Comment dire l’École Florestan Fernandes ?

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Trois heures du matin. Des essaims de mains d’étudiant(e)s qui ont vécu ensemble trois mois intenses tracent des cœurs sur les vitres embuées d’une camionnette. Le compagnon de l’unité de transport du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans terre, habitué à vivre les adieux de ceux qui ne peuvent plus se séparer, assume avec philosophie sa tâche de ramener à l’aéroport de Sao Paulo des groupes successifs de la Xème Promotion de Théorie Politique Latino-américaine “Libertadoras de Nuestra América”, créatrice collective d’un clip chanté tous les matins.

Tous ceux qui ont eu le privilège de vivre une révolution en Afrique ou en Amérique Latine savent ce dont je parle : ici tout se reconnecte. Dans la « Florestan Fernandes », l’école construite par les Sans Terre, les bambous te mènent par des sentiers de terre humide. Leur grincement est le rythme de l’Histoire, parfois lente, qui ne s’arrête jamais. Une photographie troue la nuit : le front pensif d’Ernesto “Che” Guevara. Les arbres oublient les mains solidaires de stars de cinéma, d’intellectuels, d’ex-présidents et de paysans centenaires qui les ont mariés à la terre : ils cherchent le soleil. La pluie fait plus sombre, plus brillante la peau des briques montées l’une après l’autre par les volontaires du MST.

Le matin des centaines d’yeux regardent par les portes entrouvertes de salles grandes et petites. Ces voix d’un cours de matérialisme historique pourraient être celles d’une assemblée du Comité de Salut Public en 1789 ou d’une assemblée au Burkina Faso en 1984. Tant de concentration dans l’étude a fait que les étudiants ne se sont pas rendu compte tout de suite de l’irruption des zombis sortis d’une série de télévision nord-américaine pour expulser la violence inhibée sous Lula et Dilma. Ce ne fut qu’au bout de deux heures – me raconte Ana Cha de la coordination pédagogique – que la communauté étudiante a mesuré la gravité de l’intrusion des policiers tirant à balles réelles, agression rejetée en quelques heures par le monde entier et par la rapide arrivée à l’école d’un réseau spontané d’amis, de militants, d’artistes parmi lesquels Lula. Aujourd’hui, après le réveil en poésie et chants (“la mistica” comme on dit au MST), le compagnon bibliothécaire qui souffre de Parkinson et à qui les policiers ont cassé le bras, tente de lever un poing plâtré pour remercier une délégation de jeunes vénézuéliens qui lui offrent le “livre bleu” d’Hugo Chávez.

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Ici Marx et Marighella ne sont pas des figures de cire ou des pieds de page mais des concepts vivants de l’action politique, l’héritage vivant qui nous incombe à tous – dixit le capitaine Thomas Sankara. Le choc salutaire entre points de vue, expériences et savoirs fait de “La Florestan” une université d’avant le capitalisme, de cette époque où la science naissait au bord des fleuves, où les ponts entre « haut » et « bas » n’étaient pas rompus, comme l’explique l’historien Carlos Ginzburg.

On m’avait invité quelques semaines auparavant comme membre de l’Ecole Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, Télévision et Théâtre à donner un cours en anglais sur « Communication Populaire et résistances » : les concepts généraux, m’avait écrit Ana Cha, intéresseront les pratiques particulières. Nous intéressent votre expérience au Venezuela, la relation entre communication populaire et processus participatifs, votre manuel de production intégrale. Et ce matin, après plusieurs nuits d’insomnie pour réveiller mon anglais et une escale à Lima, je vois enfin mes compères d’Afrique, des États-Unis, du Canada, d’Amérique Latine. Ce dialogue total avec l’Afrique, leur dis-je en guise d’introduction, Chávez l’a voulu depuis le début. Son ultime lettre disait que nous n’avons plus rien à attendre de l’Occident et que nous devons espérer beaucoup du Temps pour assumer, enfin, notre destin commun.

Les lutteurs d’Afrique du Sud inaugurent les cours debout : le rythme lent de leur chant finit par nous unir tous en un chœur de paumes, de pieds, de gorges. Il y a beaucoup de syndicats, de réseaux de travailleurs de Californie ou du Minnesota, les militants patients de Zambie. Le compagnon du Québec avec qui nous découvrons un respect commun pour le documentariste Pierre Perrault (La Bête Lumineuse)La compagne d’Égypte qui avec son clairsemé mais passionné anglais réussit à répondre à toutes mes questions sur son pays. Le compagnon des États-Unis préoccupé par le fait que Telesur reste confiné aux réseaux de convaincus de gauche. La travailleuse syndicale venue de Palestine qui veut monter un atelier avec nous pour former les créateurs d’une réalité que les formes politiques connues ne permettent plus de médier. La compagne transgenre d’Inde qui me parle du documentaire qu’on prépare sur son récit de vie. La jeune fille qui étudie la philosophie à l’Université Centrale du Venezuela et qui ne sait pas encore comment elle usera de toutes ces connaissances au retour dans la Patrie. Ou la compagne de l’Île Maurice, qui sait tout de l’histoire morale et économique de Port-Louis et peut en trois mots dessiner la forêt précise des nègres marrons. Je t’écoute et je vois Haïti, lui dis-je. En effet notre créole est celui qui ressemble le plus à celui de Louverture, me répond-elleLes frères portoricains me montrent leurs reportages: La Gente de Abajo Habla: ¿quiénes somos ¨todos¨?, fruit d’une réflexion sur des années de militantisme de gauche (1). Ils sont venus du Ghana. Du Maroc. Du Népal. Du Pays Basque. Du Kenya. Du Sénégal. De Tanzanie. De Tunisie. Du Zimbabwe…

Dans les jours précédents, la roborative professeure des Etats-Unis Rebecca Tarlau a déployé les fondations de la philosophie marxiste. Elle a comparé les concepts économiques d’Adam Smith avec ceux de Karl Marx. Elle a expliqué la guerre de mouvement de Gramsci avec l’exemple d’éducateurs permamboucains du MST qui ont réussi á éloigner la peur insufflée par les médias pour se rapprocher des enseignantes traditionnelles et, sur la base du respect et de l’amitié, proposer de nouvelles pratiques éducatives. Non « bancaires ».

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Cours de Communication Populaire, 9-10 novembre 2016

J’introduis mon cours avec la projection du court-métrage “La Terre est à tous” réalisé en août 2016 au Venezuela au terme d’un atelier commun des Sans Terre et de notre École populaire de Cinéma (2).

Je poursuis avec quelques questions génératrices comme : “Qu’est-ce que l’information ?”, “Quelles sont les différences entre communication révolutionnaire et dominante ?”, “¿Comment fait le capitalisme pour effacer le travail ?”, en récupérant un petit peu de l’abondante philosophie sur l’art et la presse (Mao, Brecht, Boal, Benjamín, Mattelart…). Tout procède d’une idée : “ce n’est que d’une technique qu’on peut déduire une idéologie” (Althusser) ou, pour le dire avec Marcuse : “Une œuvre d’art n’est pas révolutionnaire parce que son contenu est révolutionnaire mais parce que sa forme est révolutionnaire”. Que signifie cela pour nous ? C’est simple : un média (ou une usine, un État, une université, une commune, etc…) n’est pas révolutionnaire parce que son discours l’est mais parce que son mode de production l’est (à savoir sa façon d’organiser le travail et la formation interne, de se lier à la population, de génèrer sa programmation, etc…).

Je dis aux compagnons qui fabriquent l’extraordinaire journal sans publicité commerciale Brasil de Fato (3) avec qui je me réunis deux heures à Sao Paulo : comme c’est étrange, nous assumons que tout travail politique, toute compréhension de l’Histoire suppose de mettre les cartes sur la table, d’ouvrir et de traiter les contradictions à partir du cerveau collectif, mais au moment de « communiquer » nous revenons à la forme commerciale, verticale, de vendre un message à un consommateur.

Dans la classe nous déconstruisons la monoforme planétaire du journal télévisé : un(e) présentateur(trice)–star dont la voix préétablie, en off ou in, modèle la plasticine d’une « réalité » réduite aux ultra-brefs plans de coupe.

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Inventer des techniques pour nous organiser, dixit Walter Benjamín, est la caractéristique majeure de l’art révolutionnaire (4). Nous projetons une actualité de Dziga Vertov qui dans l’Union Soviétique des années vingt montait le film à l’envers pour remonter le temps, de la viande du Marché Rouge à l’animal en train de paître (ou de la farine au champ de blé), pour démontrer au peuple analphabète que le prix révolutionnaire venait de l’absence d’intermédiaires. Objectif d’une information révolutionnaire : reconnecter les choses avec leur origine, leurs causes.

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Nous projetons le journal humoristico-dialectique de Santiago Álvarez qui aida tant la révolution cubaine avec ses spirales explicative de chaque problème subi par le peuple.  Spirale : mouvement de la conscience qui va s’élargissant. “Un cinéma au service la révolution exige surtout de montrer le processus des problèmes. C’est-à-dire exactement le contraire d’un cinéma qui se consacre fondamentalement à célébrer les résultats. Montrer le processus d’un problème est comme montrer le développement même de l’information, c’est  montrer le développement pluraliste de l’information.”  (Julio García Espinoza).

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Contrairement aux médias commerciaux, la communication révolutionnaire ne résout pas la réalité sur l’écran ou sur la scène mais reste une « oeuvre ouverte » pour que le peuple participe à la construction du sens et se mette en mouvement. C’est aussi pourquoi elle est toujours originale. Elle part toujours de quelque chose de nouveau parce que la réalité bouge à chaque instant, génère une forme nouvelle à tout moment. Elle a aussi un intérêt tout particulier à faire ce que ne font jamais les médias dominants : le suivi à lui seul permet d’extraire les leçons qui nourriront la construction d’autres organisations. Si la télévision dominante désorganise les clases dominées en les divisant, notre rôle est de les (ré)organiser.

Le jour suivant je parle du bilan de quinze ans de télévision communautaire au Venezuela, sorties de la répression et de la clandestinité grâce á la révolution bolivarienne (5). Nous ne sommes pas nés pour “concurrencer” les médias privés mais pour les dépasser qualitativement et contribuer á la naissance d’une autre société. Notre télévision communautaire n’est pas un studio fermé où on parle du quartier sur fond d’image du quartier… C’est la communauté qui se forme à chaque moment pour produire 70 % de la programmation. Le travail de l’équipe de la fondation communautaire est de veiller au bon état des systèmes de transmission et de former la population à tout moment pour que celle-ci soit la véritable actrice et productrice du média.

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Les 35 télévisions visitées durant une année par notre équipe de chercheur(ses) nous ont fait part de plusieurs autocritiques : privatisation du média par un groupe ou par une famille, manque de coordination, excès de jalousie territoriale, manque de volonté dans la formation d’équipes de production communautaire, manque de respect pour le matériel donné par l’État. L’empreinte du quasi-monopole du mode de production commercial de la télévision, de la radio ou de la presse (au Venezuela 85% des habitants regardent la télévision commerciale) a pour effet que de nombreux nouveaux médias imitent les dominants, éliminent la formation intégrale et oublient de créer leur agenda propre, original. Cependant et même si de nombreuses télévisions ne transmettent pas et restent invisibles par manque de ressources, ces années ont servi à valoriser la télévision communautaire comme la maison qui est la “nôtre”, comme un espace d’amitié et de collaboration libéré des normes commerciales, comme retrouvailles de mondes séparés par le capitalisme (vie et temps, ville et campagne, homme et femme, enfant et adulte…) et comme porte-parole des mouvements sociaux.

