(Teaser:) « Nostalgiques du futur » : devenez coproducteur(trice) !

Il était une fois un pays en révolution. Un exemple si dangereux de démocratie participative que le champ médiatique s’acharnait depuis vingt ans à la transformer en dictature. Sans contradicteurs. Jour après jour.  

« Comment transformer l’espace de vie à travers le temps long de la démocratie ? » La réponse appartiendra à toutes celles et ceux qui se retroussent les manches et que nous écoutons, filmons depuis des mois, en parcourant des milliers de kilomètres dans tout le Venezuela, là où les médias ne vont jamais : communard(e)s, femmes des équipes de quartier de santé, architectes en herbe, paysan(ne)s, étudiant(e)s en agroécologie, artistes de cirque populaire, fonctionnaires publics…

Un documentaire qui veut apprendre des acteurs et actrices d’une révolution vivante pour transmettre leur expérience à d’autres, n’entre pas dans les « cases thématiques ». Pour réaliser cette chronique d’une révolution sans image, pour qu’elle serve à d’autres citoyen(ne)s du monde entier, il n’y a que vous !  Vous pouvez coproduire « Nostalgiques du futur » en faisant un don :

Compte Crédit Mutuel 00020487902

Titulaire: LABORATOIRE INTERNATIONAL POUR L’HABITAT POPULAIRE DURABLE, 25 RUE JEAN JAURES, 93200 ST DENIS

Code IBAN: FR76 1027 8061 4100 0204 8790 256

Code BIC: CMCIFR2A

SVP ne mentionner que : « Soutien Terra TV »

D’avance nous vous en remercions.

URL de cet article : https://venezuelainfos.wordpress.com/2021/11/15/teaser-nostalgiques-du-futur-devenez-coproducteurtrice/

Nos chantiers au Venezuela et comment nous aider

Beaucoup d’entre vous déplorent la désinformation « impressionnante » (Rafael Correa) sur le Venezuela, nous remercient pour nos 21 ans de travail et nous demandent comment nous aider. Pour accélérer nos formations des mouvements sociaux au langage audio-visuel et pour multiplier la production d’articles, de reportages, de documentaires qui montrent une révolution occultée par les grands médias, vous pouvez faire un don à ce compte :

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Votre solidarité aidera à couvrir les frais de nos formations, productions et diffusions – nourriture, déplacements (vaste territoire que le Venezuela !), hébergements des équipes de formateurs(trices), matériels audiovisuels de prises de vues, de son, de montage et informatiques. Toute somme est la bienvenue pour continuer à réaliser ces trois objectifs et au nom de toute l’équipe de formation et de production des militant(e)s sociaux, nous vous en remercions d’avance.

  • 1. Formation des mouvements sociaux. Située à Caracas, au carrefour des Amériques et des Caraïbes, notre école de communication offre des ateliers permanents aux citoyen(ne)s de tout le continent qui refusent de baisser les bras face à la concentration capitaliste et à la fonction destructrice des médias. Depuis la création de l’école en 1995 nous avons formé plusieurs milliers de communicatrices(eur)s populaires et de jeunes cinéastes pour préparer la création de nouveaux médias participatifs et contribuer à décoloniser l’imaginaire. En août 2021 nous avons formé 17 compagnes et compagnons de la République d’Haïti, arrivé(e)s au Venezuela pour étudier l’agroécologie et en avril, 12 jeunes membres de la Commune rurale El Maizal.

  • 2. Réalisation de reportages. Depuis 1999 nous visibilisons la participation populaire au sein de la révolution bolivarienne, avec toutes ses difficultés mais aussi sa force de résistance et de création. Chaque semaine nous alimentons notre chaîne YouTube Terra TV de reportages de terrain sous-titrés en français – vous pouvez vous y abonner. Ces reportages sont également relayés par le site Web de Terra TV (photo ci-dessous), nos réseaux sociaux et le Blog Venezuelainfos créé en 2012 et qui a publié à ce jour 1021 articles.
  • 3. Réalisation de documentaires. En août 2021 plusieurs chaînes de télévision vénézuéliennes ont invité nos formateurs/réalisateurs à exposer leur travail et la Cinémathèque Nationale du Venezuela nous a rendu hommage en projetant un cycle de nos documentaires récents. Parmi eux, le documentaire « Temps de Lutte », chronique d’une année de construction d’un autogouvernement citoyen et majoritairement féminin dans les quartiers populaires de Caracas, a fait le tour du monde (Sénégal, Corée du Sud, France, Brésil, Tunisie, Chili…).

