Comment dire l’École Florestan Fernandes ?

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Trois heures du matin. Des essaims de mains d’étudiant(e)s qui ont vécu ensemble trois mois intenses tracent des cœurs sur les vitres embuées d’une camionnette. Le compagnon de l’unité de transport du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans terre, habitué à vivre les adieux de ceux qui ne peuvent plus se séparer, assume avec philosophie sa tâche de ramener à l’aéroport de Sao Paulo des groupes successifs de la Xème Promotion de Théorie Politique Latino-américaine “Libertadoras de Nuestra América”, créatrice collective d’un clip chanté tous les matins.

Tous ceux qui ont eu le privilège de vivre une révolution en Afrique ou en Amérique Latine savent ce dont je parle : ici tout se reconnecte. Dans la « Florestan Fernandes », l’école construite par les Sans Terre, les bambous te mènent par des sentiers de terre humide. Leur grincement est le rythme de l’Histoire, parfois lente, qui ne s’arrête jamais. Une photographie troue la nuit : le front pensif d’Ernesto “Che” Guevara. Les arbres oublient les mains solidaires de stars de cinéma, d’intellectuels, d’ex-présidents et de paysans centenaires qui les ont mariés à la terre : ils cherchent le soleil. La pluie fait plus sombre, plus brillante la peau des briques montées l’une après l’autre par les volontaires du MST.

Le matin des centaines d’yeux regardent par les portes entrouvertes de salles grandes et petites. Ces voix d’un cours de matérialisme historique pourraient être celles d’une assemblée du Comité de Salut Public en 1789 ou d’une assemblée au Burkina Faso en 1984. Tant de concentration dans l’étude a fait que les étudiants ne se sont pas rendu compte tout de suite de l’irruption des zombis sortis d’une série de télévision nord-américaine pour expulser la violence inhibée sous Lula et Dilma. Ce ne fut qu’au bout de deux heures – me raconte Ana Cha de la coordination pédagogique – que la communauté étudiante a mesuré la gravité de l’intrusion des policiers tirant à balles réelles, agression rejetée en quelques heures par le monde entier et par la rapide arrivée à l’école d’un réseau spontané d’amis, de militants, d’artistes parmi lesquels Lula. Aujourd’hui, après le réveil en poésie et chants (“la mistica” comme on dit au MST), le compagnon bibliothécaire qui souffre de Parkinson et à qui les policiers ont cassé le bras, tente de lever un poing plâtré pour remercier une délégation de jeunes vénézuéliens qui lui offrent le “livre bleu” d’Hugo Chávez.

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Ici Marx et Marighella ne sont pas des figures de cire ou des pieds de page mais des concepts vivants de l’action politique, l’héritage vivant qui nous incombe à tous – dixit le capitaine Thomas Sankara. Le choc salutaire entre points de vue, expériences et savoirs fait de “La Florestan” une université d’avant le capitalisme, de cette époque où la science naissait au bord des fleuves, où les ponts entre « haut » et « bas » n’étaient pas rompus, comme l’explique l’historien Carlos Ginzburg.

On m’avait invité quelques semaines auparavant comme membre de l’Ecole Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, Télévision et Théâtre à donner un cours en anglais sur « Communication Populaire et résistances » : les concepts généraux, m’avait écrit Ana Cha, intéresseront les pratiques particulières. Nous intéressent votre expérience au Venezuela, la relation entre communication populaire et processus participatifs, votre manuel de production intégrale. Et ce matin, après plusieurs nuits d’insomnie pour réveiller mon anglais et une escale à Lima, je vois enfin mes compères d’Afrique, des États-Unis, du Canada, d’Amérique Latine. Ce dialogue total avec l’Afrique, leur dis-je en guise d’introduction, Chávez l’a voulu depuis le début. Son ultime lettre disait que nous n’avons plus rien à attendre de l’Occident et que nous devons espérer beaucoup du Temps pour assumer, enfin, notre destin commun.

Les lutteurs d’Afrique du Sud inaugurent les cours debout : le rythme lent de leur chant finit par nous unir tous en un chœur de paumes, de pieds, de gorges. Il y a beaucoup de syndicats, de réseaux de travailleurs de Californie ou du Minnesota, les militants patients de Zambie. Le compagnon du Québec avec qui nous découvrons un respect commun pour le documentariste Pierre Perrault (La Bête Lumineuse)La compagne d’Égypte qui avec son clairsemé mais passionné anglais réussit à répondre à toutes mes questions sur son pays. Le compagnon des États-Unis préoccupé par le fait que Telesur reste confiné aux réseaux de convaincus de gauche. La travailleuse syndicale venue de Palestine qui veut monter un atelier avec nous pour former les créateurs d’une réalité que les formes politiques connues ne permettent plus de médier. La compagne transgenre d’Inde qui me parle du documentaire qu’on prépare sur son récit de vie. La jeune fille qui étudie la philosophie à l’Université Centrale du Venezuela et qui ne sait pas encore comment elle usera de toutes ces connaissances au retour dans la Patrie. Ou la compagne de l’Île Maurice, qui sait tout de l’histoire morale et économique de Port-Louis et peut en trois mots dessiner la forêt précise des nègres marrons. Je t’écoute et je vois Haïti, lui dis-je. En effet notre créole est celui qui ressemble le plus à celui de Louverture, me répond-elleLes frères portoricains me montrent leurs reportages: La Gente de Abajo Habla: ¿quiénes somos ¨todos¨?, fruit d’une réflexion sur des années de militantisme de gauche (1). Ils sont venus du Ghana. Du Maroc. Du Népal. Du Pays Basque. Du Kenya. Du Sénégal. De Tanzanie. De Tunisie. Du Zimbabwe…

Dans les jours précédents, la roborative professeure des Etats-Unis Rebecca Tarlau a déployé les fondations de la philosophie marxiste. Elle a comparé les concepts économiques d’Adam Smith avec ceux de Karl Marx. Elle a expliqué la guerre de mouvement de Gramsci avec l’exemple d’éducateurs permamboucains du MST qui ont réussi á éloigner la peur insufflée par les médias pour se rapprocher des enseignantes traditionnelles et, sur la base du respect et de l’amitié, proposer de nouvelles pratiques éducatives. Non « bancaires ».