Aujourd’hui les collectifs proposent de résoudre la faible quantité de programmes produits en revenant aux dynamiques existant dans les communautés populaires : sport, musique, fiction populaire. Pour cesser de former un personnel qui finit par aller travailler dans le secteur privé, ils insistent sur la nécessité de présélectionner des participants qui ont déjà une trajectoire d’engagement dans un mouvement  social. Le rôle de l’État comme garant d’un équilibre dans le champ médiatique est réaffirmé au sens où on lui demande de salarier un groupe de trente permanents par télévision et davantage de suivi technique. Ce qui aiderait à éviter la commercialisation dans laquelle sont tombées tant de radios communautaires, et de gagner du temps pour rendre le média soutenable avec l’appui de formes économiques émergentes, communales entre autres…

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“El Tigre y el Venado” de Sergio Sibrián (El Salvador 2013)

Nous achevons la classe en étudiant quelques techniques : la manière d’interviewer – avec des fragments de « Harlan County »  (6) de Bárbara Kopple et du  « Tigre et le Cerf » de Sergio Sibrián (El Salvador), fruit du travail audiovisuel communautaire d’ACISAM et d’un atelier offert par notre École Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, Théâtre et Télévision, couronné par le Prix du Meilleur Documentaire Latino-Américain au Sunscreen Festival, en Floride (7). “La Bataille du Chili” sert d’exemple de cohérence entre l’analyse marxiste et la méthodologie d’enquête et de tournage. Charlie Chaplin (“A dog’s life”) et Humberto Solas (“Lucía”) nous aident à subvertir la dramaturgie en faisant voir la différence entre « objectif » et « ·besoin profond » du personnage.

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Synopsis rédigés par les étudiants de la promotion Faris Odeh, du nom de l’enfant palestinien assassiné par l’armée israélienne.

Le jour suivant, Joao Pedro Stedile, un des coordinateurs nationaux du MST, économiste marxiste et humoriste professionnel, captive l’amphithéâtre en racontant le film de l’agriculture versus capitalisme. L’origine du mot humain, rappelle-t-il, est humus, le mot latin qui parle de la terre d’où nous venons avant d’être l’engrais de ceux qui viendront. Pendant la pause je raconte à Joao Pedro que dans les premières usines les travailleurs se rebellaient contre la grande horloge murale, détruisant à coups de marteau l’instrument de torture qui avait déplacé le soleil et la cloche de l’église féodale et qui les mesurait à présent en heures et en minutes.

L’information comme engrais

Humus = Humain ? N’est-ce pas l’heure pour les journalistes de briser les horloges murales de l’information-marchandise ? Pour faire la révolution dans l’information, ne devrions-nous pas redevenir “agriculteurs en politique” ? Quand je leur ai demandé “qu’est-ce que l’information ?”, les étudiants m’ont répondu « quelque chose qui s’envoie », « quelque chose qu’on reçoit », « quelque chose qu’on fabrique ». Je leur ai proposé d’oublier cette flèche unidimensionnelle qu’on nous enseigne encore dans les écoles de journalisme. Pour bien comprendre “l’information” voyons-la plutôt comme un besoin biologique, vital de notre cellule-nation : créer ses propres canaux d’information pour s’orienter dans le chaos de la globalisation. C’est pour esquiver les menaces, survivre, croître, se reproduire et trouver des alliés que la cellule-nation a tant besoin d’une information riche, intégrale, donc plurielle et différenciée – alors que la commerciale est trop peu nourricière, de plus en plus homogène, courte, superficielle, socialement inutile et destructrice. Si le socialisme a un futur, il se trouve dans la production d’un tissu dense, différencié de médias populaires et participatifs. Pourquoi ne pas inventer nos propres « nouvelles technologies » sans attendre que la globalisation nous les offre ? Beaucoup de mouvements sociaux ont déjà remis leurs départements de communication à ceux qui sortent de l’université hégémonique ? Bien, inventons une université de la communication sociale qui efface le paradigme de l’information-marchandise pour revenir à l’information comme engrais de la conscience et croissance de la cellule !

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L’espace local – communauté, commune, république – peut être la mesure idéale pour nous lier à l’universel. Le temps nouveau sera celui qui se sera libéré de la “concurrence” : le temps multiple de nous former comme communicateurs intégraux, de mener l’enquête participative, de la réalisation collective, du montage réflexif, le temps de rendre à la communauté l’image de son propre processus, le temps du feed-back pour critiquer et avancer… et le temps de relier tous ces espaces locaux – par exemple sous la forme d’un véritable télévision publique.

L’Histoire n’aurait-elle pas raison de nous effacer si nous n’étions capables que de répéter chaque jour  que « toute la presse est contre nous » et que « nous devons occuper davantage les réseaux sociaux » ? Comment ne pas voir que lorsque le mode de produire l’information parviendra à la raréfaction finale des grands monopoles privés, notre grande cellule – appelons-la république, nation ou peuple – cherchera tout canal qui lui tombe sous la main pour s’alimenter ? Qu’attendons-nous donc pour préparer le futur ? Combien de coups d’Etat médiatiques de plus attendrons-nous pour décider de faire ce qui ne peut plus attendre : rédiger une loi latino-américaine, puis mondiale, de démocratisation de la propriété des moyens de communication (8), remettre la totalité des ondes, concessions, fréquences et ressources aux organisations populaires, mettre en activité les écoles de la nouvelle communication sociale et monter un réseau de Centres Populaires de Culture dans tous les coins du territoire ?

« La Florestan » est notre université parce qu’elle génère des questions nécessaires alors que les autres continuent à donner des réponses à des questions que les gens ne se posent même pas.

Thierry Deronne, Venezuela, novembre 2016

thierryderonne6@gmail.com

Notes

(1)  Voir http://www.cdpecpr.org/desde-abajo

(2) “La Terre est à tous”, https://www.youtube.com/watch?v=NtxqSBOqFaI&t=84s . Blog de l’École Populaire et Latino-américaine de Cinéma : www.escuelapopularcineytv.wordpress.com

(3) Brasil de Fato / C P Mídias https://www.brasildefato.com.br/

(4) Exemple : les Sans Terre ont réalisé leur propre synthèse de Brecht y Boal 

(5) Voir l’enquête complète ici : https://escuelapopularcineytv.wordpress.com/2016/07/17/propuestas-al-cabo-de-un-ano-de-investigacion-sobre-la-televisora-comunitaria-en-venezuela/

(6) Harlan County de Barbara Kopple (Oscar du Meilleur Documentaire, USA 1976),  https://www.youtube.com/watch?v=5jtIwoGWdms

(7) “Le Tigre et le Cerf” de Sergio Sibrián, https://escuelapopularcineytv.wordpress.com/2013/02/20/fotos-el-tigre-y-el-venado-documental-de-sergio-sibrian-participante-de-la-escuela-popular-de-cine-es-estrenado-en-el-salvador/

(8) Comme le suggérait déjà Mac Bride dans son rapport à l’UNESCO en 1980, et comme les gouvernements progressistes d’Argentine, de Bolivie ou d’Équateur ont tenté de le faire à travers des textes de loi même si ceux-ci ne sont pas encore passés dans la réalité.

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Manifeste de soutien au Venezuela depuis les Amériques pour le monde

Mouvements sociaux latino-américains soutenant la révolution bolivarienne, Caracas, 27 novembre 2015

Mouvements sociaux latino-américains soutenant la révolution bolivarienne, Caracas, 27 novembre 2015

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(De droite à gauche:) l’écrivain Fernando Morais, la Coordinatrice du Secrétariat des Mouvements Sociaux de l’ALBA Paola Estrada et Joao Pedro Stedile, Coordinateur national du Mouvement des Sans Terre (Brésil) / Via Campesina, présentent le manifeste et ses signataires en conférence de presse à Sao Paulo, le 3 décembre 2015.

Ces quinze dernières années, le Venezuela a effectué près d’une vingtaine de scrutins, élections ou référendums. Aucun d’entre eux n’a été contesté. Au contraire, ils ont permis l’élection d’opposants notoires au processus bolivarien ou le rejet d’amendements constitutionnels. Le gouvernement n’a jamais contesté les résultats, même quand ils lui étaient défavorables. “Excès de démocratie” pour l’ex-président brésilien Lula da Silva.

Le Venezuela a un système électoral efficace, sûr et reconnu internationalement.  Il comprend des machines de vote électroniques, l’identification du votant par encrage indélébile du doigt et l’impression sur papier des preuves de vote – ce qui permet la surveillance et l’imputation des résultats à posteriori, dans toutes les zones électorales du pays. Selon Jimmy Carter dont la fondation a mené 92 observations électorales dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde.

Pour les législatives du 6 décembre 2015, le Centre National Electoral (www.cne.gob.ve)  a invité les observateurs de l’UNASUR, organisation qui regroupe les douze pays d’Amérique du Sud et qui est déjà sur place, le Conseil des Experts électoraux de l’Amérique Latine, et entre autres observateurs internationaux, l’ex-Président du Panama Martin Torrijos, l’ex-candidat présidentiel de Colombie Horacio Zerpa ou l’ex-premier ministre espagnol Rodriguez Zapatero.

Comme tout autre pays, le Venezuela affronte des difficultés qu’il tente de résoudre en protégeant les intérêts de sa population. Le peuple vénézuélien, les médias et toutes les formes d’organisation sociale participent activement à la vie politique avec une ample liberté. Les télés privées (80 % d’audience), la presse écrite et les radios qui critiquent à des degrés divers les politiques du gouvernement bolivarien, dominent la scène politique.

C’est pourquoi nous, intellectuels et mouvements populaires des Amériques, manifestons publiquement :

– Notre soutien au processus de consultation démocratique en cours dans le pays.

– Notre appui à la révolution bolivarienne qui cherche à améliorer les conditions de vie du peuple.

– Notre rejet de toute tentative d’ingérence de la part de pouvoirs politiques et économiques externes pour influencer le processus électoral.

– Notre rejet d’actes de violence visant à empêcher ou à perturber le déroulement des élections.

Le peuple vénézuélien sait bien qui sont ses ennemis et qui sont ses alliés.

Nous sommes ses alliés.

Depuis les Amériques, 30 novembre 2015.

