(Vidéo) Nuit de fraternisation des équipes de Vive Tv avec le peuple de Gramoven

Le Pouvoir Populaire s’est associé à la commémoration du sixième anniversaire de Vivé TV par l’intermédiaire d’une émission spéciale dans laquelle les travailleurs et travailleuses ont partagé avec la communauté plus d’une année de communication populaire et de construction d’un nouveau modèle de communication .

La communauté de Gramoven se présente ainsi comme un exemple vivant d’organisation et de progrès, au travers du transfert du pouvoir au peuple qui a montré ses capacités à transformer son quotidien et à partager les bénéfices entre tous les membres de la communauté.

Pour cela, Vivé à décidé de fêter son sixième anniversaire aux côtés de cette communauté en en faisant un participant à part entière de cette fête du Pouvoir Populaire.

« Vivé est un des moyens de communication qui s’insère naturellement dans la vie des communautés et qui font corps avec elles », souligne avec joie Noemi Quijada, membre de la Maison de l’Alimentation qui fonctionne dans l’ Eje Gramoven, et qui de plus grâce à la Mission Socialiste « Au cœur » s’est développée dans le domaine de la musique.

Les travailleurs de Vivé s’expriment aussi et font part de leur satisfaction d’être ainsi au cœur de la communauté. L’un d’entre eux, Franklin Canonico fait remarquer : « Il n’y a rien de plus important que ce contact avec le peuple, les Conseils Communaux, les organisations féminines, les enfants. C’est ça c’est le plus important !! »

Il est utile de souligner que, dès le premier jour d’émission de Vivé, cette télévision s’est engagée sur les valeurs populaires que sont la solidarité, l’intégration, l’identité, la coopération, l’humanisme et la participation de tous. Ces valeurs sont visibles à l’écran, au travers de chaque programme où les communautés trouvent un espace de popularisation de leurs luttes.

« Pour nous ce ne serait pas très important de célébrer notre anniversaire dans nos studios, sans rapport avec les gens (…) parce que c’est cela notre apport aux changements vers un nouveau modèle de communication » relève Celina Cabarcas, coordinatrice de production de Vivé TV.

Vivé s’est aussi engagée à être une « Chaîne Ecole ». Comprenons par là qu’elle n’est pas un moyen de communication à consommer, mais un outil de lutte, d’organisation et de participation de tous ceux qui sont exclus des moyens d’information.

« Durant ces six années de formation des communicateurs populaires, plus de 13500 personnes ont acquis des capacités de production télévisuelle globale. Ils sont capables aujourd’hui, entre autres, de manier une camera, d’éclairer un sujet, de réaliser un montage son, un reportage aussi » nous précise Ricardo Marquez Vice –président de Gestion Productive.

« C’est-à-dire que nous sommes le peuple. Là se sont rencontrés le peuple qui travaille dans notre chaîne et celui qui, dans son quartier, fait évoluer son savoir-faire » ajoute Ricardo Marquez.

Vivé a impulsé la création des Conseils Populaires de Communication comme élément de la construction d’un nouveau modèle de communication, dans toutes les communautés du pays. « Les moyens de communication entre les mains des gens sont une garantie de la participation populaire » remarque Blanca Eekhout ministre du Pouvoir Populaire pour la communication et l’information et présidente de Vivé.

« Nous sommes ici en train de construire, peu à peu, le Pouvoir Populaire et nous avons besoin de montrer ce travail quotidien avec l’appui de Vivé (…) Nous luttons, formons des gens et sur cette base se construisent et se montrent de nouvelles formes de communication » souligne Victor Herrera promoteur des Conseils de Communication Populaires dans l’Eje Gramoven.

Traduction : Michel Veysset, pour www.larevolucionvive.org.ve

vendredi 13 novembre 2009

Original publié sur le Blog Escapades Bolivariennes

Voir la vidéo

Ce fut donc ce mercredi 11 novembre l’anniversaire de Vive TV. 6 ans d’information du pouvoir populaire. ON est parti fêter ça au milieu des communautés, à Gramoven, au campement civico-militaire. On est en direct nationalement, une télé pour le peuple qui fête son anniversaire avec peuple dans un barrio populaire.

Le public est en joie, notre arrivée est une fête elle aussi. Public ? non, en fait le public, c’est nous la télé, ce sont eux les acteurs, c’’est la caméra le spectateur. Elle filme les gens, les porte-parole mais aussi les travailleurs de la communication de Vive. Mécaniciens, caméraman, perchistes, tous ont leur mot à dire sur ce qui se passe. Il n’y a plus de journalistes, que des travailleurs de la communication, et ça se sent. De Vive comme de Gramoven, ils vivent dans les mêmes quartiers. Unis, un même peuple, une même classe.

