dans cette quête politique, l’Etat socialiste révolutionnaire est une voie d’avenir qu’il importe de réenchanter partout en Afrique.

Enfin, il est scandaleux de voir qu’aucun dirigeant africain de premier plan, n’ait fait le déplacement de Caracas afin de rendre un dernier hommage au Président Hugo Chavez, excepté Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale. Quelle lâcheté !

Pourtant nul n’ignore que le Venezuela d’Hugo Chavez, accessoirement membre observateur de l’Union Africaine, a augmenté significativement sa coopération en direction de l’Afrique ces dernières années.

Olivier DOSSOU FADO
Mouvement pour la Renaissance Africaine (MORAF)
Bruxelles, le 19 mars 2013.

"Nous sommes les héritiers de toutes les révolutions du monde": (Thomas Sankara, 1949-1987)

MIS EN LIGNE PAR CONNECTIONIVOIRIENNE.NET  · 20 MARS, 2013

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/23/pourquoi-lafrique-doit-imperativement-sinspirer-dhugo-chavez-libre-opinion/

(Video ESP + FR :) Le jour où le Burkina Faso fabriqua son drapeau bolivarien / El día que Burkina Faso tejió su bandera bolivariana.

Combien à Ouagadougou rêvaient-ils d’être à Caracas, ce 8 mars 2013 ? La télévision française diffusait les images de l’arrivée des chefs d’Etats de toute l’Amérique Latine et du monde entier aux obsèques de Hugo Chávez, sans rien comprendre de la volonté exprimée en 1828 de Simón Bolívar de réunir les deux tiers de l’humanité. Quelques semaines plus tôt elle montrait des foules en liesse au passage de l’armée libératrice du petit père des peuples François Hollande, comme si les africains pouvaient attendre quoi que ce soit d’une France impunie pour ses violations des droits de l’homme avant-hier en Algérie, hier au Rwanda, en Côte d’Ivoire, en Afghanistan, en Libye, aujourd’hui au Mali. Un ouagalais eut un rire las: « La manière dont l’occident se comporte en gendarme international est très claire. Mais le jeune le plus informé de son temps ne doit plus regarder ces médias comme un singe regarderait une montre ».

Le 9 mars 2013, au lendemain des obsèques du président vénézuélien, des étudiants, artistes et sympathisants de la révolution bolivarienne se sont retrouvés au département de communication et de journalisme de l’Université de Ouagadougou pour y donner lecture de « La lettre à l’Afrique », le dernier document de politique internationale du Président Chavez (février 2013).

Burkina Faso Venezuela 1Souleyman travaille toute la journée comme tailleur dans son atelier et le soir comme barman dans une boîte de nuit. La veille il a consacré quatre heures à coudre un drapeau bolivarien: « j’ai  confectionné  le drapeau venézuelien parce que Chávez était un combattant qui voulait tisser le lien entre l’Union Africaine et l’Amérique du Sud. Je ne le connaissais pas mais après avoir lu sa lettre j’ai compris que c’était un homme intègre, comme Thomas Sankara. »

«Nous sommes bien conscients que notre statut de pauvreté est lié au jeu d’échecs des puissances occidentales : toute idée révolutionnaire est directement ciblée comme source d’inspiration»  confie un étudiant du département de philosophie. «Kadhafi a beau avoir été catalogué de dictateur et avoir fait l’objet de sobriquets, à l’annonce de sa mort, à l’université nous avons observé une semaine de deuil. Ces amphithéâtres, c’est lui qui nous les a construits !»

Moussa, un machiniste de cinéma venu aider à l’organisation de la journée : « Quand nous avons appris le décès du président vénézuelien, ça nous a touché au coeur, parce qu’il s’agit d’un homme qui su combattre pour la liberté et contre l’incivisme en Afrique et en Amérique Latine. Il le dit dans sa lettre: nous sommes un même peuple et nous devons travailler à notre rapprochement. C’était un visionnaire. Lorsque l’OTAN a commencé à bombarder la Libye, il n’y a que trois pays en Afrique qui s’y sont opposés. Mais cela n’a pas suffi à empêcher la guerre, le « mal occidental ». Thomas Sankara l’a dit en son temps: nous n’avons besoin de personne pour émerger!»