Signataires au 3 décembre:

  1. ​Leonardo Koury Martins, Escritor, BRASIL
  2. Abdiel Bethancourt, Coordinador Nacional de FRENADESO, PANAMÁ
  3. Adriano Esteves, militante do MTC (Movimento dos trabalhadores do campo), Alagoas, BRASIL
  4. Alain Harrison, citoyen, Québec, CANADA
  5. Alba Estela Maldonado,  exdiputada, GUATEMALA
  6. Alberto Arroyo Picard, activista e investigador en la UAM, MÉXICO
  7. Alcides García, periodista y educador popular, CUBA
  8. Aleida Guevarra,  medica , internacionalista, CUBA
  9. Alejandra Guzzo (Cine Insurgente DOCA), ARGENTINA
  10. Alejandro Andreassi Cieri;Profesor ,Universitat Autònoma de Barcelona, CATALUNYA
  11. Alfonso Ossandón Antiquera, Comunicador, artista dj, Presentador de tv, VENEZUELA
  12. Alípio Freire, jornalista, escritor, artista plástico e cineaste, BRASIL
  13. Ana Alice Teixeira Pereira – médica, diretora do CEPPES, Rio de Janeiro, BRASIL
  14. Ana Cauwel, militante internacionalista, FRANCIA
  15. Ana Cofiño, de GUATEMALA
  16. Ana Silvia Monzón, Socióloga, GUATEMALA​
  17. Ana María Chacón, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  18. André Bouthillier, activista, Québec, CANADA
  19. André Pereira R. Tokarski – Secretário de Movimentos Sociais e de Juventude do PCdoB, BRASIL
  20. Andrés Gil, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  21. Ângela Portela, senadora pelo PT – RR, BRASIL
  22. Anita Prestes, escritora e professora universitária, Rio de janeiro, BRASIL
  23. Anivaldo Padilha, lider ecumênico e militante dos Direitos Humanos, BRASIL
  24. Antonio Lisboa – Secretaria de Relações Internacionais da Central Única dos Trabalhadores (CUT) – BRASIL
  25. Ariovaldo Ramos, pastor evangélico, Visão Mundial, BRASIL
  26. Arthur Poerner, escritor e jornalista, BRASIL
  27. Associação dos Servidores da Universidade Federal do Rio Grande Sul (ASSUFRGS) BRASIL
  28. Association Cuba Si Provence,FRANCE
  29. Aurelio Fernandes – Professor e membro do Centro Ruy Mauro Marini, BRASIL
  30. Awa Thiam, FRANCE
  31. Baltazar Zapeta, GUATEMALA
  32. Barricada TV, canal alternativo popular y comunitario de CABA, Buenos Aires, ARGENTINA
  33. Beatriz Bissio, Professora universitária, BRASIL
  34. Beatriz Santiago, vocera de Circulo Bolivariano Louis Riel, Toronto, Canada
  35. Benedito Ferraro – Professor Universitário – Campinas-São Paulo- BRASIL
  36. Bernadete Esperança Monteiro, Marcha Mundial das Mulheres/Consulta Popular, BRASIL
  37. Bettina Muller – Bettina, miembro de ATTAC – ARGENTINA
  38. Boaventura Monjane, activista social, periodista y estudiante doctoral – MOZAMBIQUE
  39. Bruno Elias, Secretário Nacional de Movimentos Popularesdo PT, BRASIL
  40. Fabián Alvarado, Presidente Red Ecológica de CHILE
  41. Caique Botkay, trabalhador em projetos sociais, teatro, música, educação, BRASIL
  42. Camille Chalmers, PAPDA (Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif), HAITI
  43. Carina Lopez Monja, referente del Frente Popular Dario Santillan, periodista y comunicadora popular, ARGENTINA
  44. Carina Vitral – presidenta da UNE (União Nacional dos Estudantes), BRASIL
  45. Carla Lopez, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  46. Carles Muntaner, Toronto, CANADA
  47. Carlos A Torres
  48. Carlos Aznárez, periodista, ARGENTINA
  49. Carlos Barrientos Aragón, Secretario Ejecutivo, Comité de Unidad Campesina -CUC-, GUATEMALA
  50. CARLOS BORGNA, RED DE COMUNICADORES DEL MERCOSUR. ARGENTINA
  51. Carlos Lozano, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  52. Carlos Ruiz,  historiador, academico, Mapu Santiago, CHILE
  53. Carlos Sanchez, dirigente  Sindicato Nacional de Trabajadores Luis Gauthier, CHILE
  54. Carmen Sosa. Comsion Nacional en Defensa del Agua y la Vida, URUGUAY
  55. Carmen Urrutia, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  56. Carole Radureau, Militante des droits humains, Magnanville, France
  57. Célia Regina Vendramini, professora na Universidade Federal de Santa Catarina, BRASIL
  58. Central dos Trabalhadores e Trabalhadoras (CTB), BRASIL.
  59. Cesar Cavalcanti – Diretor/Produtor Cinematográfico, BRASIL
  60. Charles et Marie Paule Séité. FRANCE
  61. Chiapim, militante dos movimentos populares, BRASIL
  62. Chico Alencar, deputado federal pelo PSOL – RJ, BRASIL
  63. Cientista Político, CHILE
  64. Claude Baesens,Professeur à l’Université de Warwick, Royaume Uni, REINO UNIDO
  65. Claudia Korol, jornalista e educadora popular, feminista. ARGENTINA
  66. Cláudio Kahns, cineasta, São Paulo, BRASIL
  67. Claudio Katz, economista, UBA, CONICET, ARGENTINA
  68. Claudio Machado, Nucleo do Barão de Itararé ES, BRASIL
  69. CLOC-Via Campesina, PARAGUAY
  70. Comité Digna Ochoa, MEXICO
  71. Congreso de los Pueblos, CHILE
  72. Cristián Garcias encargado relaciones internacionales Izquierda Libertaria, CHILE
  73. Daniel Pascual, Coordinador General,  Comité de Unidad Campesina -CUC-, GUATEMALA
  74. Daniel Veltin, Responsable associative, FRANCE
  75. Daniela Carvacho, secretaria politica Unión Nacional Estudiantil UNE. CHILE.
  76. David Flórez, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  77. David Raby, profesor universitario y concejal municipal, INGLATERRA
  78. Deise Mancebo, Professora Titular da UERJ, BRASIL
  79. Delarue, CGT, PCF Front de Gauche, FRANCE
  80. Diego Molinas, Docente Argentino, Agrupacion “La cinco de Noviembre”, ARGENTINA
  81. Dom Flávio Irala, Bispo da Igreja Episcopal Anglicana do BRASIL
  82. Dominique F. Dionisi, FRANCE
  83. Doris Balladares, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  84. Doris Gonzalez, dirigente Movimientos de pobladores Ukamau, CHILE
  85. Doris Ojeda, Colectivo  Ayllupuka, antropologa Universidad de CHILE
  86. Edmilson Rodrigues, deputado federal pelo PSOL – PA, BRASIL
  87. Eduardo León Navarro – militante de Congreso de los Pueblos – Colombia
  88. Eliana Rolemberg, militante ecumênica,  Salvador- Bahia, BRASIL
  89. ELIETTE PERNOT, FRANCE
  90. Eric Fernández,  Dirección Nacional de FRENADESO. PANAMÁ
  91. Eric Nepomuceno, escritor, Rio de Janeiro, BRASIL
  92. Erika San Martín, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  93. Ermelindo Tadeu Giglio – antropólogo, FRANCE
  94. Esperanza Ruiseñor, Colombia Britanica, CANADA
  95. Esteban Silva,Presidente Movimiento del Socialismo Allendista de CHILE
  96. Fabio Grobart Profesor Universidad de La Habana, CUBA
  97. Felipe Gajardo Briones, Izquierda libertaria, CHILE
  98. Fermín Isaac Rodrigo Lázaro
  99. Fernanda Tardin, CALLES – Casa America Latina Liberdade e Solidariedade, BRASIL
  100. Fernando Arellano Ortiz, periodista, COLOMBIA.
  101. Fernando Cardozo – Director de Relaciones internacionales CTA Autónoma. C.A.B.A. ARGENTINA
  102. Fernando Morais, escritor, São Paulo, BRASIL
  103. Fernando R. Momo, investigador científico, Universidad Nacional de General Sarmiento, ARGENTINA
  104. Fernando Vicente Prieto, periodista, ARGENTINA
  105. Flávio Jorge, Executiva da CONEN – Coordenação Nacional de Entidades Negras, BRASIL
  106. Francisca Fernandez, Colectivo Quillahuaira, antropologa Universidad de CHILE
  107. Fray Raúl Vera López, obispo de Saltillo, MÉXICO
  108. Frente Nacional por la Defensa de los Derechos Económicos y Sociales de Panamá – FRENADESO, PANAMÁ
  109. Fundación Caminos Verdes Venezuela, VENEZUELA
  110. Gabriel Alves – diretor de movimentos sociais da UNE, JSOL – Juventude Socialismo e Liberdade. BRASIL
  111. Gaudencio Frigotto, professor universitário, Rio de janeiro, BRASIL
  112. Geraldina Colotti, periodista de “il manifesto” y directora de Le Monde diplomatique italiano, ITALIA
  113. German Bedoya,Coordinador Nacional Agrario de COLOMBIA
  114. Geter Borges de Sousa, EPJ – Evangélicos pela Justiça;Igrejas Batista, Brasilia, BRASIL
  115. Gilberto López y Rivas, antropólogo, Red de Intelectuales en Defensa de la Humanidad- MÉXICO
  116. Giovanni Olivares
  117. Glauber Braga, deputado federal pelo PSOL – RJ, BRASIL
  118. Gloria Ramirez, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  119. Gloria Verges, présidente de FAL33 (FRANCE AMERIQUE LATINE 33), FRANCE
  120. Gran Polo Patriótico, CHILE
  121. Gregorio Chay Laynez, Secretario general del Partido Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca -URNG- de GUATEMALA
  122. Grupo de filhos e netos por memória verdade e justiça, Rio de Janeiro, BRASIL
  123. Guillermo Caviasca, historiador UBA, ARGENTINA
  124. Guillermo Orrego Pacheco, wauqi prensa popular –PERÚ
  125. Günter Adolf Wolff,  pastor  Luterano- Santa Catarina, BRASIL
  126. Héctor Pesquera – Copresidente MINH-PR, Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  127. Henri Vacher, militant communiste et syndical, Brive , FRANCE
  128. Horacio Martins de Carvalho, pesquisador agrário- Parana, BRASIL
  129. Hugo Lenzi – Sociólogo, Fotógrafo, BRASIL
  130. Humberto Costa, senador pelo PT – PE, BRASIL
  131. Ignacio Ramonet, escritor, ESPAÑA
  132. Igor Fuser, professor, Universidade Federal do ABC – BRASIL
  133. Ilka Oliva Corado, poeta y escritora guatemalteca residente en ESTADOS UNIDOS
  134. Intersindical – Central da Classe Trabalhadora, BRASIL
  135. Iole Ilíada – Vice-presidenta da Fundação Perseu Abramo – BRASIL
  136. Irene Leon, sociologa, ECUADOR
  137. Ismael César – Diretor da CUT Nacional (Central Única dos Trabalhadores), BRASIL
  138. Ismael Denis Martins, ciudadano, BÉLGICA
  139. Ivan Carlos Dias Júnior, professor de história, São Paulo, BRASIL
  140. Ivan Pinheiro – Secretário Geral do Partido Comunista Brasileiro (PCB), BRASIL
  141. Ivan Valente, deputado federal pelo PSOL – SP, BRASIL
  142. Jacqueline LAVY, Ciudadana, FRANCIA
  143. James Petras, sociologo, Nueva  York, EUA
  144. Javier Calderón Castillo , Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  145. Javier Orihuela Garcia, presidente del movimiento ciudadano en defensa  del medio ambiente de morelos a.c., MEXICO
  146. Javier Pineda, dirigente Unión Clasista de Trabajadores UCT, CHILE
  147. Jazmín Grajales Comunicadora Popular Periódico Periferia y militante del Congreso de los Pueblos, COLOMBIA
  148. Jean-Yves Rioux, Quebec, CANADA.
  149. João Daniel, deputado federal pelo PT – SE, BRASIL
  150. Joao Pedro Stédile- MST- Via campesina, BRASIL
  151. Joel Arcanjo Pinto, Suplente da Diretoria Colegiada da Fentect (Federação Nacional dos Trabalhadores Ecetistas ), Coordenação da Vertente Sindical Petista. BRASIL
  152. Joel Suarez, coordinador del CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  153. Jonathan Gordon por la Dirigencia del Frente Estudiantil Revolucionario FER-29. PANAMÁ
  154. Jorge Arancibia, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  155. Jorge Bastías, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  156. Jorge Beinstein (economista, MCB), ARGENTINA
  157. Jorge Francisco Macías Frias, comunista, historiador, miembro del Colectivo Mahuel Galich, GUATEMALA
  158. Jorge Moraga, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  159. José Chic, miembro Comité Campesino del Altiplano-CCDA, GUATEMALA
  160. José Claudinei Lombardi – Prof FE Unicamp – Coordenador Executivo do Grupo de Pesquisa HISTEDBR, BRASIL
  161. José Claudinei Lombardi – Prof FE Unicamp, BRASIL
  162. José Fernández, Periodista, ARGENTINA
  163. José H. Mendoza, Secretario General de la Unión Indígena Campesina (UIC) PANAMÁ
  164. José H. Mendoza, Secretario General de la Unión Indígena Campesina (UIC), PANAMÁ
  165. José Reinaldo Carvalho, jornalista e escritor; diretor do Centro Brasileiro de Solidariedade aos Povos e Luta pela Paz (Cebrapaz). BRASIL
