Pour qu’émerge le nouveau. Un premier bilan de la démocratie communale, par Reinaldo Iturizza

Le ministre Iturizza (assis au fond) durant la fête populaire qui a marqué la léglisation de la six-centième commune

Le ministre Iturizza (assis) durant la fête populaire organisée pour la légalisation de la six-centième commune, le 25 avril 2014, municipalité Iribarren, État de Lara.

Note : Reinaldo Iturizza a remis ce 25 avril le certificat légal à la 600ème commune créée dans l’État de Lara où, rien qu’en 2013, la population en a organisé 103. C’est en remettant l’écoute au coeur de sa politique que ce sociologue critique, nommé Ministre pour les Communes et les Mouvements Sociaux au sein du gouvernement Maduro, veut rattraper le temps perdu par des gestions antérieures, trop verticales, trop peu participatives. Le président Maduro a déclaré à cette occasion : « J’insiste : il n’y aura pas de démocratie, pas de socialisme, sans la commune. Un des éléments centraux de la commune est qu’elle produise tout ce dont la population a besoin : les menuisiers, les portes ; les forgerons, les fenêtres; qu’elle dispose d’ateliers de réparation, de ses mécaniciens; qu’elle produise l’alimentation, à travers l’agriculture organoponique¨.

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Pour qu’émerge le nouveau.

Par Reinaldo Iturizza

Traduction : Jean-Marc del Percio

Pour comprendre le concept vénézuélien de ¨commune¨, le mieux est de revenir d’abord aux origines : « consolider, mais aussi étendre le pouvoir populaire et la démocratie socialiste » est l’un des objectifs nationaux que s’assigne le Plan Patria (Programme de la Patrie) approuvé par les électeurs aux deux dernières élections présidentielles (1). Il est question de « la gestation, puis du développement progressif de nouvelles instances de participation populaire ; Tous les domaines sociaux, économiques et culturels de la nation y sont concernés. Le pouvoir que l’élite se sera arrogé, retourne au peuple ; lequel de bataille en bataille et de victoire en victoire, a prouvé sa capacité à instaurer les contours d’un pouvoir dont le niveau de complexité organisationnelle n’est plus à démontrer. »

Plus qu’une nouvelle instance de participation, la Commune traduit la naissance sur le plan organisationnel, de la démocratie socialiste. D’ailleurs, ce même document annonce que pour la période 2013-2019, il est prévu la création de 3000 Communes supplémentaires, sur la base « d’une croissance annuelle environnant les 450 Communes ».

En abril 2014, 600 communes ont vu le jour. Au-delà du caractère purement quantitatif attestant de la réalité de processus politiques en cours, c’est la qualité de ces derniers qui prime. C’est d’autant plus vrai, lorsque l’on est confronté à un mouvement de nature révolutionnaire.

Cependant nous nous devons d’être attentif à ce qui suit : certes, les chiffres ne sont pas tout, cependant le plus souvent, ils sont un guide pour l’action. Ils représentent autant de référents incontournables, nous permettant de peser et soupeser la portée réelle des actions menées, et l’exactitude de nos interprétations.

En fait, ce qui importe, ce n’est pas tant le but fixé qui n’est pas une fin en soi, mais le travail réalisé jusqu’ici pour l’atteindre. (Nous songeons aux tâches militantes auxquelles nous nous sommes voués). Ou, ce qui nous a fait défaut, dans le cas d’un échec que nous aurions subi.

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Commune El Maizal

Il faudrait donner un peu plus de substance, de chair aux indications chiffrées. Car dans nos milieux, il subsiste une forme de mépris vis-à-vis des chiffres, qui nous rend imprécis, inexacts dans l’évaluation de nos actions.

¨Parfois, nous maquillons les chiffres rendus publics, afin qu’ils attestent de l’« efficience » d’une démarche qui ne repose en réalité, sur rien.¨

En certaines occasions, nous privilégions l’objectif supposément atteint, aux dépens des processus à impulser qui auraient rendu possible sa réalisation. Parfois, nous maquillons les chiffres rendus publics, afin qu’ils attestent de l’« efficience » d’une démarche qui ne repose en réalité, sur rien. Ce genre de dévoiement, est l’une des manifestations les plus courantes de la gestionnarisation de la politique. C’est un phénomène inhérent à la tendance globale qui consiste à faire passer l’administratif avant le politique. Il en ressort que nos militants en sont réduits à endosser les oripeaux du gestionnaire ou du bureaucrate d’appareil.

