Depuis sept ans les habitants de Petare comptent sur une radio « pour les écouter de l´intérieur »

18 novembre 2009. La radio couvre principalement la zone nord et sud-est de cette paroisse de l´État de Miranda. Elle aide à maintenir les traditions communautaires, culturelles et sportives. La programmation est réalisée par 36 groupes et on transmet 24 heures sur 24.

C´est au sein d’une des municipalités les plus peuplées non seulement de Caracas mais d’Amérique Latine qu´est née il y a sept ans la Radio Sociale de Petare. Fille robuste du règlement de la Radio et de la Télévision Communautaire promulgué il y a sept ans grâce à la révolution. Bien que la fréquence de 91.5 FM ne couvre pas toute la zone mais principalement la ceinture nord et sud-est de Petare, elle a prmis aux habitants de s`identifier à un espace qui leur appartient, et à défendre leurs traditions.

« Si on étudie le spectre radioélectrique on trouve un grand nombre de stations commerciales qui n´apportent que très peu au développement de la vie communale. Nous savons que la mention par exemple, du quartier San Blas n´a lieu que lorsque se produit un acte de violence.

D´oú l’importance d´un média par lequel les gens peuvent diffuser leurs plaintes, leurs joies, leurs valeurs. Je crois que c´est une occasion pour les gens de s’approprier de médias qui au fond leur appartiennent » explique Fermín Sandoval, membre du comité directeur.

PAS DE MUSIQUE COMMERCIALE

Sandoval explique que la plupart du temps les musiciens des quartiers sont exclus des radios commerciales. C´est pourquoi il est extrêmement important de disposer d`espaces radiphoniques stations émettrices du secteur qui leur permettent de diffuser leur talent. En plus d´offrir un espace à la production locale, la Radio Sociale de Petare ne transmet pas de chansons du type reggaeton, ni de vallenato.

Sandoval est clair : « Nous ne diffusons pas de reggaeton parce que le message est dénigrant pour la femme, traitée comme un objet sexuel, avec l’image d’un type qui exhibe de lourdes chaînes d’or et qui conduit des voitures dernier cri. Ce ne sont pas les valeurs qu’il nous intéresse de diffuser ». En ce qui concerne le vallenato, le directeur explique qu’il ne s’agit pas de xénophobie bien au contraire, puisque dans la paroisse de Petare la communauté colombienne est la plus nombreuse et qu´à « chaque coin de rue » le vallenato résonne.

« Nous jouissons d’une large audience » dit Fermín Sandoval

La radio transmet un autre type de rythme colombien comme la cumbia, sans marteler de rythmes commerciaux. « Pour cela il y a d’autres médias ». Bien sûr on peut diffuser une chanson célèbre en son temps mais indépendamment de la mode commerciale des autres radios.

En tout cas, Sandoval n’a pas le dernier mot sur la programmation orientée par les auditeurs. Comme il l´explique, les décisions sont prises de manière démocratique à travers une discussion horizontale au sein du comité directeur formé de cinq personnes et parmi les 36 groupes du quartier qui se chargent de donner vie et couleur à la programmation de cette station émettrice.

« Dans la Radio Sociale de Petare on se préoccupe pour les problèmes des habitants et nous donnons toute leur importance aux traditions suprêmes comme la fête de l’Enfant Jésus de Petare au mois de décembre. Il y a aussi la veine sportive que nourrissent les tournois organisé sur les nombreux terrains dans tous les quartiers » explique Sandoval.

LOIS QUI PROTÈGENT

À ceux qui souhaitent monter une radio communautaire ou tout autre média, Sandoval recommande « de démystifier les technologies. Beaucoup pensent que faire de la radio ne concerne que des êtres superdoués ou qui possèdent beaucoup d’argent. Je peux dire que nous avons réussi à monter cette radio avec les ressources offertes par les amis, avec des micros prêtés, avec une mixette achetée collectivement, le grand avantage étant qu’au Vénézuéla des lois encouragent ces initiatives ».

Pour Sandoval, l´expérience comme directeur de radio est gratifiante, n´est pas compliquée, et requiert beaucoup de sensibilité. « C´est comme brandir une arme. Si tu ne l’utilises pas bien, elle peut te faire mal ».


- Quelle a été la réponse des auditeurs ?

- Nous jouissons d’une vaste audience. Nous n’avons pas de méthodes scientifiques pour le démontrer, mais lorsque nous marchons dans la rue, empruntons les autobus et visitons des quartiers, nous nous rendons bien compte de ce que la radio est très écoutée.”.

T/Mónica Mestre F/Héctor Rattia Caracas

SOURCE : RNV CORREO DEL ORINOCO http://www.rnv.gov.ve/noticias/index.php?act=ST&f=49&t=113500

traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

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