« Je suis venu les aider pour une semaine et me voilà ici depuis plusieurs mois. »

Dans la Commune de Heres s´active le Conseil Communal de la Piedrita III. Deux membres de cette organisation (de la banque communale, plus exactement) vont effectuer le suivi des projets socioproductifs (la coopérative de confiserie, la menuiserie et la fabrique de matériel de construction) ; Madame “Maracucha” arrive chez Madame Nurbis. Toutes deux parcourent la menuiserie La Fe.

Dans la menuiserie les attendait le Coordinateur Municipal du Fonds de Développement Financier. Mr Parodi pour la vérification administrative du fonctionnement de la menuiserie ; Il nous explique : “Tout processus productif doit être approuvé par l´assemblée citoyenne, c’est-à-dire que les prêts doivent surgir de besoins réels et des potentialités des communautés. Les décision finales sont prises par les citoyen(ne)s lors des réunions des conseils communaux. Les ressources sont transmises à la banque communale. La communauté doit agir comme actrice principale de la prise de décision en fortifiant le pouvoir populaire. Nous vivons une lutte des classes, il s´agit de transformer ce système qui nous domine encore ».

Madame Nurbis explique que les projets de la communauté (parmi lesquels la menuiserie) ont été réalisés à travers un diagnostic participatif. En fonction des potentialités de la zone on a pris la décision ; « il existait ici beaucoup de chômage et les jeunes ne jouissaient pas d’espaces récréatifs ». L´objectif du projet est que la communauté apprenne un nouvau métier. Enfants comme adultes peuvent y particper comme apprentis et y trouver de quoi faire. Tout ceci n´est qu´un début. Les installations ont besoin d´ajustements Le pret a permis d´acheter le local, les machines, la matière première. Le terrain a été offert par Mme Sophia.

Celle-ci nous explique que la communauté est le principal consommateur, mais qu´on espère étendre la distribution, car les produits sont vendus à des prix modique, et des facilités de paiement sont offertes aux acheteurs. Peu à peu l’entreprise grandit, les gains doivent être consacrés au remboursement du pret et au paiement des salaires des travailleurs.

Pendant la conversation avec Mr Parodi, arrive un voisin qui veut acheter un salon. José Ignacio, le dessinateur, ébauche un modèle selon les goûts du client. Puis il commence à réaliser l´objet : “l´avantage de cette entreprise est que la communauté, les partenaires et les travailleurs sont accueillis comme instructeurs ou comme apprentis. Je suis venu les aider pour une semaine et me voilà ici depuis plusieurs mois. Les associés élaborent déjà les meubles, certes sans posséder l’habileté et l´aisance d’un charpentier mais en prenant leur temps et avec calme ils montent déjà des salons et d’autres articles ».

Source : La Revolución Vive

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