  166. José Seoane, GEAL – Grupo de Estudios sobre América Latina y el Caribe
  167. Journey Pereira dos Santos, escritor e membro do Levante Popular da Juventude, Bahia, BRASIL.
  168. Juan Rojas Vargas, Puno – PERÚ
  169. Jubileu Sul – BRASIL
  170. Julia Margarita Trujillo, Asociación de Trabajadores del Campo (ATC), Nicaragua.
  171. Julian Bokser, Profesor UBA y Militante de la Confluencia Movimiento Popular La Dignidad/Movimiento Tupaj Katari, ARGENTINA
  172. Julie Devès, Rédactrice presse citoyenne et libre, FRANCE
  173. Julio Muriente – Copresidente MINH-PR, Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  174. Karina Fernandes de Oliveira. Mestranda, USP, BRASIL
  175. Katu Arkonada, Red de Intelectuales en Defensa de la Humanidad, PAÍS VASCO
  176. Leonardo Severo, jornalista e escritor, BRASIL
  177. Léone Mayero, France-URUGUAY
  178. Leonel Brizola Neto Vereador, PSOL, Rio de Janeiro, BRASIL
  179. Leonel Gonzales, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  180. Leopoldo Nunes, cineasta, Rio de janeiro, BRASIL
  181. Lérida Povoleri, Professora de Economia UFF- Niteroi, BRASIL
  182. Levante Popular da Juventude, BRASIL
  183. Lídice da Mata, senadora pelo PSB – BA, BRASIL
  184. Lin Valenzuela Méndez, integrante del movimiento de mujeres y feminista, Historiadora, Presidenta Fundación Guillermo Toriello FGT, GUATEMALA
  185. Lindbergh Farias, senador pelo PT – RJ, BRASIL
  186. Lino Walter Torres Humpire, miembro de la CPS (Cordinadora politico social del Peru), PERU
  187. Llanisca Lugo, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  188. Lucas Rubinich (Sociologo UBA), ARGENTINA
  189. Lucas Villasenin – periodista – militante de Patria Grande – ARGENTINA
  190. Lucia Rincon, Coordenadora Nacional da UBM (União Brasileira de Mulheres), BRASIL
  191. Luis Cruz Alvarez – Militante Social – Pará / BRASIL
  192. Luis Méndez, Instituto Ecuménico de Servicio a la Comunidad, INEHSCO, HONDURAS
  193. Luiz Alberto de Vianna Moniz Bandeira, professor, BRASIL
  194. Luiz Araújo – Presidente Nacional do PSOL e Professor da UNB, BRASIL
  195. Luiz Carlos Gabas – Reverendo  da Igreja Episcopal Anglicana do Brasil – Cascavel / PR
  196. Luiz Fernando Lobo – diretor artístico, BRASIL
  197. Luiz Ragon, Rio de Janeiro- BRASIL.
  198. Cecília Figueira de Mello, Editora Revista Caros Amigos, BRASIL
  199. Magdiel Sanchez, militante social, MEXICO
  200. Mangwele Moëba, Bègles, FRANCE
  201. Manuel Bertoldi, Dirigente de “Pátria Grande”, ARGENTINA
  202. Manuel Cabieses, periodista. CHILE
  203. Manuel Luna, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  204. Marcelo langieri (Sociologo UBA), ARGENTINA
  205. Marco Riquelme  Coordinador Nacional MPMR, CHILE
  206. Marcon, deputado federal pelo PT – RS, BRASIL
  207. Marcos Barros, pastor evangélico, BRASIL
  208. Maria Elena Meza, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  209. Maria Luisa Pizzi, Misión Nueva Pompeya, Chaco, ARGENTINA
  210. MARIA LUIZA FRANCO BUSSE- JORNALISTA, BRASIL
  211. Maria Páez Victor, vocera de Circulo Bolivariano Louis Riel, Toronto, CANADA
  212. Maria Pau Tryner,Psicóloga y Antropóloga. Teóloga de la Liberación. Feminista, Barcelona. CATALUNYA.
  213. Maria Teresa Calderas, Fundacion Guillermo Toriello (FGT), GUATEMALA
  214. María Velásquez, Maya kiche, GUATEMALA
  215. Mariana Toscana, comunicadora y directora escuela obrera campesina, Asociación de Trabajadores del Campo (ATC), Nicaragua.
  216. Marie Louise BENOIT, MILITANTE POLITIQUE en FRANCE
  217. Marluzio Dantas , Associação Jose Martí, BRASIL
  218. Marly Cuesta – Pres.Associação de Mulheres e Ponto de Cultura “Vitória-Régia”- educação popular,cultura,meio ambiente,direitos humanos e voluntariado -Porto Alegre,RS, BRASIL
  219. Marta Harnecker, escritora chilena, CHILE
  220. Max Altman, jornalista, militante do PT, São Paulo, BRASIL
  221. Maximiliano Nardelli, Biólogo y educador popular, Luján, ARGENTINA
  222. Mayra Godoy, Presidenta Asociación Somos Muchas, GUATEMALA
  223. Michael Lebowitz, profesor emeritus canadiense, CANADA
  224. MICHEL ESSERTAIZE PROFESSEUR, QUÉBEC, CANADA
  225. Michel Maillet , médecin , FRANCE
  226. Michèle Fraize, Bourge, FRANCE
  227. Mónica Bruckmann, socióloga peruana, BRASIL.
  228. Moraima Rincón, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  229. Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH) de PUERTO RICO.
  230. Movimiento patriótico manuel rodríguez, CHILE
  231. Mtandao wa Vikundi vya Wakulima Tanzania (MVIWATA) – TANZANIA
  232. Nalu Faria, Marcha Mundial das Mulheres, BRASIL
  233. Nancy Espasandin.- Comisión Nacional en defensa del Agua y la Vida.URUGUAY
  234. Natália Lima de Araújo, estudante de Relações Internacionais da USP e militante do Levante Popular da Juventude, BRASIL
  235. Natalia Vinelli (Periodista, Barricada TV), ARGENTINA
  236. Natalia Vinelli, periodista, ARGENTINA
  237. Olavo Pereira de Queiroz, Associação Cultural José Martí do Estado do Rio Grande do Norte – Casa de Amizade Brasil / Cuba. BRASIL.
  238. Olesa de Montserrat, Barcelona, CATALUNYA.
  239. Olivio de Oliveira Dutra, ex-governador do Estado do Rio Grande do Sul(1999/2002), BRASIL
  240. Ordóñez María de los Ángeles, Mov. Popular Patria Grande, Córdoba- ARGENTINA
  241. Organización de Solidaridad de los Pueblos de África, Asia y América Latina (OSPAAAL), CUBA
  242. Oscar Simon, Profesor, Miembro de la CUP;Barcelona. CATALUNYA.
  243. Osmar Prado, Ator, BRASIL
  244. Osvaldo León, comunicólogo, ECUADOR
  245. Owana Madera, directora Casa Bolívar, CHILE
  246. Pablo Miranda, Coordinador de la Unión Campesina Panameña (UCP) PANAMÁ
  247. Paola Estrada, da secretaria operativa dos movimentos populares da ALBA, BRASIL
  248. Pastor Dr. Arturo Blatezky – Coordinador Nacional del Movimiento Ecuménico por los Derechos Humanos de la ARGENTINA
  249. Patrice Bonazzi, FRANCE
  250. Patricia Ariza, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  251. Patricio Madera, artista plastico, muralista, Colectivo BRP,CHILE
  252. Paul Nicholson, via campesina, PAIS BASCO
  253. Paulo Kageyama. Professor Titular. ESALQ – USP, Universidade de São Paulo, BRASIL
  254. Paulo Pimenta, deputado federal pelo PT-RS e presidente da comissão de direitos humanos da câmara dos deputados BRASIL
  255. Paulo Ramos , Deputado Estadual – PSOL/RJ – BRASIL
  256. Paulo Rocha, senador pelo PT – PA, BRASIL
  257. Piedad Córdoba, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  258. Pierre BILLON, médecin généraliste, Le Teil, FRANCE
  259. Pierrette Pasquini, Bagnols sur Cèze( Gard),FRANCE
  260. Pilar Ramos Quintero – Congreso de los pueblos Colombia
  261. Rafael Tramm, Presidente da União Cultural pela Amizade dos Povos, BRASIL
  262. Raimundo Bonfim – Central de Movimentos Populares-CMP, BRASIL
  263. Ramon Franquesa; Profesor Universitat de Barcelona,
  264. Raul Blanchet, secretario general Comités Comunistas, CHILE
  265. Raul Burbano – Latinamerica and Caribbean Solidarity Network – CANADA
  266. Raul Suarez, Pastor Bautista, Diputado en la Asamblea Nacional popular de CUBA
  267. Raymundo de Oliveira engenheiro e professor, BRASIL
  268. Rémi Durieux, FRANCE
  269. Renato Simões,militante do PT (Partido dos Trabalhadores) – BRASIL
  270. Ricardo Bocanegra, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  271. Ricardo Gebrim, dirigente da consulta popular e do sindicato dos advogados de São Paulo, BRASIL
  272. Ricardo Jimenez A. Sociólogo chileno residente en PERÚ
  273. Roberto Amaral, jornalista, professor e político brasileiro. BRASIL
  274. Roberto Muñoz Albuerno, Casa Bolívar, Santiago de CHILE.
  275. Roberto Ponciano – CUT (Central única dos Trabalhadores) RJ – BRASIL
  276. Roberto Requião, senador pelo PMDB – PR, BRASIL
  277. Roberto Stirling  dirigente Partido Igualdad, CHILE
  278. Rodrigo Castelo, professor universitário, BRASIL
  279. Romário Rosetto – dirigente do Movimento dos Pequenos Agricultores (MPA) – BRASIL
  280. Ronaldo Ortíz, Coordinación de FRENADESO Sector Indígena, Panamá
  281. ROSA CAÑADELL PASCUAL – militante de sindicato de maestros- USTEC·STEs- CATALUNYA
  282. Sally Burch, periodista, GRAN BRETAÑA
  283. SALVADOR LOPEZ ARNAL;Profesor de la UNED;Barcelona, CATALUNYA.
  284. Sandra  Barsotti, atriz, educadora e militante do PT, Rio de Janeiro, BRASIL
  285. Sandra Morán, Diputada, GUATEMALA
  286. Santiago Escobar, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  287. Santiago Mayor, editor general y periodista de Notas – Periodismo Popular, ARGENTINA
  288. Santos Reyes Toj, Comunidad 29 de Diciembre,GUATEMALA
  289. Sayonara Tamayo, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  290. Sergio Muniz /documentalista / BRASIL
  291. Servais Alphonsine, KOMITE DRAPO, GUIANA FRANCESA
  292. Sfia Bouarfa, Députée Honoraire, Ancienne Sénatrice, FRANCE
  293. Silvana Maria Gritti, professora, BRASIL
  294. Silvia Sólorzano, Secretaría Asuntos Políticos de las Mujeres del partido URNG- MAIZ , GUATEMALA
  295. Simona  V. Yagenova, ​Investigadora docente, FLACSO, GUATEMALA
  296. Sindicatos dos Bancários de Santos e Região, BRASIL
  297. Socorro Gomes Cebrapaz, BRASIL
  298. Soledad Oliva, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  299. Sonia Coelho, Marcha Mundial das Mulheres, BRASIL
  300. Stan Smith Chicago ALBA Solidarity Committee, EUA.
  301. SuzanaTaillant, FRANCE
  302. Sylvie Carrasco Marano, FRANCE
  303. Tânia Mandarino, Advogada e Militante do PT. Curitiba, Paraná, BRASIL
  304. Tarik Lama, Jóvenes por Palestina, CHILE
  305. Telma Araújo, professora aposentada, militante do Movimento de Solidariedade a Cuba, BRASIL
  306. Telmario Mota, senador pelo PDT – RR, BRASIL
  307. Teófila Zambrano, Coordinadora Comisión de Mujeres de la CLOC-Vía Campesina – PANAMÁ.
  308. Teófila Zambrano, Coordinadora Comisión de Mujeres de la CLOC-Vía Campesina – PANAMÁ.
  309. Thiago Pará – dirigente do Levante Popular da Juventude e Secretário Geral da União Nacional dos Estudante (UNE) – BRASIL
  310. Thierry Deronne, docente universitário, Escuela Popular y Latinoamericana de Cine y TV, VENEZUELA
  311. Thomas de Toledo, professor de Relações Internacionais, Secretário Geral do CEBRAPAZ, BRASIL
  312. Thomas John Laiser, Lobbying and Advocacy Officer, Mtandao wa Vikundi vya Wakulima Tanzania-MVIWATA, (Network of Small-Scale Farmers’ Groups in Tanzania). TANZANIA
  313. Tuca Moraes, atriz e produtora cultural, Rio de Janeiro, BRASIL
  314. Valmir Assunção, deputado federal pelo PT – BA, BRASIL
  315. Valter Pomar, professor universitário e militante do PT, São Paulo, BRASIL
  316. Valter Xeu – jornalista, diretor e editor do portal Pátria  Latina, BRASIL
  317. Vanessa Grazziontin, senadora pelo PCdoB – AM, BRASIL
  318. Vanessa Martina Silva, jornalista, São Paulo, BRASIL
  319. Vania Barbosa, BRASIL
  320. Vânia Barbosa, periodista popular y servidora pública jubilada del Río Grande del Sur – BRASIL
  321. Vicent Maurí;Portavoz Intersidical Valenciana-  VALENCIA
  322. Vilma Soto Bermúdez – Dirección Nacional Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  323. Virginia Fontes, Historiadora,  UERJ e Fiocruz, Rio de janeiro, BRASIL
  324. Viviana Abud, secretaria general SITECO ( sindicato de Trabajadores  contratista del cobre), CHILE
  325. Wadih Damous, deputado federal pelo PT – RJ, BRASIL
  326. Wagner Hosokawa – militante da esquerda do PT,Professor UNG (Guarulhos), BRASIL
  327. Wilma Reverón – Copresidenta MINH-PR, Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  328. Zola Xavier da Silveira  –  JORNALISTA, BRASIL
  329. Ababacar Fall- Barros, Dakar (Sénégal)

