(Vidéo :) « Au sud de la frontière » de Oliver Stone

jeudi 21 juillet 2011

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Au sud de la frontière. part1/5 par wesh

Le réalisateur américain Oliver Stone a réalisé « South of the Border » (”Au sud de la frontière”), un documentaire sur les dirigeants de gauche d’Amérique latine. A l’origine, Stone souhaitait réaliser un portrait d’Hugo Chavez, le président vénézuélien, mais son documentaire a dérivé vers d’autres leaders de la région. Il a notamment rencontré l’Argentine Cristina Kirchner, le Paraguayen Fernando Lugo, le président Rafael Correa d’Equateur ou le président Evo Morales en Bolivie, ou encore Raul Castro à Cuba. Ce film démonte particulièrement bien la propagande occidentale anti-Chavez. La première scène montre l’ampleur de la désinformation américaine avec ces faux journalistes dont l’inévitable blonde centrale ultra-maquillée (qu’imite parfaitement Jean-Pierre Martin de RTL-Belgique) affirmant que Chavez est un « dictateur » ou qu’il mâche des feuilles de… cacao tous les jours !

L´écrivain et historien pakistano-britannique Tariq Ali, auteur de “The Clash of Fundamentalisms : Crusades, Jihads and Modernity” (Verso 2002), est co-scénariste du film d´Oliver Stone. Pour lui, “Qualifier le président vénézuélien d´autocrate populiste est peu objectif ou mal informé. Les médias nord-américains et européens agissent contre l´Amérique du Sud et ses présidents. Nous avons fait ce film pour résister à ces campagnes. Oliver Stone s´est rendu sur place avec sa caméra et a interviewé 5 ou 6 présidents. Pour que le spectateur puisse se faire sa propre opinion. (..) Avant les pauvres étaient invisibles, personne ne se souciait d´eux. En Bolivie 85% de la population sont des indigènes mais on ne parlait jamais d´eux. Evo Morales les a rendus visibles. Au Venezuela les pauvres ne votaient pas parce qu´ils savaient que cela ne servait à rien, que cela ne ferait pas la différence. Aujourd´hui ils votent parce qu´ils savent qu´ils peuvent faire la différence et ils votent pour le président Chavez. Celui-ci a organisé plus d´élections que n´importe quel gouvernement d´Amérique Latine. Chaque fois qu´il l´a fait il avait 80% des médias contre lui et pourtant il a gagné. Plus démocratique que cela, impossible. »

Pourquoi tant de journalistes embrassent-ils aveuglément la vulgate mondiale ? Un simple suivi des titres d’hier démonte facilement des années de mensonge. Ne nous annonçait-on pas, il y a quatre ans, il y a trois ans, il y deux ans, la militarisation du régime, le parti unique, le joug des lois spéciales, la “cubanisation” du Venezuela ? Or qu’en est-il aujourd´hui ? Le régime ne s’est pas militarisé, le parti n´est pas unique (on compte quarante partis de droite à gauche) et les lois spéciales (prévues dans la constitution antérieure à Chavez) ont simplement servi une stratégie de stimulation de la production nationale au service de la justice sociale (nationalisations de secteurs-clefs comme l’électricité, la sidérurgie, les télécommunications, le ciment pour la construction, , etc…). Les multiples scrutins ont tous été validés par les observateurs de l´UE, de l´OEA ou du Centre Carter comme “transparents, équitables, offrant les garanties nécessaires à l´opposition”. Des milliers de conseils communaux pratiquent le budget participatif pour attaquer la corruption et continuer à faire baisser la pauvreté. En mai 2011 la Fondation pour l’Avancée de la démocratie (FDA) du Canada a situé le Venezuela en première place mondiale de la transparence électorale, avec 85 points et une qualification A+, suivi en deuxième place par la Finlande avec seulement 40,75 points et une qualification F. A la fin de 2010 l’ONG chilienne indépendante Latinobarometro a classé le Vénézuéla comme un des pays latino-américains où la population croit le plus dans la démocratie (84% des citoyen(ne)s). Les chercheurs attribuent ce record de confiance à la concrétisation effective de politiques sociales et économiques attendues par la population.

Pour Latinobarometro « il est paradoxal que ce soit au Vénézuéla que les gens croient le plus à la démocratie et que ce soit en même temps le pays le plus critiqué sur l’état de sa démocratie”…

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