Vie quotidienne dans une usine de Production Sociale dans l’Etat Guarico

vendredi 15 janvier 2010

Aux murs de l’usine sont dessinés des visages : le chef indigène Guaicaipuro, Ernesto Che Guevara ainsi que Simon Bolivar, on peut lire : « souvenez vous que l’échelon le plus élevé que peut atteindre l’espèce humaine est l’être révolutionnaire » (Ernesto Guevara).

Une femme en uniforme conduit un monte-charge. Ana Teresa Marín, coordinatrice générale de l’usine explique : « notre principale tâche est de produire de la farine de maïs blanc et enrichie. »

Les machines tournent à plein régime. Chaque jour l’usine peut recevoir jusqu’à 72 tonnes de maïs blanc et le transformer en 47 tonnes de farine de maïs pré-cuite. Cela permet non seulement d’alimenter l’Etat Guarico de farine de maïs, mais également de produire pour l’ensemble du pays cet ingrédient de base de l’arepa vénézuelienne (galette de maïs).

La volonté du gouvernement bolivarien est que ce produit aille également aux conseils communaux, aux producteurs, aux Mercal et PDVAL (supermarchés à bas prix) et aux cantines populaires.

Un homme nous interpelle : « c’est comme ça que ça marche, nous faisons un produit de qualité et il est largement diffusé parmi la population. Cela permet d’empêcher que les grandes entreprises capitalistes sabotent le circuit en accaparant les produits pour les revendre plus cher, comme ils l’ont fait plus d’une fois ».

Une dame arrive pour acheter deux paquets de farine, et la jeune fille qui lu répond lui demande « vous allez à la cantine populaire ? ». La dame répond que oui et prend le chemin de ce lieu où chaque jour 150 personnes ont de quoi manger.

Plus loin, un paysan producteur, Carlos Mayorca, perché sur un cheval rassemble le bétail. Il nous explique que l’usine de farine fait maintenant partie de la famille, qu’il enlevait les mauvaises herbes qui poussaient aux alentours, et chassait les voleurs qui traînaient par là. « Beaucoup de gens vivent ici et travaillent dans l’usine, j’en suis très fier, car nous nous bénéficions tous de ces produits »

Un jeune homme rencontré dans l’usine nous déclare « nous venons des conseils communaux, nous sommes volontaires pour aller dans les petits villages pour motiver la communauté à participer aux conseils communaux, nombreux sont ceux qui restent apathiques, qui n’ont pas l’envie de se former ou de se réunir. »

La coordinatrice Ana Teresa Marín reprend : « ce n’est pas facile, nous ne sommes pas là pour profiter des fruits du socialisme, mais pour le construire, pour que nos enfants le vivent dans un nouveau pays, avec les possibilités qui s’ouvrent à eux dont nous n’avons profité, le travail se construit, en luttant et donnant tout ce que nous pouvons dans ce sentiment d’appartenance. »

La femme avec ses deux paquets de farine arrive à la Cantine Populaire, elle ouvre un sac et commence à préparer la pâte et à cuisiner. Elle nous explique qu’il est très simple de pétrir cette farine, elle est de bonne qualité, elle a bon goût et elle va directement bénéficier à la population de Chaguaramas, et elle est vendue ici moins chère. Elle continue expliquant que l’usine fournit du travail aux personnes au chômage, qu’ici il y en avait beaucoup. L’arepa cuit doucement.

« Plus précisément, nous ne savions pas ce que c’était « semer le pétrole », aujourd’hui nous ne voudrions pas que lorsque le pétrole soit épuisé, nous n’ayons rien construit. Désormais, nous avons cette usine ».

Nelson Cova

Traduction : Grégoire Souchay pour :http://www.larevolucionvive.org.ve/

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