 

Contact: secretaria@albamovimientos.org.br

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« Nous ne serons plus jamais une terre sèche ». Luttes agroécologiques et travail des Sans Terre du Brésil dans la Révolution bolivarienne

caquetios-38-1200x803Ils n’avaient laissé qu’une terre sèche. Une plaine raclée jusqu’au cœur. Un sol si fatigué de ne produire que de la canne à sucre empoisonnée. Là où on avait cessé de semer, on a continué à labourer, et après le passage et le repassage de la charrue, le vent est venu arracher la couche supérieure. Tout s’est érodé. Les pluies ont emporté ce qui restait. La terre s’est fendue partout et dans ses failles s’est engouffré l’oxygène qui a tué les micro-organismes. Quand elle se craquèle, elle est presque déjà stérile. Imaginez un corps ainsi maltraité, un corps de 2400 hectares. Une chose pareille doit faire mal.

Ces terres se trouvent dans les vallées du Turbio. Elles s’étendent depuis Titicare jusqu’à l’Hacienda Papelón, dans l’état de Lara. Les “propriétaires” antérieurs, un titre que ne méritent pas les grands propriétaires, c’était la famille Sigala. Le terrain était divisé en quatre. Durant de nombreuses années il n’y eut que la monoculture de la canne, à 70%. Après qu’on l’a importée, on n’a plus planté qu’une petite fraction. Ceux qui vécurent au bord de cette broussaille qui puait la féodalité, racontent que lors des dernières années de propriété, elle n’était plus qu’un haras pour que le seigneur des lieux y promène ses amies, pendant que la terre agonisait, devenant boue aride.

En 2004, Hugo Chavez donna l’ordre d’inspecter et de récupérer les terres en friche pour augmenter la production agricole et en finir avec le régime des latifundistes : “Là où il y a une terre abandonnée les mains de l’État doivent s’étendre à travers le ministère de l’Agriculture, pour donner la terre à qui la travaille et pas à qui l’abandonne”. Ainsi fut scellé, trois ans plus tard, le destin des Sigala.

“L’Institut National des Terres (INTI) est venu en 2007. Au moment de récupérer les terres, j’étais  métayer de la ferme à bétail” me raconte Duvalier Palma qui travaillait alors depuis seize ans pour les Sigala.

On ne trouva que quelques vaches, mais aussi des terres incultes et contaminées. Pendant la récolte de la canne à sucre, avant la coupe, on brûlait pour éliminer les résidus et les animaux nuisibles et faciliter la coupe manuelle. On carbonisait ainsi toute la flore et toute la faune. Crises d’asthmes, pneumonies, bronchites pour les enfants et les adultes. Les cendres s’envolaient jusqu’aux câbles de haute tension, ce qui provoquait des coupures, les villages voisins se retrouvant sans électricité. Contre la broussaille on employait des herbicides tels l’Ametrol (toxique, “à user avec modération” dit l’étiquette…) et le 2,4-D, composant chimique de l’ « agent orange » utilisé au Vietnam. Tout cela, drainé par l’eau hautement salubre de la zone, ajouté à l’usage indiscriminé de fertilisants de formule intégrale et à une surdose d’engrais à la longue cancérigène, a produit cette glaise malade.

En 2008 l’INTI est revenu avec son rapport final qui conclut que les terres étaient improductives et qu’il s’agissait de spéculation foncière en vue de construire des résidences secondaires au lieu de produire des aliments. Selon Palma, “peu leur importait que d’ici sorte 45 % de l’eau de Barquisimeto, capitale de l’état; et 100% de l’eau qui va de Palavecino, et ses municipalités”.caquetios-6caquetios-25

Celia Rodrigues, formatrice du Mouvement des Travailleurs Ruraux sans Terre au Venezuela

Celia Rodrigues, formatrice du Mouvement des Travailleurs Ruraux sans Terre au Venezuela

La récupération des sols et le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre du Brésil

Sont d’abord arrivés l’Institut National des Terres (INTI), la Corporation Vénézuélienne d’Aliments (CVAL), épaulés par les militaires. Jour mémorable pour Palma: “Quand ils ont débarqué ils nous ont demandé où étaient les propriétaires mais comme ils n’étaient jamais ici, ce furent nous, les travailleurs, qui avons répondu présents. On nous a expliqué qu’il s’agissait d’une récupération de terres. Nous savions qu’il s’agissait d’un décret présidentiel et que cela n’affecterait pas les travailleurs. On prit en compte nos suggestions et nos décisions. Avant nous n’avions pas de sécurité sociale et les bénéfices économiques étaient minimes, nous étions assujettis au contrat collectif de la société des cultivateurs de canne à sucre qui ne sont autres que les grands propriétaires. La seule chose que nous mangions, c’était des pâtes et des haricots”.

Suivit l’entreprise socialiste Pedro Camejo. On commença à labourer pour mettre en place un nouveau système productif, d’études de sols, de semis de maïs, de sorgho et de soja. On amena du bétail hollandais-argentin qui permit de produire de 18 à 25 litres de lait par jour. Plusieurs inspections vinrent vérifier si le travail était rentable. Accompagnés de techniciens argentins avec de nouvelles machines, techniques pour semer et un vibrocultivateur pour combler les failles.

Les terres ont été rebaptisées Caquetíos, du nom du peuple indigène qui les habita autrefois. La quantité de fertilisants a diminué et on a organisé quatre unités de production. En 2013 prit fin l’accord de coopération avec l’Argentine.

Le Mouvement des Sans Terre du Brésil (MST) était arrivé au Venezuela en 2005. Une première historique : ce fut la première fois qu’un mouvement social signait un accord direct avec un gouvernement. “Nous sommes arrivés ici avec un objectif clair : contribuer à un processus organique de la révolution, depuis la base, et impulser la production des aliments dans le cadre de la souveraineté alimentaire. Ce qui implique un travail intégral avec les paysans et un débat autour de l’agro-écologie pour changer la manière de produire des aliments” explique Celia Rodrigues, porte-parole du MST.

Revenons à 2013. Le Mouvement des Sans Terre a présenté au Ministère de l’Agriculture un projet de production de légumes sur les terres récupérées. Trois compagnons du M.S.T. étaient chargés d’impulser le projet sous la coordination de la CVAL. Jusqu’à ce moment ils n’avaient pas vu les conditions du sol : “S’ils avaient continué à la traiter ainsi durant cinq ans, sur cette terre n’aurait plus germé une semence” assure Celia.

Cette réalité, ajoutée à une certaine méfiance institutionnelle au sujet de la présence du M.S.T., rendit nécessaire la discussion, la reformulation, et la refonte de l’accord “où nous réaffirmions que nous sommes un mouvement social paysan, que notre relation avec le Venezuela était de l’ordre de la coopération, non de l’intervention. Et que pour que notre apport fût concret et que nous puissions parvenir à des résultats nous avions besoin d’une certaine autonomie, que note expérience était suffisante pour marcher sur nos propres jambes. A partir de là nous fut assignée cette zone pour développer ce projet de production de semences et de formation socio-politique, ce dernier aspect permettant de contribuer au débat avec les paysans sur les actions pour combattre la guerre économique, pour en finir avec la dépendance des transnationales dans l’acquisition des semences et approfondir les actions visant la souveraineté alimentaire.”

