Résistance de la communauté indigène Piapoco à San José

Pour répondre aux besoins et au manque total d’attention dont souffrent ces communautés ancestrales, celles-ci se sont réunies en diverses occasions pur exprimer leur désaccord avec les organismes institutionnels. Ce qui pose la question des liens entre communautés et services de l’Etat car, malgré les efforts de l’exécutif national pour rendre leurs conditions de vie plus digne, beaucoup d’organismes intermédiaires de l´État ne se sont pas chargés de résoudre les requêtes établies et n’ont pas cherché de solutions aux nombreux problèmes qui touchent ces communautés.

Des problèmes spécifiques, il y en a beaucoup. Devoir par exemple marcher des centaines de kilomètres pour vendre leur production au marché, vu l´absence de transport régulier dans la zone, sans compter que les voies d’accès sont dans un état catastrophique. Ce qui entraîne la disparition progressive de leur artisanat, comme les chapeaux, paniers, les bourses, vendus á trop bas prix pour survivre. Ils continuent à le pratiquer pour préserver leur culture mais ce moyen de survie n’est plus suffisant.

Autre problème : l’éducation et la santé. Même s’il les missions existent, les conditions ne sont pas réunies pour recevoir des cours, raison pour laquelle la communauté est en train de mener un projet communautaire pour construire une école. Quand à la santé, les conditions restent souvent mauvaises et de nombreux obstacles les empêchent d’avoir accès aux soins médicaux.

La problématique de la propriètè des terres est un facteur déterminant pour la production car sans elle, pas d’accès aux crédits gouvernementaux pour la diversification de la production, et les terres restent vouées à la monoculture. Pour maintenir leurs traditions, les indigénes continuent à semer sur leurs petites parcelles (« conucos ») et pratiquent la culture de la yucca, comme plat principal pour leurs repas et ses dérivés comme le casabe, le tapioca e le naiboa, produits de haute qualité nutritionnelle qu’ils vendent aussi.

Face à tous ces problèmes, cette communauté indigène a décidé d’élever son niveau d’organisation avec les conseils communaux et les missions qui leur donnent un appui dans les réunions et les assemblées pour que des propositions surgissent, que leurs projets s’intègrent et que ceux-ci soient accomplis.

Source : La Revolución Vive

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