« les participants de la carrière administrative s´irritent au mot de “service communautaire”

Dans un espace ouvert et contigu au terrain de baseball de la communauté de Corea secteur 2, au coeur de la municipalité de Bolivar, dans l´état d´Anzoátegui.) se réunissent des formateurs de l’Université Nationale Expérimentale Simón Rodriguez (Extension de Barcelone), des porte-parole de conseils communaux, des travailleurs socio culturels. Ils discutent de la nouvelle Loi Organique d’Éducation (L.O.E).

Cette loi s’est transformée en événement national du fait qu´elle elle défend l’intégration de l’école et de la communauté comme “base vitale pour commencer à construire l’homme nouveau et la femme nouvelle ; mais aussi, particulièrement, pour construire une nouvelle sensibilité chez les enseignants” comme dit Angel Pérez, étudiant du 3éme degré en éducation initiale « la sensibilité sociale est un élément que toute personne doit posséder, l’éducation doit être présente dans tous les aspects de la vie ».

Cette réunion sert aussi à connaître le rôle nouveau que doit assumer l’université. Il ne s´agit pas seulement d´accueillir des centaines de milliers d’étudiants pour les former et pour les recracher comme un chiffre ; mais de participer activement au travail communautaire, bien au-delà de la simple obtention d’une note académique ; c´est l’outil approprié pour explorer la réalité de la communauté dans laquelle s´effectue le travail, comme le dit Lina Laid (formatrice de l’Université Expérimentale Simón Rodriguez) : « les participants de la carrière administrative s´irritent au mot de “service communautaire”. Ils expriment une résistance due à l’essence du système capitaliste où l´ individualisme détruit la communication avec les autres. Avec beaucoup d’humilité et d´amour on a érodé cette résistance ».

Un des piliers de la nouvelle éducation est l’évaluation des savoirs populaires, souvent relégués à l´écart de la connaissance. on ne connaît vraiment ni le travail ni la trajectoire de ces artistes populaires qui vivent dans nos communautés ; l’université doit aussi favoriser la participation de ces artistes comme l´explique Orlando Bermudez « il faut entreprendre la recherche des créateurs populaires, musiciens, gens de théatre, marionnettistes. Nous, étudiants, devons établir le contact avec ces personnes, les inviter à l’université pour qu´ils nous transmettent leurs connaissances et leurs savoirs ».

De cette manière on insufflera la vie à la nouvelle éducation pour qu´elle ne reste pas confinée entre quatre murs mais s´intègre à la communauté comme élément de la connaissance populaire ; enfin l’école et l’université ne tourneront plus le dos au peuple.

Source : La Revolución Vive

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