Les pêcheurs de la lagune de Tacarigua luttent pour défendre l’environnement

vendredi 4 décembre 2009

Les habitants qui vivent au bord de la lagune de Tacarigua ont maintenu leur tradition de pêche une tradition qui se transmet de génération en génération.

Cependant, cette tradition est remise en cause par la pêche illégale “au chalut”. Un des pêcheurs : “La pêche ne se réalise plus de manière artisanale mais de manière illégale et détruit en grande partie l’écosystème, élimine les poissons, c’est presque de la chasse industrielle, avec des énormes filets métalliques qui leur permettent de récolter une énorme quantité de poisson.”

Le problème c’est qui si ce type de pêche continue, l’impact sera terrible pour tous. Ainsi, un groupe de pêcheurs a décidé de former une coopérative par laquelle ils espèrent pouvoir freiner cette dynamique destructrice. Ils cherchent également par le biais de cette coopérative à obtenir tout ce dont les pêcheurs ont besoin pour exercer correctement leur métier : barques et moteurs électriques par exemple, que ceux-ci n’ont pu acquérir jusqu’ici.

“C’est important d’avoir créé cette coopérative car nombre d’entre nous avons des besoins importants. Avec cette coopérative nous allons de l’avant en donnant et en recevant mutuellement et en bénéficiant de crédits. Nous allons bientôt acheter un camion pour pouvoir vendre nous-mêmes le poisson et pour que le produit arrive directement aux personnes, qu payent le plus souvent le triple du prix initial.”

C’est une des nombreuses manière de créer une conscience et d’obtenir l’indépendance de ces pêcheurs qui cherchent au travers de cette coopérative le bien-être de la communauté tout entière à laquelle ils vendent la pêche à des prix solidaires. Ils doivent ensemble faire face aux pêcheurs industriels et protéger la lagune, “les autres pêcheurs doivent comprendre et réfléchir sur ce qu’ils provoquent en termes de destruction de l’environnement. Il s’agit de l’avenir de nos enfants pour lesquels nous devons chercher le bien. Nous sommes 57 membres de la coopérative pour l’instant, bientôt 63 ; alors que les pêcheurs illégaux sont une dizaine tout au plus. A la différence que leur seul but est le profit alors que nous pêchons pour notre survie.”

Laynel Fumero

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/


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