Les petits producteurs travaillent avec la corporation vénézuélienne laitière pour relancer la souveraineté alimentaire

dimanche 1er novembre 2009

Dans le cadre de la production laitière, la première étape est l’extraction, on trait les vaches, arrivent les “camionneurs” (de la communauté, parfois producteurs eux-mëmes, élus lors d’une réunion avec les conseils communaux de la région, assurant ainsi un emploi supplémentaire au sein de la communauté). Ce camionneur est payé par l’entreprise. Il enlève la production de ferme en ferme, de parc en parc et le transporte jusqu´à l´entreprise où le lait sera transformé et refroidi avant d´être acheminé vers l’usine qui en tirera le produit final.

Pour garantir le processus de formation au sein de l’unité, des ateliers et des conférences sont offerts aux producteurs. Ils s´agit davantage d´assurer la qualité optimale du produit que le volume qu’il peut générer. L´accent est mis sur l’hygiène et la qualité du lait, sur la gestion du troupeau, de sa santé, celle de chaque vache, la reproduction du taureau, etc. On a également donné des formations sur la mise en réseau des producteurs, la formation des associations libres citoyennes, sur le conseil paysan, les conseils communaux. La gestion des infrastructures, comment construire un parc, l´orientation idéale d’un entrepôt, etc. Tout cela pour appuyer le producteur dans le développement de ses activités et dans l´usage de nouveaux outils.

« … Nous a également visités le Centre technique de production socialiste « Florentino  » qui a observé nos vaches pour l´insémination, le SASA a vacciné les bêtes, nous a offert l’assistance technique que nous n´avions jamais reçue » nous explique Luisa Natera, productrice.

“Les producteurs sont actuellement 230. Ils bénéficient des politiques de financement (politiques de crédit, de soutien á l´entreprise) ainsi que de l´appui de la Caisse Nationale de l’élevage laitier (FONAPROLE)” explique Daniel López (Directeur Général de l´entreprise socialiste Francisco Carvajal).

En 2007, lorsque les opérations ont commencé seuls 6 producteurs se sont lancés dans la concrétisation de ce projet, fruit d’un accord bilatéral entre la République d’Iran et la République bolivarienne du Venezuela. Aujourd’hui se sont matérialisées 6 usines à l’échelle nationale, dans divers États, en pleine production alimentaire : fromage blanc, lait pasteurisé, crème pasteurisée et autre produits laitiers de la Corporation Vénézuélienne Agricole.

 

Le plan pilote qui permettra de renforcer l’entreprise, explique Lopez, est la mise en œuvre du “verre de lait scolaire”. Le verre de lait sera offert à l’école à tous les enfants jusqu’à la sixième année, de maniére entièrement gratuite et en coordination avec les mairies des communes-pilotes bolivariennes où ils ont démarré. Dans 2 mois environ sera réalisée la distribution définitive du verre de lait scolaire. Les travailleurs sont fiers du travail quotidien et du travail volontaire, politiques idéales pour sensibiliser les producteurs agricoles individuels – marginalisés dans le passé, sans financements, ni crédits, ni assistance technique. Ils sont aujourd´hui prétes à se développer.

« … On nous donne des opportunités à tous, petits et gros producteurs, surtout les plus petits qui produisent 3, 5 ou 20 litres, nous avons reçu un crédit de FONAPROLE pour augmenter la production. ..  » dit Nestor Medina, producteur de la municipalité d’Aragua, Barcelona.

“Nous savons que le secteur productif du pays a été l’un des secteurs les plus durement attaqués par les gouvernements précédents, pratiquement laissé à l´abandon. Aujourd’hui, avec les politiques adoptées par le gouvernement bolivarien, on répond aux besoins, on voit la solution, c’est pourquoi nous devons soutenir de tels projets, non seulement pour le producteur, mais aussi pour le peuple, pour garantir notre souveraineté alimentaire et de pouvoir produire ce que nous mangeons, de sorte que dans un avenir pas trop lointain, tout ce qui est production agricole puisse équilibrer la rente pétrolière.

 

« … Je lance un appel à tous les producteurs qui n’ont pas encore adhéré à ces programmes de soutien de la production par le gouvernement, qu´ils s´informent, c´est la route. La route est dure, mais c’est la route …  » s’exclame Leonardo Figueroa (vétérinaire)

Traduction : Thierry Deronne, pourwww.larevolucionvive.org.ve

 

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s