CAISA, succès et contradictions d´une entreprise socialiste au Venezuela.

mercredi 4 novembre 2009

Le Complexe Altagracia Socialiste Agro-industriel (CAISA), a été créé par le Décret Nº 5.558, le 12 septembre 2007. Elle est située dans la Zone Industrielle El Charco, Altagracia d’Orituco, Commune de Monagas, État de Guárico.

CAISA est une usine de traitement de tomates pour l’élaboration de pâte de tomate concentrée et de sauce de tomate différentes présentations.

Cette entreprise a amélioré son rendement après avoir été récupérée par les travailleurs, qui ont déjà réussi à traiter deux grandes récoltes, en récupérant la confiance des producteurs. D’autre part, ils ont payé les passifs laissés par l’administration capitaliste antérieure, avec un soutien du Ministère du Travail de de 3.1 Millards, en travaillant et en couvrant l’approvisionnement du réseau Mercal au niveau national. Actuellement on travaille encore grâce aux recettes produites sur la base de ce capital accordé initialement.

CAISA, ce sont actuellement plus de 250 mille emplois directs et indirects, une entreprise de projection internationale et de technologie de pointe, qui contribue à la réalisation de la souveraineté alimentaire, et d’une vie digne pour tous les habitants du territoire national.

Rudy de Salles, travailleur de CAISA souligne qu´« avec ce gouvernement révolutionnaire nous nous sommes intégrés avec les Conseils communaux, et la classe ouvrière ». De Salles compare : « Quand les entreprises étaient-elles intégrées avec les travailleurs, avec le peuple ? ». Un autre travailleur Arelis Fernández commente : « C´est par ignorance qu’on subit les choses, maintenant nous avons formé des conseils de travailleurs, nous nous réunissons, étudions, débattons, nous connaissons le Plan Simón Bolívar, avant nous ne nous réunissions pas. En outre, nous avons obtenu de cette nouvelle administration qu’elle nous écoutent… Nous allons continuer à combattre pour obtenir encore plus »

En mème temps des contradictions surgissent dans la construction d´une économie socialiste encore très isolée au sein d´une économie essentiellement capitaliste. Le prix de l´emballage, verre ou carton, augmente, ce qui fait baisser le bénéfice de la vente de la tomate. L´État devrait donc subsidier davantage le produit, ou repenser et reconstruire l´ensemble de la chaîne productive, en installant des entreprises nationales de verre et de carton, qui échapperaient aux monopoles privés et à la “loi des intermédiaires”. Les revendications subsistent pour un meilleur salaire. Tandis que certains gérants se comportent comme de simples gérants capitalistes. des travailleurs se sentent encore “sacrifiés” par rapport à d´autres secteurs mieux payés. Certains pallient cette situation en revendant sous les cordes la tomate aux intermédiaires d´avant.

Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s