Víctor González, porte-parole du Front National des Pêcheurs et aquiculteurs Simon Bolivar : « Attaquer la Loi de la Pêche et de l’Aquaculture, c’est attaquer directement les pêcheurs artisanaux ».

Le dirigeant affirme que les propriétaires des bateaux n’ont pas respecté le processus de reconversion démarré, il y a quatre mois, c’est la raison pour laquelle il a proposé de créer une commission mixte.

Des pourparlers vont être entamé avec la participation des marins au chômage et des pêcheurs artisanaux.

Víctor González, porte-parole du Front National des Pêcheurs et des producteurs d’aquiculture Simon Bolivar, présent dans les états de Carabobo, Nueva Esparta et Sucre, a affirmé qu’ils ont remis 462 crédits à leurs compagnons sans emploi et il a clarifié que « les marins n’ont pas été choisis, comme le prétendent certains médias, les réponses ont été donné au fur et à mesure de l’avancement du recensement par Insopesca (Institut Socialiste de Pèche et d’Aquiculture). Il existe d´ailleurs 482 nouvelles demandes en cours, dont 188 sont déjà approuvées ». Les pêcheurs ont souligné qu’ils soutiennent la tâche entreprise par Insopesca afin de promouvoir la reconversion de la pêche.

Lors de la conférence de presse effectuée dans le siège du Ministère du Pouvoir Populaire pour l’Agriculture et les Terres (MAT) dans la ville de Coro, État de Falcón, le porte-parole du Front des Pêcheurs, Víctor González, a rejeté les actions menées à bien par un groupe d’anciens travailleurs de la pèche au filet traînant, dévastateur pour la faune marine.

En ce qui concerne les marins ayant protesté la semaine passée devant le siège d’Insopesca, de la Communauté falconiana de Las Piedras, s’opposant ainsi à la gestion du Gouvernement Bolivarien, le porte-parole a assuré : « Ils ne représentent pas les pêcheurs de la zone, ce sont de simples opérateurs des partis politiques d’opposition, ils ne représentent aucunement la majorité des anciens travailleurs de la pèche au filet traînant ».

González a assuré que les propriétaires des bateaux n’ont pas respecté le processus de reconversion entamé il y a quatre mois. C´est pourquoi il a proposé de créer une commission mixte entre les anciens travailleurs de la pèche au filet traînant, ainsi que différentes institutions gouvernementales telles que l’Assemblée Nationale, afin de faire un suivi de ce processus.

À ce sujet il poursuit, « nous voulons une inspection avec l’ensemble des pêcheurs au chômage du secteur de la pèche au filet traînant, afin de constater que ces bateaux soient effectivement reconvertis. Sinon, nous solliciterons leur expropriation pour que les travailleurs de ces unités puissent récolter les aliments pour le peuple ».

Dans ce but, on a annoncé le début d’une série de pourparlers où prendront part les marins au chômage, les pêcheurs artisanaux, les fonctionnaires de la Defensoría del Pueblo et l’Insopesca dans le but de définir des solutions pour la problématique de reconversion des navires.

Il convient de souligner que les porte-parole du Front National et Régional des Pêcheurs et d’aquiculteurs Simon Bolivar ont fait connaître le rapport dans lequel hypothétiquement un groupe de chercheurs affirme que l’activité du filet à la traîne sera réactivée. Ce n’est qu’une rumeur résultant d’une enquête effectuée auprès de quelques et biologistes représentant les intérêts des chefs d’entreprise.

FUENTE : Correo del Orinoco / RNV http://www.rnv.gov.ve/noticias/audi…

Traduction : Ronnie Ramírez, collectif Vive Belgique

Zulia : pêche, organisation, vie et mort.

Dans l’Etat de Zulia, le village le plus important de la municipalité de Miranda est sans aucun doute San José, riche en ressources naturelles mais pauvre en raison des circonstances. Cela semble incroyable mais des entreprises comme Pequiven et leurs filiales produisent sans partager leurs gains avec la communauté qui les entourent. Ici, le lien entre gouvernement, entreprise et communauté ne s´est pas réalisé. Dans cet Etat du Zulia se trouve le premier port de pêche du pays, où l’on décharge 40 tonnes de poissons de première qualité par semaine. La région concentre 80% des emplois liés à la pêche. Cependant, 78% des pêcheurs ne sont pas propriétaires de leur embarcations et sont exploités par les « caberos », comme les appellent les pêcheurs, ces intyermédiaires qui sont propriétaires des embarcations et qui rachètent le produit 4 BsF /kg (1€ le kilo) pour le revendre au double du prix simplement parce qu´ils le traitent et l´emballent.

