Coopérative La Arenosa R.L, symbole de volonté et de lutte pour le travail agricole

mercredi 20 janvier 2010

“ Le chemin de Pira vient de Paya, celui de Paya mène à Pira. Y passa le tigre qui arriva à la plage où marchait mon père. Comme d’habitude, tous les petits vieux passaient par là pour aller à Tocuyito …”

Ce refrain fait partie de l’histoire que nous raconte Juan Hidalgo. Celui ci vit dans le secteur Charco Largo, du quartier L’Indépendance, dans l’Etat Carabobo, est membre d’une coopérative qui a pu récupérer une grande partie des terres auparavant improductives : « nous avons nettoyé la zone, nous souhaitons mener un projet de culture de cacao, café, petits pois, sabila et ananas, cette terre sera rapidement prête à accueillir ce projet”.

« Ces producteurs et coopérativistes ont durant de nombreuses années, lutté pour ces terres, l’ancien maitre était un propriétaire terrien ayant tenté de faire croire à l’Etat qu’il avait la propriété de l’ensemble du domaine.

Face à cela, les paysans ont formé un comité des terres urbaines (CTU) et ont dénoncé cette situation devant l’Institut National de la Terre (INTI). Ils ont ensuite formé une coopérative et sont retourné devant l’INTI porter la plainte, mais cette fois pour cause de non-production..

José Mendoza explique « ’Nous avons toujours eu des problèmes avec ce latifundiste qui se croyait maitre de tout, mais en fait le domaine Charco est divisé en plusieurs parties, au sud le Charco Largo – seule la partie nord est entièrement privée – à l’est Los Caballos, à l’ouest El Trompillo, qui appartenait au général Gómez. La moitié de Los Caballos et del Trompillo est privée, mais le reste est public. »

Le principal problème aujourd’hui c’est l’absence de tracteur. : « Si nous voulons semer du piment, des concombres, des oignons ou d’autres produits, nous ne pouvons pas car nous n’avons pas les machines. Nous sommes 45 coopérativistes, nous n’avons qu’à acheter le matériel, car les graines nous sont fournies par l’INTI »

Ici, l’éveil de la conscience et le pouvoir populaire des paysans est une réalité, ils ne veulent plus être soumis pour pouvoir développer leurs projetscomme l’explique Manuel Ocando : « le paysan ne peut pas être en permanence dans les hautes sphères à mendier devant les autorités, ce sont les autorités qui doivent être vigilantes envers les paysans et les producteurs locaux du pays ».

Laynel Fumero

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/

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