Jesus Suárez « L´heure de transformer la communication a sonné ».

Parler de démocratisation des communications dans notre pays est un thème qui, pour le moins, gêne la majorité des propriétaires des médias commerciaux au Vénézuela. Le Gouvernement révolutionnaire a initié un processus légal pour commencer à faire face au monopole des médias commerciaux, afin de diversifier réellement les contenus et les visions des médias de communication de notre pays et ainsi donner une plus grande participation dans ce processus au véritable propriétaire de ce droit, à savoir le peuple.

Comme l´explique Jésus Suárez, il existe dans notre pays un véritable latifundio médiatique malgré le nombre important de médias alternatifs dont la portée reste minime en comparaison des médias commerciaux.

« C´est la réalité, il existe actuellement encore un latifundio. Beaucoup disent ici que le premier latifundiste est l’Etat de par la fondation d’un grand nombre de médias alternatifs et communautaires, mais il n’en est pas ainsi. Cette création répond aux besoins d’un peuple qui demandait à être entendu et qui n’avait pas de voix dans les télévisions commerciales. Il est indispensable que la communication populaire se renforce et devienne réalité. Nous avons besoin d’espace radioélectrique, c’est à dire que ceux qui en ont beaucoup en cèdent un peu afin que nous puissions réellement démocratiser la communication », explique Suárez.

« Dans notre pays il y a un respect total envers la propriété privée. Cependant le Vénézuela est en train de traverser un processus de changement dans lequel les concessions faites par les uns et les autres doivent se situer à un niveau le plus juste ».

« Il ne s’agit pas d’un problème purement économique comme on voudrait le faire croire, « il s´agit d´une lutte et d´une guerre médiatique que livrent les médias commerciaux en fonction de leurs intérêts, selon lesquels tout se marchande, la communication y comprise. D’un autre côté, nous sommes en train de démocratiser cette communication parce que c’est un droit humain, qui appartient à tous et par conséquent nous ne pouvons ni le céder ni y renoncer ».

Nous avons besoin d’espace radioélectrique

Le directeur général de Catia TVe explique qu’à la différence de ce qui se passe dans les médias commerciaux, les médias alternatifs et communautaires transmettent une programmation réalisée à 70% par la communauté. Le travail fondamental de ce type de médias est de donner des formations à la population pour qu’elle apprenne à faire de la télévision, de la radio, des graffitis, etc.. afin d’obtenir les outils primordiaux pour mener une politique informative indépendante.

Suárez souligne qu’il faut réaliser des actions radicales pour transformer la communication puisque « depuis les médias communautaires, avec un puissance de transmission très réduite, nous ne pouvons lutter contre un monstre hégémonique comme les médias commerciaux. Nous avons besoin d’être à égalité avec ces médias pour que le peuple ait un outil de même puissance et puisse faire valoir sa voix ».

« Il s’agit bien d’un changement réel de la communication dans lequel la communauté sera celle qui réalisera la communication. Dans le même temps, il ne suffit pas seulement d’ouvrir un nouvel espace dans le spectre radioélectrique pour gagner la guerre médiatique. Ce qui est nécessaire c’est la formation et l’organisation ».

La liberté d’expression à fleur de peau.

En tant que membre de la télévision communautaire Catia TVe, Jesus Suarez rappelle qu´au Venezuela « les journalistes disent ce qu’ils veulent dans les médias de communication et croient qu’en s’excusant, lorsqu’ils se trompent, ils sont pardonnés pour leurs « erreurs ». Si une enquête était ouverte ils parleraient aussitôt de « persécution politique ». Il y a une forte inégalité parce que les médias privés peuvent agresser qui ils veulent tout en jouissat d´une totale impunité. Cela ne saurait se perpétuer et comme dans toute démocratie chacun porte la responsabilité de ce qu’il dit. »

Suarez explique que le fondement principal qui mène à bien la démocratisation des médias de communication est « que la majorité du peuple puisse accéder à cet outil, comme protagoniste de l´information, capable de raconter sa propre histoire ».

Pour conclure, il lance un appel à ceux qui parlent d´atteinte à la liberté d’expression au Venezuela : « Dites-cela aux propriétaires des oligopoles de communication (au Venezuela 80 % du spectre radioelectrique, c-a-d de l´ensemble des ondes radio et Tv est aux mains du secteur privé, en majorité d´opposition). Le processus révolutionnaire a légalisé, contrairement à ce qui se passe ailleurs, les médias alternatifs et communautaires ».

Source : Prensa MinCI

Traduction : Audrey Chaumey pour www.larevolucionvive.org.ve

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