Lourdes Andrade est représentante du Front des Pêcheurs de Vigia, qui défend ses membres sur des bases légales. Elle souligne l´existence d´un article de loi qui prévoit que les pêcheurs industriels doivent céder au minimum 5% de leurs profits à la communauté, ce qui ne s’est jamais fait. Il en va de même pour la sécurité sociale, pour les accidents du travail et les retraites.

On compte 5000 pêcheurs artisanaux dans la Réserve de la Cienaga de los Olivitos et pourtant, l’activité a diminué du fait de la destruction de l’environnement et des attaques des pirates qui volent les ressources des travailleurs. Ramon Cedeño complète ce tableau : “ils volent les moteurs des canots et nous harcèlent. Si jamais nous nous avisons d’appeler les gardes-côte, ceux-ci répondent qu’ils ne peuvent rien faire”. Le maire a promis de garantir leur sécurité en mettant en place des patrouilles de surveillance mais Ramon constate que c’est du discours, « les patrouilles n’existent qu’en période électorale”.

Un autre point préoccupant est la construction du pont Nigal. Les travailleurs ne s’y opposent pas par principe mais Lourdes nous dit qu’il n’y a eu aucune étude sur l’impact de l’ouvrage sur l’activité économique qu’ils développent, et qui se trouve être leur unique source de revenus.

“Tout ouvrage a un impact sur l’environnement, nous sommes des pêcheurs artisanaux, mais qu’allons nous devenir après la construction ?” De fait, ils ne pourront plus pêcher près du pont car la loi l’interdit. Exeario Paz s’inquiète : “Qu’est-ce qu’une activité de pêche peut faire d’autre que se développer ? Nous ne pouvons mourir de faim, nous avons besoin de l’aide du gouvernement, ici les pêcheurs ne sont pas indemnisés.”

Dans cette région travaillent également les Constructeurs de Ribera, qui développent des activités de menuiserie et construisent des canots ou des pirogues en bois, en fibre et en fer. Ces charpentiers artisanaux sont aujourd’hui reconnus institutionnellement par le biais du Fond de développement (FONDEMI) qui leur a accordé un prêt pour développer leurs activités.

Lourdes Andrade, porte-parole du Front des Pêcheurs nous explique que la communauté a obtenu des avancées importantes parmi lesquelles, un projet pilote d’usine de poisson, que soutiennent conjointement l’Institut du développement pour les Petites et Moyennes Entreprises (INAPYMI), le Fond du Credit Industriel (FONCREI) et la Banque du Conseil Communal Punta de Vigia.

Ce projet a été intégré au Plan Annuel Opérationnel 2008. Les matériaux sont là mais par manque de sécurité des travaux, l’ouvrage n’a pas encore été construit. Ces travailleurs ont également reçu une formation technique par le biais de la mission Che Guevara qui leur permis d’obtenir les savoirs nécessaires à l’utilisation des machines. La communauté place beaucoup d’espoir dans ce projet qui n’est cependant pas le seul, puisqu’a été également mis en place le recyclage des restes des poissons pour en faire des farines animales et le traitement des eaux usées pour l’arrosage des cultures.

 

Source : La Revolución Vive

« Assez de ces profiteurs de la force de travail d’autrui » : le développement endogène dans les villages de pêcheurs de Sotillo de Puerto la Cruz

Le développement endogène dans les villages de pêcheurs dans le municipe Sotillo de Puerto la Cruz dans l’Etat Anzoátegui, au bord de la mer des Caraïbes est à l’avant-garde de la construction du pouvoir populaire et de l’intégration sociale.

Pour avancer dans la construction du processus révolutionnaire il est nécessaire que les jeunes prennent les rênes et soient à l’avant garde de celui-ci, comme promoteur d’une nouvelle société où l n’y aura plus aucun vestige d’exploitation et d’exclusion, où tous et toutes participent et prennent les décisions. C’est donc pour cela que les villages de pécheurs artisanaux de l’Etat Anzoátegui sont en train de faire un saut qualitatif en se formant et s’instruisant des techniques de pêche, en promouvant la conscience révolutionnaire socialiste. Ce qui leur permet d’avoir non seulement une formation technique mais également des débats politiques.

Les objectifs fondamentaux de la création de cette école de pêche artisanale sont la formation des pêcheurs avec une nouvelle vision socialiste où le développement soit plus communautaire et global, où le pêcheur partage ses captures avec les communautés. Ainsi ils utilisent des mécanismes pour en finir une fois pour toute avec l’exploitation et l’inflation, sans oublier que c’est une forme de travail où la production reste entre les mains de la communauté qui en bénéficie directement. Ces jeunes en cours d’étude reçoivent les formations dans les domaines de création de réseaux, de l’amarrage, des treuils, des techniques de pêches artisanales comme forme écologique de préservation de l’écosystème, en contraste total avec les pratiques de pêche avec les chalutiers que les grandes entreprises ont imposées et qui sont dangereuses pour l’environnement.