Brkina Faso 2La ressemblance est claire entre Hugo Chávez et Thomas Sankara. Tous deux basèrent leurs politiques sociales sur la défense des plus démunis, rendant leurs droits à la femme, libérant les forces armées des écoles répressives, redonnant confiance aux peuples dans leur propre Histoire. Abdul, instituteur qui a repris des études de philosophie à l’université de Ouagadougou : « nous n’avons pas connu la révolution sur le long terme, mais nous savons à quoi ça ressemble, nous savons bien ce que Hugo Chávez a incarné comme idée. »

La lettre de Chavez à l’Afrique en vidéo

Les participants à cette journée ont tenu à immortaliser l’évènement sous la forme de la vidéo ci-dessus adressée aux peuples de l’Alba, pour mieux leur dire leur engagement et leur disposition à réaliser un des rêves de Chávez : « voir TeleSur s’articuler avec l’Afrique afin qu’il puisse accomplir depuis ces latitudes sa principale fonction : relier les peuples du monde entre eux et leur apporter la vérité et la réalité de nos pays. »

Note : en complément on peut lire "Afrique, mère patiente de la révolution bolivarienne", http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/26/afrique-mere-patiente-de-la-revolution-bolivarienne/

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/20/video-esp-fr-le-jour-ou-le-burkina-faso-fabriqua-son-drapeau-bolivarien-el-dia-que-burkina-faso-tejio-su-bandera-bolivariana/

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Traducción al castellano :

"El día que Burkina Faso tejió su bandera bolivariana."

¿Cuántos en Ouagadugu soñaban estar en Caracas, este 8 de marzo 2013? La televisión francesa difundía imágenes de la llegada de los jefes de Estado de América Latina y alrededor del mundo al funeral de Hugo Chávez, sin entender la voluntad expresada por Simón Bolívar en 1828 de reunir a las dos terceras partes de la humanidad. Unas semanas antes la misma televisión mostraba multitudes vitoreando el ejército libertador del pequeño padre de los pueblos, François Hollande, como si los africanos pudiesen esperar algo todavía de la Francia aún impune por las violaciones de los derechos humanos cometidas antier en Argelia, ayer en Ruanda, Costa de Marfil, Afganistán, Libia, hoy en Malí. Un ouagalès tuvo una risa cansada: "La forma en que se comporta Occidente como policía internacional está muy clara. Pero el joven muy informado de hoy ya no puede ver estos medios igual que como un mono ve un reloj. "

El 9 de marzo de 2013, tras el funeral del presidente venezolano, los estudiantes, los artistas y los simpatizantes de la Revolución Bolivariana se reunieron en el departamento de Comunicación y Periodismo de la Universidad de Ouagadougou para una lectura especial de la "Carta a África", el último gran documento de  política internacional del presidente Chávez (febrero 2013).

Burkina Faso Venezuela 1

Souleyman trabaja de  día como sastre en su taller y por la noche como camarero en un club nocturno. El día antes se pasó cuatro horas cosiendo una bandera bolivariana. "Hice a mano la bandera de Venezuela porque Chávez era un luchador que quería tejer el vínculo entre la Unión Africana y América del Sur. Yo no lo conocía, pero después de leer su carta comprendí que era un hombre honrado, como Tomás Sankara."

"Estamos muy conscientes de que nuestra condición de pobreza se relaciona con el juego de ajedrez de las potencias occidentales: toda idea revolucionaria se vuelve blanco directo de agresiones como fuente de inspiración", dice un estudiante del departamento de filosofía. "Gadafi puede haber sido etiquetado como dictador y objeto de apodos, pero en el anuncio de su muerte nuestra universidad se observó una semana de luto. Estos anfiteatros, fue él quien nos los construyó".

Moussa, un asistente técnico de cine que vino a apoyar la organización de la jornada: "Cuando nos enteramos de la muerte del presidente de Venezuela, nos golpeó duro el corazón, porque él fue un hombre que sabía cómo luchar por la libertad y contra el anticivismo en África y América Latina. Él dice en su carta: somos un solo pueblo y tenemos que trabajar para acercarnos. Fue un visionario. Cuando la OTAN empezó a bombardear Libia, tan sólo tres países de África se opusieron. Pero no fue suficiente para evitar la guerra, el "mal occidental". Thomas Sankara lo dijo en su momento: ¡no necesitamos a nadie para salir adelante!"