Notre documentaire « Marcha » (2019), qui se faisait le porte-parole des revendications paysannes pour approfondir la réforme agraire, n’a pas été inutile puisque 95% des demandes de ce mouvement social ont aujourd’hui été résolues par le gouvernement bolivarien. A la fin de novembre 2021, notre nouveau documentaire de 70 minutes sur la révolution bolivarienne sera sous-titré en français, en anglais, et diffusé internationalement. Comment transformer l’espace/temps pour que la révolution soit durable ? La réponse appartient à celles et ceux que nous avons rencontré(e)s dans tout le Venezuela : communard(e)s, milicien(ne)s, architectes, conseils communaux, paysan(ne)s, artistes de cirque, fonctionnaires d’État… engagées dans la réforme agraire, dans la transformation de la culture et de l’éducation, dans l’organisation de la santé dans les quartiers populaires, dans la construction d’un nouvel espace de vie. L’objectif du film est de transmettre les expériences concrètes des organisations populaires, où participent majoritairement des femmes, ainsi que leurs idées, pour aller encore plus loin dans la révolution. Photos de tournage :

URL de cet article : https://venezuelainfos.wordpress.com/2021/09/02/nos-chantiers-au-venezuela-et-comment-nous-aider/

Classe 4 de l’Ecole de communication des Mouvements Sociaux « Hugo Chavez » : le son paysan

Comment écouter le paysan et transmettre sa pensée politique, sans que le discours sonore écrase l’image ? Comment laisser parler la nature elle-même, et entendre le travail ? Comment le vent de l’état de Falcon, au Venezuela, peut-il devenir un axe sonore pour écrire l’histoire collective ? Le professeur et réalisateur Victor Hugo Rivera donne une classe magistrale sur la construction de la bande sonore de son documentaire « Il vente », pour les étudiant(e)s de l’Ecole de Communication des Mouvements Sociaux « Hugo Chavez ». Vous pouvez lui poser vos questions à escuelaterratv@gmail.com

Le 3 octobre 2020, à la demande de la Coordination latino-américaine des organisations rurales – Vía Campesina, notre Ecole de Communication des Mouvements Sociaux « Hugo Chavez » a participé comme formatrice à la Vème Ecole de Communication de la CLOC-VC . Le cours avait pour thème la « langue et l’intégration du sujet populaire dans le cinéma latino-américain » et a été donné par le réalisateur et formateur Jesús Reyes. Coordination et photos: ALBA TV

Une des réalisations de notre école populaire de cinéma qui raconte un an de l’expérience de la Commune Socialiste « Altos de Lidice » (Caracas, Venezuela) continue à faire parler d’elle ! Les photos montrent la discussion sur le documentaire vénézuélien « Temps de Lutte » de Jesus Reyes Yisus Reyes et Victor Hugo Rivera Víctor H Rivera présenté au Festival international « Cinéma et droits des travailleurs » Séoul 2020, Corée du Sud

Vous pouvez vous joindre aux 125 ami(e)s solidaires qui aident à créer cette école, l’objectif est très proche : https://www.helloasso.com/associations/primitivi/collectes/pour-la-creation-de-l-ecole-de-communication-integrale-a-caracas-venezuela/

URL de cet article : https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/10/10/classe-4-de-lecole-de-communication-des-mouvements-sociaux-hugo-chavez-le-son-paysan/

Classe III de l’Ecole de Communication des Mouvements Sociaux « Hugo Chavez » : sur le montage de documentaires paysans

Comment monter des documentaires sur les mouvements paysans sans utiliser les recettes technico-industrielles ? Dans cette troisième classe de l’Ecole de Communication des Mouvements Sociaux « Hugo Chávez », le Professeur Miguel Escalona, monteur de nombreux documentaires de la chaîne paysanne Terra TV et de l’Ecole Populaire et Latino-américaine de Cinéma et de Télévision (EPLACITE) propose quelques pistes de travail hors du champ comercial, à partir d’une méthodologie basée sur la compréhension du temps intrinsèque du matériel filmé et de la connaissance profonde du point de vue paysan.

Comme tous les autres, ce cours de 24 minutes restera en ligne sur Youtube, et complémente les futurs cours présentiels à Caracas. Vous pouvez poser vos questions en écrivant à escuelaterratv@gmail.com. La campagne de solidarité pour créer l’Ecole de Communication des Mouvements Sociaux « Hugo Chavez » approche de son objectif. Vous aussi pouvez l’aider à naître: https://www.helloasso.com/associations/primitivi/collectes/pour-la-creation-de-l-ecole-de-communication-integrale-a-caracas-venezuela

URL de cet article : https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/09/27/classe-iii-de-lecole-de-communication-des-mouvements-sociaux-hugo-chavez-sur-le-montage-de-documentaires-paysans/

L’École de Communication des Mouvements Sociaux Hugo Chavez, c’est parti !

