« Les gens croient que les paysans ne peuvent pas s’organiser et nous avons démontré que ce préjugé est erroné. »

Le secteur agricole de Mérida se caractérise par ses ruisseaux et ses sols fertiles, aussi vitaux que l’air qui les entoure. Cependant, tous n’apprécient pas ces merveilles. Les générations les plus jeunes émigrent de la localité en quête de confort, laissant derrière eux leurs coutumes et l’héritage du soin de la terre. Dans le secteur d’Algarrobo, peu de jeunes travaillent, multipliant ainsi pour ceux qui restent les heures de dédication aux semailles et à l’élevage, afin que la zone reste productive.

Pour les habitants, le cycle d’un paysan culmine avec la vieillesse, et aucunes pensions ou vacances ne viennent les rétribuer d’un repos physique. Au contraire, ici on travaille au rythme de la terre. L’organisation des habitants de toute la communauté est pour eux une nécessité afin de restructurer le conseil communal et améliorer ainsi leurs conditions de vie, de travail, celle des anciens et des jeunes. En d’autres termes, leur objectif est de travailler en commun pour mettre un terme à l’émigration et répondre à leurs besoins.

Dans l’atmosphère rurale de la zone, la fumée du feu de bois et les grappes de fruits qui attendent d’être récoltés, un petit groupe de voisins se réunit et propose l’élaboration de projets pour améliorer leur réalité. Leurs commentaires tournent autour du problème le plus criant, la voirie. Le mauvais état des routes fait fuir les acheteurs en gros, et ceux qui viennent acheter la marchandise le font à un coût moindre, en raison du difficile accès des terrains. Sans compter la possibilité d’une situation d’urgence, où il serait impossible de transporter les malades à l’hôpital : les chemins sont de terre, très étroits et de faible affluence. Dans la communauté, à travers les Conseils Communaux, des budgets ont été approuvés, mais ils ont servi à goudronner des tronçons réduits, et non les chemins les plus longs et dangereux ; en cas de fortes pluies dans la région ces routes risques d’être coupées.

« La communauté a conscience que les bénéfices n’arrivent pas tout seuls. Il faut s’organiser, aiguiser la conscience collective et mettre en place des solutions à ses problématiques. Le champ implique un effort, et on sent qu’il est récompensé quand on voit des avancées sur le moyen et le court terme. Les gens croient que les paysans ne peuvent pas s’organiser et nous avons démontré que ce préjugé est erroné. A présent nous nous consacrons au bien commun et au soin de son héritage », commente un producteur.

 

Source : La Revolución Vive

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