Il est encore plus dramatique de s’abandonner à l’imprécision et à l’inexactitude, lorsqu’il s’agit de rendre compte de réussites pour le moins extraordinaires. C’est d’autant plus dramatique, que la révolution bolivarienne ne gagne rien à occulter des faits qui la présenteraient à son avantage. Nous négligeons par exemple de faire écho aux expériences humaines (nous songeons à l’impact des programmes des Missions sur celles-ci) qui sont autant d’empreintes indélébiles dans le cœur de millions d’êtres, qui vivent désormais dignement. Tout cela découle d’un manque de rigueur, de discipline ; ou relève de l’incompétence pure et simple.

« Le diable se cache dans les détails », se plaisait à répéter le commandant Chavez. Il faudrait en effet, s’occuper des détails les plus insignifiants. Nous nous devons d’être précis, exacts, rigoureux lorsque nous avons affaire aux chiffres. Parce que c’est uniquement après avoir pris ses marques précises, qu’il est possible de passer à l’étape suivante): donner vie au caractère glacé de la donnée chiffrée livrée à elle-même ; solliciter, interroger les nombres, comme il est souvent nécessaire de s’interroger sur le sens caché, réel des mots prononcés, afin d’accéder à ce qui ne pourrait l’être autrement : le nouveau.

Il existe cependant un autre facteur, qui doit nous inciter à être rigoureux et disciplinés dans le maniement des chiffres : l’obligation cardinale d’en rendre compte à notre peuple. Cela vaut également pour tout élément d’information porté à notre connaissance, ou que nous produisons.

Notre peuple est en droit d’obtenir des informations dignes de foi sur les moyens auxquels nous faisons appel pour atteindre avec succès les objectifs que nous avons le devoir d’atteindre. Et pas seulement sur les divers recours à notre disposition pour parvenir éventuellement aux buts assignés. En tout état de cause, il s’agit de rendre compte de nos actions ; de ce que nous faisons, de quelle manière nous le faisons, pour aboutir aux résultats escomptés. Une ardente volonté pédagogique ne se démentant pas, doit en être le moyen. Un moyen pédagogique nous donnant l’obligation de réfléchir à ce que nous faisons, au moment où nous le réalisons. Nous réunirons ainsi les conditions qui conféreront la possibilité à notre peuple de procéder à l’évaluation, mais aussi à la bonne compréhension (au bon entendement) de ce qui aura été réalisé.

Qu’apprenons-nous, en fait ?

De cette manière, nous tous apprenons. Qu’apprenons-nous, en fait ? Ce que signifie gouverner d’une manière socialiste. Parce que le socialisme ne pourra relever de l’entéléchie qu’à la condition expresse suivante : faire appel à des méthodes de gouvernement spécifiquement socialistes. Ce faisant, que signifie gouverner « socialistement » ? Voici quelques-unes des pistes que l’on peut entrevoir :

1/ socialiser l’information/renseignement d’une manière précise, détaillée. Ce qui nous permettra d’en faire un outil concret, socialement utile (profitable d’une manière conjointe, au peuple et au gouvernement) ;

2/ lorsque l’administratif et le politique sont en situation de concurrence, toujours donner la priorité à ce dernier ; en toute circonstance, accorder la priorité au procès de travail, plutôt qu’au but considéré en lui-même. En effet, tout cela ne relève pas de la sphère éthérée des chiffres (le considérer sous cet angle, c’est chercher à obtenir indûment une charge ou une part de pouvoir) mais d’un enjeu majeur : la transformation révolutionnaire de la société, qui se traduit en termes (concrets) de bonheur social. Nous privilégions la politique plus que la « gestion », parce que la politique que nous menons est révolutionnaire, c’est-à-dire au service du changement social. Nous nous faisons « gestionnaires » pour donner toute son amplitude à notre politique révolutionnaire. L’efficacité réelle de notre politique, se juge toutefois à l’aune du changement qu’elle apporte à notre peuple. Du bonheur social qu’elle lui confère. Mieux. Le bonheur social auquel accède notre peuple dépend également de sa capacité à s’« auto-organiser ». Ce qui implique une approche et une compréhension profondément révolutionnaires de la question de la gestion. C’est à ces termes que doivent souscrire les Communes : l’« auto-gouvernement » populaire, « la pleine et entière souveraineté ». C’est dans cette perspective, que se situe le Plan Patria ( Programme Patrie).