Avant d’initier les premiers ateliers présentiels à Caracas, nous avons décidé de diffuser nos cours en ligne. Ce premier cours « Pour un documentaire qui exprime la beauté intérieure des secteurs populaires » a été conçu par le réalisateur et formateur Jesus Reyes et restera disponible de manière permanente sur Youtube. Après l’avoir regardé, vous pouvez poser vos questions en écrivant à escuelaterratv@gmail.com

Tous les quinze jours un nouveau cours sera mis en ligne pour que vous puissiez vous former à fond, avec l’aide de notre équipe de formateurs(trices), à tous les aspects de la communication populaire au service de la transformation sociale.

La campagne de solidarité pour créer l’Ecole de Communication des Mouvements Sociaux « Hugo Chavez » est en cours. Vous pouvez vous joindre aux 120 premiers donateurs, et faire naître l’école grâce à ce lien : https://www.helloasso.com/…/pour-la-creation-de-l-ecole-de…/

URL de cet article : lecole-de-communication-des-mouvements-sociaux-hugo-chavez-cest-parti

Le Venezuela au fond des yeux (4) : « contribuer à écrire l’Histoire » par le photographe Giuliano Salvatore

GiulianoGiuliano Salvatore (photo) est un talentueux réalisateur audiovisuel, documentaliste et photographe vénézuélien. Directeur de photographie chez Salvaje Films et à la coopérative La Célula, Giuliano a contribué à réaliser divers projets audiovisuels, dont le long métrage Juntera (2014). Giuliano a aussi été l’un des premiers photographes que nous avions mis en valeur dans cette série “Esta vida nuestra”.

L’art et la précision dont fait preuve le réalisateur vénézuélien lorsqu’il capte et fixe les expressions des sujets photographiés sous leurs multiples facettes nous étonne toujours encore. Nous avons voulu en savoir davantage sur l’auteur de cet important travail audiovisuel. Voici son histoire.

De quelle partie du Venezuela es-tu originaire ? Parle-nous un peu de toi et de tes débuts dans le pays.

Je suis né à Cumana où j’ai vécu jusqu’à mes dix ans. Ensuite, je suis allé à San Antonio de Los Altos et plus tard à Caracas. A vrai dire, même si en ce moment je ne suis pas un “caraqueno”, je considère Caracas comme mon chez moi, bien que j’aie voulu m’installer dans d’autres endroits du pays depuis un certain temps déjà et que j’ai failli le faire à maintes reprises. Mais plus maintenant. Caracas est tout un pays en lui-même, petit, hétéroclite et isolé du restant du pays. Quand je reste longtemps sans en partir, cette impression se renforce. Puis on sort de la ville, et l’univers que nous pensions être se dilate à l’infini tandis que Caracas se fait toute petite face au reste du monde.

Il est bien évident pour nous autres qui sommes de l’intérieur de ce petit monde, que lorsque nous quittons la ville, nous nous dilatons aussi et nous retrouvons des horizons que nous avions souvent oubliés.

Tu as fait des études littéraires. Qu’est-ce qui t’y a poussé ? Pourrais-tu nous citer un auteur qui t’a influencé ?

J’ai étudié la littérature à l’Université Centrale du Venezuela. Ma mère est écrivaine, j’ai donc passé mon enfance entouré de livres et occupé à lire; jusqu’à mes treize ans, rien ne m’intéressait hormis la lecture. Plus tard, j’ai attrapé le bon filon et me suis mis à écrire de la poésie, et à quinze ans j’avais déjà décidé d’étudier la littérature, bien qu’au fond étudier ne m’intéressait pas vraiment. A cette époque, je voulais surtout connaître des gens qui avaient la même motivation.

L’Université m’a transformé. J’ai un peu traîné les premières années, mais j’ai tenu bon et j’ai même fait une maîtrise en littérature latino-américaine à L’Université Simon Bolivar, dont je me suis échappé juste au moment de passer ma thèse pour réaliser mon premier documentaire, sans jamais y retourner. Beaucoup d’auteurs m’ont influencé : Ramos Sucre, Julio Garmendia, Lezama, Juarroz, Saint-Exupéry, Kafka, Borges, Barthes, Deleuze, Derrida, Mutis, Faulkner, Capote, Cabrera Infante, Miguel Hernandez, Araujo, entre autres.

Comment se sont passés tes débuts dans la photographie ?

