Conseil Communal Mucusé Miranda, travailler la terre et sauver sa culture

jeudi 28 janvier 2010

L’organisation et la lutte sont des facteurs indispensables pour obtenir et faire perdurer des bénéfices pour une communauté, c’est le travail que mène ce conseil communal Mucusé Miranda, dont les membres sont majoritairement des indigènes Timotes, vivant dans les hautes et luxuriantes montagnes au milieu de ces zones isolées du Venezuela.

Ce conseil communal s’est formée en 2004, quand cette forme d’organisation a commencé à se développer, en tant qu’organisation sociale qui cherche à trouver des solutions aux problèmes qui peuvent exister dans la communauté. face aux besoins de leur communauté, ils ont ici aussi créé un conseil communal. Ana Salcedo, productrice agricole raconte : « le fait de nous unir dans cette organisation, nous a beaucoup appris.Nous avions un grave problème d’infrastructure, Nous n’avions pas de chemin en bon état pour transporter nos marchandises. La route est désormais construite, mais ce cela nous a aussi permis de nous rendre compte que nous ne pouvions nous séparer le la communauté de Piedra Gorda, qui se trouve sur la rivière Otata et à laquelle nous appartenons depuis 15 ans. Comme ils ont un énorme système d’irrigation, la rivière se retrouve souvent à sec. »

Avec la construction de cette voie de communication, les producteurs agricoles ont vu un impact positif sur leur récolte, ici l’on produit des salades, du chou-fleur et de nombreux légumes. 90% des membres de la communauté Timotes sont des producteurs, pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles et avoir un travail. Noél Uzcátegui, producteur agricole explique : « nous avons bénéficié d’un crédit de la Banque Communale qui nous a permis de faire ce chemin pour nous permettre de vendre nos produits à l’extérieur. Notre qualité de vie s’est considérablement améliorée. Auparavant, on devait transporter ces choux-fleur sur des bêtes. »

Le conseil communal a également permis de relier la zone au réseau électrique, pour un budget de 300 milles bolivars, qui a permis de couvrir à la fois le sec Miranda et le secteur Mucusé. Un voisin confirme : « on s’éclairait il y à peu à la bougie ou avec des lampes au kérosène. Maintenant que nous avons de la lumière, tout est beaucoup plus facile. Nous avions prévu l’achat de trois transformateur, mais quatre supplémentaires ont été nécessaires, plus 500 mètres de câbles. Et ainsi, nous avons raccordé à l’électricité jusqu’à la dernière maison isolée. »

Laynel Fumero

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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