Passer du chimique à l’organique, c’est tout recommencer. Il ne s’agit pas seulement d’éliminer une méthode mais d’éliminer une culture paysanne habituée par la force des monopoles à l’usage des agro-toxiques. Sans les utiliser et avec un sol aussi malmené, le projet du M.S.T. réussit à produire une récolte de plus de dix tonnes de pastèques, cinq d’oignons, et d’autres légumes. Cette année on a semé du maïs de la vallée de Guanape, état d’Anzoategui, le maïs de nos indigènes, on a récolté et trié les graines pour les resemer et les redistribuer aux autres producteurs. Le problème principal ? Le blocus d’intrants agricoles et de semences.

“Il y a une campagne de manipulation de la part des transnationales : “la semence autochtone ne germe pas et n’offre pas les mêmes indices de productivité”, ce qui rend difficile ce processus de transition et de conscientisation du paysan sur le fait que les semences n’ont pas besoin de ce package (semences importées + produits agro-toxiques pour éliminer les maladies), et de convaincre que si, c’est possible de récupérer les semences et tout l’apprentissage que nous ont légué nos ancêtres, et qu’a détruit en si peu d’années l’industrie des OGM.” En écoutant Celia nous faisons des calculs terrifiants : si on compare le temps d’intervention des transnationales en zone rurale (près de soixante ans, peut-être moins au Venezuela) aux milliers d’années de culture et de récolte menées avec des techniques inoffensives, on mesure le pouvoir de destruction des transnationales. Ils ont domestiqué notre vie paysanne sans mesurer le coût écologique de cette “haute” productivité.

Un horizon

Quand nous parlons d’agroécologie et de transition, nous parlons de temps et de patience. En  2005, quand les Sans Terre du Brésil sont arrivés au Venezuela, la consommation effrénée des « packages » par les paysans était impressionnante. En 2015, à la suite des pénuries générées par la guerre économique, ces produits sont de plus en plus rares et les paysan(ne)s se retournent vers les techniques traditionnelles. “On se rend compte que ces autres produits sont bons, la situation est difficile mais il faut en profiter. Beaucoup des personnes sont satisfaites des résultats obtenus. Quand on use d’engrais biologiques la qualité des récoltes est égale ou meilleure. Avant on utilisait des fongicides agro-chimiques, maintenant on utilise de l’huile de neem (arbre d’Inde), et aucune maladie n‘a attaqué les cultures”. Pour Celia ce changement est possible et le Mouvement des Travailleur(se)s Sans Terre continue à parier sur le projet.

Pour récupérer complètement un sol comme celui-ci, il faut au moins sept ans de travail continu. Peut-être est-ce la métaphore la plus fidèle de notre réalité. Au Venezuela, ce territoire spolié surtout depuis son activité pétrolière à partir du XIXème siècle, ce pays dont l’identité fut peu à peu détruite pour finir par s’identifier à ce qui est étranger et artificiel, nous n‘avons encore parcouru que quinze ans d’un changement social sui generis. Comme le sol des Caquetíos, nous sommes en pleines « semailles ».

C’est ce que nous ne pouvons perdre de vue lors du scrutin du 6 décembre. C’est l’heure de mesurer nos forces mais aussi de définir dans quelles mains ira tant de terres, c’est l’heure de savoir si nous retournons à la terre sèche ou si nous continuons à avancer dans la récupération de notre racine féconde.

Texte: Katherine Castrillo @ktikok

Photos : Irene Echenique @Irevendre

Source : http://laculturanuestra.com/venezuela-nunca-mas-seremos-barro-seco/

Traduction : Thierry Deronne

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(Photos) Mille tambours contre les médias

Au Brésil un militant du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre parmi des milliers à manifester leur solidarité avec la révolution bolivarienne face au décret Obama

Au Brésil un militant du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre parmi des milliers à manifester leur solidarité.

Rarement un président états-unien a fait une telle unanimité contre lui. Après l’UNASUR soit les douze gouvernements sud-américains, la CELAC qui regroupe les 33 états d’Amérique Latine et des Caraïbes, l’ALBA, PetroCaribe, les 134 pays membres du G-77 + la Chine… bref, tout le sud de la planète a rejeté le décret Obama parce qu’”il viole le droit international, la souveraineté et l’indépendance politique du Venezuela”.

En Équateur, le président Correa s'est joint á la campagne

En Équateur, le président Correa s’est joint à la campagne

Signataires de l'appel au Nicaragua

Signataires de l’appel au Nicaragua

Partout dans le monde, des mouvements sociaux soutiennent cet appel qui, au Venezuela, a déjà recueilli 5 millions de signatures. On peut le signer ici : http://bit.ly/1OyOoNz

Parallèlement à cette mobilisation nationale, il semble que le travail de fond entrepris par le gouvernement Maduro pour contrer la guerre économique commence à porter ses fruits. Une étude de la firme privée Hinterlaces (réalisée du 14 au 18 mars sur base de 1200 interviews dans tout le pays) et portant sur le moral de la population montre que 65 % se disent “optimistes”, soit quatre points de plus qu’en janvier 2015. 34 % se disent “pessimistes” contre 38% en janvier.

On fêtait le 24 mars le 161ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage décidée par le président José Gregorio Monagas dans la foulée des décrets de Simon Bolivar. Une politique qui valut à ce dernier d’être traité par les journaux des grands planteurs esclavagistes du sud des États-Unis et des oligarchies latino-américaines de “César assoiffé de pouvoir”. Aujourd’hui, c’est en organisant une “marche des mille tambours” que le mouvement afrodescendant a exprimé son rejet des campagnes médiatiques et du décret du Président Obama déclarant le Venezuela “menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité et la politique extérieure des États-Unis”. David Abello, du Conseil pour le Développement de la Communauté Afrodescendante, a déclaré: “En cette heure de l’Histoire, alors que nous sommes libres, nous ne permettrons pas qu’une quelconque ingérence cherche à nous recoloniser”.

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img_52841427211539-533x800Avec CiudadCCS et AVN / Photos: AVN (Juan Carlos La Cruz) http://albaciudad.org/wp/index.php/2015/03/con-cientos-de-tambores-el-pueblo-afrodescendiente-rechazo-la-injerencia-fotos/

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Cinq théologiens et activistes des droits humains écrivent à Obama sur le Vénézuéla

Cinq théologiens et activistes écrivent à Obama sur le VenezuelaCher président Obama,

Nous te saluons comme un frère, disciple de Jésus, avec tout l’amour et le respect que nous devons, conformément à notre voeu, même à ceux qui se sont comportés avec nous en ennemis.

Qu’est-ce qui t’est arrivé, cher frère ? Qu’est-il advenu de cet intrépide et lumineux Obama qui, en 2008 et à travers sa campagne présidentielle, a parlé de changement, d’un VRAI changement qui emporterait l’adhésion du peuple? Tu as redonné l’espoir à des millions de personnes, non seulement aux Etats-Unis mais partout dans le monde, à nous y compris.

Nous nous rappelons des sondages d’opinion recensant un nombre étrangement significatif d’afroaméricains qui n’étaient pas favorables à ton élection, non pas parce que ils ne t’aimaient pas, ou qu’ils n’étaient pas d’accord avec les valeurs que tu défendais. Ils t’aimaient trop. Ils craignaient ton assassinat par le complexe industriel-militaire et financier, qui serait certainement passé à l’acte si tu avais eu le courage de l’affronter avec ta vision et ta promesse que les Etats-Unis fassent à nouveau partie de la communauté humaine.

Tu es bien placé pour savoir que les Etats-Unis ont toujours été le pays le plus haï dans l’histoire du monde pour son arrogance et son obsession nationaliste, diabolique, de domination planétaire. Contrairement à des leaders comme Ronald Reagan et Georges W. Bush, qui ne se sont pas distingués par leur intelligence, tu es sans nul doute une personne douée d’intelligence. De plus, tu as manifesté un attachement à des valeurs morales et éthiques profondément ancrées, et une adhésion aux valeurs prônées par Jésus, et de fait, par tous les grands leaders spirituels du monde, quelle que soit leur religion.

Ce qui nous presse, cher frère, de t’écrire cette lettre, c’est le décret exécutif extrêmement honteux d’urgence nationale que tu as pris le 9 mars 2015 en déclarant que « la situation au Venezuela représente une menace inhabituelle et et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis ». Ce qui n’est pas sans nous rappeler la décision ordonnée par Reagan, il y a plus de trente ans, de déclencher la guerre des Contras contre le Nicaragua dans les années 80. Cette décision, que nous considérons comme honteuse et extrêmement hypocrite est en plus une violation flagrante du droit international: Il s’agit bien d’une menace d’user de la force contre le Venezuela, et en même temps une incitation pour tes valets vénézuéliens de poursuivre leurs efforts pour déstabiliser le pays.

Tu devrais savoir, cher frère, qu’en Amérique Latine, il existe un sentiment croissant d’unité et de solidarité, dans toute cette région Latino-américaine et afro-antillaise que le peuple considère comme la terre de ses ancêtres.

En même temps que nous rejetons ton ordre exécutif arrogant et interventionniste, nous t’adjurons de te tourner vers Jésus, la fraternité et la solidarité, et de rejeter une fois pour toutes, les démons de la cupidité, de la guerre et de la domination planétaire.

Nous continuerons de prier pour toi et tes proches. Ton pays est notre monde.

Sois assuré de la grâce infinie de Dieu, si toutefois tu ne lui tournes pas le dos.

Amour et bénédiction,

Miguel d’Escoto Brockmann, Prêtre Maryknoll, Nicaragua

Pedro Casaldáliga, Évêque, Brésil

Ramsey Clark, États-Unis

Leonardo Boff, Brésil

Thomas Gumbleton, Evêque, États-Unis

Copie : Pape François

Sources (anglais) : https://fromcentralamerica.wordpress.com/2015/03/13/letter-to-obama/

(espagnol) : http://www.cubadebate.cu/noticias/2015/03/13/importantes-teologos-y-activistas-envian-carta-a-obama-denunciando-injerencia-de-eeuu-en-venezuela/

Traduction : Philippe Tasquin

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Défaite d’Obama : la totalité des gouvernements sud-américains lui demande de retirer son décret contre le Venezuela

unasur-oficx1x.jpg_1718483346 Cinglante défaite pour Barack Obama et nouveau pas dans l’unité et la souveraineté latino-américaines : tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont réunis en session extraordinaire à Quito ce samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Vénézuéla le 9 mars 2015 parce qu’”il constitue une menace d’ingérence et de violation de la souveraineté et du principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres États”.

Chargé de lire la déclaration finale, le chancelier de l’Uruguay a expliqué que les douze gouvernements ont réaffirmé leur engagement “avec la pleine actualité du droit international, la solution pacifique des controverses et le principe de non-intervention” et, dans une claire allusion à la possibilité d’un blocus économique ou d’une invasion militaire, ont appelé tout gouvernement “à s’abstenir de mesures coercitives unilatérales qui violent le droit international”. Les participants à la réunion de Quito ont demandé instamment aux États-Unis d’évaluer et de mettre en pratique “des alternatives de dialogue avec le Gouvernement du Venezuela basée sur les príncipes de souveraineté des peuples« .