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Cours de Communication Populaire, 9-10 novembre 2016

J’introduis mon cours avec la projection du court-métrage “La Terre est à tous” réalisé en août 2016 au Venezuela au terme d’un atelier commun des Sans Terre et de notre École populaire de Cinéma (2).

Je poursuis avec quelques questions génératrices comme : “Qu’est-ce que l’information ?”, “Quelles sont les différences entre communication révolutionnaire et dominante ?”, “¿Comment fait le capitalisme pour effacer le travail ?”, en récupérant un petit peu de l’abondante philosophie sur l’art et la presse (Mao, Brecht, Boal, Benjamín, Mattelart…). Tout procède d’une idée : “ce n’est que d’une technique qu’on peut déduire une idéologie” (Althusser) ou, pour le dire avec Marcuse : “Une œuvre d’art n’est pas révolutionnaire parce que son contenu est révolutionnaire mais parce que sa forme est révolutionnaire”. Que signifie cela pour nous ? C’est simple : un média (ou une usine, un État, une université, une commune, etc…) n’est pas révolutionnaire parce que son discours l’est mais parce que son mode de production l’est (à savoir sa façon d’organiser le travail et la formation interne, de se lier à la population, de génèrer sa programmation, etc…).

Je dis aux compagnons qui fabriquent l’extraordinaire journal sans publicité commerciale Brasil de Fato (3) avec qui je me réunis deux heures à Sao Paulo : comme c’est étrange, nous assumons que tout travail politique, toute compréhension de l’Histoire suppose de mettre les cartes sur la table, d’ouvrir et de traiter les contradictions à partir du cerveau collectif, mais au moment de « communiquer » nous revenons à la forme commerciale, verticale, de vendre un message à un consommateur.

Dans la classe nous déconstruisons la monoforme planétaire du journal télévisé : un(e) présentateur(trice)–star dont la voix préétablie, en off ou in, modèle la plasticine d’une « réalité » réduite aux ultra-brefs plans de coupe.

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Inventer des techniques pour nous organiser, dixit Walter Benjamín, est la caractéristique majeure de l’art révolutionnaire (4). Nous projetons une actualité de Dziga Vertov qui dans l’Union Soviétique des années vingt montait le film à l’envers pour remonter le temps, de la viande du Marché Rouge à l’animal en train de paître (ou de la farine au champ de blé), pour démontrer au peuple analphabète que le prix révolutionnaire venait de l’absence d’intermédiaires. Objectif d’une information révolutionnaire : reconnecter les choses avec leur origine, leurs causes.

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Nous projetons le journal humoristico-dialectique de Santiago Álvarez qui aida tant la révolution cubaine avec ses spirales explicative de chaque problème subi par le peuple.  Spirale : mouvement de la conscience qui va s’élargissant. “Un cinéma au service la révolution exige surtout de montrer le processus des problèmes. C’est-à-dire exactement le contraire d’un cinéma qui se consacre fondamentalement à célébrer les résultats. Montrer le processus d’un problème est comme montrer le développement même de l’information, c’est  montrer le développement pluraliste de l’information.”  (Julio García Espinoza).

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Contrairement aux médias commerciaux, la communication révolutionnaire ne résout pas la réalité sur l’écran ou sur la scène mais reste une « oeuvre ouverte » pour que le peuple participe à la construction du sens et se mette en mouvement. C’est aussi pourquoi elle est toujours originale. Elle part toujours de quelque chose de nouveau parce que la réalité bouge à chaque instant, génère une forme nouvelle à tout moment. Elle a aussi un intérêt tout particulier à faire ce que ne font jamais les médias dominants : le suivi à lui seul permet d’extraire les leçons qui nourriront la construction d’autres organisations. Si la télévision dominante désorganise les clases dominées en les divisant, notre rôle est de les (ré)organiser.

Le jour suivant je parle du bilan de quinze ans de télévision communautaire au Venezuela, sorties de la répression et de la clandestinité grâce á la révolution bolivarienne (5). Nous ne sommes pas nés pour “concurrencer” les médias privés mais pour les dépasser qualitativement et contribuer á la naissance d’une autre société. Notre télévision communautaire n’est pas un studio fermé où on parle du quartier sur fond d’image du quartier… C’est la communauté qui se forme à chaque moment pour produire 70 % de la programmation. Le travail de l’équipe de la fondation communautaire est de veiller au bon état des systèmes de transmission et de former la population à tout moment pour que celle-ci soit la véritable actrice et productrice du média.

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Les 35 télévisions visitées durant une année par notre équipe de chercheur(ses) nous ont fait part de plusieurs autocritiques : privatisation du média par un groupe ou par une famille, manque de coordination, excès de jalousie territoriale, manque de volonté dans la formation d’équipes de production communautaire, manque de respect pour le matériel donné par l’État. L’empreinte du quasi-monopole du mode de production commercial de la télévision, de la radio ou de la presse (au Venezuela 85% des habitants regardent la télévision commerciale) a pour effet que de nombreux nouveaux médias imitent les dominants, éliminent la formation intégrale et oublient de créer leur agenda propre, original. Cependant et même si de nombreuses télévisions ne transmettent pas et restent invisibles par manque de ressources, ces années ont servi à valoriser la télévision communautaire comme la maison qui est la “nôtre”, comme un espace d’amitié et de collaboration libéré des normes commerciales, comme retrouvailles de mondes séparés par le capitalisme (vie et temps, ville et campagne, homme et femme, enfant et adulte…) et comme porte-parole des mouvements sociaux.

