La communauté indigène Timotes s’organise dans l’Etat Mérida

vendredi 18 décembre 2009

Les hautes montagnes, l’intense verdure et l’implacable froid constituent les éléments permettant d’identifier le climat de la région de Mérida. Dans les profondeur de cette région isolée vit une communauté indigène : les Timotes.

Ces indigènes se consacrent essentiellement à la culture de légumes, une partie d’entre elle va à la consommation interne, le reste est vendu aux marchands qui passent régulièrement par leurs villages. Ils doivent le plus souvent vendre leurs production à prix très bas pour ne pas la perdre, car il ne disposent pas de transport en propre pour aller la vendre directement au consommateur.

Ainsi l’explique M. Regulo “ un panier de brocolis est vendu 10 BsF( 3 euros) et si l’on demande un peu plus ils nous répondent qu’ils ne peuvent pas parce que l’essence coûte cher et que pour atteindre ces régions leurs véhicules endurent beaucoup de risques, sans compter leurs autres dépenses ».

Le problème des Timotes est qu’ils ne disposent pas de ce service de transport en propre, qui puisse atteindre les parties hautes des montagnes, sans cela, ils doivent parfois payer un prix exorbitant pour pouvoir simplement rentrer chez eux avec de la nourriture et une bonbonne de gaz. Ils ont donc décidé de créer un Conseil Communal Indigène.

Le premier projet qu’ils ont mis en œuvre a été de construire une route comme l’explique un des membres de la communauté : « avant, nous souffrions beaucoup de la situation car la majorité des transports ne nous amenaient qu’à la moitié du chemin, peu importe qu’ils s’agisse d’enfants ou de personnes âgées. Leur problème c’était leur jeep plus que notre santé. » Le projet a couté au total 30 000 BsF (10 000 euros).

Ils ont également lancé un autre projet : La maison dans laquelle fonctionne actuellement l’Unité Educative a été donnée par une voisine mais le lieu présente de nombreux problèmes comme l’explique une des institutrices : « l’école dispose d’une cuisine et de deux toilettes, mais le toit n’est pas étanche et quand il pleut nous devons faire classe dans la cuisine. Les toilettes sont également inutilisables car l’eau filtre dans la maison quand on tire la chasse ». Ainsi en plus d’acquérir des 4×4 pour développer un service de transport interne ils désirent construire une nouvelle école pour les enfants de l’ensemble de la communauté.

Laynel Fumero

Traduction : Grégoire Souchay pour :http://www.larevolucionvive.org.ve/

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