“El Maizal”, une commune en construction

mardi 5 janvier 2010

Dans la ville de Sanare de l’Etat de Lara on peut découvrir des hectares de champs avec des cultivateurs y travaillant. Traversant un large chemin, nous entrons dans la propriété “El Maizal” récupérée par le président Hugo Chavez au début de 2009. A l’origine, les terres étaient destinées à une entreprise socialiste, mais avec la participation du peuple organisé, on marche désormais vers la commune socialiste. “Participent 21 conseils communaux, 12 dans l’Etat de Lara et 9 dans celui de Portuguesa, qui rompent avec l’axe géopolitique de division entre Etats fédéraux ». Désormais, pour passer de l’un à l’autre, il n’y a plus de problème de division « territoriale” nous explique un des porte paroles de la communauté.

“Ces terres appartenaient auparavant à un capitaliste et nombre d’entre nous étions auparavant ouvriers, salariés, soumis à cette personne. Avec l’expropriation au début de 2009 décidée par le président, nous n’avons pas seulement récupéré El Maizal mais également le domaine El Piñal, et nous avons pu mettre entre les mains des communautés organisées ces unités de production pour les mettre en production maximale avec la main d’œuvre que nous apportons afin de faire avancer le processus.”

Perchés sur un tracteur Veniran, on se dirige sur les parcelles de la communauté pour travailler directement les 200 hectares de l’un des domaines. Ces terres s’étendent au total sur 2237 hectares. On sème ici des haricots rouges, qui pourront ensuite aller à la communauté et permettre de fournir des aliments à la population en garantissant la souveraineté alimentaire. Avec l’apport financier du Fond de Développement Agricole Socialiste (FONDAS) on a pu acquérir trois tracteurs, lesquels ont fourni un large soutien à la communauté et a permis de resserrer le lien d’appartenance pour améliorer les conditions de vie pour tous.

Devant toutes ces terres semées et arrosées d’eau fraiche, on nous explique : “nous voulons rompre avec le paradigme selon lequel les groupes de pouvoirs doivent être ceux qui gouvernaient ici, que nous n’avons rien d’autre à faire que d’obéir à cette clique politicienne qui nous disait quoi faire, c’était l’époque de la “démocratie représentative, dont les bases se trouve dans l’ancienne constitution de 1961, après que le pacte néfaste de Punto Fijo (NdT : alliance gouvernementale et programatique des partis dominants de l’époque) de l’oligarchie qui maintint la politique dans un cercle fermé. Ils firent leur constitution, décidèrent que la représentation était la seule manière de faire, car nous n’avions pas, selon eux, la capacité de gouverner comme nous le faisons actuellement. Et puis est venue la nouvelle constitution de la République, nous avons élu les députés représentants du peuple pour l’assemblée constituante qui ont écrit la nouvelle constitution de 1999, faite par le peuple, une constitution très avancée, une des plus avancées au monde” commente Juan Heredia, porte parole de la commune “El Maizal”.

Richard Silva nous fait part quand à lui de “l’importance de l’organisation de chacun et de la communauté toute entière. Pour nous, il est plus facile de faire un travail en collectif que de le faire seul. Nous nous sommes organisés en salle de bataille sociale où nous avons crée 12 commissions de travail, et dans chacune on trouve au moins un porte-parole par conseil communal, soit au moins 21 personnes. Actuellement plus de 200 personnes travaillent activement dans l’organisation et la planification du travail.”

Avec pelles et pioches, les femmes de la communauté travaillent la terre de jour en jour pour transformer la vie.

Une activité se tient dans la communauté. Appelée “Plan de Travail Communal” celle-ci compte sur tous les conseils communaux de la zone lesquels aident au :

- transport de café depuis les zones en altitude avec des véhicules adaptés

- transport de passager vers ces mêmes zones d’altitude

- avancement du projet d’usine d’emballage de maïs

- opérations médicales et de soins

Richard Silva ajoute : “Tout cela vise à résoudre les besoins que nous avons au sein des communes, nous manquons d’un mercal (supermarché à bas prix) mais aussi de statistiques sur le taux de chômage, le nombre de personnes handicapées, de retraités, dans la communauté.

Nous souhaitons lancer avec l’appui de la commission de télécommunication, une radio communautaire qui sera le fer de lance pour que l’information diffusée serve aux habitants de la région. Tout cela ce sont des propositions qui entrent dans le cadre du même plan communal. Nous consultons également la population pour savoir si elle souhaite établir un poste de garde à l’entrée du village”.

Journal du Changement 2010, Vive Centre-Ouest, équipe de Production Intégrale

Rédaction : Adriana Pacheco

Traduction : Grégoire Souchay pour :http://www.larevolucionvive.org.ve/

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