Aujourd’hui les collectifs proposent de résoudre la faible quantité de programmes produits en revenant aux dynamiques existant dans les communautés populaires : sport, musique, fiction populaire. Pour cesser de former un personnel qui finit par aller travailler dans le secteur privé, ils insistent sur la nécessité de présélectionner des participants qui ont déjà une trajectoire d’engagement dans un mouvement  social. Le rôle de l’État comme garant d’un équilibre dans le champ médiatique est réaffirmé au sens où on lui demande de salarier un groupe de trente permanents par télévision et davantage de suivi technique. Ce qui aiderait à éviter la commercialisation dans laquelle sont tombées tant de radios communautaires, et de gagner du temps pour rendre le média soutenable avec l’appui de formes économiques émergentes, communales entre autres…

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“El Tigre y el Venado” de Sergio Sibrián (El Salvador 2013)

Nous achevons la classe en étudiant quelques techniques : la manière d’interviewer – avec des fragments de « Harlan County »  (6) de Bárbara Kopple et du  « Tigre et le Cerf » de Sergio Sibrián (El Salvador), fruit du travail audiovisuel communautaire d’ACISAM et d’un atelier offert par notre École Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, Théâtre et Télévision, couronné par le Prix du Meilleur Documentaire Latino-Américain au Sunscreen Festival, en Floride (7). “La Bataille du Chili” sert d’exemple de cohérence entre l’analyse marxiste et la méthodologie d’enquête et de tournage. Charlie Chaplin (“A dog’s life”) et Humberto Solas (“Lucía”) nous aident à subvertir la dramaturgie en faisant voir la différence entre « objectif » et « ·besoin profond » du personnage.

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Synopsis rédigés par les étudiants de la promotion Faris Odeh, du nom de l’enfant palestinien assassiné par l’armée israélienne.

Le jour suivant, Joao Pedro Stedile, un des coordinateurs nationaux du MST, économiste marxiste et humoriste professionnel, captive l’amphithéâtre en racontant le film de l’agriculture versus capitalisme. L’origine du mot humain, rappelle-t-il, est humus, le mot latin qui parle de la terre d’où nous venons avant d’être l’engrais de ceux qui viendront. Pendant la pause je raconte à Joao Pedro que dans les premières usines les travailleurs se rebellaient contre la grande horloge murale, détruisant à coups de marteau l’instrument de torture qui avait déplacé le soleil et la cloche de l’église féodale et qui les mesurait à présent en heures et en minutes.

L’information comme engrais

Humus = Humain ? N’est-ce pas l’heure pour les journalistes de briser les horloges murales de l’information-marchandise ? Pour faire la révolution dans l’information, ne devrions-nous pas redevenir “agriculteurs en politique” ? Quand je leur ai demandé “qu’est-ce que l’information ?”, les étudiants m’ont répondu « quelque chose qui s’envoie », « quelque chose qu’on reçoit », « quelque chose qu’on fabrique ». Je leur ai proposé d’oublier cette flèche unidimensionnelle qu’on nous enseigne encore dans les écoles de journalisme. Pour bien comprendre “l’information” voyons-la plutôt comme un besoin biologique, vital de notre cellule-nation : créer ses propres canaux d’information pour s’orienter dans le chaos de la globalisation. C’est pour esquiver les menaces, survivre, croître, se reproduire et trouver des alliés que la cellule-nation a tant besoin d’une information riche, intégrale, donc plurielle et différenciée – alors que la commerciale est trop peu nourricière, de plus en plus homogène, courte, superficielle, socialement inutile et destructrice. Si le socialisme a un futur, il se trouve dans la production d’un tissu dense, différencié de médias populaires et participatifs. Pourquoi ne pas inventer nos propres « nouvelles technologies » sans attendre que la globalisation nous les offre ? Beaucoup de mouvements sociaux ont déjà remis leurs départements de communication à ceux qui sortent de l’université hégémonique ? Bien, inventons une université de la communication sociale qui efface le paradigme de l’information-marchandise pour revenir à l’information comme engrais de la conscience et croissance de la cellule !

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L’espace local – communauté, commune, république – peut être la mesure idéale pour nous lier à l’universel. Le temps nouveau sera celui qui se sera libéré de la “concurrence” : le temps multiple de nous former comme communicateurs intégraux, de mener l’enquête participative, de la réalisation collective, du montage réflexif, le temps de rendre à la communauté l’image de son propre processus, le temps du feed-back pour critiquer et avancer… et le temps de relier tous ces espaces locaux – par exemple sous la forme d’un véritable télévision publique.

L’Histoire n’aurait-elle pas raison de nous effacer si nous n’étions capables que de répéter chaque jour  que « toute la presse est contre nous » et que « nous devons occuper davantage les réseaux sociaux » ? Comment ne pas voir que lorsque le mode de produire l’information parviendra à la raréfaction finale des grands monopoles privés, notre grande cellule – appelons-la république, nation ou peuple – cherchera tout canal qui lui tombe sous la main pour s’alimenter ? Qu’attendons-nous donc pour préparer le futur ? Combien de coups d’Etat médiatiques de plus attendrons-nous pour décider de faire ce qui ne peut plus attendre : rédiger une loi latino-américaine, puis mondiale, de démocratisation de la propriété des moyens de communication (8), remettre la totalité des ondes, concessions, fréquences et ressources aux organisations populaires, mettre en activité les écoles de la nouvelle communication sociale et monter un réseau de Centres Populaires de Culture dans tous les coins du territoire ?

