« Il faut que j’arrose ici à cause de toute la poussière »

Tout commence par une froide journée, un groupe de maisons, une jeune fille lave le sol de la rue à l’aide d’un jet d’eau. Une voisine, Mírian, et un homme, Agustín, s’approchent, se saluent. Mírian demande à la jeune fille : « Alors, on gaspille l’eau ? » La jeune fille lui répond « Non, mais il faut que j’arrose ici à cause de toute la poussière et de la terre que les voitures soulèvent. » Elle lui explique que c’est à cause de cela que ses enfants sont tombés malades, et lui demande : « Et qu’est-ce qu’il est devenu le projet que vous aviez pour les affaires ? » Mírian répond qu’ils ont déjà trouvé les réservoirs.

La jeune fille lui dit qu’ici il n’y a pas d’eau, depuis presque 24 heures. Mírian vient de voir les jeunes du Conseil Communal de Las Lomas : « Je vais les appeler, pour qu’ils apportent les réservoirs. » Quand elle raccroche le téléphone, tous tournent la tête pour voir arriver un homme qui porte le réservoir en plastique sur son dos, courbé par le poids. « Dieu merci, dit la jeune fille. Eh, regarde, ils nous ont apporté le réservoir ! » Sur ce, son mari Alexis sort de la maison accompagné d’un homme qui est venu l’aider, et après une courte pause, ils se dirigent vers l’intérieur où le réservoir va être installé.

Un enfant monté sur son vélo passe à toute allure. Il tombe. La jeune fille remarque : « C’est pour cela que l’on a besoin des cubains ici*. » Eux-mêmes doivent le transporter sur une civière. Mírian ajoute :« C’est pour cela qu’il faut prendre cette maison abandonnée. C’est pour ce genre de choses qu’on en aurait besoin. » Ils partent convaincre chacun des voisins qu’ils rencontrent qu’il faut récupérer cette maison, pour le bénéfice de tous. Ils continuent de marcher jusqu’au lieu où se trouvent les ouvriers chargés de la surveiller. Echange de saluts. « On vous a apporté de l’eau, du café ? » Non, rien. Les ouvriers continuent de piocher la terre et de l’écarter avec un pelle tandis qu’ils parlent. Trois femmes arrivent, parmi elles, Carmen, celle qui a chargé Mírian de venir parler aux ouvriers. « Bonne nouvelle !, leur annonce Carmen. Les projets sont approuvés et bientôt on vous emmènera à Bailadores pour vous remettre le budget qui a été approuvé : 120 millions de [120 000 BsF] pour commencer. » Ils se saluent avant de se séparer.

Changement d’ambiance. Un groupe de personnes est en train de planifier la récupération de la maison. Peu à peu, d’autres arrivent. Quand ils sont un nombre important, ils se dirigent vers la maison, font sauter le cadenas d’un coup de marteau. Ils font levier avec une pioche pour faire tomber la grille de l’intérieur, et commencent à faire l’inventaire de ce qui s’y trouve. A une fenêtre, on accroche le drapeau national et une affiche officielle. Ils contactent une radio qui les informe qu’ils seront à l’antenne en direct d’ici une heure. Mírian prévoit de faire un pot-au-feu, car ils vont tous rester ici cette nuit. Chacun donne son avis sur tout ce qui pourrait prendre place dans cet espace : les différentes Missions (sociales, d’éducation, de santé…), le fourneau communautaire, le Comité de Culture, etc. Alexis intervient : « Vive Chávez, car ça, c’est exactement ce qu’il dit : la force est dans l’union. » Et Mírian ajoute : « Comme dit notre président : la patrie, le socialisme ou la mort. La victoire est à nous. » Et tout se termine avec un pot-au-feu.

*Mírian fait allusion aux médecins qui travaillent au venezuela, suite à l’accord avec Cuba.

 

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