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Commune La Yaguaira

Il va de soit qu’annoncer la naissance récente de 600 nouvelles Communes ne sert à rien, si l’on omet de préciser que les conditions qui permettent à ces dernières d’exister en autant d’entités de l’auto-gouvernement populaire, relève d’un évident objectif stratégique. Cela dit, quels sont les éléments ayant rendu effective, la création de cette quantité non négligeable de Communes ? Socialiser cette information, en rendre compte avec minutie, est une démarche à entreprendre tout aussi importante que la réaffirmation de la pertinence de notre orientation politique générale. C’est ainsi qu’il s’agit de procéder.

¨Comment mesurer les réussites d’une révolution ?¨

Qu’est-ce qui a conduit Chavez à lancer son fameux ¨Coup de Timon¨ en critiquant l’inertie et l’incapacité des ministres à construire ensemble la commune, lors de la séance du 20 octobre 2012 ? (2)

En procédant d’une manière analogue à ce que j’ai tenté de faire ici : se demander comment mesurer les réussites d’une révolution. Pour ce faire, il s’appuya sur un extrait du chapitre XX de Au-delà du Capital. Vers une théorie de la transition, le livre du philosophe Istvan Meszaros : « ce qui assure les succès du socialisme affirme ce dernier, c’est faire en sorte que les mesures et décisions adoptées, contribuent activement à la constitution et à la consolidation d’un ordre politique authentiquement démocratique, de contrôle social, et d’autogestion généralisée ». Ce faisant, la question de fond à laquelle Chavez a été confrontée peut être formulée ainsi : les politiques que nous menons, sont-elles conformes aux objectifs que Meszaros énonce de son côté ? Et plus spécifiquement : Nos initiatives favorisent-elles l’émergence d’un pouvoir Communal ?

Dans la foulée, deux questions décisives s’imposèrent à Chavez. Tout d’abord, la nécessité de procéder à la « territorialisation des modèles », c’est-à-dire de préciser les contours du socialisme que nous voulons. Pour ce faire, il a fait appel à une image prodigieusement « parlante ». Il a plaidé en faveur de la création « d’un maillage du territoire qui s’apparenterait à une vaste toile d’araignée, couvrant l’ensemble du pays ». Et ce, afin de faire pièce aux phénoménales capacités d’absorption du capitalisme, cette « gigantesque amibe ».

En second lieu, le commandant Chavez s’est référé à la nature de l’hégémonie que le chavisme est appelé à atteindre. Notre socialisme affirma-t-il, « se doit d’être réellement novateur. Le caractère démocratique de ce dernier, en sera l’un des éléments essentiels. Ce qui signifie que cette hégémonie démocratique repose sur la nécessité de convaincre, et non sur l’obligation d’imposer quoi que ce soit ».

¨Comment « territorialiser » notre socialisme ? Comment susciter l’émergence du « territoire de type nouveau » correspondant à la substance même des Communes ?¨

Lorsqu’à la fin du mois d’avril 2013, il nous est revenu de tracer les contours de ce que serait notre action à la tête du ministère, nous avons cherché à transposer sur le plan institutionnel, le cours nouveau (le Coup de Timon) que le commandant Chavez a souhaité imprimer à notre action politique d’ensemble. Si nous avions à déterminer succinctement la nature de cette nouvelle orientation, nous dirions qu’aux interrogations qui nous pressaient, nous avons oeuvré à la formulation des réponses suivantes : Comment « territorialiser » notre socialisme ? Comment susciter l’émergence du « territoire de type nouveau » correspondant à la substance même des Communes ; épousant par ailleurs, une logique réticulaire, du fait de son déploiement sur le mode d’une « gigantesque toile d’araignée » ? Comment apporter son tribut à la construction d’ « une nouvelle hégémonie démocratique », optant pour la force de conviction au détriment de l’option coercitive ? Or, c’est dans la formulation même de ces problèmes, que résidait (c’est toujours le cas) la clé menant à leur résolution globale.