« La Florestan » est notre université parce qu’elle génère des questions nécessaires alors que les autres continuent à donner des réponses à des questions que les gens ne se posent même pas.

Thierry Deronne, Venezuela, novembre 2016

thierryderonne6@gmail.com

Notes

(1)  Voir http://www.cdpecpr.org/desde-abajo

(2) “La Terre est à tous”, https://www.youtube.com/watch?v=NtxqSBOqFaI&t=84s . Blog de l’École Populaire et Latino-américaine de Cinéma : www.escuelapopularcineytv.wordpress.com

(3) Brasil de Fato / C P Mídias https://www.brasildefato.com.br/

(4) Exemple : les Sans Terre ont réalisé leur propre synthèse de Brecht y Boal 

(5) Voir l’enquête complète ici : https://escuelapopularcineytv.wordpress.com/2016/07/17/propuestas-al-cabo-de-un-ano-de-investigacion-sobre-la-televisora-comunitaria-en-venezuela/

(6) Harlan County de Barbara Kopple (Oscar du Meilleur Documentaire, USA 1976),  https://www.youtube.com/watch?v=5jtIwoGWdms

(7) “Le Tigre et le Cerf” de Sergio Sibrián, https://escuelapopularcineytv.wordpress.com/2013/02/20/fotos-el-tigre-y-el-venado-documental-de-sergio-sibrian-participante-de-la-escuela-popular-de-cine-es-estrenado-en-el-salvador/

(8) Comme le suggérait déjà Mac Bride dans son rapport à l’UNESCO en 1980, et comme les gouvernements progressistes d’Argentine, de Bolivie ou d’Équateur ont tenté de le faire à travers des textes de loi même si ceux-ci ne sont pas encore passés dans la réalité.

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Le Venezuela accueille un premier groupe de 119 étudiants palestiniens

Palestinian students arrive at Simon Bolivar airport outside Caracasestudiantes-palestinos119 étudiants palestiniens viennent d’arriver au Venezuela en tant que boursiers du “programme Yasser Arafat 2014” pour y suivre des études de Médecine Intégrale Communautaire à l’École Latinoaméricaine de Médecine “Dr. Salvador Allende”(ELAM). Pour l’heure près de 50 mille jeunes vénézuéliens et latinoaméricains se forment en médecine intégrale communautaire à l’ELAM, parmi lesquels 17 mille sont déjà diplômés, 20 mille sont en cours de formation et 18 mille en phase préparatoire.

Le président Maduro, qui a accueilli les étudiants durant la remise de 114 logements publics à des secteurs populaires de Petare (État de Miranda), a confirmé que les programmes de bourses d’études pour les jeunes palestiniens vont être multipliés dans tous les domaines de la connaissance, et que les divers ministères et institutions concernés travaillent en ce sens. “L’objectif du gouverement bolivarien est d’offrir des bourses d’études à un millier de jeunes palestinien(ne)s. Ici se trouve le futur de la Palestine (…) La Palestine ne s’est pas laissé anéantir, elle a refusé de mourir, elle a résisté, elle vivra et elle vaincra, nous en sommes certains (…) Aujourd’hui, la Palestine s’est inscrite dans le coeur du Venezuela, nous avons beaucoup d’admiration pour le peuple palestinien et ceci est un modeste pas pour dire qu’il est possible de concrétiser la solidarité”.

Embajadora-palestina Le président bolivarien a reçu l’olivier de nacre réalisé par des artisans palestiniens de Bethléem. “Nous apportons la bénédiction de la Terre Sainte de Bethléem au Vénézuéla de la part de notre président Mahmoud Abbas” a déclaré l’ambassadrice de Palestine au Venezuela, Linda Sobeh Ali (photo ci-dessus), qui a également remis à Nicolas Maduro le drapeau de l’État palestinien : “nous vous remettons le drapeau de notre pays parce que nous savons que vous en prendrez soin de la même manière que le fera le peuple vénézuélien.yunvbb34e5yunvbb34e6 URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1GB

Au Venezuela et en Amérique Latine “nous sommes tous la Palestine”.

Venezuela, 12 août 2014. Le Ministre des Relations Extérieures de Palestine Riad Malki, accompagné de l’Ambassadrice de Palestine au Venezuela Linda Sobeh Alí et du Chancelier vénézuélien Elías Jaua assistent au départ de l'avion aux couleurs de l'ALBA emportant 12 premières tonnes d'aide humanitaire à destination de la Palestine.

Venezuela, 12 août 2014. Le Ministre des Relations Extérieures Elías Jaua, son homologue palestinien Riad Malki, accompagnés de l’Ambassadrice de Palestine au Venezuela Linda Sobeh Alí, assistent au départ de l’avion aux couleurs de l’ALBA emportant 12 premières tonnes d’aide humanitaire à destination de la Palestine.

AVIONVous avez dépassé tout ce que nous attendions d’un peuple aussi éloigné de la Palestine mais si proche de sa lutte. Nous sommes témoins de votre appui, de la solidarité, de la mobilisation qui émanent des principes de la Révolution Bolivarienne impulsée le président Chavez”. C’est par ces mots que le Ministre des Relations Extérieures de Palestine Riad Malki, accompagné de l’Ambassadrice de Palestine au Venezuela Linda Sobeh Alí, a salué l’envol depuis l’Aéroport International Simón Bolívar de 12 premières tonnes d’aide humanitaire à destination de sa patrie.