Ces profiteurs de la force de travail d’autrui ; comme le disent les pêcheurs à propos de leurs patrons, se repaissent de leur pouvoir et jouent avec les besoins vitaux du peuple en leur donnant du travail de court terme et mal payé, avec un salaire insuffisant pour survivre. Les accidents qui arrivent à ces pêcheurs occupèrent réunions sur réunions depuis 16 mois où ceux ci se retrouvent pour parler politique et trouver des solutions pour résoudre leurs difficultés, avec ce courage qui leur permis d’obtenir des résultats positifs en intégrant des jeunes issu d’un milieu oisif et qui furent attirés par ce nouveau mode de vie leur permettant de s’intégrer à la société.

Cette lutte leur donna 8 mois de cours et ils arrivent aujourd’hui sur le point de passer à la classe supérieure tout en continuant la pratique de la pêche. Avec cette forme d’organisation, ils purent faire différentes expériences, de forums, assemblés, débats, congrès ou sommets.

Betzany Guedes

Traduction : Grégoire Souchay pour http://larevolucionvive.org.ve/

« Si un des murs vient à s’effondrer, une des rues principales du village serait bouchée »

Dans l’état de Mérida, plus précisément dans la Communauté de Paramito un groupe de personnes nettoie les terres de culture de plantes de calanche, pas loin de là siège un Conseil Communal du même nom où l’on discute de la restructuration du Conseil Communal. Les habitants ont organisé une réunion afin de discuter sur la réforme de la Loi des Conseils Communaux, sur ses apports, les premiers pas du processus d’élection du nouveaux membres du Conseil Communal et la constitution même de la Commune.

Ce Conseil communal a déjà exécuté plusieurs projets : la première étape e l’électrification et la restauration de la route, restent toutefois des projets à effectuer dans la deuxième étape d’électrification, un salle d’usage multiple pour les réunions et pour l’enseignement, et la construction d’une exploitation agricole.

La femme continue à nettoyer les calanches et nous raconte que sa famille cherche la manière d’obtenir un prêt de construction au moyen du Conseil Communal et elle attend toujours, pourtant elle réunit toutes les conditions.

Sa voisine rappelle que ce crédit a été approuvé en Assemblée de Citoyens, et que si un des murs venait à s’effondrer, une des rues principales du village serait bouchée, toutefois les subsides ne sont pas encore arrivés et l’attente se poursuit.

Le défrichement de la plantation de calanche avance. On profite d’une journée assez fraîche, mais le fruit du travail n’est pas assez rétribué, parce que comme dans tous les secteurs agricoles du Venezuela cette communauté subit la loi des intermédiaires. Ceux-ci vendent les plantes au tarif de gros aux premiers vendeurs, entre six à sept bolivars l´unité et ensuite à l’intermédiaire sur le marché, qui les vend à trente bolivars.

Le producteur ne voit pas la rentabilité des produits qu’il vend, on produit du café dans le coin, des bananes, des calanches et d’autres choses encore. La Communauté cherche à pouvoir distribuer elle-même ses récoltes et les vendre directement au consommateur, mais la dynamique actuelle dans les zones rurales fait que l’intermédiaire paye le producteur au prix le plus faible et ensuite revend trois fois plus cher au consommateur, les deux bouts de la chaîne renforcent l´inégalité.

Il faut développer les projets socio-productifs en faveur du peuple, selon une enquête publiée dans le journal des producteurs de café, ceux-ci ne touchent en fait seulement 5% des profits sur le prix vendu au consommateur et c´est pareil pour les autres produits.

Dans la Communauté, on vit aussi la problématique des hangars de la coopérative qui se détériorent par manque d’usage. Les hangars ont été construits en 2005, suite à la création de la coopérative dans le cadre de la mission « Vuelvan Caras ». Le prêt fût demandé et approuvé par l’ancien FONDAFA (fonds de développement agricole, de la pêche, forestier et autres) restructuré en FONDAS (Fonds de Développement Agricole Socialiste).

En raison de cette restructuration, le prêt a été suspendu et de nouvelles contraintes ont été ajoutées. Pour pouvoir débloquer la totalité du prêt, on attend l’inspection du Ministère de l’environnement depuis une année. Les terrains ont été octroyés par l’INTI (Institut National des Terres), les hangars sont là et la volonté ne manque pas, mais ils n’ont pas les animaux car l’argent attend encore d’être débloqué. La lutte de cette Communauté continue et ne s’avoue pas encore vaincue car la transformation et l’organisation commence de l’intérieur des organisations.