En outre, le porte-parole a rappelé que l’UNASUR poursuivra sa mission d’accompagnement du “plus large dialogue politique avec toutes les forces démocratiques vénézuéliennes, dans le plein respect de l’ordre constitutionnel, des droits humains et de l’État de droit”. La semaine passée la délégation de l’UNASUR s’était rendue à Caracas pour enquêter sur la tentative de coup d’État du 12 février contre le gouvernement de Nicolas Maduro, avait invité les diverses forces politiques à un réunion et s’était entretenue avec les autorités du Centre National Électoral. Au terme de ces travaux, le président de l’UNASUR, l’ex–président colombien Ernesto Samper, avait rejeté l’ ingérence extérieure et recommandé à l’opposition de jouer le jeu électoral et de renoncer à la violence.

Une position réaffirmée ce samedi par le chancelier uruguayen : “L’Unasur considère que la situation intérieure du Venezuela doit être résolue par les mécanismes prévus dans la Constitution vénézuélienne” et offre son plein appui dans le cadre de l’observation des prochaines élections législatives prévues cette année au Venezuela,  “convaincue de l’importance de maintenir l’ordre constitutionnel, la démocratie et la plus totale permanence des droits humains fondamentaux de l’Unasur”.

Pour rappel, le lundi 9 mars 2015, le gouvernement des États-Unis avait franchi un nouveau seuil dans les menaces vis-à-vis du Venezuela lorsque le président Barack Obama avait signé un ordre exécutif décrétant “l’urgence nationale aux États-Unis vu la menace extraordinaire et inhabituelle que représente le Venezuela pour notre sécurité nationale et notre politique extérieure” (sic). Ce document avait, en peu de jours, suscité une solidarité active avec le Venezuela de la part des mouvements sociaux latino-américains et de collectifs du monde entier qui ont défilé à Buenos Aires, à Brasilia, à La Paz, à Managua, à La Havane, etc.. jusqu’à Madrid : collectifs citoyens, mouvements étudiants, syndicats de travailleurs, mouvements paysans comme les Travailleurs Sans Terre du Brésil CAB6QwnWUAElRHT

Marche de soutien au Venezuela á Buenos Aires

Marche de soutien à Buenos Aires

Marche de soutien au Vénézuéla á Brasilia

Marche de soutien à Brasilia

Le président équatorien Rafael Correa a déclaré : “Comment ne pas rejeter avec indignation cette barbarie ! A l’époque des dictatures des années 70, c’était quelque chose de commun mais aujourd’hui, en plein XXIème siècle ! Le droit international existe ! Que l’on soit ou non d’accord avec le gouvernement de Nicolas Maduro, la plus élémentaire des dignités nous oblige, en tant que latino-américains, à rejeter tant d’arrogance, tant d’unilatéralisme, tant d’impérialisme. Nous en avons assez ! Quelle honte !”. Pour l’ex-Président Mujica, dire que « le Venezuela est une menace est une folie, nous en avons assez de l’intromission permanemte des États-Unis ! » et  le président bolivien Evo Morales a exigé au président Obama de présenter ses excuses à l’Amérique Latine.

Des théologiens brésiliens de la Libération comme le père franciscain Leonardo Boff et l’évêque Pedro Casaldáliga, le Père nicaraguayen Miguel d’Escoto, ex-Président de l’Assemblée des Nations-Unies, ainsi que l’évêque Thomas Gumbleton et l’ex-Procureur Général des États-Unis Ramsey Clark, ont  écrit au président Obama pour lui demander de retirer son décret. “Nous qualifions d’honteux et de profondément hypocrite votre décret. Il constitue également une violation flagrante du droit international en tant que menace d’usage de la force contre le Venezuela et en tant qu’encouragement à vos agents vénézuéliens pour qu’ils continuent à déstabiliser le pays”. (1)

T.D., Caracas, 14 mars 2015.

Note: (1) Lire Cinq théologiens et activistes des droits humains écrivent à Obama sur le Vénézuéla, http://wp.me/p2ahp2-1NG

Message envoyé à la Maison Blanche par la population de l'État de Falcon (Venezuela), depuis le Parc National Médanos de Coro, le 12 mars 2015.

Message personnel envoyé à la Maison Blanche par la population de l’État de Falcon (Venezuela), depuis le Parc National Médanos de Coro, le 12 mars 2015.

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L’Afrique dans la vision de Malcom X et Hugo Chavez.

Hugo y Malcolm

Par Jesús Chucho García

On commémorait ce 21 février le cinquantième anniversaire de l’assassinat de Malcom X, leader de l’auto-conscience afro-nord-américaine. Ce 5 mars, on commémorera le deuxième anniversaire de la mort (induite ?) du président Hugo Chávez Frías… En quoi ces deux afro-descendants libres se rapprochent-ils au sujet du continent africain ?

Les idées dans le temps

Malcom X était le nom de Malcom Little, mais son nom officiel était El Hajj Malik El Shabazz, s’étant converti à l’Islam après une jeunesse turbulente. De part son environnement familial, il connaissait l’histoire du légendaire panafricaniste jamaïcain Marcus Garvey. Ces deux aspects, à savoir l’Islam de tendance sunnite ainsi que les exposés de Garvey, lui permirent d’ approfondir son amour et sa connexion avec l’Afrique révolutionnaire.

Son voyage à la Mecque lui fit remettre en question l’idée de l’islam radical qu’il tenait de son ancien Maitre Elijah Muhamad, ce qui eut pour lamentable conséquence de fixer la date de sa mort le 21 février 1965, pendant un discours à Harlem, New York.

Dans un entretien accordé au journal Young Socialist, il s’exprimait ainsi «J’ai visité l’Égypte, l’Arabie, le Koweït, le Liban, le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya, Tanganika et Zanzibar (actuellement la Tanzanie), le Niger, le Ghana, le Libéria et l’Algérie. Pendant ce voyage, j’ai pu m’entretenir avec le président Nasser d’Égypte, le président Nyerere, Jomo Kenyata du Kenya, Sékou Touré». A cette époque l’Afrique bouillonnait de lutes contre le colonialisme et pour l’autodétermination face aux impérialistes européens. Quand on l’interrogeait sur l’influence du processus anticolonial africain, il disait : «l’image positive des africains que sont en train de se développer ces processus contribuent à la formation de la conscience des afro-américains… La révolution africaine et l’état d’esprit des afro-américains sont deux choses indissociables.» Au sujet du capitalisme, Malcom X s’était exprimé quelques temps avant son assassinat : «il est impossible que le capitalisme survive puisque le capitalisme a toujours besoin de sang à sucer. Le capitalisme avait pour habitude d’être un aigle, aujourd’hui il est plutôt un vautour.»

Contre le colonialisme

cacDans quelques un de ses programmes télévisés, le commandant Hugo Chávez a mentionné à plusieurs reprises Malcom X comme un référent digne de la lutte des afro-américains contre le racisme, mais il le mentionnait aussi dans sa dimension humaine.

Chavez, tout comme Malcom X, avait été marqué par ses différents voyages en Afrique et peut être sans le vouloir, s’était-il connecté avec la vision de Malcom X dans les processus des luttes anti-impérialistes, comme il le fit apparaître clairement lorsqu’il était en Gambie et au Mali, où il avait réaffirmé la solidarité comme un geste dérivé des luttes anti-impérialistes.

En Afrique, Malcom X avait dit : «Notre problème est aussi le vôtre. Vos problèmes ne seront jamais résolus tant que nous n’aurons pas résolu les nôtres. On ne vous respectera jamais pleinement tant et à moins que nous ne soyons nous-mêmes respectés. Vous ne serez jamais reconnus comme des êtres humains libres tant que nous ne serons pas reconnus et traités comme des êtres humains.»

Cette pensée de Malcom X sur la nécessité de nous reconnaître comme un ensemble en lutte face aux mêmes pouvoirs s’est transformée de manière très concrète avec Hugo Chavez et ses initiatives très pratiques comme les Sommets Afrique/Amérique du Sud sans l’intervention des puissances capitalistes étrangères. En février 2013, Chavez réaffirmait cette heureuse coïncidence éthique avec Malcom X lorsqu’il écrivit au dernier sommet de l’ASA à Malabo (Guinée Équatoriale) cette « Lettre à l’Afrique » (vidéo):

https://www.youtube.com/embed/Nv8rPKcBCAA« >

« Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De la même manière, les empires du passé, coupables de l’enfermement et de l’assassinat de millions de filles et de fils de l’Afrique mère dans le but d’alimenter un système d’exploitation esclavagiste dans leurs colonies semèrent dans Notre Amérique le sang africain guerrier et combatif qui brûlait du feu que produit le désir de liberté. Cette semence a germé et notre terre a enfanté des hommes aussi grands que Toussaint Louverture, Alexandre Pétion, José Léonardo Chirino, Pedro Camejo parmi beaucoup d’autres, avec pour résultat, il y a plus de 200 ans, le début d’un processus indépendantiste, unioniste, anti-impérialiste et reconstructeur en Amérique Latine et caraïbe. Ensuite, au XX° siècle, vinrent les luttes de l’Afrique pour la liberté, ses indépendances, contre les nouvelles menaces néo-coloniales, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral pour n’en citer que quelques-uns. Ceux qui, dans le passé nous ont conquis, aveuglés par leur soif de pouvoir, ne comprirent pas que le colonialisme barbare qu’ils nous imposaient deviendraient l’élément fondateur de nos premières indépendances. Et ainsi, l’Amérique Latine et Caraïbe partage avec l’ Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits, nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de luttes, auxquelles nous ne pouvons renoncer, pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations.»

L’actualité des argumentaires de Malcom X et Hugo Chávez Frías prend force aujourd’hui plus que jamais, alors que dans le pays de Malcom le racisme revient en force tout comme les interventions militaires menées en Afrique par les puissances occidentales ainsi qu’une diplomatie d’intervention pour appuyer des groupes qui veulent des «solutions hors de la constitution», assortie d’une guerre médiatique permanente contre le Vénézuela, l’Argentine, le Brésil, l’Équateur et la Bolivie.Malcolm X sur les médias

Source : http://alainet.org/active/81163

Traduction : Julie Jarozsewski

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Le Venezuela accueille un premier groupe de 119 étudiants palestiniens

Palestinian students arrive at Simon Bolivar airport outside Caracasestudiantes-palestinos119 étudiants palestiniens viennent d’arriver au Venezuela en tant que boursiers du “programme Yasser Arafat 2014” pour y suivre des études de Médecine Intégrale Communautaire à l’École Latinoaméricaine de Médecine “Dr. Salvador Allende”(ELAM). Pour l’heure près de 50 mille jeunes vénézuéliens et latinoaméricains se forment en médecine intégrale communautaire à l’ELAM, parmi lesquels 17 mille sont déjà diplômés, 20 mille sont en cours de formation et 18 mille en phase préparatoire.