Comme ailleurs sur le continent, en Équateur notamment, cette aide a été rassemblée en huit jours de collectes citoyennes – syndicats, mouvement sociaux, personnes ont apporté leurs dons dans des centres ouverts dans tout le pays : aliments non périssables, médicaments, vêtements, matériels de campement, eau potable, destinés aux deux millions de personnes déplacées dans la Frange de Gaza.foto-2

Le chancelier Riad Malki a rappelé que l’offensive militaire israëlienne laisse à ce jour près de 2000 morts avec 80 pour cent de victimes civiles dont 437 enfants et 243 femmes, 10 mille blessés, 17 hôpitaux totalement détruits, 141 écoles endommagées, 11 mille maisons détruites totalement et 32 mille détruites partiellement. La seule centrale électrique, les réseaux d’électricité et d’eau potable ont été détruits également.

Nous ne faisons que notre devoir, a répondu le chancelier Elias Jaua, l’article 152 de la Constitution Bolivarienne déclare que notre politique extérieure est basée sur le principe de la solidarité internationale et l’appui aux peuples qui luttent pour leur émancipation”. Jaua a précisé qu’un autre avion décollera jeudi avec plus de quinze tonnes de matériel chirurgical et que des équipes médicales vénézuéliennes se préparent à rejoindre la Palestine. Le président Maduro a par ailleurs annoncé son intention de proposer à la communauté des pays arabes un effort commun pour reconstruire Gaza.

Autre point des réunions de travail avec le chancelier Malki : l’accueil dans les jours prochains au Venezuela d’orphelins palestiniens. Le 5 août dernier, à la demande du président Nicolas Maduro, le chancelier Elías Jaua avait rencontré à l’hôpital Nasser, en Égypte, des rescapés des massacres perpétrés par l’armée israëlienne. En accord avec les autorités égyptiennes, le Croissant Rouge local et avec l’appui de l’ACNUR (ONU) et de l’UNICEF, le Venezuela s’apprête à accueillir ces enfants qui ont perdu leur famille – “Le centre d’accueil est prêt, pour qu’ils puissent recevoir tout l’amour et les soins médicaux nécessaires, et vivre chez nous le temps qu’il faudra jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer dans leur Patrie. Les enfants compteront sur l’appui d’un personnel volontaire, de médecins et de femmes de la communauté arabe et palestinienne au Venezuela” a expliqué Elías Jaua. La population vénézuélienne se mobilise pour préparer leur arrivée : des dizaines d’artisans de tout le pays ont fabriqué des jouets à leur intention.

Artisans vénézuéliens fabriquant des jouets pour les orphelins palestiniens bientôt accueillis au Venezuela.

Artisans vénézuéliens fabriquant des jouets pour les orphelins palestiniens bientôt accueillis au Venezuela.

Le chancelier Malki se trouve depuis lundi au Venezuela pour le suivi des accords de coopération signés en mai 2014 entre les présidents Mahmoud Abbas et Nicolas Maduro, et qui prévoient notamment notamment la fourniture de pétrole à la Palestine (1). Le gouvernement bolivarien vient par ailleurs de décider d’accroître le nombre d’étudiants palestiniens au Venezuela en multipliant les bourses d’État : 200 jeunes pourront ainsi suivre des études de médecine dès 2015.

Après avoir insisté au sein du Conseil des Droits Humains à Genève sur l’urgence de dépêcher à Gaza une commission d’enquête de l’ONU (2), le Venezuela, comme pratiquement tous les gouvernements et les mouvements sociaux d’Amérique Latine, maintient la pression diplomatique pour mettre fin aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité commis contre le peuple Palestinien. Plusieurs pays de la région ont rappelé leurs ambassadeurs (3), ce qui a provoqué une réaction agressive du gouvernement israëlien traitant le Brésil de “nain diplomatique” et le président de l’Uruguay de “menteur”. La réunion de l’UNASUR, composée des douze États d’Amérique du Sud, prévue le 21 août à Montevideo, reviendra sur ce thème.  “Pour ce sommet nous travaillons avec plusieurs chanceliers en vue d’effectuer un nouvel appel de tous les pays d’Amérique Latine à l’arrêt des attaques militaires contre la population civile et au retour à un dialogue sans conditions, position déjà exprimée par le Mercosur. En tant que République Bolivarienne nous allons proposer une solution structurelle au conflit” a indiqué le Ministre des Relations Extérieures Elías Jaua.

Manifestation de solidarité avec la Palestine, Caracas, 2 août 2014

Manifestation de solidarité avec la Palestine, Caracas, 2 août 2014

Parallèlement, de Santiago à La Paz ou à Managua, les mouvements sociaux multiplient les manifestations de solidarité avec le peuple de Palestine et exigent que cesse l’impunité des criminels de guerre. Ce mercredi 13 août Caracas accueillera une nouvelle manifestation sur le thème “Nous sommes tous la Palestine” en présence des chanceliers palestinien et vénézuélien. Une initiative qui s’ajoute aux innombrables mobilisations organisées dans le monde entier et qui renforcent l’isolement d’Israël et de ses alliés états-unien et européens face à la communauté internationale.

Thierry Deronne, Caracas, le 13 août 2014.

