La Loi des langues Indigènes présentée et distribuée en Langue Warao

dimanche 22 novembre 2009

La Loi des langues Indigènes traduite dans la langue du peuple Warao vient d´être présentée au Collectif du Delta, dans le cadre de la session ordinaire du Groupe Parlementaire Vénézuélien (GPV) du Parlement Indigène d’Amérique (PIA) qui s’est tenu à Tucupita, dans l’Etat du Delta Amacuro.

« Waraotuma a ribu a nojiba a Karata » est le titre de la Loi des langues Indigènes en Warao. Loi, qui, depuis vendredi 13 dernier est aux mains des porte-paroles des Communautés Warao. Ces derniers ont participé à la session ordinaire du Groupe Parlementaire Vénézuélien, événement qui a servi de cadre à la présentation et à la distribution de 200 exemplaires de la Loi par le Député Président, José Poyo Cascante et la législatrice indigène Warao, Fatima Salazar, seconde vice-présidente, auteure de la traduction dans sa langue.

C’est Catalina Herrera, une femme parmi les plus âgées du peuple Warao, qui fut chargée de baptiser cette nouvelle initiative du GPV. Elle invoqua la force et la mémoire des ancêtres Indigènes, tout en arrosant avec l’eau du Caño Manano, bras du fleuve Orinoco, le livre « Waratuma a ribu a nojiba a Karata ».

Le Député José Poyo Cascante a souligné le travail réalisé par l’assistante législative, Maria José Selvan, chargée de coordonner l’équipe qui a mené à bien la traduction de la Loi des langues Indigènes, à laquelle participèrent aussi Isaura Aray, Indigène Karina, responsable du dessin et du diagramme, l’anthropologue Pedro Alvarez, directeur de la Promotion et de la Participation du Peuple Indigène et Kukubi Guevar, membre de la communauté indigène Jivi, assistant du directeur.

Le Parlement a rappelé l’engagement de la Directive du Groupe Parlementaire Vénézuélien de promouvoir, de défendre et éduquer les peuples indigènes dans la connaissance de leurs droits fondamentaux, plus particulièrement dans les dix années de la Révolution Bolivarienne, menée par le Président Hugo Chavez Frias.

En conséquence, en 2008, a été lancée la « Collection de Législation Indigène, 516 années de Résistance », qui a déjà permis de reproduire et de distribuer la Loi organique des Peuples et Communautés Indigènes, la Loi des Langues Indigènes, la Loi du Patrimoine Culturel des Peuples et des Communautés Indigènes, la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples et des Communautés et la Convention 169 de l’OIT.

L´objectif est la traduction des lois pour la majorité des langues des 40 peuples indigènes du Vénézuéla.

Les danses Warao ont apporté la force et l’esprit d’unité, insufflant l’espoir aux participants et aux parlementaires José Poyo Cascante, Fátima Salazar, Nirma Guarulla, Argelio Pérez, Dalia Yánez, Maribel Caguana, Alis Carreño, Lizandro Márquez et Alexis Góme, qui ont assumé leur engagement de siéger non pas à Caracas dans l’Etat du Delta Amacuro, sur les terres ancestrales du Peuple Warao.

Traduction : Noémie Bédrède, pour www.larevolucionvive.org.ve

Source : Radio Nacional de Venezuela

Dans le cadre de la session ordinaire du Groupe parlementaire vénézuélien du Parlement indigène d’Amérique (PIA-GPV) qui a eu lieu à Tucupita (Etat Delta Amacuro), le vendredi 13 dernier, les portes–paroles du peuple Warao ont exigé des solutions aux problèmes auxquels ils sont confrontés.

Le groupe parlementaire vénézuélien ( GPV), présidé par le député indigène à l’Assemblée nationale José Poyo Cascante, a tenu cette troisième session ordinaire dans la localité de Tucupita, capitale de l’état Delta Amacuro, lieu de vie et terre ancestrale du peuple Warao. Durant cette session, le peule Warao a exposé, par l’intermédiaire de ses porte-paroles, ses problèmes fondamentaux aux parlementaires indigènes, à la gouverneur Lizeta Hernández et à la présidente du Conseil législatif régional, Isabel Soto.

La session fut présidée par le député José Poyo Cascante, président ; la legislatrice Fátima Salazar (Delta Amacuro), seconde Vicepresidente ; et la législatrice Nirma Guarulla (Amazonas), secrétaire. Ils furent accompagnés des membres suivants : les députés Argelio Pérez (Apure) et Dalia Herminia Yánez (CONIVE-Oriente) ; les législateurs Maribel Caguana (Anzoátegui), Lizandro Márquez (Zulia), Alis Carreño (Anzoátegui) et Alexis Gómez (Amazonas) ; et par les membres de l’équipe operationelle du PIA-GPV, dont l’anthropologue Pedro Álvarez, directeur de « Promotion et participation indigène », Armando Santoyo, assistant de Commissions et l’avocate Roosemary Alloca, assistante parlementaire.

