Les luttes des travailleurs de la C.V.G. Bauxilom

jeudi 19 novembre 2009

Les travailleurs de C.V.G. Bauxilom se forment par équipes de travail pour relever le défi lancé par l’État de transférer les entreprises aux travailleurs, pour construire un nouveau modèle de production et un nouveau système de travail.

La formation est intégrale. Depuis les inspecteurs des Finances, surveillants, partie administrative, secteur ouvrier, l´idée est d´éliminer tout vol et de créer une administration saine, de rompre avec la gérance traditionnelle d’autres entreprises. Les cours de qualification en matière d´embauche visent à étendre les connaissances sur des thèmes comme les appels d’offres et comment mieux assumer le contrôle ouvrier et veiller à ce que les ressources de l’État soient utilisées de la meilleure manière.

La volonté du mouvement des travailleurs est d’unifier la masse ouvrière pour travailler aux bénéfices collectifs, pour le peuple comme pour les travailleurs. Cette expérience-pilote reste peu connue mais suscite beaucoup d’espoirs parmi les travailleurs.

Pour la première fois existe la possibilité de participer au contrôle ouvrier. Les budgets étaient maniés précédemment au niveau de départements oú les travailleurs ne pouvaient ni prendre part ni se former pour prendre des décisions. Actuellement les ateliers enseignent la prise de décisions dans le bénéfice du plus grand nombre, autrefois exclus.

La mission est de promouvoir la croissance soutenable de l’industrie nationale, en satisfaisant la demande bauxite et alumine, en promouvant le développement endogène, comme force de transformation sociale et économique. L’Opérateur de Bauxite se charge de l’exploitation des gisements du minéral dans la zone des Pijiguaos, correspondant à la commune Cedeño de l’État de Bolivar, avec une capacité de 6 millions de T. par an. L’Opérateur d’Alumine transforme le bauxite des Pijiguaos au moyen du Processus Bayer, en alumine métallurgique, avec une capacité de 2 millions de T. par an.

La vision est de devenir le levier fondamental de la souveraineté productive, avec un tissu industriel consolidé et decentralisé, et de nouvelles relations de production fondées sur la cogestion et l’inclusion sociale.

Betzany Guedes

Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

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