Un regard brésilien sur les médias populaires du Venezuela

samedi 8 janvier 2011

08/01/11.-Les grandes chaînes internationales de news mantiennent une désinformation constante contre le Venezuela, à travers des déformations et des manipulations féroces de la réalité.

Le Brésil n’échappe pas à cette campagne qui a pour but de miner la stabilité du gouvernement vénézuélien, par le biais d’un bombardement systématique de chaque heure et de chaque jour. Leo Drumond et Luciana Lanza, qui viennent de Belo Horizonte, sont arrivés à Caracas pour réaliser un reportaje photographique qui reccueille les expériences de différents médias communautaires et alternatifs.

Pour Drumond et Lanza, qui travaillent pour la revue de gaucheCaros Amigos (Chers amis), “Les médias brésiliens sont ouvertement contre le président Chavez. Ils ne se réfèrent à lui que pour l’appeler dictateur ou tyran. Nous voulons faire um reportage pour démontrer que cela n’est pas vrai et pour modifier cette image négative”, explique Drumond.

Il explique que La revue Veja, la plus lue au Brésil, publie toutes les semaines depuis 2005 une nouvelle dans laquelle on parle mal du président Chávez ou du processus bolivarien.

“La couverture de Veja a publié la photo de Chávez avec le titre : “Qui a besoin d’un nouveau Fidel ?” .

Des chiens Chihuahas ou des molosses avec les têtes de Hugo Chávez, Evo Morales, Rafael Correa et Lula Da Silva ont également fait les couvertures de cette revue.

Pour Lanza, les médias brésiliens se comportent de cette manière parce qu’ils craignent que se produise dans leur pays un processus révolutionnaire tel qu’il se produit au Venezuela.

AUX MAINS D’UNE SEULE ENTREPRISE

Comme l’explique Drumond, au Brésil il n’existe pratiquement pas de médias communautaires et les médias alternatifs font partie des départements de communication des syndicats.

“Jusqu’il y a peu la loi des médias au Brésil était très restrictive parce qu’elle était la même que sous la dictature militaire ; c’est pour cela qu’il existe peu de médias communautaires ou associatifs. Avec Le gouvernement de Lula Da Silva ont surgi de bonnes initiatives comme La création du Ministère de la Communication Sociale. Mais les principaux journaux, revues, radios et télévisions sont aux mains de d’une seule entreprise, le groupe O’ Globo”, ajoute-t-il.

Il raconte que ce n’est que très rarement que des nouvelles d’Amérique Latine sont transmises par les médias brésiliens.

“Nous avons un problème très grave, on dirait que nous ne vivons pas en Amérique du Sud. Nous en savons plus sur ce qui se passe aux États-Unis ou en Europe”.

LE PEUPLE INFORME

Jusqu’à présent Drumond et Lanza ont étudié des médias tels qu’Aporrea, Catia TVe, Telesur, Venezolana de Televisión et Ciudad CCS. “C’est intéressant de savoir que Catia TVe, par exemple, réalise des ateliers pour que les gens puissent créer d’autres médias. Au Brésil ce sont les journalistes qui font la communication. Ici au Venezuela, le peuple participe” dit Lanza.

Cependant Lanza juge nécessaire que ceux qui travaillent dans les médias communautaires et alternatifs continuent à se former techniquement et idéologiquement pour faire face à la guerre de quatrième génération.

“A travers le processus de construction d’information le peuple pourra comprendre quels sont les intérêts qui sont derrière elle”, ajoute-t-elle. Drumond y Lanza espèrent se rendre prochainement en Bolivie et en Equateur pour enregistrer les transformations en cours sur le plan communicationnel.

Source : MARÍA CRISTINA MARTÍNEZ/CIUDAD CCS

Traduction : Thierry Deronne pour La revolucion Vive

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