Je m’éloigne un peu prendre un peu l’air et admirer la vue sur la vallée. Je m’approche du parc à jeu pour enfants.

Ca grouille, ça crie, ça joue. L’attraction n°1 c’est cette vieille chaussure comme on en pêche dans les vieux étangs, et surtout, les pétards. et pis d’un coup, PAF ! ils s’amusent ainsi et recommence inlassablement. D’autres jouent à la balançoire. Tiens, mais au fait, cette balançoire ? Eh oui, pas de doute, et cette cabanette en bois aussi, eux aussi fait partie du processus, aux aussi ont été construits par la communauté, dans le cadre de la mission Barrio Nuevo. Eux aussi sont révolutionnaires.

Ces gosses, sont-ils trop jeunes pour comprendre ? ou bien comprennent-ils déjà bien mieux que moi ?

Ces gosses, combien d’entre eux seraient aujourd’hui illettrés sans les missions Robinson et les écoles bolivariennes ? Combien seraient drogués, dealers ou délinquants sans le processus ? Ces gosses qui demain seront ceux qui feront péréniser cette révolution.

Car il n’y a presque plus de doute là dessus, c’est bien une révolution que vit ce pays.

Au loin, la vallée pleine de lumières. Jaunes, pour l’éclairage public, et les riches. Blanches, basse consommation, pour les pauvres. La lumière elle aussi reflète la lutte des classes.

Retour à la fête. L’ambiance est toujours aussi chaleureuse, et cette chaleur humaine monte encore d’un cran lorsqu’arrive deux ministres du gouvernement. D’abord Blanca Ekhout, fondatrice de Catia TV, présidente actuelle de Vive TV et également ministre de l’information et la communication. Joie, clameurs, applaudissements. Puis c’est le tour du ministre du logement, Diosdado Cabello, bolivarien de la première heure, et fervent porteur du projet barrio nuevo, qui passe le temps de son interview à faire des blagues. Mais le peuple est vigilant, et exige « un seul gouvernement », pour que le ministre accélère le travail…

Pas de cordon de sécurité, pas de garde du corps. Un chauffeur en costard et c’est tout. c’est décontracté à souhait. C’était pas prévu au programme mais ils s’intègrent parfaitement et on termine le direct. Puis on attaque le gâteau. C’est la responsable de la cuisine communautaire qui coupe. Blanca Eekhout, au delà de serrer les mains, fait surtout la bise à tous et toutes les camarades de Vive, encore une fois des mécanos aux « journalistes » et aux membres de la communauté. En fait, il n’y a pas de différence, en dehors du statut officiel. Elle aussi est du peuple, elle aussi vient d’un barrio, d’ici elle aussi. C’est pas pour rien qu’on parle de Ministères du Pouvoir Populaire. Démagogie ? Certainement, la preuve non ?

Je discute avec des gens de la communauté, pas en journaliste, en simple être humain au milieu d’autre humains avec une envie commune de fraterniser. Bref on parle de rien et de tout. Ils m’interroge sur ma manière de voir le pays et le processus et sur les conseils que je peux leur donner. Alors limpidement, me sort la seule m’est à l’esprit alors. « Mais vous vous rendez pas compte qu’on n´a rien à vous apprendre ? Et que c’est plutôt à nous d’apprendre de vous ? » On rit tous devant cet élan de lucidité, ou de folie ou ne sait plus bien. Une dame me dit que Chavez est en train de devenir un nouveau Libertador, un nouveau héros national, comme Simon Bolivar.

Quand on pense que les missions n’existent pas sans lui, que le processus a été impulsé par lui, on peut se dire que ce n’est totalement faux. Tiens et puis Vive aussi, un canal du pouvoir populaire, c’est lui qui l’a fait démarrer.

Mais ils en sont tous conscients, même jusqu’aux plus profonds chavistes : s’il est l’impulsion, l’essence, la force, les réalisations, c’est pas lui, c’est la base, le peuple. Et c’est loin d’être abstrait.

Une nuit à Gramoven. Les gosses jouent. Vive TV a 6 ans.

INFORMATION :

VTV (canal du pouvoir) : hier le ministre du commerce a accordé la nationalisation de Fama de America : « nous allons créer un grand service public de la filière du café » a déclaré le ministre.

Vive TV (canal populaire) : hier, les travailleurs de Fama de America ont gagné la nationalisation : « les travailleurs sont tout à fait capables de prendre les rênes de l’entreprise » a déclaré Gustavo le porte parole du syndicat révolutionnaire de l’entreprise.

Grégoire Souchay

Source : La Revolución Vive

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