« Les barques et les crédits sont octroyés en général à des employés publics qui n’en ont pas vraiment besoin, au lieu d´etre remis aux coopératives organisées. »

Le Front des pêcheurs (FREPASO) de la communauté de El Morro située dans la Commune Arismendi (état Sucre) lance un appel au gouvernement national et aux institutions compétentes pour qu´ils réalisent un meilleur suivi des coopératives de pêche qui ne font pas le travail prévu et préfèrent vendre leur production à l’intermédiaire et non directement à la population.

Les intermédiaires sont ceux qui profitent de cet échange et empochent le bénéfice, Cela retarde le processus de transformation puisque ce projet a été pensé pour le développement de l’économie populaire mais n´a pas pu etre concrétisé dans de nombreuses zones du pays par manque de foramtion ou d’orientation. Dans cette zone en particulier il s´est révélé très difficile de le mener à bien car les dirigeants régionaux et les institutions ne se sont pas formés, ne connaissent rien à la pêche et ne savent pas comment la gérer. Les barques et les crédits sont octroyés en général à des employés publics qui n’en ont pas vraiment besoin, au lieu d´etre remis aux coopératives organisées.

Pour Luis Lugo, membre du Front des pêcheurs (FREPASO) : “nous contribuons à l’économie populaire. En vendant dans les foires ou dans les marchés populaires avec PDVAL (organisme d´État qui commercialise les denrées de premiére nécessité à des prix solidaires) directement du producteur au consommateur nous voulons que le reste des coopératives se consacre à cet effort pour atteindre notre objectif ».

Les intermédiaires, pour qui ne le saurait pas, sont ces personnes qui jouent le rôle de déstabiliser l’économie en créant des mafias qui spéculent et monopolisent la vente, qui profitent des besoins des paysans en attentant contre la souveraineté alimentaire. Ils achètent le produit à bas prix et le vendent dans les grandes villes à très haut prix sans satisfaire les besoins de la population. C’est un problème qui se présente dans beaucoup de zones agricoles du pays étant donné le manque de formation et de conscientisation ou peut-etre à cause du mauvais suivi donné aux projets que veut améliorer le président Chavez.

L’idée de donner des crédits aux producteurs est de les aider à s´organiser en coopératives et de produire pour l’économie populaire. En recherchant le bénéfice collectif, sans considérer le produit comme une marchandise mais comme un besoin social, l´idée est de contribuer au bien-être et à la satisfaction des besoins de la population. Ainsi s´organisent les économies durables. L’idée est que les producteurs en soient plus dans l´obligation de passer par l’intermédiaire mais aillent directement au consommateur. C´est pourquoi il est nécessaire d´organiser des foires et des marchés populaires, pour qu´ils distribuent eux-memes leurs produits. Il est nécessaire d´organiser une révision interne et de faire en sorte que les conseils communaux, communes et organisations sociales exercent le controle social des finances à l’intérieur et en dehors des institutions, comme base du pouvoir populaire. De cette manière on pourra remplacer le modèle mercantile qui a empêché le développement de nos peuples.

Source : La Revolución Vive

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