« En el Junco elles ne sont pas seules à travailler la terre »

Dans plusieurs villages de la paroisse du Junko, de l’état Vargas, les femmes de tout âge se sont organisées et renforcent le réseau de projets socio-productifs, dont elles ne sont pas les seules bénéficiaires : elles apportent aussi leur pierre au Modèle Économique National de développement endogène. Les femmes de cette localité sortent très tôt de chez elle accompagnées de leurs enfants, portant leur houe et leur machette ; leur peau brulée ou rougie par le soleil nous révèle la constance de leur travail ; A peine arrivent-elles sur leur terre qu´elles commencent tandis que les enfants jouent librement. Gloria Siviera se rend sur la parcelle dès le premier rayon de soleil et termine son travail de vers 11 h. ou 12h. , car le soleil de l’après-midi est trop fort. Pour l’ensemencement, il a fallu d´abord préparer le terrain, semer à part, puis repiquer les plants sur la terre. Reste á patienter, à surveiller la croissance, l’engrais et l`entretien jusqu’ à la récolte et à la vente.

Gloria explique : « les crédits consacrés par la Banque de la Femme au réseau socioproductif sont octroyés aux collectifs, ce qui nous oblige á nous réunir autour d´un projet unique. Ici nous assumons toutes une grande responsabilité non seulement vis-à-vis de l’institution mais aussi envers nous-mêmes, puisque nous payons toutes une quote-part du crédit collectif. La responsabilité des récoltes n’empêche pas de s´occuper des fils, des petits-fils ou de s’occuper des travaux de la maison. A l´aube toutes vont ensemencer ou ramaser la récolte ; l’après-midi elle le consacrent au foyer. Toutes les femmes qui jouissent du crédit conforment le réseau socioproductif, ce qui leur a permis de connaître et d’articuler avec d’autres collectifs dans différents états du Pays.

María Teresa Oropeza est une de ces productrices qui emmène son fils de quelqus mois sur les terrains à semer, elle l´installe à un endroit visible, assis sur une couverture au soleil, tandis qu´elle ensemence les sillons de ciboulette. Pour María Teresa les groupes de femmes solidaires du réseau socioproductif, usagères ou alliées de la Banque, en remboursant peu á peu leur emprunt, ouvrent la voie à l´adhésion de nouveaux membres bénéficiaires de crédits.

En el Junco elles ne sont pas seules à travailler la terre, des enfants comme Adriany Rodriguez aide leur mère lors des récoltes.

Source : La Revolución Vive

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