« Travailler main dans la main avec le peuple de Barinas »

Échange de saluts entre le personnel militaire du bataillon de Barinas et l’organisation de citoyens du Front Francisco de Miranda, une scène qui illustre l’union civico-militaire en construction au Venezuela, dans le cadre de la révolution bolivarienne. Les deux groupes, au garde-à-vous, s’entraînent à la discipline militaire. Une image que des yeux moulés par douze ans de désinformation médiatique assimileraient vite à un « embrigadement » de la population. Pourtant, à y regarder de plus près…

Changement de décor et d’ambiance : une salle de classe, où le vert kaki des uniformes des soldats se mêle au rouge des T-shirts des militants. Discipline et révolution, mais surtout échanges d’idées : chaque lundi, les lectures permettent un débat idéologique sur des sujets actuels. Le thème du jour est le coup d’Etat au Honduras. L’alternance des voix des militaires et des civils, des femmes et des hommes, converge vers la même conclusion : avec un peuple uni aux soldats , doté d’une formation militaire, et des forces armées intégrées au peuple et formées civiquement, le coup d’Etat n’aurait tout simplement pas été possible. Et cette union est précisément celle qui est à présent en oeuvre au Venezuela et, ajoute l’un des participants au débat, elle apparaît d’autant plus importante que “le coup d’Etat n’est pas seulement dirigé contre le Honduras, mais contre tous les pays de l’ALBA.”

L’union civico-militaire ne s’arrête pas à la formation idéologique. Une militante du Front Francisco de Miranda souligne la nécessité de “se familiariser, d’être unis”. On partage les idées, mais aussi la nourriture, les espaces de vie, la disciplines et les connaissances. A Barinas, sur l’initiative du général du bataillon, un projet piscicole qui intègre les communautés locales a été mis en oeuvre. L’élevage de poissons cachamas par les soldats est destiné à la consommation propre du bataillon, mais aussi à la vente au public, à des prix bien inférieurs à ceux que propose la distribution privée.

Le bataillon facilite également l’accès de la communauté à des bassins d’élevage, fournit aux producteurs locaux des alevins, et assure leur formation technique. Ces centres de reproduction accueillent aussi des stagiaires : trois étudiants aprennent les techniques de la manipulation et de la fertilisation des poissons reproducteurs. Ils témoignent des connaissances techniques concrètes que leur a apportées une telle expérience et de la camaraderie ressentie au milieu des soldats.

Source : La Revolución Vive

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