La lutte pour la terre du conseil Communal Los Leones de Fajardo

vendredi 30 octobre 2009

Un champ semé de maîs représente pour le paysan le fruit de ses efforts, son gagne-pain. Cependant, il reste difficile pour un groupe de paysans de légaliser leurs terres. La loi garantit en principe que la terre qu’il cultivent leur appartient mais comme l’explique l’un d’entre eux : “il est très difficile pour nous d’obtenir le titre de propriété qui est seulement donné au propriétaire. A l’INTI (Institut National des Terres) il y a toujours un obstacle, il manque un papier à chaque fois qu’on en apporte un autre, on nous a même refusé la carte agraire sur cette zone ».

Les récoltes de ces paysans sont réparties dans la communauté pour que les femmes, regroupées dans le Conseil Communal Los Leones de Farjado se chargent de préparer les repas pour les enfants de la communauté de la municipalité José Felix Ribas, État Guárico.

Ce conseil communal surgit principalement de la lutte pour la terre, lutte qui continue mais vise désormais la construction d’un local pour un Mercal ou PDVAL (supermarchés à bas prix) lequel est d’une urgence criante pour les membres de la communauté, qui doivent se rendre au village, loin, s’ils veulent avoir accès à un marché.

Un autre problème qui leur complique la tâche est que les accès au village le plus proche sont des chemins de terre totalement impraticables lorsqu’il pleut. Comme nous le dit l’une des membres de cette communauté : “nous avons besoin de ce Mercal ou de ce PDVAL, c’est nécessaire pour nous et nos voisins, pour les personnes pauvres de la communauté. Comment un vieillard peut-il se rendre à Guasimita (village le plus proche) avec un sac de nourriture, comme fait-il si c’est si loin et si difficile d’accès ? Comme l’a dit le président Chávez, dans chaque communauté il doit y avoir un Mercal”

Ce sont elles qui ont approuvé le projet et qui le financent. Un autre problème concerne un projet de construction de logement décent : “nous sommes de nombreuses familles à vivre entassées dans de petites maisons parce qu’il n’y a pas de bons logements. Ce n’est pas possible d’avoir des personnes vivant dans ces conditions de pauvreté extrême. Ces femmes ne demandent qu’une chose : que ces projets se concrétisent puisque c’est pour ça qu’elles ont créé ensemble un conseil communal

Laynel Fumero

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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