« Ne pas avoir à attendre qu’un gouverneur ou qu’un maire arrive pour résoudre quoi-que-ce-soit. »

Une réunion a été organisée dans le Collège Cecilia Pimentel, dans la Paroisse de Sucre, à Caracas. A trois heures de l’après-midi, des membres des Conseils Communaux et des Bataillons – désormmais Patrouilles – Socialistes commencent à arriver, se saluent, mettent en place des chaises pour la réunion. Tous attendent avec impatience ceux qui prendront la parole lors de l’assemblée : le délégué de la circonscription José Pérez Mendezet d’autres invités. On parle du Sommet extraordinaire de l’Unasur, qui a eu lieu la veille, des Mercals, ces épiceries d’Etat qui garantissent des produits de base aux prix régulés. Tandis que le délégué arrive, un autre groupe commence à mettre en place le matériel : rétro-projecteur, ordinateur portable, enceintes… José Pérez Mendez ouvre la réunion en présentant chaque chef de patrouille. L’un d’eux, Mario Márquez, prend la parole : « C’est mieux de travailler organisés et en équipe : nous venons tous apprendre quelque chose. Moi, j’apprends de vous, et vous pouvez apprendre de moi. »

José Pérez Mendez rappelle l’accord auquel on était arrivé : donner aux Patrouilles les noms d’héros ou d’évènements significatifs de l’histoire vénézuelienne, comme La lettre de Jamaïque, Le serment du Monte Sacro, José Leonardo Chirinos… Sur une carte d’Altavista, il nous montre les zones en jaune, qui représentent le territoire couvert par les patrouilles. Il précise qu’il s’agit d’un travail qui doit être concrétisé et qui ne peut rester sur le papier : l’avant-garde, c’est eux. On entend le chant de mariachis :« On nous reçoit même avec de la musique ! » José nous explique que chaque patrouille compte entre 20 et 30 personnes, qui doivent être engagées dans le processus révolutionnaire. « Pas le temps de se disputer : ce qu’il faut rechercher, c’est l’unité. »L’ordre du jour de l’assemblée portera sur la conjoncture nationale et internationale, la réunion de l’Unasur, le cas du Honduras et la Loi sur l’Education.Un invité, le député Juan Carlos Alemán, intervient : « Les Patrouilles doivent être un fait intégrateur. Tous doivent être traité avec la même égalité de condition. »

« Dans la patrouille à laquelle j’appartiens, nous avons un mécanisme de rotation : la coordination change chaque semaine et par ordre alphabétique. (…) Les gens s’organisent pour s’auto-gouverner, pour ne pas avoir à attendre qu’un gouverneur ou qu’un maire arrive pour résoudre quoi-que-ce-soit. » Selon le député, il est prévu de disqualifier l’Assemblée Nationale à cause des élections de l’an prochain, et d’appliquer ici aussi, au Venezuela, « l’effet Honduras ».

Par ailleurs, l’opposition est en train de distribuer dans la population une version modifiée de la Loi sur l’Education pour semer la confusion. Saúl, un des participants, se lève pour prendre la parole : « en réaction aux fauteurs de trouble de l’opposition et à leurs projets pour la rentrée des classes, nous proposons d’organiser un « Jour de fête de bienvenue à l’école » ». L’occasion d’organiser une grande fête pour tous les enfants, avec boissons, friandises et gâteaux pour faciliter le partage.

 

Source : La Revolución Vive

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