Le président Maduro, qui a accueilli les étudiants durant la remise de 114 logements publics à des secteurs populaires de Petare (État de Miranda), a confirmé que les programmes de bourses d’études pour les jeunes palestiniens vont être multipliés dans tous les domaines de la connaissance, et que les divers ministères et institutions concernés travaillent en ce sens. “L’objectif du gouverement bolivarien est d’offrir des bourses d’études à un millier de jeunes palestinien(ne)s. Ici se trouve le futur de la Palestine (…) La Palestine ne s’est pas laissé anéantir, elle a refusé de mourir, elle a résisté, elle vivra et elle vaincra, nous en sommes certains (…) Aujourd’hui, la Palestine s’est inscrite dans le coeur du Venezuela, nous avons beaucoup d’admiration pour le peuple palestinien et ceci est un modeste pas pour dire qu’il est possible de concrétiser la solidarité”.

Embajadora-palestina Le président bolivarien a reçu l’olivier de nacre réalisé par des artisans palestiniens de Bethléem. “Nous apportons la bénédiction de la Terre Sainte de Bethléem au Vénézuéla de la part de notre président Mahmoud Abbas” a déclaré l’ambassadrice de Palestine au Venezuela, Linda Sobeh Ali (photo ci-dessus), qui a également remis à Nicolas Maduro le drapeau de l’État palestinien : “nous vous remettons le drapeau de notre pays parce que nous savons que vous en prendrez soin de la même manière que le fera le peuple vénézuélien.yunvbb34e5yunvbb34e6 URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1GB

Au Venezuela et en Amérique Latine “nous sommes tous la Palestine”.

Venezuela, 12 août 2014. Le Ministre des Relations Extérieures de Palestine Riad Malki, accompagné de l’Ambassadrice de Palestine au Venezuela Linda Sobeh Alí et du Chancelier vénézuélien Elías Jaua assistent au départ de l'avion aux couleurs de l'ALBA emportant 12 premières tonnes d'aide humanitaire à destination de la Palestine.

Venezuela, 12 août 2014. Le Ministre des Relations Extérieures Elías Jaua, son homologue palestinien Riad Malki, accompagnés de l’Ambassadrice de Palestine au Venezuela Linda Sobeh Alí, assistent au départ de l’avion aux couleurs de l’ALBA emportant 12 premières tonnes d’aide humanitaire à destination de la Palestine.

AVIONVous avez dépassé tout ce que nous attendions d’un peuple aussi éloigné de la Palestine mais si proche de sa lutte. Nous sommes témoins de votre appui, de la solidarité, de la mobilisation qui émanent des principes de la Révolution Bolivarienne impulsée le président Chavez”. C’est par ces mots que le Ministre des Relations Extérieures de Palestine Riad Malki, accompagné de l’Ambassadrice de Palestine au Venezuela Linda Sobeh Alí, a salué l’envol depuis l’Aéroport International Simón Bolívar de 12 premières tonnes d’aide humanitaire à destination de sa patrie.

Comme ailleurs sur le continent, en Équateur notamment, cette aide a été rassemblée en huit jours de collectes citoyennes – syndicats, mouvement sociaux, personnes ont apporté leurs dons dans des centres ouverts dans tout le pays : aliments non périssables, médicaments, vêtements, matériels de campement, eau potable, destinés aux deux millions de personnes déplacées dans la Frange de Gaza.foto-2

Le chancelier Riad Malki a rappelé que l’offensive militaire israëlienne laisse à ce jour près de 2000 morts avec 80 pour cent de victimes civiles dont 437 enfants et 243 femmes, 10 mille blessés, 17 hôpitaux totalement détruits, 141 écoles endommagées, 11 mille maisons détruites totalement et 32 mille détruites partiellement. La seule centrale électrique, les réseaux d’électricité et d’eau potable ont été détruits également.

Nous ne faisons que notre devoir, a répondu le chancelier Elias Jaua, l’article 152 de la Constitution Bolivarienne déclare que notre politique extérieure est basée sur le principe de la solidarité internationale et l’appui aux peuples qui luttent pour leur émancipation”. Jaua a précisé qu’un autre avion décollera jeudi avec plus de quinze tonnes de matériel chirurgical et que des équipes médicales vénézuéliennes se préparent à rejoindre la Palestine. Le président Maduro a par ailleurs annoncé son intention de proposer à la communauté des pays arabes un effort commun pour reconstruire Gaza.

Autre point des réunions de travail avec le chancelier Malki : l’accueil dans les jours prochains au Venezuela d’orphelins palestiniens. Le 5 août dernier, à la demande du président Nicolas Maduro, le chancelier Elías Jaua avait rencontré à l’hôpital Nasser, en Égypte, des rescapés des massacres perpétrés par l’armée israëlienne. En accord avec les autorités égyptiennes, le Croissant Rouge local et avec l’appui de l’ACNUR (ONU) et de l’UNICEF, le Venezuela s’apprête à accueillir ces enfants qui ont perdu leur famille – “Le centre d’accueil est prêt, pour qu’ils puissent recevoir tout l’amour et les soins médicaux nécessaires, et vivre chez nous le temps qu’il faudra jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer dans leur Patrie. Les enfants compteront sur l’appui d’un personnel volontaire, de médecins et de femmes de la communauté arabe et palestinienne au Venezuela” a expliqué Elías Jaua. La population vénézuélienne se mobilise pour préparer leur arrivée : des dizaines d’artisans de tout le pays ont fabriqué des jouets à leur intention.

Artisans vénézuéliens fabriquant des jouets pour les orphelins palestiniens bientôt accueillis au Venezuela.

Artisans vénézuéliens fabriquant des jouets pour les orphelins palestiniens bientôt accueillis au Venezuela.

Le chancelier Malki se trouve depuis lundi au Venezuela pour le suivi des accords de coopération signés en mai 2014 entre les présidents Mahmoud Abbas et Nicolas Maduro, et qui prévoient notamment notamment la fourniture de pétrole à la Palestine (1). Le gouvernement bolivarien vient par ailleurs de décider d’accroître le nombre d’étudiants palestiniens au Venezuela en multipliant les bourses d’État : 200 jeunes pourront ainsi suivre des études de médecine dès 2015.

Après avoir insisté au sein du Conseil des Droits Humains à Genève sur l’urgence de dépêcher à Gaza une commission d’enquête de l’ONU (2), le Venezuela, comme pratiquement tous les gouvernements et les mouvements sociaux d’Amérique Latine, maintient la pression diplomatique pour mettre fin aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité commis contre le peuple Palestinien. Plusieurs pays de la région ont rappelé leurs ambassadeurs (3), ce qui a provoqué une réaction agressive du gouvernement israëlien traitant le Brésil de “nain diplomatique” et le président de l’Uruguay de “menteur”. La réunion de l’UNASUR, composée des douze États d’Amérique du Sud, prévue le 21 août à Montevideo, reviendra sur ce thème.  “Pour ce sommet nous travaillons avec plusieurs chanceliers en vue d’effectuer un nouvel appel de tous les pays d’Amérique Latine à l’arrêt des attaques militaires contre la population civile et au retour à un dialogue sans conditions, position déjà exprimée par le Mercosur. En tant que République Bolivarienne nous allons proposer une solution structurelle au conflit” a indiqué le Ministre des Relations Extérieures Elías Jaua.

Manifestation de solidarité avec la Palestine, Caracas, 2 août 2014

Manifestation de solidarité avec la Palestine, Caracas, 2 août 2014

Parallèlement, de Santiago à La Paz ou à Managua, les mouvements sociaux multiplient les manifestations de solidarité avec le peuple de Palestine et exigent que cesse l’impunité des criminels de guerre. Ce mercredi 13 août Caracas accueillera une nouvelle manifestation sur le thème “Nous sommes tous la Palestine” en présence des chanceliers palestinien et vénézuélien. Une initiative qui s’ajoute aux innombrables mobilisations organisées dans le monde entier et qui renforcent l’isolement d’Israël et de ses alliés états-unien et européens face à la communauté internationale.

Thierry Deronne, Caracas, le 13 août 2014.

Notes:

(1) Sur les récents accords de coopération entre Palestine et Vénézuéla, voir ¨Mahmoud Abbas : le Venezuela nous a permis de briser le monopole d’Israël sur notre économie¨, http://bit.ly/1jEeYSu

(2) Voir « Le Venezuela condamne les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité massifs commis par Israël contre le peuple palestinien« , http://wp.me/p2ahp2-1yg

(3) Le président Chávez avait déjà rompu les relations diplomatiques avec Israël en janvier 2009, à la suite d’une agression semblable contre la population de Gaza : 19 jours de bombardements continuels avaient fait un millier de victimes et détruit une grande partie de l’infrastructure.

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1Bd

Le Venezuela condamne les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité massifs commis par Israël contre le peuple palestinien

Communiqué du Ministère des Affaires Étrangères.

Le Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela tient à réitérer sa plus ferme solidarité avec le peuple palestinien et sa plus forte condamnation de l’attaque criminelle de l’État d’Israël, qui vient de passer à une phase supérieure de sa politique de génocide et d’extermination avec son invasion terrestre du territoire palestinien, détruisant la vie d’hommes, de femmes et d’enfants innocents.

La douleur que nous ressentons devant ces massacres et face à l’impunité avec laquelle agit le pouvoir politique et militaire d’Israël, nous pousse à exiger avec plus de force et d’urgence la cessation immédiate de ces attaques criminelles. À cet égard, le président Nicolas Maduro a donné des instructions à l’Ambassadeur Jorge Valero pour qu’en tant que pays membre du Conseil de Droits de l’Homme des Nations Unies, le Venezuela demande la tenue d’une réunion extraordinaire et de toute urgence de cet organisme pour traiter les violations graves, massives et systématiques des droits humains de la population palestinienne commises par par l’Etat d’Israël dans la bande de Gaza, et prenne les mesures nécessaires pour mettre fin à ces violations.

Le Venezuela rejette les campagnes cyniques qui tentent de condamner les parties sur un pied d’égalité, alors qu’il est clair qu’on ne peut moralement mettre sur le même pied la Palestine occupée et massacrée par l’Etat occupant d’Israël, qui dispose en outre d’une supériorité militaire et agit en dehors de la loi internationale.

Nous sommes convaincus que cette situation n’intimidera pas l’héroïque peuple palestinien dans sa lutte pour la souveraineté nationale et la dignité humaine et qu’il sera de plus en plus accompagné par les peuples qui luttent quotidiennement contre les politiques impérialistes.

Nous, gouvernement et peuple de la République bolivarienne du Venezuela, réitérons notre amitié et notre solidarité fraternelles avec le peuple palestinien, fidèles à l’amour que démontrait le président Hugo Chavez pour ce peuple martyr, et continuerons à défendre son droit à être reconnu par la communauté internationale en tant qu’Etat national, souverain et indépendant.

Caracas, 19 Juillet 2014

Source (espagnol) : http://bit.ly/1lgqEg5

Sur les développements récents de la coopération du Vénézuéla Bolivarien avec l’État palestinien, voir ¨Mahmoud Abbas : le Venezuela nous a permis de briser le monopole d’Israël sur notre économie¨ : http://bit.ly/1jEeYSu

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Réunion de travail de Mahmoud Abbas et Nicolas Maduro à Caracas le 16 mai 2014.

Réunion de solidarité de syndicats bolivariens avec le peuple palestinien,  16 juillet 2014

Réunion de solidarité de syndicats bolivariens avec le peuple palestinien, Caracas. 16 juillet 2014

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