« Si un des murs vient à s’effondrer, une des rues principales du village serait bouchée »

Dans l’état de Mérida, plus précisément dans la Communauté de Paramito un groupe de personnes nettoie les terres de culture de plantes de calanche, pas loin de là siège un Conseil Communal du même nom où l’on discute de la restructuration du Conseil Communal. Les habitants ont organisé une réunion afin de discuter sur la réforme de la Loi des Conseils Communaux, sur ses apports, les premiers pas du processus d’élection du nouveaux membres du Conseil Communal et la constitution même de la Commune.

Ce Conseil communal a déjà exécuté plusieurs projets : la première étape e l’électrification et la restauration de la route, restent toutefois des projets à effectuer dans la deuxième étape d’électrification, un salle d’usage multiple pour les réunions et pour l’enseignement, et la construction d’une exploitation agricole.

La femme continue à nettoyer les calanches et nous raconte que sa famille cherche la manière d’obtenir un prêt de construction au moyen du Conseil Communal et elle attend toujours, pourtant elle réunit toutes les conditions.

Sa voisine rappelle que ce crédit a été approuvé en Assemblée de Citoyens, et que si un des murs venait à s’effondrer, une des rues principales du village serait bouchée, toutefois les subsides ne sont pas encore arrivés et l’attente se poursuit.

Le défrichement de la plantation de calanche avance. On profite d’une journée assez fraîche, mais le fruit du travail n’est pas assez rétribué, parce que comme dans tous les secteurs agricoles du Venezuela cette communauté subit la loi des intermédiaires. Ceux-ci vendent les plantes au tarif de gros aux premiers vendeurs, entre six à sept bolivars l´unité et ensuite à l’intermédiaire sur le marché, qui les vend à trente bolivars.

Le producteur ne voit pas la rentabilité des produits qu’il vend, on produit du café dans le coin, des bananes, des calanches et d’autres choses encore. La Communauté cherche à pouvoir distribuer elle-même ses récoltes et les vendre directement au consommateur, mais la dynamique actuelle dans les zones rurales fait que l’intermédiaire paye le producteur au prix le plus faible et ensuite revend trois fois plus cher au consommateur, les deux bouts de la chaîne renforcent l´inégalité.

Il faut développer les projets socio-productifs en faveur du peuple, selon une enquête publiée dans le journal des producteurs de café, ceux-ci ne touchent en fait seulement 5% des profits sur le prix vendu au consommateur et c´est pareil pour les autres produits.

Dans la Communauté, on vit aussi la problématique des hangars de la coopérative qui se détériorent par manque d’usage. Les hangars ont été construits en 2005, suite à la création de la coopérative dans le cadre de la mission « Vuelvan Caras ». Le prêt fût demandé et approuvé par l’ancien FONDAFA (fonds de développement agricole, de la pêche, forestier et autres) restructuré en FONDAS (Fonds de Développement Agricole Socialiste).

En raison de cette restructuration, le prêt a été suspendu et de nouvelles contraintes ont été ajoutées. Pour pouvoir débloquer la totalité du prêt, on attend l’inspection du Ministère de l’environnement depuis une année. Les terrains ont été octroyés par l’INTI (Institut National des Terres), les hangars sont là et la volonté ne manque pas, mais ils n’ont pas les animaux car l’argent attend encore d’être débloqué. La lutte de cette Communauté continue et ne s’avoue pas encore vaincue car la transformation et l’organisation commence de l’intérieur des organisations.

Source : La Revolución Vive

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