De Bruxelles à Paris, comprendre le Venezuela avec les invités de Mémoire des Luttes, Venesol et Zin TV

Deux rendez-vous à ne pas manquer pour tou(te)s les citoyen(ne)s qui veulent se réinformer sur le Venezuela face à l’homogénéisation du champ médiatique !

Rencontre/débat le 31 janvier 2018 au Lieu Dit ( 19 heures-21 heures ) à Paris autour de deux invités du Venezuela : Maria Hernandez, avocate féministe et Marco Teruggi, journaliste et sociologue franco-argentin basé à Caracas et dont Venezuelainfos publie les témoignages de terrain depuis quelques années

Crise politique et économique, tensions régionales, sanctions et ingérences des Etats-Unis (et de l’Union européenne), campagnes médiatiques, la situation au Venezuela fait l’objet de nombreux commentaires, souvent instrumentalisés dans les débats politiques en France et en Europe. Quelle est la situation du pays avant l’élection présidentielle ? Quels sont les défis qui s’imposent au chavisme ? Quels sont les projets de « l’opposition » ?

Cette soirée est organisée à l’initiative de Mémoire des luttes et sera animée par Christophe Ventura, rédacteur en chef du site de Mémoire des luttes ( www.medelu.org)

Ces deux invités seront également présents à Bruxelles le samedi 27 janvier 2018, pour la conférence/concert « Comprendre le Vénézuéla », de 12h à 22h au Pianofabriek, rue du fort 35 – 1060 Bruxelles.

Au programme : 12h. : buffet sud-américain, expo, stands, projection film. 15h: débat avec les invités. 19h: Concert ZONA 7. Prix libre.

Organisé par VeneSol & ZIN TV

« Je ne cesse de m’interroger sur l’arrogance de ceux qui prétendent que l’Histoire commence à partir du moment où ils entrent en scène. Ils ont l’air de croire qu’au Venezuela les critiques n’existent pas, que le chavisme est monolithique, que les expériences d’organisation populaire, les communes par exemple, ne contestent pas la bureaucratie et ne la nomment pas publiquement pour ce qu’elle est : une bureaucratie corrompue. Puis ils viennent nous faire la leçon pour, disent-ils, occuper la place d’une gauche qui ne se tait pas. La première chose qu’ils auraient dû faire, la plus importante, est d’écouter avant de parler. (…)
Leur argumentation ignore tout de l’expression critique constructive qui existe au sein du chavisme. (…) Pour ma part, j’ai choisi de répondre de l’intérieur même du chavisme, en adoptant une position critique publique contre les bureaucrates, les corrompus, les traîtres et les « autoproclamés ».

Marco Teruggi
Journaliste franco-argentin, il habite Caracas et publie régulièrement des chroniques sur la vie politique de la révolution bolivarienne depuis son blog www.hastaelnocau.wordpress.com. Il intervient comme analyste dans TeleSur.

« Les Féministes qui, comme moi avons pris la décision de travailler avec les femmes des zones populaires , nous avons pu constater à quel point elles avaient des pratiques féministes dans leur quotidien y de plus, elles se sont approprié les outils développés par le processus pour transformer leurs propres vies, comprenant qu’on ne pouvait pas transformer le pays sans transformer nos propres réalités, nos familles, nos vies. Elles ont commencé à devenir protagonistes dans leurs quartiers, communautés, conseils communaux… alors qu’avant, lors de la 4e république, elles n’avaient pas la possibilité d’étudier, étant mères très jeunes qui devaient travailler ou rester dans la rue avec leurs enfants.
Chavez a réussi à inspirer ces femmes , il a reconnu qu’il y avait une dette historique envers les femmes en ce qui concerne l’éducation, la santé, il a créé des institutions qui ont pour but de garantir ce processus. il disait toujours que le Venezuela a un visage de femme. La majorité de la population qui s’est émancipé grâce aux différentes stratégies misent en place par le processus révolutionnaire sont des femmes, elles ont pu augmenter leurs capacités et autonomies grâces aux études , à de meilleurs salaires , à la participation et l’organisation populaire. C’est une des plus grandes victoire de cette révolution. Ces femmes qui venaient voir Chavez, suivaient et concrétisaient ses idées dans leurs vies au jour le jour, sont des femmes qui ont su voir dans ce processus leur propre libération, leur propre émancipation. »

Maria Hernández
Avocate, activiste féministe, co-rédactrice de lois à la base de la création de l’Institut National de la Femme (INAMUJER). Professeure d’université, élue défenseuse nationale des droits des femmes 2013/2016.

URL de cet article : https://wp.me/p2ahp2-3YL

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