Quelques semaines après, ce travail d’analyse a débouché sur la parution d’un document -rendu public- qui résume l’ensemble des orientations stratégiques auxquelles nous nous sommes conformés depuis. Il en ressort que notre Plan Politique Stratégique, Commune ou rien, en constitue la base. De sa teneur, je souhaiterais en extraire l’idée- force -ou « principe d’action » comme nous l’appelons dans cet écrit- qui explique au mieux selon moi, la manière dont nous avons été capables d’aboutir à la création des 600 Communes. Cette idée-force est celle que nous caractérisons par le terme d’amplitude politique.

Commune Sabas Peralta, État de Lara. Photos : Leonardo Ramos

Commune Sabas Peralta, État de Lara. Photos : Leonardo Ramos

¨Nous nous sommes mis, par dessus tout, à l’écoute. Nous avons noirci des cahiers entiers recensant tous les obstacles à la consolidation des Communes.¨

A un moment où l’hégémonie politique construite par le chavisme subissait une sérieuse remise en question -essentiellement du fait de la disparition physique de son leader historique- nous n’avions que faire de ces « révolutionnaires » qui manifestaient leurs récriminations envers le peuple. Un peuple lesté du poids de la détresse?, peu reconnaissant -selon eux- pour ce qui avait été réalisé, et par voie de conséquence saisi par le doute. Or, il n’a jamais été aussi nécessaire de l’accompagner, d’être à son écoute (c’est un devoir qui nous incombe en permanence), de le pousser à la mobilisation, et le cas échéant, de l’inviter à suivre telle ou telle voie. L’extraordinaire initiative politique (« Le gouvernement de la rue ») que l’on doit à Nicolas Maduro, puisera à la source de cet ensemble de dispositions. Ainsi, le peuple vénézuélien a renoué avec le fait que la révolution bolivarienne a toujours résulté d’une action collective. Que nos initiatives découlent de l’effort vertueux que des millions de personnes auront produites. Y compris avec les imperfections que cela implique. Que nous avons commencé à être ce que nous avons toujours désiré être, et que nous avons renoncé à imposer quoi que ce soit aux autres. Tel est le message que les communardes et les communardes nous adressent. Nous sommes par dessus tout, en situation d’écoute. Une écoute patiente et attentive. Nous noircissons de notes des cahiers entiers. C’est ainsi, que nous avons élaboré de conserve, un diagnostic d’ensemble recensant tous les obstacles entravant notre volonté d’avancer sur la voie de la consolidation des Communes. De plus, une quantité innombrable de propositions nous ont été transmises.

Nous avons eu notre part. Elle se sera matérialisée sous la forme d’interrogations serrées que l’on nous a adressées ; et de sévères rappels à l’ordre. Nous avons fait en sorte d’instaurer le dialogue avec toutes les tendances. Nous avons également organisé des rencontres qui auront réuni autour de la même table, des forces a priori irréconciliables. En fait, pour être capables d’affronter la crise (qui semblait imminente) de cette hégémonie politique que nous avions contribué à instaurer, nous nous devions d’appliquer le type de politique que Chavez nous a légué : une politique se fondant sur l’articulation des différences ; mais aussi sur l’unité dans le respect de la diversité. Une politique susceptible d’intégrer à un projet d’ensemble, celles et ceux qui pensent différemment. En somme, une politique de grande ampleur démocratique.

Cela dit, le gros des observations émanant des communardes et des communards a porté sur les difficultés inhérentes à l’enregistrement des Communes nouvellement crées. Nous avons par conséquent veillé à la simplification des démarches administratives y menant. Pour ce faire, nous avons eu recours à l’activation de deux mécanismes aboutissant à l’enregistrement de celles-là : l’élaboration collective de l’acte de fondation d’une Commune ; et le référendum approbatoire. (Lequel est organisé par les commissions électorales des conseils communaux faisant partie de la Commune).