Brkina Faso 2

El parecido es obvio entre Hugo Chávez y Tomás Sankara. Tanto en sus políticas sociales en defensa de los más pobres, de los derechos de la mujer, de liberación de las fuerzas armadas de las escuelas represivas, como en su capacidad de restaurar la confianza de la gente en su propia historia. Abdul, un maestro de escuela que ha iniciado el estudio de la filosofía en la Universidad de Ouagadougou:"no hemos vivido la revolución en un largo plazo, pero sabemos a qué se parece, sabemos cuál fue la idea que Hugo Chávez encarnó…"

Video de la carta de Chávez a Africa

Los participantes de esta jornada han querido grabar este vídeo que va dirigido a los pueblos del Alba, para expresar mejor su compromiso y su voluntad de concretar uno de los sueños de Chávez: “articular Telesur con África para que puedan  cumplir desde estas latitudes su función principal: conectar a las personas de todo el mundo y ofrecerles la verdad y la realidad de nuestro países.

URL de este artículo: http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/20/video-esp-fr-le-jour-ou-le-burkina-faso-fabriqua-son-drapeau-bolivarien-el-dia-que-burkina-faso-tejio-su-bandera-bolivariana/

Chavez, aussi vivant que le peuple vénézuélien

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Caracas, 5 mars 2013, à l’annonce du décès du président.

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Au même moment, à San Salvador (Amérique Centrale)…

...et à Cochabamba (Bolivie)

…et à Cochabamba (Bolivie)

El pueblo acompaña a Chávez en la Av. san Martín de Caracas

6 mars 2013, Caracas. Près d’un million de vénézuéliens accompagnent la dépouille du président.

Presidente Evo Morales junto al Vicepresidente Maduro acompañan los restos de Chávez

Parmi eux, le président bolivien Evo Morales et le vice-président Nicolás Maduro.

Ceux qui subissent jour après jour, depuis tant d’années, loin d’ici, la personnalisation médiatique des démocraties latino-américaines pour en faire des « dictatures » ou des «populismes» seraient sans doute étonnés de connaître les réactions des mouvements sociaux et des gouvernants latino-américains à l’annonce du décès du président Hugo Chavez à Caracas, ce mardi 5 mars 2013, à l’âge de 58 ans. Mais quel grand média dira le mélange de douleur, de fierté pour le travail collectif accompli, de mobilisation populaire et de volonté de vivre pour livrer les batailles de l’avenir, ce "tout ne fait que commencer" qui remplit ce soir les avenues, les places publiques du Venezuela et même du continent ?  « A ceux qui me souhaitent la mort, je leur souhaite une très longue vie pour qu’ils continuent à voir la Révolution Bolivarienne avancer de bataille en bataille, de victoire en victoire.» (Hugo Chavez).

Le Mouvement des Travailleurs Sans Terre du Brésil et d’autres organisations paysannes affiliées à Via Campesina expriment leur affection pour ce "leader d’origine pauvre qui n’a jamais trahi son peuple. Nous l’avons connu lors des premiers forums sociaux organisés pour débattre de la sortie du néo-libéralisme. Avec lui nous avons construit une proposition continentale d’agro-écologie qui puisse servir de base pour une politique de production d’aliments sains pour toute la population, et un réseau continental d’écoles d’agro-écologie et d’expériences de semences. Ensemble nous avons jeté les bases d’un projet d’intégration continentale, mais populaire, qui aille plus loin que les articulations gouvernementales et commerciales, un réseau de mouvements sociaux proposant des initiatives productives, d’éducation, sociales et politiques."

Hugo Chavez visite une unité de production du Mouvement des Sans Terre (Brésil, Tapes, janvier 2003)

Hugo Chavez visite une unité de production du Mouvement des Sans Terre (Brésil, Tapes, janvier 2003)

Un millier de militantes paysannes du Mouvement des Sans Terre et du Mouvement Populaire Paysan (MPC) ont installé le campement « Hugo Chavez » à Brasilia pour une durée indéterminée et ont organisé un acte de solidarité avec le peuple vénézuélien à l’Ambassade de la République Bolivarienne. Brasilia, 6 mars 2013.

A Brasilia, ce 6 mars 2013, un millier de militantes paysannes du Mouvement des Sans Terre et du Mouvement Populaire Paysan (MPC) ont installé le campement « Hugo Chavez » à deux pas de l’Institut de la Réforme Agraire et ont organisé un acte de solidarité de peuple à peuple à l’Ambassade du Venezuela.

