"S’il y avait une inspection de là-bas, de Miraflores (palais présidentiel) ils auraient la surprise de découvrir qu’on leur avait menti."

vendredi 9 octobre 2009

Premiers rayons de l´aube. Au loin le chant d’un paysan qui comme chaque jour se rend à l’étable pour son travail quotidien, garder les vaches. Ce travail, ce sont les membres de la Coopérative de los Álamos, de la municipalité Ezequiel Zamora, dans l´état de Barinas, qui le réalisent, ce sont eux qui ont porté ce projet dans le but de renforcer eux-mêmes et de manière traditionnelle la production nationale de lait.

Cependant, d’une manière ou d’une autre, ils n’ont pu atteindre cet objectif puisque d’autres producteurs, vu leur pouvoir économique, ont imposé leur production aux petits coopérativistes comme le mentionne Rafael Dávila membre de la coopérative La Laguna Vieja 407 : “ ces gens là ne sont là que pour se remplir les poches, pas pour aider les gens à trouver des solutions à leurs problèmes. C´est un grand problème que rencontre le secteur laitier qui a été expliqué au président quand il est venu inaugurer la laiterie. Ils achètent à Luis Serrada le lait “pour des citernes de quasi 18 000 litres alors que même en grossissant les chiffres, pour ne pas décevoir le président, nous n’arrivons qu’à 5000 litres. Mais du coup, ils ont diminué nos crédits. S’il y avait une inspection de là-bas, de Miraflores (palais présidentiel) ils auraient la surprise de découvrir qu’on leur avait menti.”

Ceci représente un facteur négatif par rapport au projet présidentiel. D’un côté il y a des travailleurs souhaitant travailler et produire un lait traditionnel, et d’un autre, ceux qui ne sont là que pour s’enrichir comme le dit Tulío Peña de la Cooperativa El Cerrito : “C’est le problème avec tout ce que ce que dit le président, la coopérative doit arriver au même résultat, et du coup, quand le président vient, tout est fait pour qu’il ne voie pas la réalité, comme quand on remet de l’asphalte sur les routes.”

Ces coopérativistes ont également entrepris un autre travail comme semer du maïs ce qui les amène chaque année à utiliser 10 hectares mais ils espèrent que ce sera le double l’an prochain. Ainsi, ils luttent pour ces terres et pour pouvoir légalement ressemer sans avoir à acheter les graines au village.

Cependant, ces semailles sont menacées comme les maisons car quand il pleut, les eaux sont trop fortes pour que les plantations résistent. Tulío Peña : “nous devons creuser des égouts car quand il pleut les rues sont pleines de boue et cela emporte nos semailles ainsi que nos maisons, “nos devons travailler du pour évacuer les eaux.”

Source : LRV

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