Le latifundio « El frío » récupéré par la réforme agraire met en lumière la relation entre socialisme et agroécologie

El Hato El Frío est une importante réserve pour la faune animale de la région d’Apure

“La récupération d’El Hado El Frio, dans l’Etat d’Apure, met en évidence la relation entre socialisme, démocrate participative et agroécologie, selon Alexander Alayo, directeur du pouvoir populaire dans l’entreprise socialiste de bBétail Agroécologique Marisela.

Selon lui le socialisme existe quand il y a redistribution, en lien étroit avec la production. Ce qui a à voir avec la participation des travailleurs ruraux et l’élevage du bétail dans des conditions totalement opposées à celles du capitalisme.

Alayo soutient que le capitalisme pollue la terre, les sources d’eau, qu´il détruit les forêts et en plus prétend continuer à exploiter et aliéner les travailleurs. “Notre modèle de production n’a rien à voir avec le schéma de révolution verte de l’agro-économie capitaliste. Notre modèle doit être suspendu au respect de la terre, de la faune, de la flore et des êtres humains.

C’est pour cette raison que depuis la récupération des terres le 4 avil 2009, ils étaient convaincus de transformer « eL Hato El Frio » en une entreprise socialiste qui prévoit d’augmenter la production de lait et de viande, tout en continuant de protéger la biodiversité.

Coordonnées

Cet ex-latifundio se situe dans le secteur EL Frío, des hameaux Mantecal et Macuritas des municipalités Muñoz et Achaguas dans l’Etat d’Apure. Pour Alayo, la récupération de ces terres symbolise la guerre déclarée avec fermeté au latifundisme, lancée en 2005 quand une séries de terres abandonnées furent regroupées en gigantesques propriétés.

“Nous parlons de la propriété El Frio qui dispose de quasiment 63 milles hectares ; ou d’autres comme celle de El Cedral qui fait 43 milles hectares, Jovito 180 milles hectares dans l’Etat Bolivar, Hato Romero dans l’Etat Barinas, Hato Piñero Parai !ma à Cojedes, toutes étaient des terres laissées volontairement en friche par leurs propriétaires, elles servaient plutôt à de l’élevage extensif et parfois comme écran de fumée pour le narcotrafiquants”

Il rappelle que le gouvernement national, dans le cadre de sa politique de construction de la souveraineté alimentaire, a racheté ces terres et les a mis à culture sous la forme d´entreprises socialistes.

Sous cette forme nouvelle qui se développe depuis la fin de l’année dernière, le gouvernement assume directement le travail, la construction et le développement des terres, s´orientant vers la production des produits nécessaires pour la souveraineté alimentaire du pays. Alayo explique que depuis le mois de mai, une expérience est menée dans la propriété : 24 hectares de riz onts été semés sous quatre formes : chimique, organique, chimico-organique et plantation-témoin.

Selon le porte-parole de l’entreprise agro-écologique Marisela, cette expérience de recherche va permettre de savoir comment se comportent les plantations avec les engrais et les fertilisants.

Il ne faut pas oublier que c’est une entreprise agroécologique, par conséquent l’axe de développement de toutes les activités productives doit prendre en compte les considérations relatives à l’impact environnemental.

Pour Alayo, l’important est d’éviter la pollution des rivières, des canaux et des terres et d´utilisr des produits écologiques. “Cette expérience nous permet de démontrer qu’il est possible de cultiver de manière organique et de créer un nouveau mode de développement dans les campagnes.

Attentes

Au cours du 4e semestre 2009, on estime à environ 1000 Ha la surface semée de riz et à 3000 hectares, celle de polycultures : mais, haricot, manioc, potiron, banane, lesquels se cultivent conjointement dans des espaces communs pour garantir un haut rendement de la terre.

On évalue aussi à 500 Ha la surface des pâturages sous le label PRV (Pâturage Rotatif Vasan, système importé de France au Brésil et à Cuba après la Içere Guerre Mondiale) qui consiste à disséminer le pâturage dans un espace divisé en carrés de 2 Ha, lesquels se divisent à leur tour en carrés de terre et ainsi de suite.

“Ainsi, les animaux mangent l’herbe de manière échelonnée, et au retour à la « case de départ », l´herbe a déjà repoussé, ce qui garantit un haut pourcentage de fibres nécessaires au bétail pour produire le lait. Selon lui, ce système a permis d’augmenter le pourcentage de production de lait de 7 à 8% seulement avec le PRV. “Nous pouvons compter sur l’appui du Brésil et de leur technique pour obtenir encore une meilleure production de lait l’an prochain pour produire le fromage pour la consommation.

Objectif : l´autoconsommation

Par ailleurs Alayo informe qu’ils souhaitent produire des aliments en collborant avec les communautés, avec les 30 conseils communaux qui se sont formés dans l’espace d’El Hato EL Frio. “Avec eux nous avons semé 1000 Ha de potagers de polyculture pour l’autoconsommation. Ensuite, nous avons commencé l’aménagement du sol et les plantations.”

De la même manière, dans 20 des 23 fondations (zone de contrôle des territoires du bétail) on développe les semis potagers car dans chaque fondation vivent une ou deux familles. Ce qui permet de garantir l’autosuffisance, alors que l’excédent ira à la consommation des autres travailleurs ruraux. Cependant, il existe également un potager collectif pour tous les travailleurs.

Selon les chiffres révélés par Alayo, El Hato Frio génère 225 emplois. D’un point de vue social, la première action entreprise fut de garantir les droits des travailleurs avec la Loi organique du Travail.

En second lieu, le salaire minimum règlementé fut augmenté et les bénéfices se firent sentir directement sur l’alimentation. “A partir du 4 avril 2009, les travailleurs ont revendiqué le droit à un salaire juste car beaucoup étaient dans une situation de servitude et gagnaient seulement 50 Bolivares (20 euros) par mois” rappelle-t-il.

Pour Alayo l’effort d´améliorer les conditions de vie a été fait. Dans ce sens, les travailleurs ont intégrés la direction et planification du travail de l’entreprise Marisela. “Il existe une instance appelée Conseil de Planification dans laquelle sont présents les 5 dirigeants, les coordinateurs de l’élevage, du pouvoir populaire, des équipes de défense populaire (« milicias »), de l’agriculture, de l´entretien, de la cuisine et de l’administration.. Tous font partie du conseil où se décide les travaux à entreprendre.

S’est également mis en place un Conseil des Travailleurs. A ce sujet, il signale que par le biais des écoles de formation, en deux mois seulement les travailleurs se sont formés politiquement. Commenceront sous peu les discussion sur les lois du travail, de la terre, du pouvoir populaire, et celles qui seront promulguées, l´idée est que les travailleurs reçoivent l’information sur leurs droits et les avancées sociales.

Pour Alayo, la « milice » (équipe de défense populaire) est un autre point central en développement>. Nous avons une milice composée de 63 communautés d’ethnies indigènes dans lesquelles s’impliquent également les travailleurs. La milice se compose des employés, des conseils communaux et des populations indigènes Alayo conclut : “Nous espérons atteindre à la fin de l’année 300 miliciens qui défendront le processus révolutionnaire et la souveraineté alimentaire”

T/Angélica Antía Azuaje, F/ Archivo CO Caracas

Traduction : Grégoire Souchay, pour La révolution vit !

Source : Courrier de l’Orénoque / Radio Nationale du Venezuelahttp://www.rnv.gov.ve/noticias/audi…

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