Eh bien, il se trouve que je suis aussi fils de photographe, donc la photographie et la littérature m’ont toujours été proches. Très souvent, petit, je m’asseyais sur une petite chaise dans le laboratoire de mon père pour le regarder développer ses photos ; l’ambiance me plaisait beaucoup, le silence, l’odeur du révélateur, la lumière rouge. J’ai grandi dans cette atmosphère dans ma propre maison. Le premier appareil photo à pellicule que j’ai eu entre les mains, préparé par mon père vers mes seize ans, a été un vrai désastre : j’avais bougé en prenant les photos, elles étaient brouillées, floues, l’exposition était mal faite. Je ne m’y suis plus intéressé pendant plusieurs années. Je préférais faire des vidéos.

J’ai réalisé mon premier court métrage avec un ami, à vingt ans. Par la suite, nous en avons fait quelques autres. Puis je suis revenu à la littérature. En 2008, j’ai présenté un film documentaire au Centre National du Cinéma, et il a été accepté. A partir de ce moment, j’ai commencé à tourner des vidéos documentaires. Il y a environ cinq ans, je me suis mis à prendre des photos avec un portable, puis j‘ai utilisé une Canon avec laquelle je faisais presqu’exclusivement des vidéos jusqu’à ce que je l’aie prise au bureau pour commencer à faire de la photo. C’était en 2017. Je faisais déjà de la photo avant, mais pas très sérieusement.

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Quel photographe ou réalisateur -ou leur travail- t’ont-ils influencé ?

Au Venezuela, disons qu’il y a eu mon propre père, Rafael Salvatore, puis Paolo Gasparini, Claudio Perna, Torito, Joaquin Cortez, Alexis Pérez Luna, Antolin Sanchez, Leo Alvarez, Luis Brito et quelques autres. A l’étranger, je crois que c’est Alex Webb qui restait à mes yeux le plus étonnant, techniquement et artistiquement parlant ; il y a eu aussi Blossfeld, Weston, Arbus, Mary Ellen Mark, Brassaï, Marilyn Mugot, Saul Leiter, David Alan Harvey.

Ta série de photographies “La Pastora” publiée le 16 mars nous plait beaucoup. Pourrais-tu nous en dire quelques mots ?

Eh bien, la Commune Altos de Lidice est un lieu qui m’est très proche, politiquement et affectivement parlant, et je connais bien le sérieux et la ferveur avec lesquels les habitant(e)s poursuivent leur action. Je suis allé photographier cela, pas les petits faits de l’existence quotidienne, mais la cohérence de l’effort qu’ils font et la logique qui est la leur, l’état d’esprit qui anime le quotidien.

La photographie est également l’art du temps, aussi bien par rapport au contenu de la photo que de sa publication, et en ce moment, juste au début de la quarantaine, je sens qu’il faut nous rendre compte que nous pouvons prendre en charge par nous-mêmes cette situation, nous mettre en retrait en l’assumant avec courage, efficacité et dévouement. Rien ne vaut une communauté faisant face au problème avec ses propres moyens et de manière solidaire.

A certains moments, on se rend compte que ce qu’il faut réussir à faire, c’est de contribuer à écrire l’Histoire, à fournir des arguments (même si ce n’est qu’une photo) pour qu’ensuite nous revoyions le passé, la photo nous donnant une image de nous-mêmes qui nous plaise ou, en tout cas, nous évoque.

Parlons à présent de matériel. Qu’utilises-tu pour prendre les photos que tu publies sur Instagram ?

Depuis l’an dernier, j’utilise un Sony Alpha 7II, équipé de trois lentilles, de 50 mm, de 14 mm et de 28-70 mm, toutes étant de gamme moyenne ou basse. Avant, j’avais une Canon 60D, avec des lentilles de meilleure qualité parfois, et avec plus de possibilités de distances focales. Mais je n’utilise plus la Canon ni le capteur APSC. La Sony me convient très bien, c’est moi qui dois encore m’améliorer, et beaucoup.

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Quels projets as-tu prévu pour les années à venir ?

J’en ai plusieurs en cours, que je ne pensais pas aussi longs à réaliser. A Caracas, j’aimerais faire un essai sur Altagracia, l’une des communes de Caracas qui me plait le plus, car j’y ai vécu deux ans et je crois bien que c’est là que j’ai commencé à me mettre sérieusement à la photo, même si ce n’était qu’avec un portable ; et un autre sur Santa Rosalia, un bel aménagement urbain de la ville. Mais Caracas m’étouffe un peu, j’aimerais retourner, cette fois avec une caméra photo, à des endroits qui me manquent comme les régions de Barinas, Apure ou Sucre. De plus, en ce moment, l’un de mes grands projets est le collectif dont je fais partie, Cacri Photos et les projets de mes étudiants de UNEARTE.

Pour finir, une question que nous posons à tous nos interviewés en ce moment : que fais-tu pendant le confinement ?