Nous sommes par ailleurs à l’origine de 5 rencontres régionales ayant rassemblé 534 Communes existantes. Avant que ne se déroule la première de ces rencontres (à Lara, du 6 au 8 août), 101 Communes étaient enregistrées sur l’ensemble du territoire.185 Communes sur les 433 restantes ont vu leur enregistrement au moment de la clôture du cycle de ces rencontres régionales. C’est-à-dire, 42,7% de celles-là.  La fin de semaine des 6 et 7 septembre a été consacrée au Recensement Communal de l’année 2013. Il se poursuivit les 13, 14 et 15 du même mois. Cette initative dont le Président Maduro est à l’origine, a concerné au total 1401 Communes, dont les degrés d’institutionnalisation différaient. (Outre celles qui bénéficiaient déjà d’un enregistrement, l’on dénombrait également celles qui étaient pourvues de commissions de promotion constituées. Des conseils communaux manifestant leur intention de se regrouper sous la forme d’une Commune faisaient aussi partie de cet ensemble.) Les 17 et 18 novembre, la ville de Caracas a reçu la Première Rencontre Nationale des Communardes et Communards, issus de 506 Communes. Cet événement aura vu dans son sillage le bon déroulement de journées nationales (le 24 novembre et le 15 décembre) relatives à l’organisation d’élections référendaires, entérinant les actes de fondation de 217 Communes.

Plus que des activités ponctuelles destinées à atteindre les buts fixés, qu’il s’agit par ailleurs de traduire sous la forme de données numériques, toutes les actions dont nous avons précédemment fourni les détails généraux, ont été conçues comme autant de journées de mobilisation populaire. Et ce, en plein accord avec le premier objectif de notre Plan Politique Stratégique : regrouper et mobiliser sur leur propre terrain, les forces révolutionnaires dans leur ensemble.

Si en outre, on prend en considération :

1/ le fait que la mise en place de la Commission Présidentielle pour l’Impulsion aux Communes est devenue une réalité (c’est le Vice-président Jorge Arreaza qui la pilote) ;

2/ le fait également significatif, que le Président Maduro aura été en personne, l’acteur principal de ses journées, il est possible de mesurer tout l’éclat qui aura été donné à la Commune, et au caractère stratégique qu’elle revêt.

C’est en tenant compte de tous ces éléments d’information que l’on pourra comprendre les raisons pour lesquelles les objectifs que le Programme Patrie se sera fixé, ont été atteints.

Les 600 Communes enregistrées à ce jour, auront-elles la faculté de perdurer en tant qu’instances d’auto-gouvernement ? En la matière, rien n’est assuré d’avance. Nous pouvons néanmoins vous assurer que nous nous attelons à réunir toutes les conditions, pour que cela soit. Non seulement nous n’avons jamais perdu de vue la dimension stratégique des enjeux en cours -à aucun moment. Mais si nous avons réussi à obtenir d’aussi bon résultats en ce qui concerne l’enregistrement des Communes, c’est en raison du fait que nous avons suivi au mieux les orientations stratégiques édictées par le comandante Chavez. Toujours sur la brêche, sur l’ensemble du territoire, sans chercher à imposer quoi que ce soit, cherchant à inventer de nouvelles voies conjointement à notre peuple, afin qu’émerge le nouveau.

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Commune Maximo Viscaya

Notes :

(1) Voir ¨Ce que va faire la révolution bolivarienne de 2013 à 2019¨, https://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/15/ce-que-va-faire-la-revolution-bolivarienne-de-2013-a-2019/

(2)    Voir ¨Le président Chávez exige d’avancer vers une communication plus profonde et plus populaire « avec les travailleurs, depuis les usines », et critique l’incapacité du gouvernement à mettre en place l’état comunal¨,https://venezuelainfos.wordpress.com/2012/10/21/le-president-chavez-exige-davancer-vers-une-communication-plus-profonde-et-plus-populaire-avec-les-travailleurs-depuis-les-usines/

(3) Sur la construction de la commune, on peut lire plusieurs chroniques publiées sur ce blog :

Source : http://elotrosaberypoder.wordpress.com/2014/01/03/comunas-para-hacer-que-emerja-lo-nuevo-un-balance-de-2013/

Traduction de l’espagnol : Jean-Marc del Percio

URL de cet article : https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/04/27/pour-quemerge-le-nouveau-un-premier-bilan-de-la-democratie-communale-par-reinaldo-iturizza/

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