Nectar de la vie ou l’art de vivre du peuple Piaroa

lundi 16 novembre 2009

Dans le municipe Atures de l’Etat Amazonas, le peuple Piaroa se consacre à la culture et la récolte de l’ananas qu’ils acheminent à une coopérative qui dispose d’une usine de jus de fruits, et qui les distribue ensuite à des prix solidaires.

Santiago Lopéz signale que le chef de la tribu lu-même ne se souvient plus en quelle année ils commencèrent à vivre dans ce caño, comme ils appelaient alors un secteur, avec 5 familles complètes. En peu de temps, un homme appelé Antonio Coronel, premier capitaine de la communauté vint les rencontrer, et reste aujourd’hui encore celui qui maintient l´entente entre les habitants de ces collines, avec son œil affuté. Par son action, on commença a construire des cabanes le 19 octobre 1977 sur les côtes de cette savane.

En 1982, on commença la construction de 25 logements pour les nouvelles familles. Certaines d’entre elles permirent de pérenniser la culture traditionnelle de l’ananas. C’est la culture n°1 mais ces indigènes cultivent également le manioc doux, la papaye, la yucca amarga, la canne à sucre, mais ces cultures sont pour la consommation propre ; ici, sont plantées des cultures sur 300 hectares.

L’ananas nécessite près d’un an pour mûrir, les semis se font à la fin octobre et la croissance se termine début mai. L’ananas se consomme sous diverses formes : en jus, en desserts, en confitures, en vins, en tarte, … d’une plante mère naissent 12 bourgeons qui sont ensuite utilisés pour être semés ailleurs.

Juan López, producteur d’ananas nous explique qu’ils cultive également des potirons et diverses variétés de bananes. C’est ce qu’ils mangent : “Nous, indigènes Piaroa vivons de cette culture que nous ont légués nos ancêtres depuis une tradition ancestrale. Grâce au président Chavez, ici dans ce coin nous travaillons en coopérative, et tout le monde, des enfants au cacique, participe.”

Tito Camacho, président de l’usine de jus de fruits nous explique que les 47 producteurs qui travaillaient ici perdaient chaque année 50 tonnes de leur production. Chaque jour, c’est 200 kilos et chaque semaine 800 à 1 tonne qui sont distribués au peuple, au vendeurs et aux restaurants.

Nous nous sommes organisés petit à petit, avec l’appui, l’union et avec les conseils communaux. Ce président aide les indigènes et nous a donné notre chance”. Rogelia de Acosta, qui travaille à l’usine nous dit qu’à la fin de la récolte de l’ananas, débute la saison Tupiro et quand celle-ci s’achève commence celle de Copazú.

Hector Pérez, habitant du secteur nous explique l’importance vitale de l’usine qui est aujourd’hui la seule, et que l’avenir sera meilleur, grâce à la révolution agraire.

Nelson Cova

Traduction : Grégoire Souchay pour :http://www.larevolucionvive.org.ve/

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s