Depuis la deuxième semaine de confinement, je ne suis presque pas sorti faire de photos. Je n’ai pas voulu prendre de risques et je ne savais pas quoi photographier qui ne l’ait déjà été par d’autres collègues. J’ai commencé à écrire sur la photographie comme sur le cinéma, je lis des ouvrages de référence et je regarde aussi des films. Sans oublier de voir des memes et écouter de la musique.

Pour suivre le travail de Giuliano Salvatore sur Instagram: https://www.instagram.com/giuliosalvadio/ et sur Behance: https://www.behance.net/GiulianoSalvatore

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Source: https://estavidanuestra.com/giuliano-salvatore-la-voz-detras-de-las-fotografias/

Traduction: Frédérique Buhl

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Première du documentaire « Temps de lutte » en France

Nous vous invitons à découvrir notre documentaire « Temps de lutte » sur l’épopée de la construction d’une commune populaire au Venezuela ! Avant-première au Laboratoire International pour l’Habitat Populaire le samedi 7 mars à 17 heures, 25A, rue Jean Jaurès, 93200 Saint-Denis. Pour y aller en bus ou en métro: https://www.lihp.info/contact

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Le documentaire sera également présenté le jeudi 19 mars à 18 heures au Cinéma Jean Eustache, dans le cadre du Festival « Rencontres du cinéma latino-américain » à Bordeaux : http://www.lesrencontreslatino.org/index.php/es/inicio/

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Pour en savoir plus sur la genèse du documentaire : https://venezuelainfos.wordpress.com/2019/12/10/la-revolution-ne-sera-pas-televisee-episode-5-418-le-venezuela-quon-ne-voit-pas-entre-dans-la-lumiere-par-marco-teruggi/

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« Temps de lutte », le nouveau documentaire sur la révolution bolivarienne

On sait pourquoi le gouvernement mondial des médias a creusé un abîme entre la réalité du Venezuela et son image. Encore faut-il pouvoir ressourcer notre conscience au réel. “Temps de lutte” nous fait entrer au coeur d’une démocratie participative que la plupart des journalistes ont substituée par “la-dictature-de-Maduro”.

Jesús Reyes (gauche) et Víctor Hugo Rivera (droite) dans la Commune Socialiste Altos de Lídice. © SPUTNIK / MARCO TERUGGI

Les réalisateurs de ce documentaire dense et imposant de 90 minutes, Jesús Reyes (image) et Víctor Hugo Rivera (son), se sont immergés pendant un an dans un “barrio”. Un de ces quartiers populaires où vit la majorité des vénézuélien(ne)s, invisibilisés par les grands médias depuis vingt ans en tant que base sociale de la révolution. Ils y ont suivi sept conseils communaux qui, face à la guerre économique impériale, prennent en main la santé, le transport, l’approvisionnement, et surmontent mille et une difficultés pour s’organiser en commune. Au départ, les auteurs voulaient étudier le lien possible entre luttes paysannes et approvisionnement de Caracas. Ils ont fini par se marier pour une année avec cette organisation populaire dans ses doutes, ses rires, ses conflits, ses chutes et ses nouveaux départs. Le personnage principal du film, ce sont comme souvent au Venezuela, les femmes.

Temps de lutte” est le contraire d’une vitrine. Il refuse la colonisation des images par la voix off. Le montage associe le local et le global, le passé et le futur, l’individu et le groupe, laissant le spectateur libre de sa lecture. Croire dans le documentaire, c’est aussi croire dans le droit des sujets d’une Histoire de transmettre une expérience qui peut nous aider dans nos propres processus de transformation.

Durée: 90 minutes. HD. Sous-titres français. Coproduction: Commune Socialiste « Altos de Lidice »/EPLACITE. Venezuela janvier 2020.

Ci-dessous: première du film au Théâtre Principal de Caracas, le 12 décembre 2019, en présence des communard(e)s. Photos: Yrleana Gomez.

Ci-dessous: photogrammes tirés du documentaire « Temps de lutte« .

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« La révolution ne sera pas télévisée », épisode 5.418 ? Le Vénézuéla qu’on ne voit pas entre dans la lumière, par Marco Teruggi

Photo © Sputnik / Marco Teruggi

Reportage de , Caracas, 10 décembre 2019

Deux cinéastes se sont immergés pendant une année dans un quartier populaire de Caracas pour montrer comment s’organise une commune. Le résultat sort enfin sur les écrans avec la première à Caracas de “Temps de lutte, actions d’une commune”, un documentaire pour rompre les mythes et nous ouvrir à la réalité populaire de Caracas.