Etaient à l’ordre du jour : en premier lieu l’analyse des projets soumis à la consultation publique et à l’examen de l’Assemblée nationale, comme la loi de juridiction relative aux indigènes et la loi des artisans indigènes, et, en second lieu, le droit de parole octroyé aux représentants et représentantes du peuple Warao pour qu’ils puissent faire part des difficultés qui compromettent leur qualité de vie.

Les porte-paroles du peuple Warao, dont, entre autres, Mayecita Palacios, Catalina Herrera, Marilin Cooper, Jesús Jiménez, Camilo Medina, Conrado Moraleda, Hilario Valderrama, Isidoro Rodríguez, Freddy Godin (fonctionnaire du Ministère du pouvoir populaire pour les peuples indigène), Alexis Valenzuela, ont exigé que l’attention qui se doit soit accordée aux problèmes des communautés du peuple Warao, qui, selon eux, a soutenu de manière solidaire et avec une conscience « indo-socialiste » le processus de changement mené par le président Chavez.

En ce qui concerne la demande faite par Alexis Valenzuela et un groupe de travailleurs indigènes, la gouverneur Lizeta Hernández a démontré son investissement dans le processus révolutionnaire en garantissant le paiement, avant le 31 décembre, des prestations sociales que la mairie de la municipalité Antonio Diaz doit à ces travailleurs.

Conrado Moraleda a exigé des parlementaires qu’ils exercent un contrôle social et qu’ils inspectent les travaux effectués par le Ministre du pouvoir populaire pour les Peuples indigènes et plus particulièrement la construction de 40 maisons dans la communauté de Moaina. Il semble que de nombreuses irrégularités ont été commises lors de la construction de ces maisons et la communauté désire que cela soit examiné, de même que la « maison flottante Janoko », qui selon Camilo Medina, ne fonctionne pas, ou en tout cas n’offre pas les services médicaux que le peuple Warao attend. Mayacita Palacio a souligné le manque de connaissance qu’ont les fonctionnaires de la Garde nationale et du Ministère du pouvoir populaire des lois qui garantissent les droits des peuples indigènes et plus particulièrement les références au développement de leur culture. Par exemple, pour le peuple Warao, l’utilisation du bois est essentielle pour la construction des maisons et la chasse et la pêche sont des activités qui garantissent leur alimentation quotidienne. Il est demandé aux parlementaires qu’ils réalisent les actions nécessaires pour que rien ne soit fait qui puisse atteindre leur droit à ces pratiques culturelles.

Résolutions approuvées

Après avoir écouté les exposés des porte-paroles du peuple Warao, le député-président José Poyo Cascante les a félicités pour leur discipline, leur investissement, leur conscience sociale et la clarté avec laquelle ils ont présenté les problèmes qui les touchent.

Il a également félicité la gouverneur Lizeta Hernández qui s’est proposée de répondre et de gérer les ressources nécessaires pour améliorer la qualité de vie du peuple Warao et du collectif du Delta en général.

Après les débats, le Groupe parlementaire vénézuélien du Parlement indigène d’Amérique a étudié et approuvé quatre résolutions qui résument le travail réalisé par les parlementaires dans le Delta Amacuro.

La première résolution approuvée se réfère au processus de démarcation et d’accès aux titres de propriété des habitations et terres indigènes ; soulignant l’appui à la déclaration de la municipalité Antonio Diaz comme municipalité indigène et par extension l’état Amazonas comme étant le premier état indigène du pays.

La seconde résolution traduit un appui à l’application de la juridiction spécifique aux indigènes, notamment en ce qui concerne le jugement de Sabino Romero, indigène Yukpa, actuellement emprisonné. L’accent est mis sur l’attention particulière qui doit être portée pour que ses droits soient garantis durant le processus.

Le refus indiscutable des bases militaires colombiennes est l’objet de la troisième résolution qui a été approuvée. On y insiste sur le fait que les indigènes, spécialement ceux des états Zulia, doivent se maintenir en alerte et sur un pied de guerre contre l’installation de ces bases militaires. De la même manière, est exprimé un appui au gouvernement du président Chavez et à la prise de position ferme « contre les politiques interventionnistes et impérialistes des Etats-Unis en Amérique Centrale et du Sud ».

Dans la quatrième résolution se manifeste la préoccupation des parlementaires pour la situation socio-économique du peuple Warao et le désir d’appuyer la gouverneur Lizeta Hernández dans ses actions en faveur de ce peuple. L’on demande aussi à la présidente du Conseil législatif Isabel Soto, de faire le suivi des réclamations des anciens travailleurs de la mairie de la municipalité de Antonio Diaz.

Dans cette résolution, l’on prie également instamment le Ministère du pouvoir populaire pour les peuples indigènes de réviser, rectifier et re-stimuler les politiques publiques concernant les peuples et communautés originaires.

Source : Radio Nacional de Venezuela

Traduction : Paulette MATKOVIC RAMIREZ, pour www.larevolucionvive.org.ve

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