Le conseil communal San Antonio Abajo demande l’inspection d’une « entreprise de production sociale »

mercredi 2 décembre 2009

Le conseil comunal de San Antonio-le-bas dans l’État de Barinas, municipe Ezequiel Zamora, a réalisé un recensement dans la zone : 45 producteurs apportent environ 7200 litres de lait par jour. Dans le cadre des projets de souveraineté alimentaire, l’Etat veut fortifier sa capacité de production et a inauguré l’entreprise de production sociale Los llanos (Prollaca) dont le but est de fournir du lait aux Mercal et aux PDVAL dans tout le pays, et de soutenir les producteurs de la zone, afin qu’il puissent écouler plus facilement leur produits. Cependant elle ne fonctionne pas comme prévu.

Les producteurs de la zone lancent un appel au gouvernement national pour qu’il inspecte cette entreprise qui ne remplit pas sa fonction d’approvisionner la population. Les producteus qui vendent leur production et reçoiventsouvent des chèques sans provision, ou doivent se soumettre à de longues files dans les banques et perdre leur temps.

Cette usine possède une aire de réception du lait, un laboratoire de contrôle de qualité, de contrôle des produits reçus, des produits en cours de traitement, en plus du bureau de réception et de l’aire de pasteurisation dans laquelle se réalise le traitement thermique du lait. Cette usine a ouvert les portes au marché en décembre 2006 avec une capacité de traiter 18 mille litres de lait par jour, desquels on utilise 8 mille pour la production de fromage et 10 mille pour la production de lait pasteurisé.

Les producteurs réitèrent qu’ils doivent continuer à vendre leur lait à des intermédiaires pour pouvoir subsister, alors que l’État a réalisé tout un investissement en vue d’approvisionner le marché vénézuélien sans avoir besoin d’importer du lait pour pouvoir couvrir la demande.

Le conseil communal San Antonio-du-bas mène de constantes réunions quotidiennes en vue de chercher une solution a cette problématique qui les affecte tant. Comment est-il possible que disposant d’une telle usine dans leur communauté ils ne puissent pas bénéficier de ses services ?

“les conseils communaux doivent effectuer un contrôle social pour améliorer les services de Mercal”

lundi 9 novembre 2009

la coordination de Mercal Zulia dispose aujourd’hui de 4 mercales ré-inaugurés plus un plan d’amélioration. De plus, 6 des 13 centres d’approvisionnement d’aliments ont été classés par la Gérance Nationale de Logistique comme étant de niveau I, soit de meilleure catégorie. C’est de cela et d’autres amélioration du service mais aussi des inconvénients et des difficultés existantes aujourd’hui que nous entretient le coordinateur régional des Mercal, Johnny Galindo. Il souligne l’importance que le contrôle social soit effectué par le conseil communal lui même.

Quels sont les produits les plus demandés ?

“Le thon, le lait, le sucre et le poulet, dont nous maintenons constamment l’approvisionnement. Nous garantissons nous même cet approvisionnement en mettant en œuvre un mécanisme de contrôle quotidien qui nous permet de savoir quel produit manque ce qui nous permet de pouvoir contacter les modules pour leur envoyer le nécessaire immédiatement, grâce à l’unité d’Approvisionnement.

Contrôle social

-Comment faites vous pour combattre la contrebande des produits Mercal ?

Nous nous sommes réunis avec PDVAL, les Forces armées Bolivariennes, Corpozuelia, CICPC (police nationale) et d’autres organisations de sécurité, et avons mis en route un plan pour démanteler les foyers de contrebande qui sont un problème national, et qui touchent les Etats en zone frontalière. Ces propositions ont été envoyées au Gouvernement afin de créer des lois pour réguler et contrôler cette situation.

-Et dans l’immédiat ?

Nous avons constitué une commission dont sont membres la Garde Nationale et l’armée qui se concentre sur les centres d’approvisionnement proches de la frontière (Mara, Páez, Catatumbo) pour éviter l’export et a contrebande. Également, nous travaillons sur la stratégie d’approvisionnement pour amener aux communautés les produits dont elle à besoin, soit, selon les nécessités et non selon la demande, ainsi nous pouvons réorienter les habitudes de consommation.

-Comptez-vous sur la participation des conseils communaux ?

Avant cette réunion, a été mis en œuvre une commission d’approvisionnement dans l’Etat de Zulia, où sont engagés Sada, Indepabis, Mercal et les Conseils Communaux. L’idée est de conscientiser les communautés et les conseils pour créer une culture d’intelligence sociale ; dans ce sens, nous avons réunis les différents responsables des modules de Mercal et les conseils communaux et nous avons établis les fonctions respectives de chacun, dans une optique de complémentarité.