Il y a un lieu très digne dans le monde. Il s’appelle Altos de Lidice” raconte à Sputnik Víctor Hugo Rivera, preneur de son de ce documentaire sur la Commune Socialiste Altos de Lídice, qui sera projeté en avant-première au théâtre principal de Caracas, ce 12 décembre à 17 h. 30.

L’oeuvre est le produit d’un an de travail. “Nous nous étions rapprochés dans le but de faire un reportage sur les semailles, nous avons pris conscience de tout un mouvement qui nous a fait dire : “cela doit donner quelque chose de plus”, et nous sommes restés un an” explique Jesús Reyes, qui a créé l’image et l’a montée, à Sputnik. Les semailles sont une des nombreuses activités liées à l’approvisionnement impulsées par la Commune d’Altos de Lidice, sur les hauteurs de cette colline qui jouxte le parc national Waraira Repano, au nord de Caracas.

Rivera et Reyes se présentent comme “inspirés par la philosophie de l’École Populaire et Latino-américaine de Cinéma, Télévision et Théâtre”, fondée comme projet social en 1995, à Maracay. Ces deux réalisateurs proviennent eux-mêmes de quartiers populaires de Caracas, ce que souligne Reyes: “Nous ne sommes pas des agents externes à l’environnement et à l’espace; nous avons conçu la réalisation audio-visuelle sur la base de la fraternité et de l’empathie”.

Que les gens se voient

Víctor Hugo Rivera y Jesús Reyes, réalisateurs du documentaire “Temps de lutte, actions d’une commune” © SPUTNIK / MARCO TERUGGI

La force qui nous a poussés à réaliser le documentaire, c’est que les gens se voient et que cette vision s’opère par une réalisation audiovisuelle digne” dit Reyes assis dans une rue du quartier des Altos de Lídice. De là-haut on voit le quartier descendre jusqu’à l’avenue principale: là où commence le secteur du “23 de Enero”, un des lieux les plus emblématiques de la Caracas chaviste.

Cette recherche a empreint l’ensemble du tournage du documentaire. Il a supposé de rompre avec un regard présent dans de nombreux documentaires réalisés sur les quartiers populaires, dont le regard se centre sur ce que le cinéaste résume comme “des rues détruites, des briques rouges, des murs en ruine, des espaces pleins d’ordures” qui restent pour beaucoup la représentation visuelle de la pauvreté.

Notre relation avec l’espace part d’une autre sensibilité et cette sensibilité naît en nous parce que nous sommes du barrio. Dans le cinéma commercial la représentation du quartier populaire est le lieu des voyous, des putes, de la drogue, il ne s’agit pas de ça: le quartier a un potentiel infini, le documentaire éclaire cette dimension” explique Reyes.

L’objectif était différent dès le début: montrer les habitants dans leur mouvement quotidien de construction de leur organisation populaire, de leur commune. Pour réussir cela, il était nécessaire de s’immerger, de partager, de construire les images depuis le quotidien, de son rythme et de ses dynamiques.

Nous travaillons sur la base de l’esthétique de la dignité, du respect des gens, du refus d’exploiter la pauvreté ou les espaces. Le point de vue du cinéma direct nous donne l’avantage de ne pas intervenir dans l’espace des personnes, il n’y a pas de poses dans le documentaire; les portraits sont pris sans que les personnes ne s’en rendent comptent, d’où leur force d’authenticité” souligne-t-il.

Qu’est-ce qu’une commune ?

Espace récupéré par la Commune Socialiste Altos de Lídice, Caracas, Venezuela © SPUTNIK / MARCO TERUGGI

Le documentaire dure une heure et demie. Tout au long de cette durée on peut voir, selon les réalisateurs, comme est menée la construction de la Commune Socialiste Altos de Lídice. Et pas par une explication narrée en off, mais par la visibilisation des mouvements propres aux habitant(e)s: actions, dialogues, débats entre eux.

Nous faisons le portrait du processus. Tu vois les gens au travail pour le bien-être social de chacun des conseils communaux et s’assurant du bien-être des aïeux, des enfants, depuis la pharmacie communale, l’éducation, les services, le transport” précise Reyes.

Temps de lutte, actions d’une commune montre la dynamique intérieure. La caméra pénètre au coeur de la construction d’une commune: ses assemblées quotidiennes, ses planifications d’activités, leur réalisation. “Toutes les fins de semaine il y a une activité, tous les jours quelque chose se passe, c’est comme un volcan sans fin, ce que nous avons fait c’est en tirer le meilleur portrait possible” ajoute le réalisateur.

D’où un double défi. D’une part, raconter l’expérience d’une commune ce qui signifie s’immerger dans une des formes d’organisation populaire nouvelles, créées par la Révolution Bolivarienne. D’autre part, le faire sans compter beaucoup d’antécédents à l’intérieur du pays: ce documentaire n’est que le quatrième depuis que les communes ont commencé à se former dans le pays depuis 10 ans.