Notes:

(1) Sur les récents accords de coopération entre Palestine et Vénézuéla, voir ¨Mahmoud Abbas : le Venezuela nous a permis de briser le monopole d’Israël sur notre économie¨, http://bit.ly/1jEeYSu

(2) Voir « Le Venezuela condamne les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité massifs commis par Israël contre le peuple palestinien« , http://wp.me/p2ahp2-1yg

(3) Le président Chávez avait déjà rompu les relations diplomatiques avec Israël en janvier 2009, à la suite d’une agression semblable contre la population de Gaza : 19 jours de bombardements continuels avaient fait un millier de victimes et détruit une grande partie de l’infrastructure.

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1Bd

Le Venezuela condamne les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité massifs commis par Israël contre le peuple palestinien

Communiqué du Ministère des Affaires Étrangères.

Le Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela tient à réitérer sa plus ferme solidarité avec le peuple palestinien et sa plus forte condamnation de l’attaque criminelle de l’État d’Israël, qui vient de passer à une phase supérieure de sa politique de génocide et d’extermination avec son invasion terrestre du territoire palestinien, détruisant la vie d’hommes, de femmes et d’enfants innocents.

La douleur que nous ressentons devant ces massacres et face à l’impunité avec laquelle agit le pouvoir politique et militaire d’Israël, nous pousse à exiger avec plus de force et d’urgence la cessation immédiate de ces attaques criminelles. À cet égard, le président Nicolas Maduro a donné des instructions à l’Ambassadeur Jorge Valero pour qu’en tant que pays membre du Conseil de Droits de l’Homme des Nations Unies, le Venezuela demande la tenue d’une réunion extraordinaire et de toute urgence de cet organisme pour traiter les violations graves, massives et systématiques des droits humains de la population palestinienne commises par par l’Etat d’Israël dans la bande de Gaza, et prenne les mesures nécessaires pour mettre fin à ces violations.

Le Venezuela rejette les campagnes cyniques qui tentent de condamner les parties sur un pied d’égalité, alors qu’il est clair qu’on ne peut moralement mettre sur le même pied la Palestine occupée et massacrée par l’Etat occupant d’Israël, qui dispose en outre d’une supériorité militaire et agit en dehors de la loi internationale.

Nous sommes convaincus que cette situation n’intimidera pas l’héroïque peuple palestinien dans sa lutte pour la souveraineté nationale et la dignité humaine et qu’il sera de plus en plus accompagné par les peuples qui luttent quotidiennement contre les politiques impérialistes.

Nous, gouvernement et peuple de la République bolivarienne du Venezuela, réitérons notre amitié et notre solidarité fraternelles avec le peuple palestinien, fidèles à l’amour que démontrait le président Hugo Chavez pour ce peuple martyr, et continuerons à défendre son droit à être reconnu par la communauté internationale en tant qu’Etat national, souverain et indépendant.

Caracas, 19 Juillet 2014

Source (espagnol) : http://bit.ly/1lgqEg5

Sur les développements récents de la coopération du Vénézuéla Bolivarien avec l’État palestinien, voir ¨Mahmoud Abbas : le Venezuela nous a permis de briser le monopole d’Israël sur notre économie¨ : http://bit.ly/1jEeYSu

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Réunion de travail de Mahmoud Abbas et Nicolas Maduro à Caracas le 16 mai 2014.

Réunion de solidarité de syndicats bolivariens avec le peuple palestinien,  16 juillet 2014

Réunion de solidarité de syndicats bolivariens avec le peuple palestinien, Caracas. 16 juillet 2014

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1yg

Mahmoud Abbas : ¨Le Venezuela nous a permis de briser le monopole d’Israël sur notre économie.¨

Le gouvernement bolivarien vient de signer un accord avec la FAO pour le développement de cultures vivrières en Afrique sub-saharienne (1) sur la base de son expérience en Haïti via PetroCaribe et la CELAC, et de signer avec le chancelier Djibrill Bassolé plusieurs accords pour approfondir la coopération agricole et énergétique avec le Burkina Faso (2).

Avec la récente visite du chef de l’État Palestinien Mahmoud Abbas, Nicolas Maduro prolonge ce qui avait été son tout premier acte de politique étrangère au lendemain de son élection à la présidence de la République, lorsqu’avait été inauguré à Caracas le siège diplomatique de l’État Palestinien (3)Ce 16 mai 2014 la Palestine et le Venezuela ont signé à Caracas de nouveaux accords qui concernent la coopération énergétique et la solidarité politique.abbasmadurom1

L’accord énergétique, a précisé Maduro, permettra de fournir à la Palestine un premier chargement de 240.000 barils de diesel et de pétrole, ce qui contribuera à couvrir ses besoins pour qu’elle puisse continuer à se fortifier, à se consolider”, ajoutant que la Palestine participera dorénavant aux accords avec PetroCaribe et avec l’ALBA et que le Vénézuéla l’appuiera dans sa politique de renforcer ses liens avec l’Amérique Latine. Pour le président vénézuélien, les ¨traités de libre commerce ne sont ni libres, ni des traités, ce sont des traités de domination économique. L’Alba est arrivé pour en finir avec ces concepts néo-coloniaux dans l’économie« .

Mahmoud Abbas a souligné “un aspect important parmi tout ce que nous avons signé, qui fait de la Palestine une nation observatrice au sein de la CELAC (4); ainsi que la conformation d’une commission ministérielle vénézolano-palestinienne, nous allons préparer la réception de cette commission en Palestine, et la visite rapide du président Maduro et de toute son équipe. Merci à tous ceux qui ont préparé ces accords qui seront suivis de près, merci au Venezuela d’appuyer le peuple de la Palestine dans sa longue lutte, de nous aider à briser le monopole d’Israel sur notre économie¨.