Source : La Revolución Vive

« Les barques et les crédits sont octroyés en général à des employés publics qui n’en ont pas vraiment besoin, au lieu d´etre remis aux coopératives organisées. »

Le Front des pêcheurs (FREPASO) de la communauté de El Morro située dans la Commune Arismendi (état Sucre) lance un appel au gouvernement national et aux institutions compétentes pour qu´ils réalisent un meilleur suivi des coopératives de pêche qui ne font pas le travail prévu et préfèrent vendre leur production à l’intermédiaire et non directement à la population.

Les intermédiaires sont ceux qui profitent de cet échange et empochent le bénéfice, Cela retarde le processus de transformation puisque ce projet a été pensé pour le développement de l’économie populaire mais n´a pas pu etre concrétisé dans de nombreuses zones du pays par manque de foramtion ou d’orientation. Dans cette zone en particulier il s´est révélé très difficile de le mener à bien car les dirigeants régionaux et les institutions ne se sont pas formés, ne connaissent rien à la pêche et ne savent pas comment la gérer. Les barques et les crédits sont octroyés en général à des employés publics qui n’en ont pas vraiment besoin, au lieu d´etre remis aux coopératives organisées.

Pour Luis Lugo, membre du Front des pêcheurs (FREPASO) : “nous contribuons à l’économie populaire. En vendant dans les foires ou dans les marchés populaires avec PDVAL (organisme d´État qui commercialise les denrées de premiére nécessité à des prix solidaires) directement du producteur au consommateur nous voulons que le reste des coopératives se consacre à cet effort pour atteindre notre objectif ».

Les intermédiaires, pour qui ne le saurait pas, sont ces personnes qui jouent le rôle de déstabiliser l’économie en créant des mafias qui spéculent et monopolisent la vente, qui profitent des besoins des paysans en attentant contre la souveraineté alimentaire. Ils achètent le produit à bas prix et le vendent dans les grandes villes à très haut prix sans satisfaire les besoins de la population. C’est un problème qui se présente dans beaucoup de zones agricoles du pays étant donné le manque de formation et de conscientisation ou peut-etre à cause du mauvais suivi donné aux projets que veut améliorer le président Chavez.

L’idée de donner des crédits aux producteurs est de les aider à s´organiser en coopératives et de produire pour l’économie populaire. En recherchant le bénéfice collectif, sans considérer le produit comme une marchandise mais comme un besoin social, l´idée est de contribuer au bien-être et à la satisfaction des besoins de la population. Ainsi s´organisent les économies durables. L’idée est que les producteurs en soient plus dans l´obligation de passer par l’intermédiaire mais aillent directement au consommateur. C´est pourquoi il est nécessaire d´organiser des foires et des marchés populaires, pour qu´ils distribuent eux-memes leurs produits. Il est nécessaire d´organiser une révision interne et de faire en sorte que les conseils communaux, communes et organisations sociales exercent le controle social des finances à l’intérieur et en dehors des institutions, comme base du pouvoir populaire. De cette manière on pourra remplacer le modèle mercantile qui a empêché le développement de nos peuples.

Source : La Revolución Vive

« Le manque de travail a forcé beaucoup de personnes à se faire exploiter »

Il fait jour. La cuisine allumée, on prépare le café du matin. Ricardo paraît, salue sa mère qui lui sert le café. Après la bénédiction lui et son ami entreprennent le voyage pour la parcelle á récolter. Ils font une halte pour faire monter les autres compagnons de travail. Sur la route ils se heurtent au chemin usé par le temps, raviné les pluies de la semaine précédente et le flux constant des véhicules qui traversent les voies des montagnes de Boconó dans l’état Trujillo. À la fin de leur chemin ils traversent le pont qui les conduira à destination : une modeste plantation de café qui permet à Ricardo et aux autres producteurs de gagnent le pain quotidien.

On distribue les tâches et les espaces de travail, les femmes et les hommes se confondent parmi les broussailles et les plants de café, les rires et les commentaires réchauffent l’atmosphère glacée de la zone. On entend le dialogue de d’un des travailleurs, l’exploitation persiste, le manque de travail a forcé beaucoup de personnes à se faire exploiter.

Malgré les difficultés on trouve des travailleurs qui à force de sacrifices ont atteint un niveau de vie plus digne, et qui à partir du travail et de l’organisation revendiquent la condition de travailleurs et d´acteurs de la transformation. Ricardo tandis qu’il cueille les grains de café raconte comment ils ont obtenu l´aide de la Corporation Vénézuélienne Agricole (CVA) et de l’entreprise de propriété sociale Café Vénézuéla qui leur a offert l´assistance technique et appuyent la distribution du café des petits et moyens producteurs pour garantir la souveraineté alimentaire du pays et améliorer la qualité de la vie du producteur.

Source : La Revolución Vive