Le point de vue est d’exposer le bon, le difficile, les contradictions qui selon Reyes “font que le processus avance et se maintienne. Nous ne brossons pas le “magique et le merveilleux”.

Le son du barrio

Jesús Reyes (gauche) et Víctor Hugo Rivera (droite) dans la Commune Socialiste Altos de Lídice. © SPUTNIK / MARCO TERUGGI

Les barrios (quartiers populaires) de Caracas, avec leur musique, leur vitesse et leurs zones de calmes, tissent un temps caraïbe et populaire à chaque coin de rue. La Commune Socialiste Altos de Lídice, immergée dans cet espace, respirent ce temps dans ses rues, ses conversations, ses activités.

Ce rythme de vie est un rythme de transformation politique, s’il y a des élections on a de la salsa à plein volume, un bouillonnement citoyen, les grandes soupes collectives, tout ça. Ces actions sont entrées dans le tournage, on a intégré la salsa populaire, les cris des gens, leur organisation, pas de mise en scène ou d’intervention du réalisateur en ce sens. Nous respectons l’espace et le son des habitants” soutient Rivera.

Ce rythme a donné lieu à ce qu’il appelle “une bande sonore propre aux Altos de Lídice” qui donne au documentaire son timbre particulier.

Le portrait du quartier devient alors celui d’un quartier populaire de Caracas en processus soutenu d’organisation. Il s’agit d’une des réalités invisibilisées par la majorité des grands médias internationaux qui construisent l’image d’une Caracas dévorée par la pauvreté, la violence et l’abandon de l’Etat.

Ce documentaire ouvre la porte de la réalité d’une colline filmée par ceux qui font partie de ces secteurs populaires, et permet de comprendre ce que signifie le chavisme pour les gens pauvres. Parce que la commune ne s’explique pas sans la révolution et que la révolution ne peut se comprendre sans prendre en compte les milliers de personnes qui jour après jour construisent des solutions collectives.

Nous allons offrir une autre information à la communauté internationale : le Venezuela lutte de manière digne, sans besoin de pleurer, sans besoin de mendier, depuis sa propre dynamique, sachant que seul le peuple sauve le peuple et que c’est le travail collectif qui compte” conclut Reyes.

M.T.

Source: https://mundo.sputniknews.com/reportajes/201912101089583790-la-revolucion-no-sera-televisada-parte-5418-otra-venezuela-que-no-ves-sale-a-la-luz/

Traduction de l’espagnol: Thierry Deronne

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Résidence de création de 18 jours – du 10 au 28 avril 2020, au Venezuela (inscriptions ouvertes jusqu’au 15 décembre 2019)

Qui sommes-nous ?

En 25 ans d’existence, l’École Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, Télévision et Théâtre (EPLACITE) a réalisé des milliers d’ateliers dans tout le continent latino-américain. Défendue par des cinéastes comme Alex Cox ou des intellectuels comme Ignacio Ramonet, cette longue expérience a permis de créer une méthode unique, intensive, d’enseignement audiovisuel. Le cinéaste salvadorien Sergio Sibrián a participé à un de ces ateliers, et a vu sa première oeuvre « El Tigre y el venado » (« Le Tigre et le Cerf« ) couronnée du Prix du Meilleur Documentaire Latino-Américain au Festival Sunscreen 2015 (Floride) :

D’autre partenaires de nos formations tels le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre du Brésil qui ont créé le court-métrage « La tierra es de todos« , « La terre est à tous » (voir ci-dessous) sont évoqués dans ce reportage du site français Reporterre :

En 2019, le documentaire “Marcha”, réalisé par de jeunes réalisateurs sortis de l’EPLACITE a été sélectionné par le Festival « Rencontres du Cinéma Latino-américain 2019 » (Bordeaux, France), le Festival International de Cinéma Politique FICIP 2019 (Argentine) et le Festival International des Droits Humains de Guadeloupe 2019 :

En quoi consiste l’atelier ?

Il s’agit d’une résidence de création de 18 jours – du 10 au 28 avril 2020, au Venezuela – au sein d’un mouvement social, pour 15 apprentie-e-s cinéastes ou simples débutant(e)s. Aucune formation préalable au cinéma n’est nécessaire. Les participant(e)s disposeront des espaces et des outils pour préparer, réaliser, monter, présenter leurs court-métrages et pour échanger leurs expériences. Cet atelier est un espace de création individuelle et collective qui part des intérêts de chaque participant. Chacun(e) développe ce dont il ou elle pense qu’il est important de parler. L’atelier se donnera en trois langues (espagnol, français, anglais). A l’issue des cours l’EPLACITE vous délivrera un diplôme professionnel.