Les deux chefs d’État ont également souscrit un accord pour mettre en place la ¨Misión Milagro¨ dans la nation arabe (mission sociale permettant d’opérer et de soigner gratuitement les patients souffrant de maladies ou de difficultés oculaires). “Nous serons toujours aux côtés du peuple palestinien. Que vivent les mémoires éternelles de Yasser Arafat et de Hugo Chávez !¨ a lancé Maduro.

Cette visite est la troisième pour Abbas qui signa en 2009 avec le président Chavez les trois premiers accords de coopération politique, universitaire, économique et commerciale (5). En octobre 2011, le président palestinien était de retour à Caracas, obtenant l’appui du gouvernement bolivarien pour demander son admission comme membre de plein droit lors de la 66ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Source : Ciudad Caracas, http://www.ciudadccs.info/?p=562737

Traduction : Thierry Deronne

Notes :

           (1) https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/05/10/%C2%A8de-port-au-prince-a-caracas-nous-partageons-le-meme-objectif-la-souverainete-alimentaire-%C2%A8/

(2) Pour le détail des accords avec le Burkina Faso voir le communiqué conjoint : http://www.fasozine.com/index.php/actualite/12305-djibrill-bassole-a-caracas-une-nouvelle-ere-s-ouvre-entre-le-burkina-faso-et-le-venezuela

(3) Voir https://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/18/premier-acte-de-politique-etrangere-du-gouvernement-maduro-defendre-les-droits-du-peuple-palestinien/ 

(4) Sur la CELAC, voir https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/01/iieme-sommet-de-la-celac-a-la-havane-retour-en-force-de-lequilibre-du-monde-de-bolivar-et-de-marti/

(5) Voir https://venezuelainfos.wordpress.com/2012/02/13/le-venezuela-defend-les-revendications-du-peuple-palestinien-plusieurs-accords-sont-signes/

URL de cet article : http://bit.ly/1jEeYSu

Premier acte de politique étrangère du gouvernement Maduro : défendre les droits du peuple palestinien.

Les ministres des affaires étrangères de l'État de Palestine et de la République bolivarienne du Venezuela, Riad Malki et Elías Jaua, réunis à Caracas, le 17 avril 2013.

Les Ministres des Affaires Étrangères de l’État de Palestine et de la République Bolivarienne du Venezuela, Riad Malki et Elías Jaua, réunis à Caracas, les 17 et 18 avril 2013.

Pour son premier acte de politique étrangère, le gouvernement du président Maduro a organisé à Caracas une réunion du Comité de Défense des Droits du Peuple Palestinien qui rassemble une cinquantaine de pays (1) et a renouvelé le soutien absolu du Venezuela bolivarien à l’État de Palestine et à sa reconnaissance comme membre à part entière de l’ONU.

« Nous allons continuer la lutte pour la reconnaissance intégrale de la Palestine » a expliqué le chancelier vénézuélien, rappelant que cette réunion à Caracas « s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère de Hugo Chavez et que continuera le président Nicolas Maduro : appuyer, à n’importe quel prix, la cause du peuple palestinien. Ce Comité pour les Droits de la Palestine n’aurait pu se réunir aujourd’hui au Venezuela s’il n’y existait un gouvernement indépendant, souverain, socialiste, et révolutionnaire« . Elías Jaua a dénoncé le refus du gouvernement israélien d’appliquer les résolutions émises par les Nations Unies et a manifesté sa solidarité avec les prisonniers palestiniens.

Le chancelier Riad Malki réuni avec le président vénézuélien Nicolas Maduro, Caracas, le 17 avril 2013.

Le chancelier Riad Malki réuni avec le président vénézuélien Nicolas Maduro, Caracas, le 17 avril 2013.

Grâce à cette résidence officielle nous pourrons mener un grand travail et nous pourrons fortifier les relations mutuelles entre le Venezuela et la Palestine” a souligné le Riad Malki, au moment d’inaugurer le siège diplomatique de son État à Caracas. Malki a exprimé son souhait que la Palestine puisse offrir rapidement une résidence officielle à l’ambassade du Venezuela “pour montrer notre gratitude et notre engagement. En quelques mois nous avons déjà signé plus de douze accords. Nous signerons le prochain à Ramallah » a expliqué le chancelier palestinien pour décrire le développement de la relation bilatérale entre les deux nations, exprimé dans les accords signés par la commission mixte en décembre 2012 dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’alimentation et de la formation. Les deux pays ont signé aujourd’hui à Caracas un nouvel accord qui homologue les diplômes et titres universitaires entre citoyen(ne)s des deux pays.

Nous avons approuvé aujourd’hui une feuille de route pour accompagner le peuple palestinien et ses autorités dans la défense de leur souveraineté, pour activer la solidarité internationale et pour que la Palestine devienne rapidement un pays à part entière, après le premier vote par 130 pays de la résolution 67/19 conférant le statut d’observateur à l’ONU« , a précisé Jorge Valero, ambassadeur du Venezuela à l’ONU, qui a dénoncé « la conversion par Israël de la frange de Gaza en prison à ciel ouvert la plus grande monde et la poursuite criminelle de la politique d’occupation et de colonisation, avec l’emprisonnement de 5000 citoyen(ne)s palestinien(ne)s qui jouit de l’impunité impériale« .