Les conseils communaux peuvent-ils avoir des informations sur les quantités et produits et sur la gestion des stocks ?

Ils ont toute la potentialité de demander des renseignement sur les quantités d’aliments qui existent dans les inventaires des modules et dans les centres d’approvisionnement, y compris ils peuvent venir voir au siège central de Mercal Zulia.

Source : RNV / Courrier de l’Orénoque Traduction : Grégoire Souchay pour :http://www.larevolucionvive.org.ve/

Source : El Correo del Orinoco

 

Occupation temporaire de deux centrales sucrières par les travailleurs et le Gouvernement Bolivarien : « Adieu au capitalisme »

Le gouvernement Bolivarien a procédé à la prise de contrôle temporaire des centrales sucrières Venezuela y Táchira (Cazta) dans les États de Zulia et de Táchira.

Le ministre du pouvoir populaire pour le Commerce, Eduardo Samán a annoncé que ces mesures s’appuyaient sur l’article 6 de la Loi de défense des personnes et pour l’accès aux Biens et aux Services (LDPABS), qui prévoit la possibilité de définir des installations industrielles comme service public essentiel qui ne peut être interrompu et devant fonctionner de manière continue régulière, efficace, efficiente et ininterrompue, dans l’objectif de satisfaire les nécessités collectives.

“La Centrale Sucrière Venezuela a cessé ses opérations par un ordre arbitraire de son gérant depuis le 9 septembre dernier, mais la loi nous donne cette possibilité d’appliquer une mesure d’occupation temporaire pour la remettre en activité” a déclaré Samán ajoutant que cette usine dispose de générateurs qui peuvent fournir de l’énergie électrique à la communauté voisine de EL Batey, dans l’Etat de Zulia.

De son côté, le ministre du Pouvoir Populaire pour l’Agriculture et les Terres, Elías Jaua, a rapporté que cette même centrale sucrière a cesse´de produire de manière illégale et inhumaine, pratique capitaliste qui a jeté à la rue plus de 1000 travailleurs. “Le président Chávez a reçu l’information et a autorisé immédiatement l’occupation temporaire et la future expropriation, dans le cadre de ses compétences constitutionnelles de la Loi Organique de sécurité et de Souveraineté Alimentaire et de la LDPABS, pour transformer cette usine en une entreprise à la propriété sociale de l’Etat” a exposé le ministre.

Au même moment, le Ministre du Pouvoir Populaire pour l’Alimentation, Felx Osorio, a signalé que la semaine prochaine parviendront à l’usine des tonnes de sucre en provenance des autres régions du pays afin de redémarrer la production. “Ce n’est que justice et nous continuerons d’implanter les actions et les politiques nécessaires pour assurer au peuple de quoi subsister » a déclaré Osorio.

En ce qui concerne la mesure d’occupation temporaire de la centrale Surière de Táchira (Cazta), située à Ureña, le coordinateur régional de l’Institut pour la Défense des Personnes dans l’accès aux biens et aux services (Indephabis), Oscar Andrade, a annoncé que cette entreprise conservera les même niveaux de production et fournira désormais 60% de sa production pour l’usage domestique et 40% pour les industries des confiseries.

Andrade a assuré que l’usine Catza destinait jusqu’alors 90% de sa production aux grossistes et seulement 5 à 10% se présentait en paquets d’un kilo. Il a ajouté que cette mesure d’occupation temporaire garantira la sécurité alimentaire.

Par ailleurs cette usine importe une large part de ses stocks de Colombie, et en de nombreuses occasions, les propriétaires refusent d’utiliser de la matière première vénézuelienne.

Adieu capitalisme

Daniel Dolarte, représentant du Syndicat bolivarien des Travailleurs de la Centrale Sucrière Venezuela déclare : “ce n’est un secret pour personne, tout l’appui que nous a donné le Gouvernement Bolivarien par le biais de divers ministres (…). Quand le patron a arrêté les opérations, nous nous sommes présentés devant le Ministre du Pouvoir Populaire pour le Travail pour tenter de trouver une solution. Aujourd’hui, nous disons bienvenue au socialisme et aux conseils communaux et nous disons adieu au capitalisme, nous devenons une entreprise de production sociale.

Solarte a souligné que le patron avait fermé les portes aux travailleurs mais qu’une nouvelle usine était née avec une vision sociale et davantage de bien-être pour la population.

Elizabeth Tabares Service de Presse du Ministère du Pouvoir Populaire pour le Commerce

Traduction : Grégoire Souchay pour http://www.larevolucionvive.org.ve/