Résumé des contenus

  • Comprendre la relation morale avec l’Autre social comme base du documentaire. Ici, le(a) réalisateur(trice) est sur un pied d’égalité avec l’Autre, loin du marché thématique qui le(la) pousse subtilement à gommer l’Histoire pour individualiser des « objets humains ».
  • Prendre conscience du « hors-champ » en tant qu’activateur de l’imagination du spectateur. Comprendre le rôle des inférences.
  • Prendre conscience du plan « détail » en tant que détachement du temps et de l’espace, charnière entre espaces/temps différents.
  • Prendre conscience du son en tant que créateur d’images mentales.
  • Prendre conscience du montage parallèle comme concentration du temps. L’ellipse comme activation de l’imagination du spectateur.
  • Apprendre à passer du concept de l’individu isolé à l’individu social + relation triangulaire êtres-choses-êtres. Un exemple de style de cadre: Joris Ivens.
  • Pourquoi et comment dépeindre les processus plutôt que les produits.
  • Pourquoi faire un mouvement de caméra ? Passage de l’épicentre d’une action à un autre, relation entre les points d’intérêt, création du “hors champ”.
  • Compréhension de la construction mutuelle entre l’univers et le personnage.
  • Prendre conscience de l’observation des axes principaux et secondaires, comment passer de l’un à l’autre. Un axe (de regard, de dialogue, de mouvement, de création-production de quelque chose, de mouvement de relation, d’organisation, voire de montage intellectuel, etc..) est la base de la construction d’un espace cinématographique. Travailler la relation entre ses angles, ses durées, ses échelles, permet d’aller au-delà du simple aspect descriptif d’une action. Ecrire-en-cinéma, c’est créer progressivement la relation entre l’univers et le personnage, entre pôles narratifs, préparer, mesurer, calibrer les impacts de l’un sur l’autre, entre les choses et les êtres, et entre les êtres et les choses. On peut ainsi passer d’un axe physique à un axe mental et, au-delà de la simple description d’un lieu ou d’une action, susciter une révélation.
  • Connaître et pratiquer les trois techniques d’interview pour dépasser la « radio déguisée en télévision » qu’est l’interview frontale + plans de coupes du journal TV.

Exemples d’exercices (adaptables aux besoins des participant-e-s)

Ecouter le son de fragments de films, dessiner des plans imaginaires associés à ces sons, puis voir le même fragment avec l’image, pour découvrir le pouvoir créateur d’images mentales que possède le son.
Ecouter l’environnement les yeux fermés, puis verbaliser la carte sonore.
Une journée ou un après-midi d’observation pure pour détecter les sensations (sonore et visuelle) que chacun perçoit de l’environnement et travailler ensuite sur le développement de ces sensations.
Exercice de prise de vue totalement libre. Entre l’intention du réalisateur et la perception collective qui suit, étudier les réussites et les possibles améliorations. Découverte par ce moyen d’éléments de grammaire audio-visuelles.
Exercice du plan « Lumière ». Comprendre la force de la composition dans le cadre. Quelques lois de composition. Exercice d’Eisenstein (« Crime et châtiment »)
Prise-concept : faire une prise de vue pour illustrer une idée telle que « amour », « solitude », « temps ».
Exercices de la lumière. Exercices de la couleur. Exercices de rythme.
Construire une action en trois sons (en utilisant chacun des « 3 plans sonores »)
Construire une action en trois plans (à l’aide des 3 pôles narratifs).
Avec ces deux derniers exercices, on découvre aussi quelques vertus du montage.
Exercices figure-fond / mouvement interne-externe / exercice de création d’un hors champ. Exercice d’interview en situation.

Comment s’inscrire ?

Très facile, écrivez-nous à escuelaterratv@gmail.com. Le coût de l’inscription est de 960 euros. Il couvre votre participation à l’ensemble de l’atelier, l’accès au matériel audiovisuel (tournage, son, montage) pour produire votre film, ainsi que votre alimentation, votre logement et votre transport. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 décembre 2019. Le billet d’avion du pays d’origine jusqu’à l’aéroport de Caracas est à charge du ou de la participant(e). Dès votre arrivée vous serez prise en charge par les organisateurs.

Thierry Deronne, coordinateur des formations internationales de l’EPLACITE et de TERRA TV

Ci-dessous: trailer, pour sa prochaine sortie, de notre documentaire « Commune », fruit d’un an de travail au sein d’un quartier populaire de Caracas. Réalisation: Jesus Reyes et Victor Hugo Rivera.

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