Venezuela : l´agroécologie, un savoir nécessaire

mardi 17 novembre 2009

État de Lara. Les techniques agricoles ont été inventées et développées à partir du savoir populaire et de l’immense diversité culturelle propre aux peuples qui produisent des aliments, dans le respect des divers écosystèmes, de la conniassance paysanne des mécanismes naturels.

Agrochimiques et pesticides ont été conçus pour attaquer des insectes, des broussailles et des champignons. Leur épandage passe par l´utilisation d´une bombe manuelle ou d´aéronefs ; ils “désinfectent” ainsi les hectares semés. Ces produits polluent les sols, les réserves d’eaux et la santé des travailleurs ruraux. La présence de ces agents toxiques a été détectée scientifiquement dans le sang des travailleurs ruraux qui utilisent ces produits chimiques. Dans les laboratoires, le code juridique impose la visibilation du danger par le biais d´une bande de couleur sur les emballages. Vert, jaune et rouge, ce dernier signifie un poison hautement toxique de par ses composants, causes de malformations génétiques chez les êtres vivants, ainsi que maux de tête, transpiration, évanouissement, perte de conscience, vision difficile, désordres gastro-intestinaux, paralysie pulmonaire et cardiaque.

La révolution se heurte à l´héritage d´un systéme agricole pervers et á son impact négatif sur l’environnement, conséquence de la domination capitaliste.

À partir des dénonciations répétées et du diagnostic effectués par divers mouvements écologiques, sur les dégâts irréparables que causent ces produits chimiques, les paysans ont éprouvé le besoin de revenir aux pratiques ancestrales pour fertiliser la terre, contrôler les maladies tout en maintenant l’équilibre des sous-systèmes écologiques. Parmi ces pratiques destinées à l’obtention d’engrais naturels comme l’humus, la lombriculture produit un engrais liquide qui permet de nourrir les sols.

On a découvert des traces de produits chimiques dans des fruits et des légumes offerts à la vente. Face à cette réalité il faut changer progressivement cette habitude de fertiliser les plantes et de nourrir les sols avec des moyens aussi nuisibles que les agrochimiques. Dans la mesure où la population prend conscience des effets négatifs de la pratique agro-industrielle, elle exige de produrie des aliments non toxiques.

Face à cette menace, les travailleurs ruraux soucieux du respect de l’environnement et des dégâts causés par ces produits se sont engagés à promouvoir une agriculture écologique et responsable par le biais de la production d’engrais organique et de la technique du compostage ou de la lombriculture. Ils contrôlent naturellement des maladies à travers des plantes protectrices qui émettent de fortes odeurs éloignant les parasites et les insectes. Des plantes comme le basilic, le champignon tricoderme ou les pièges des plaques de couleurs imprégnées de colle, figurent parmi les texchniques écologiques ancestrales visant à produire des aliments dans un milieu naturel et sain.

Par conséquent, l’agroécologie est un savoir nécessaire en temps de révolution pour aider à sauver la planète.

C´est ainsi que dans l’état Lara, spécifiquement à Zanare, secteur de las Lajitas, qu´on promeut un projet agro-écologique basé sur cette mémoire ancestrale de comment travailler la terre sans contaminer le milieu.

« Nous concevons l’écologie comme un processus par lequel nous essayons de récupérer la sagesse qui se trouve dans la nature, construire à nouveau un processus respectueux de relation entre l’environnement et les êtres vivants » explique Jaime Cruz, membre de cette Communauté.

Cruz explique que dans ce processus de construction on met en oeuvre diverses alternatives qui permettent de réaliser un modèle agricole non prédateur et « protecteur ».

« Nous sommes témoins de l’impact causé par la production industrielle de produits toxiques et des conséquences mortelles sur l’homme, sur les sols », souligne-t-il.

« Nous avons besoin de sortir de cette logique démentielle et commerciale de la production agricole qui ne profite qu´aux transnationales de la monoculture, et aux entreprises dont nous savons qu’elles provoquent des dégâts importants dans la vie de la planète »

Les travailleurs ruraux des Lajitas, depuis plusieurs années, produisent des aliments sans recourir aux produits chimiques et transmettent leur expérience à d’autres producteurs agricoles du pays. Si nous voulons sauver la planète de la pollution qui détruit tant de microsystèmes, c´est l´heure d´agir.

 

Source : La Revolución Vive

 

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