Dans sa résolution finale le Comité pour la Défense des Droits du Peuple Palestinien a exigé ce jeudi l’arrêt immédiat de l’occupation israélienne du territoire palestinien et a demandé à tous les États membres de l’ONU d’appuyer la sortie de ce territoire. Le Comité condamne la destruction des terres, des ressources hydrologiques, de l’infrastructure et des organisations comme conséquence de l’occupation perpétrée par l’État d’Israël en Palestine et exige de celui-ci le paiement d’indemnisations pour les dommages causés. “Les palestiniens veulent pouvoir se déplacer librement dans leur territoire sans devoir penser que leurs maisons peuvent leur être enlevées déclare la résolution qui demande aussi aux États membres d’établir des relations diplomatiques pleines avec l’État du Moyen Orient. « La Palestine remplit les critères pour être un État et elle est prête à l’assumer”. Est exigée la libération immédiate de tous les palestiniens emprisonnés par Israël “dont des enfants, des fonctionnaires élus et des personnes qui restent détenues sans jugement”. Le Comité lance un appel au Conseil de Sécurité de l’ONU ainsi qu’aux parties signataires de la quatrième convention de Genève pour qu’elles assument les responsabilités qui leur incombent. Enfin les pays signataires du Comité ont décidé de déclarer 2014 comme année de solidarité avec la Palestine.

Thierry Deronne, Caracas, 18 avril 2013. Avec AVN, Ciudad Caracas Info.

Réunion du Comité pro-Palestine, Caracas, Ministère des Affaires Étrangères, 17-18 avril 2013.

Réunion du Comité pro-Palestine, Caracas, Ministère des Affaires Étrangères, 17-18 avril 2013.

Mars 2013. Des citoyens palestiniens déploient un portrait de Hugo Chavez face aux troupes d'occupation du gouvernement israélien.

Mars 2013. Des citoyens palestiniens déploient un portrait de Hugo Chavez face aux troupes d’occupation du gouvernement israélien.

Note :
 
(1) Ce comité réunit notamment les représentants à l’ONU du Sénégal, de Cuba, de l’Équateur, de Malte, du Nicaragua, de la Guinée, de la Namibie, du Laos, du Mali, de Sierra Leone, de Tunisie, de l’Indonésie, de la Palestine, de l’Egypte, de l’Irak, de l’Inde, de l’Algérie, du Koweit, du Liban, de la Syrie, de l’Arabie Saoudite, de la Biélorussie, du Sri Lanka, de la Mauritanie, du Vietnam et du Venezuela, ainsi que de l’Organisation de la Coopération Islamique et de la Ligue des États Arabes.

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Le Vénézuéla défend les revendications du peuple palestinien. Plusieurs accords sont signés

vendredi 27 novembre 2009

Après avoir cité l’écrivain Edward Said dans ses réflexions sur ceux qui veulent détruire l’être palestinien et la condition arabe en général, après avoir cité Mahmud Darwich, le Président Chavez a annoncé que le Venezuela sera en fête le jour ou naîtra l’État Palestinien avec Jérusalem pour capitale. Il a proposé à Mahmud Abbas qu’il envoie un délégué palestinien à la prochaine réunion de l’ALBA à la Havane.

Il a demandé aussi au Parti Socialiste Unifié du Venezuela d’élaborer des matériels de formation pour que le peuple vénézuélien puisse mieux comprendre la réalité palestinienne. Les accords signés avec l’État palestinien sont au nombre de trois : l’accord-cadre prévoit la nomination d’un ambassadeur vénézuélien en Palestine. Au gouvernement palestinien est accordé un nombre important de bourses pour que les jeunes de ce pays puissent venir étudier dans tous les domaines. Un autre cycle de coopération prévoit les investissements du Vénézuéla dans la construction de logements, la réparation d’écoles détruites par les bombardements, les médicaments, la santé et le commerce au bénéfice direct de la population.

Chavez a déclaré que « La Palestine n’est pas si lointaine. Venezuela est la Palestine, nous sommes la Palestine. nous sommes la même Patrie. Patrie, dit Darwich, notre patrie captive, libre de mourir consumée d’amour, notre patrie qui brille au loin tandis que sans cesse nous nous noyons en elle ». « Je dis, a poursuivi Chavez, qu’en elle nous renaissons sans cesse ».

C’est ce vendredi que le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chávez, a donné la bienvenue au président de l’État de Palestine, Mahmud Abbas, au Palais de Miraflores.

Cet acte est historique, car c’est la première fois en 179 ans de l’histoire du Venezuela comme État indépendant qu’un Président palestinien visite notre pays. « Aujourd’hui le 27 novembre, en cette après-midi fraîche, tout le Venezuela, notre peuple, nos soldats, nos travailleurs, notre gouvernement, nous tous te donnons la bienvenue, Président frère. Ta présence, sur cette terre, possède une profonde signification historique, morale, politique et intégrale » a déclaré le chef de l’État vénézuélien.

Celui-ci a également salué toute la communauté palestinienne qui vit au Venezuela, « peuple de racines profondes, de lutte, de spiritualité, de sacrifice. La Révolution Bolivarienne, depuis le premier jour, s’est dressée aux côtés du peuple palestinien, toute la vie nous avons accompagné sa lutte mémorable contre l’empire yanquee, contre ses laquais, contra l’État génocidaire d’Israel qui agresse, tue et veut exterminer les palestiniens ».

Il a réaffirmé au président Mahmud Abass que tous ceux qui luttent pour la justice sur cette planète unissent leurs voix à celles de son peuple. « Ici, face au monde, depuis Caracas, berceau de Bolívar, oú est née la révolution qui porte son nom, non seulement nous te donnons la bienvenue la plus splendide mais nous nous remémorons tous les martyrs du peuple palestinien ».

« Nous réaffirmons, une fois de plus, avec l’honneur que signifie ta présence parmi nous, le plus grand engagement avec la lutte palestinienne, pour la revendication de ses droits et la création de l’Ètat Palestinien », a conclu le President Chávez.

Radio Nacional de Venezuela / Thierry Deronne