Evo Morales parle au peuple bolivien dès qu'il apprend le décès de Hugo Chavez, La Paz, 5 mars 2013.

Evo Morales s’adresse au peuple bolivien dès qu’il apprend le décès de Hugo Chavez, La Paz, 5 mars 2013.

Parmi les nombreux leaders qui voyageront pour être présents aux côtés du peuple vénézuélien, il y a la présidente du Brésil Dilma Roussef et l’ex-président Lula da Silva qui dit "son sentiment de fierté d’avoir vécu et travaillé aux côtés de Chavez, pour l’intégration de l’Amérique Latine et pour un monde plus juste", l’ex-président hondurien Manuel Zelaya et l’ex-président paraguayen Lugo, tous deux renversés par un coup d’État de l’oligarchie, et pour qui "Hugo Chávez est un de ces hommes qui ne meurent jamais parce qu’il est dans le coeur du peuple latino-américain", la présidente argentine Cristina Fernandez pour qui "Chavez est un libérateur de l’esprit" et pour qui "l’inclusion sociale et l’alphabétisation de millions de citoyens qui disposent pour la première fois d’éducation, de santé, de logement et d’un avenir, incarnent la vie et la militance de Hugo", le président de l’Uruguay José Mujica qui exprime "sa confiance dans le peuple et dans la démocratie vénézuélienne" et explique que sa "douleur prend une autre dimension parce qu’ il n’a jamais connu quelqu’un d’aussi généreux" et salue "un militant de première ligne, un des plus grands hommes d’État et visionnaires de notre Amérique", le président équatorien Rafael Correa pour qui "Hugo, ce guerrier invincible dans les urnes, sera plus vivant que jamais, éclairant, guidant, inspirant ces révolutions irréversibles pour la souveraineté, la dignité, la vraie liberté, la justice, la joie, le bonheur".

Le Président de Bolivie Evo Morales, ému jusqu’aux larmes : "Nous sommes blessés par le décès du frère, du compagnon Hugo Chávez, mon frère solidaire, mon compagnon révolutionnaire, latino-américain qui a lutté pour la Grande Patrie comme le fit Simón Bolívar en donnant sa vie pour la libération du peuple vénézuélien. Je regrette de dire que les oligarchies impériales sont sûrement en train de faire la fête, que les médias et l’opposition à Chavez ont démontré leur inhumanité, leur incapacité de respecter un patient et un peuple qui souffre. Mais tant pis, le plus important est que nous luttons pour cette libération pour laquelle a lutté Chavez. Et les peuples qui luttent pour leur liberté, sont aujourd’hui unis : c’est le plus important. Chávez sera présent dans toutes les régions du monde, parmi tous les mouvements sociaux pour accompagner ces grands processus de changement, de construction de l’égalité, après tant d’années de soumission et de pillage ».

Lire le récent message de Hugo Chavez : "Lettre à l’Afrique"http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/02/24/lettre-dhugo-chavez-a-lafrique-21-fevrier-2013-formons-un-seul-peuple-un-seul-continent-nous-ne-pouvons-rien-attendre-sinon-de-nous-memes/

Hugo Chavez à la rencontre du peuple haïtien.

 31 de marzo de 2011. Hugo Chávez junto con su homólogo boliviano, Evo Morales, saluda a la gente durante su visita al país andino. © AFP Aizar Raldes

31 mars 2011, en Bolivie.

Sommet latino-américain, 2003, avec le président du Brésil Lula da Silva.

 18 de diciembre de 2007. El presidente venezolano abraza a su homólogo boliviano, Evo Morales, durante la XXXIV Cumbre del Mercosur en Montevideo. © AFP Pablo Porciuncula

18 décembre 2007. Avec son homologue bolivien Evo Morales au XXXIVème Sommet du Mercosur à Montevideo.

Avril 2009. Hugo Chávez offre à Barack Obama le livre d’Eduardo Galeano "Les veines ouvertes de l’Amérique Latine" lors d’un Sommet des Amériques à Puerto España, Trinidad y Tobago.

Mars 2008. Chávez salue son homologue argentine, Cristina Fernández de Kirchner, à Caracas.

Concert à Caracas, août 2004. Photos publiées aujourd’hui par le chanteur cubain Silvio Rodriguez sur son Blog http://segundacita.blogspot.com/

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/06/chavez-aussi-vivant-que-le-peuple-venezuelien/